Bridget Jones 3 : un bébé difficile à accoucher

Posté par vincy, le 3 février 2012

Le tournage de Bridget Jones's Baby, troisième épisode de la série, devait commencer au printemps. Cependant, la presse professionnelle américaine a divulgué aujourd'hui que le film n'avait toujours pas de scénario validé. Le tournage risque donc d'être reporté. Peter Cattaneo (The Full Monty) devait réaliser ce nouvel épisode de la quadra (elle vieillit) la plus déjantée de Londres. Renee Zellweger, Hugh Grant et Colin Firth ont signé leur contrat pour reprendre leurs rôles respectifs.

La dernière version du scénario des romanciers David Nicholls (Un jour) et Helen Fielding (la créatrice de Bridget) a en effet mécontenté Hugh Grant, qui a demandé une réécriture. Déjà, certains annoncent le projet comme mort-né quand d'autres affirment qu'il se tournera cette année, mais avec du retard. Hugh Grant a cependant confirmé dans la journée qu'il serait bien de l'aventure, et que celle-ci aura bien lieu.

Ce ne sera pas son premier report. Le film devait être réalisé par Paul Feig (Mes meilleures amies) l'an dernier. Mais son scénario n'avait pas satisfait les producteurs. L'idée d'origine ne change pas d'une version à l'autre : Bridget Jones est obsédée par son horloge biologique et veut avoir un bébé.

Si Zellweger et Grant sont très disponibles, ce n'est pas le cas de Firth, oscarisé l'an dernier, très sollicité depuis. Tout retard peut-être accentué s'il n'est pas libre quand la production sera enfin prête.

Les deux premiers épisodes (2001 et 2004) ont cumulé 550 millions de $ de recettes dans le monde.

Deux nouveaux Largo Winch pour le prix d’un

Posté par vincy, le 26 juillet 2011

Jean Van Hamme, auteur des BD de Largo Winch, a décidé de reprendre les choses en main. Largo Winch II ne l'a pas satisfait, et les producteurs trouvent les résultats du film décevants. Avec 1 334 000 entrées (430 000 de moins que le premier épisode) mais un budget un peu moins important, Largo Winch II n'a pas réussi à mieux fonctionner à l'étranger alors qu'il était calibré pour ça (Sharon Stone, cascades...). Dans le magazine Casemate, le jugement du créateur du héros milliardaire est dur : "Je trouve cela normal pour un film composé de 85% de poursuites en bagnole, de barres, de coups de poing, d'explosions et de 15% de scénario."

Pourtant, Largo Winch aura une suite, et même deux. Le même magazine révèle que Van Hamme, qui souhaite plus de contenus humains, émouvants et moins de concurrence frontale avec les blockbusters américains, s'est laissé convaincre par la productrice Nathalie Gastaldo (Pan Européenne) pour devenir le scénariste de la suite. En réalisant deux films simultanément, les coûts de production baissent, question de synergie. Les deux prochains films coûteront 30 millions d'euros, ensemble, quand le premier en a coûté 24 et le deuxième 20.

Ce seront deux histoires complètes, indépendantes. Le troisième épisode reprendra l'album OPA et le quatrième celui du Prix de l'argent, même si Van Hamme n'est pas "tout à fait décidé".

Jean Van Hamme revient au scénario, ce serait presque ça la vraie nouvelle. Ce romancier a écrit deux scénarios pour le cinéma, dans les années 80 : Diva, de Jean-Jacques Beineix et Meurtres à domicile, de Marc Lobet. Il avait collaboré au scénario de Largo Winch II, même si l'essentiel du script des deux premiers films adaptés de ses BD ont été écrits par le réalisateur Jérôme Salle et Julien Rappeneau.

Jamie Foxx, Leonardo DiCaprio, Christoph Waltz dans le nouveau Tarantino

Posté par vincy, le 23 juin 2011

Will Smith, Idris Elba, Terrence Howard et Chris Tucker ont tous rencontré Quentin Tarantino. Le premier a rejeté l'offre, trouvant le rôle trop controversé. Finalement ce sera Jamie Foxx, Oscar du meilleur acteur pour Ray, qui incarnera l'esclave affranchi Django dans Django Unchained.

L'histoire, dont le scénario circule sur Internet depuis quelques jours, suit Django et son coéquipier, un mercenaire allemand, qui ont pour cible un propriétaire de plantation et esclavagiste, Calvin Candie. Django cherche à récupérer son grand amour, Broomhilda, esclave de ce salaud.

