Pierre Deladonchamps, Bouli Lanners et Virginie Ledoyen au casting de Notre dame de Valérie Donzelli

Posté par wyzman, le 30 octobre 2018

Selon les informations du Film français, le tournage de Notre dame de Valérie Donzelli aurait débuté il y a quelques jours.

Acteurs populaires

Pour son nouveau long-métrage, la réalisatrice de La guerre est déclarée a décidé de se tourner vers la comédie. Notre dame est produit par Rectangle Production et sera distribuée par Ad Vitam. Egalement au casting puisqu'elle tient le rôle principal, Valérie Donzelli s'est entourée d'une belle équipe : Pierre Deladonchamps, Thomas Scimeca, Bouli Lanners, Virginie Ledoyen, Isabelle Candelier, Samir Guesmi et Philippe Katerine.

Le tournage a débuté le 8 octobre dernier à Paris et doit durer huit semaines. Valérie Donzelli a écrit le scénario de Notre dame avec Benjamin Charbit, déjà à l'oeuvre sur En liberté ! et Ami-amiNotre dame a été financé par Les Films de Françoise, la maison de production de la réalisatrice, France 2 Cinéma et Scope Pictures (Belgique) à la coproduction, Canal+, Ciné+, France 2, la région Île-de-France et les Sofica Cinémage 13, Palatine Étoile 16, Cinécap 2, et Indéfilms 7. Le film au budget de 3,6M€ est attendu dans les salles courant 2019.

Noémie Lvovsky réalise son Peggy Sue s’est mariée

Posté par vincy, le 27 octobre 2011

A l'affiche de L'apollonide, Le Skylab et bientôt de 17 filles, l'actrice Noémie Lvovsky reprend sa casquette de réalisatrice après 5 ans d'absence derrière la caméra. Camille redouble sera son cinquième film après Oublie-moi (1994), La vie ne me fait pas peur (1999, plusieurs fois primé à Locarno, prix France Culture à Cannes, Prix Jean Vigo), Les sentiments (2003, Prix Louis-Delluc, nommé au César du meilleur film) et Faut que ça danse ! (2007, un flop).

Actuellement en tournage, jusqu'au 9 décembre, ce nouveau film met en scène Samir Guesmi (que l'on verra bientôt dans La femme du Ve, aux côtés de Ethan Hawke), India Haire, Julia Faure, Michel Vuillermoz, Vincent Lacoste (avec qui Lvovsky a tourné dans Les beaux gosses et Le skylab), Judith Chemla, et les plus connus Anne Alvaro, Yolande Moreau, Denis Podalydès, Jean-Pierre Léaud et Mathieu Amalric. La réalisatrice tiendra le rôle principal de son film.

Il s'agit de l'histoire de Camille, 16 ans, qui rencontre Eric, et avec qui elle a une fille. 25 ans plus tard, Eric et Camille sont séparés. Comme dans Peggy Sue s'est mariée, un soir d'une Saint-Sylvestre, Camille retourne dans son passé, quand elle à 16 ans. La possibilité de changer de vie en connaissant la fin de son histoire