Le mercenaire allemand est interprété par Christoph Waltz (Inglorious Basterds), le sadique proprio par Leonardo DiCaprio et la dulcinée convoitée par Kerry Washington (qui fut la partenaire de Foxx dans Ray). Samuel L. Jackson est en discussion pour jouer le bras droit de DiCaprio, Stephen.

Le film doit être tourné au plus tard cet automne pour une sortie encore non connue, même si Tarantino espère le sortir pour Noël 2012. Les Festivals de Cannes et Venise vont sans doute se disputer le morceau l'an prochain.

Kathryn Bigelow pourrait réaliser le film sur la traque de Ben Laden

Posté par vincy, le 3 mai 2011

Kill Bin Laden (Tuez Ben laden). Le titre annonce l'artillerie lourde digne d'une propagande guerrière. En même temps, faut-il s'attendre à autre chose de la part d'Hollywood ?  Le scénariste Mark Boal écrivait déjà le script de cette traque visant l'ennemi public numéro un des Etats-Unis quand la cible a été tuée dimanche 1er mai. Désormais, il connaît la fin de son film. Mark Boal a confié au magazine Variety que l'assaut final durerait 40 minutes.  Il a aussi bénéficié d'un accès à une opération commando du même genre, qui elle avait échoué, grâce à ses connexions dans l'armée et son propre réseau en tant que grand reporter.

La mort du leader d'Al Qaida ne pouvait tomber mieux puisque Kathryn Bigelow, oscarisée avec Démineurs il y a un an, spécialiste des films virils et militaires, avait donné son accord pour réaliser ce film.

Une chose est sûre : la mort de Ben Laden change la configuration même du film. Selon The Hollywood Reporter, le projet devait suivre une opération précédente tournant au fiasco. Les producteurs doivent se régaler : un happy end, c'est toujours plus vendeur.

Cette variante peut aussi décider la réalisatrice à abandonner le film : elle a un autre projet, Triple Frontier, sur le trafic de drogue aux frontières du Brésil et du Paraguay (voir actualité du 2 décembre 2010).

Le scénariste et la réalisatrice s'offrent une semaine de réflexion, et attendent de voir comment le monde arabe réagit à la nouvelle donne, avant de lancer l'éventuelle production cet été. Il reste les acteurs à engager - des discussions sont déjà en cours - et surtout un lieu de tournage : du Maroc à la Jordanie, en passant par la Tunisie et l'Egypte, les habituels pays d'accueil pour des productions internationales se déroulant dans le monde arabe, sont tous en période post-révolutionnaire ou fortement agitée politiquement.

Mais on voit mal les producteurs passer à côté d'une telle opportunité, aussi près de l'actualité. Avec ce final de Western (jusqu'au surnom de Ben Laden appelé Géronimo dans le cadre de la mission), Hollywood va sans doute lancer de multiples projets qui séduiront le public Américain, qui n'adhèrent pas aux films de guerres qu'ils ont perdues (Irak, Vietnam).

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photo de Pete Souza pour la Miason Blanche avec Barack Obama, Joe Biden et Hillary Clinton

Les scénaristes français s’offrent une Guilde sur le modèle américain

Posté par vincy, le 8 avril 2011

Les scénaristes télé et ciné désormais unis au sein de leur Guilde. La Guilde française des scénaristes, créée le 23 novembre 2010, est désormais en fonction, sous la présidence d'Olivier Lorelle, scénariste de cinéma et Jean-André Yerlès, issu de la télévision. Il s'agit de la fusion entre l'Union Guilde des Scénaristes et le Club des auteurs.

Les deux syndicats ont pris modèle sur la Writers Guild of America (WGA), en fusionnant leurs forces. La GFS regroupe ainsi les scénaristes du cinéma, de la télévision et des nouveaux écrans, du documentaire à la fiction, en passant par l'animation.

"Les scénaristes, désormais regroupés dans une seule et unique organisation, se structurent pour parler d’une seule voix, et appeler tous les acteurs du métier à bâtir une industrie du contenu capable de produire à la fois des œuvres universelles ou plus ciblées, d’investir dans des projets rentables ou plus risqués, de créer des œuvres exportables ou plus patrimoniales.  Les scénaristes veulent faire coïncider enfin leur ambition artistique et la cohérence de leurs œuvres avec les réalités de leur secteur" explique le communiqué.

Chargée de l'aide juridique aux auteurs et de la défense de leurs rémunérations, elle a aussi pour mission de promouvoir les membres quand ils ont une actualité. A l'instar des sociétés de droits d'auteur, elle espère s'inviter dans les discussions ayant rapport à la politique culturelle et au financement des oeuvres. La GFS devrait publier des manuels et des guides pour aider ses membres dans leurs démarches. "Elle a pour ambition de placer les scénaristes au cœur de la création, d’améliorer, de réguler et d’organiser les relations entre eux et avec les différents professionnels de l’audiovisuel, de l’internet et du cinéma."

Le scénario, souvent considéré comme un parent pauvre du secteur, est en pleine mutation, notamment du côté du petit écran avec l'émergence de nouvelles fictions fondée sur la créativité de l'écriture.

Nul ne doute que des annonces seront faites à Cannes. Peut-être, à l'instar de la WGA, qu'il y aurait des prix de la GFS... Sans doute, verrons-nous accoler au nom du scénariste la mention GFS...

En attendant, le site internet est toujours en construction... Mais une page Facebook est disponible.

Festival des scénaristes 2011 : rencontre avec Bruno Oré, participant au marathon du court métrage

Posté par redaction, le 4 avril 2011

Le marathon d’écriture du court métrage est traditionnellement l’un des temps fort du festival de Bourges. Cette année, les participants devaient plancher sur le sujet relativement ouvert proposé par Gilles Marchand :

Bom bom bom… Sonia ouvre un œil. Il fait nuit noire. Elle a entendu frapper des coups contre une porte. Elle allume et tend l’oreille. Bom bom bom… C’est à sa porte qu’on frappe au milieu de la nuit. Elle enfile comme elle peut un pantalon qui traîne et va dans l’entrée. Bom bom bom… Sonia regarde par le judas.
Le palier est plongé dans l’ombre, mais elle distingue debout devant sa porte un petit garçon. Sonia se demande un instant si elle est bien réveillée. Elle regarde à nouveau par l’œilleton. Le petit garçon est là. Il jette des coups d’œil inquiets derrière lui.
Sonia entrouvre la porte. L’enfant vient se serrer contre elle, le regard suppliant. Il pointe un doigt tremblant vers la porte grande ouverte de l’appartement d’en face. Il n’y a aucune lumière mais Sonia aperçoit
… “.

Jeudi, peu avant 12h à Michel de Bourges, quelques marathoniens sortis en avance attendent devant le bâtiment. Par les fenêtres on peut encore voir leurs camarades rédiger les dernières lignes de leurs scénarios. Des tables d’école, de jeunes participants exténués... la notion de concours se fait très vite ressentir.

Bruno Oré, un des 26 marathoniens de cette 14e édition, discute avec deux autres participants. Marqué par la fatigue, il ne peut pourtant pas s’empêcher d'expliquer à quel point l’expérience du marathon lui a plu.

Que représente pour toi le festival de Bourges ?

Bruno Oré : Le festival est une occasion rêvée pour un jeune scénariste de rencontrer des professionnels. C’est vrai qu’on n’a pas forcément l’habitude dans ce cadre là de sortir en dehors du bureau donc tout ça s’organise plus comme un forum. Les gens sont vraiment là pour nous écouter, nous consacrer du temps. Ce qui est intéressant justement, c’est cette rencontre entre la jeune génération (qui n’a pas encore vraiment ses bases) et les professionnels qui sont à l’écoute, avides de nouvelles idées. Tout le monde est ici pour accorder de l’importance à cette passion qu’est l’écriture, ce qui est très revitalisant.
C’est tout l’intérêt de ce festival: tout le monde ici est là pour débattre sur des projets pas encore aboutis, qui sont en train de se faire, et c’est ça qui est excitant. Tout se joue là. C’est un accompagnement. Les gens sont très ouverts et sont là pour ça.

Que penses-tu du marathon de scénario ?

BO : A la base, je trouve que c’est une idée formidable. C’est quand même 48 heures sur un sujet imposé. Mais en dehors de ça, c’est un très bon exercice. Ce n’est pas forcément évident avec l’horloge qui tourne, d’ailleurs je ne te cache pas que ça fait 36 heures que je n’ai pas dormi (rires). Je reste très content du travail qui a été fait, un travail très prenant, très fatiguant, mais qui demeure passionnant. C’est tout l’intérêt de ce marathon : le dépassement de soi.

C’est une expérience assez intense tout de même?

BO : En effet. C’est un marathon avec des prix à la clé, et ce qui reste fascinant, c’est que les marathoniens vont très vite nouer une certaine amitié. Nous sommes tous confrontés au même problème. Et ce qui reste intéressant dans le marathon, c’est cette idée de communion autour d’une passion commune. Et dans la difficulté de l’épreuve on a plutôt tendance à se rapprocher plutôt qu’à être compétitifs.

C’est surprenant car lorsqu’on vous voit dans cette classe comme à un exame , on a plutôt l’impression qu’il y a une certaine tension qui règne entre vous.

BO : Ca a l’air très scolaire en effet. Après on s’accorde quelques pauses, on prend le temps de discuter avec les autres, on s’échange des idées. Il y a une certaine solidarité entre les marathoniens, qui est vraiment forte. Mais ce qui est fascinant, c’est que sur un même sujet commun, tout le monde va partir dans des directions différentes, selon les univers de chacun.

Des réactions à la lecture du sujet?

BO : Tout de suite on se retrouve immergé dans la notion de genre, qui est cette année le thème du festival, et caractéristique de la carrière du président du Grand Jury, Gilles Marchand. On nous a délibérément  poussés à exploiter nos propre univers, d’essayer de construire quelque chose qui nous appartienne. Même si le sujet semble nous amener d’emblée vers un thriller, au final il y a eu un peu de tout, et surtout, contrairement à ce qu’on croit, beaucoup de comédies.

Un sujet difficile ou passionnant?

BO : La première journée a été très dure dans le sens ou j’ai essayé de me détacher assez vite de la notion d’horreur. Une histoire qui se déroule dans la nuit, un enfant apeuré....se détacher de ça pour aller vers un genre qui me correspondait plus, c’était là toute la difficulté. Et l’intérêt de ce marathon c’est que tout va vite: ce qu’on fait habituellement en un mois, là on doit le faire en 48 heures. On a des retour de professionnels, des avis très critiques, et des parrains qui nous permettent de bien faire avancer le projet. En soi, j’ai trouvé que c’était une bonne expérience.

Lorsque tu écris, quelle étape du scénario trouves-tu la plus difficile?

BO : Ca dépend des personnes, mais pour ma part, j’ai beaucoup de difficulté avec la continuité dialoguée alors que le synopsis et la structure reflètent l’idée de départ et se construisent rapidement, surtout pour moi qui accorde énormément d’importance au visuel, à créer des scènes et faire jouer mes personnages dans des situations clés.

Et la plus intéressante?

BO : La structure, sans aucun doute, surtout au sein d’un court métrage où la chute doit pimenter toute l’histoire. On a quand même un nombre de pages imposé, à savoir 10 pages, donc on doit rester concis. Mais je trouve aussi intéressant de trouver l’idée. Celle qui va faire naître l’intrigue. C’est vraiment cette étape qui m’excite. On ne sait pas encore où on va, mais on sent qu’il y a quelque chose à exploiter. On se dit toujours qu’il y a des idées autour de nous, et si on arrive à bien les capturer, ça donnera quelque chose de magnifique.

Tu parle beaucoup de la notion de "chute". Ce que tu aimes avant tout, c’est donc surprendre ton lecteur?

BO : J’adore ça. C’est peut-être dû au fait que j’ai grandi avec des séries comme la 4e dimension, où les chutes sont très impressionnantes, et c’est quelque chose d’assez  viscéral. Mais c’est vrai qu’en court métrage la chute est plus difficile que sur un long.

Tu préfère alors l’écriture d’un court métrage ou d’un long métrage?

BO : J’ai déjà fait les deux. Mais je garde une préférence pour le long métrage. Dans le court métrage, il faut introduire les choses vite. Moi qui aime bien creuser mes personnages, pour le coup, j’ai plus l’occasion de le faire sur un long métrage. On a dès lors plus de champ d’action, plus de temps.

Yanne Yager

Festival des scénaristes 2011 : retour sur la 14e édition

Posté par redaction, le 3 avril 2011

Dès le matin de l’ouverture, Bourges vit au rythme des voitures qui déposent les participants du festival au long court pour cette 14e édition 2011. Venus de tous horizons, de tous les domaines du 7e art, acteurs, producteurs, bruiteurs, machinistes, réalisateurs, scénaristes, journalistes, amateurs et professionnels font connaissance. Certains sont déjà venus au festival les années précédentes, pour d’autres c’est le baptême. Les accolades et les rires des invités prédisent déjà l’ambiance conviviale qui va désormais accompagner le festival.

Dés le début d’après-midi, les activités commencent et cette année, le thème du festival promet un programme très original : le film de genre. Après tout, qu’est-ce véritablement qu’un film de genre ? Et surtout au sein du cinéma français ? La bande annonce comique du festival tournée avec Marc Citti semble y répondre: “Vous avez déjà vu un cinéma de genre en France? Ah oui alors y’a les polars. Les anciens flics ils occupent bien le terrain au cinéma français. Cela dit il paraîtrait que ça change....Il paraîtrait. Il y a deux-trois jeunes qui ont des idées.”. Et les idées sont là cette année. Présentes sur toute les lèvres, elles sont le sujet de discussion, et surtout celles des jeunes scénaristes venus rencontrer leur aînés.

La session de diffusion des courts métrages fantastiques en sera un bon exemple. Le festival décide de rediffuser les premiers courts-métrages de grands noms du cinéma français comme Carne de Gaspard Noé (1991), Victor de François Ozon (1993) ou encore Silver Slime de Christophe Gans (1981). Plus tard, ce sont de nouveaux réalisateurs et auteurs émergents qui viendront présenter leurs travaux, avec quelques perles comme Coucou les nuages de Vincent Cardonna et surtout Nova Eva de Guillaume Martinez. Edith Scob, héroïne de ce dernier film, viendra d’ailleurs égayer le festival de sa présence en tant que membre du Grand Jury et sera présente à la diffusion des courts métrages.

A la cérémonie d’ouverture , la réflexion sur le thème continue. La déléguée générale Isabelle Massot introduit Gilles Marchand et Jean Baptiste Thoret pour une interview sur scène. Et c’est à travers le parcours du scénariste de Harry un ami qui vous veut du bien, Bon voyage et Lemming et réalisateur de Qui a tué Bambi et l’Autre Monde que le journaliste tente de répondre à la question de la notion de genre : le cinéma français est-il propice à bien défendre la notion de genre ? De quel film de genre est-on le plus proche en France ?
Par la suite, Edith Scob rejoindra Gilles Marchand pour présenter Les Yeux Sans Visage, film de 1960 dans lequel l’actrice a tourné pour George Franju et qui est véritablement resté dans les mémoires... Excellents auspices pour cette 14e édition !

Et pourtant, les choses ne semblaient pas se profiler sous leur meilleur jour pour les organisateurs du festival. Malgré des fonds en baisse (notamment la généreuse mais absente contribution de l’ADAMI), les multiples membres du staff du festival ont reçus leur hôtes dans les meilleures conditions qui soient et les ont accompagnés pour leur offrir un festival de choix. En soi, cette 14e édition du festival des scénaristes aura réunis des professionnels et des amateurs autour d’une passion commune, et dans une ambiance chaleureuse et authentique. A Bourges, comme tous les ans, l’heure était au foisonnement des idées, à l’échange, au partage et surtout au plaisir de se retrouver !

Yanne Yager

Cinq scénaristes reçoivent un coup de pouce de l’Académie des Oscars

Posté par vincy, le 9 décembre 2010

C'est un nouveau club des cinq. Sur 6 304 scénarios reçus, seulement cette poignée a été sélectionnée. Les lauréats 2010 de la Bourse Nicholl sont Destin Daniel Cretton (primé à Seattle et Sundance pour son court métrage Short term 12, qu'il veut transposer en long métrage), Marvin Krueger (And Handled with a Chain), Andrew Lanham (The Jumper of Maine), Micah Ranum (A Good Hunter) et Cinthea Stahl (Identifying Marks). La cérémonie a eu lieu il y a un mois.

Depuis 25 ans, l'Académie des Arts et des Sciences du cinéma, organisatrice des Oscars, offre chaque année à une poignée d'élus le luxe d'écrire un scénario de cinéma, libérés de tout souci d'argent. La bourse est dotée de 30 000 dollars, avec une seule contrainte : écrire un scénario de long métrage durant l'année qui suit la remise du prix.

La bourse Nicholl provient de l'idée de Don Nicholl, scénariste et producteur de séries télévisées qui souhaitait permettre à des scénaristes prometteurs, quel que soit leur âge, d'exercer leur art sans avoir à jongler entre les petits boulots comme le voudrait la tradition hollywoodienne.

À sa mort à l'âge de 54 ans, sa veuve Gee approcha l'Académie des Arts et des Sciences du cinéma pour lui proposer de financer une bourse annuelle destinée aux scénaristes.

La Bourse Nicholl offre aussi un contact privilégié avec les décideurs et les forces vives d'Hollywood, tous peu ou prou membres de l'Académie. D'où la liste impressionnante de films écrits ou réalisés par d'anciens lauréats, de The Virgin Suicides à Erin Brockovich en passant par le récent Secretariat. On peut aussi échouer et faire carrière : Little Miss Sunshine fut rejeté par le comité dès le premier tour.

John Truby donnera sa 7e Masterclass en janvier

Posté par vincy, le 6 décembre 2010

Il est suivi, écouté, attendu : John Truby revient rituellement à Paris pour faire sa Leçon de scnéario (cinéma comme télé, même si bizarrement les professionnels ne s'intéressent pas à l'écriture pour le petit écran). Jusque là environ 1 000 professionnels ont assisté à ces séances, que ce soit des producteurs, des éditeurs ou encore des auteurs-réalisateurs renommés.

Il déclarait récemment qu'"en France, le desir d'apprendre est la, même si je perçois aussi un peu de résistance à entendre parler de fiction quelqu'un qui vient des Etats-Unis. Mais je ne suis pas là pour imposer la culture Big Mac. Ma méthode de scénario est basée sur ce que je pense être des techniques universelles de narration."

Il en a fait un manuel, devenu une bible, Anatomy of Story. Cette « Anatomie du scénario » analyse en profondeur les méthodes et techniques du récit : le mythe de la structure en trois actes (à laquelle il préfère l'étude de 22 points clefs), le développement moral et émotionnel du personnage, l'importance des genres, le principe des dialogues symphoniques, le tissage de la scène, les clés de la série TV...

"Mon approche considère un script comme une structure organique, et non pas une machine avec des rouages qui ne bougent jamais. La technique est importante, mais elle doit être au service d'une idée singulière et originale. Je m'appuie sur Ia "poésie en pratique" : essayer de développer la créativité des auteurs, et ne pas l'enfermer dans une recette."

La 7e édition de la Masterclass John Truby aura lieu du 18 au 20 janvier 2011 à La Sorbonne. Mais cette année il proposera trois journées consacrées à un genre majeur : la comédie (le 24 janvier), le  thriller (le 25 janvier) et et les Love story (le 26 janvier).

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Renseignements et inscriptions

Amazon va financer des projets pour Warner Bros.

Posté par vincy, le 19 novembre 2010

On connaissait le système de financement des films par les internautes, avec Touscoprods par exemple, voici le cybermarchand qui va financer des projets cinématographiques. Amazon, leader de vente de biens culturels dans le monde, invite réalisateurs et scénaristes à lui envoyer des projets de longs métrages avant le 31 décembre 2011.

Les meilleurs projets seront financés, en partie, par Amazon, qui a déjà effectué ce genre de concours en littérature. Ici pas d'éditeur pour publier un livre mais un studio, et pas n'importe lequel, Warner Bros., pour (éventuellement) produire le film.

Tous les mois, des projets sous forme de "test movies" (un film complet, d'au moins 70 minutes, joué, mais pas forcément bien produit et financé avec un minimum de coûts, racontant la totalité du script de manière attrayante) ou de scénario (au moins 85 pages) seront en compétition. Les internautes du site dédié d'Amazon (Studio.Amazon.com) les noteront et un jury de professionnel sera chargé de distribuer les prix. Chaque mois, le meilleur film gagnera 100 000 $ et les deux meilleurs scénarios seront récompensés de 20 000 $ chacun. Des exemples sont déjà mis en ligne pour bien comprendre ce qu'on attend des cinéastes et des auteurs.

La première session sera close le 31 janvier 2011 et les premiers gagnants seront connus le 28 février 2011. Le gagnant annuel lui récoltera un million de dollars pour le meilleur film et 100 000 $ pour le meilleur scénario.

Amazon promet d'investir 2,7 millions de $ dans le développement de ces films gagnants et Warner Bros a signé un accord pour avoir le droit du "premier regard" ("first look deal") sur l'ensemble des projets choisi.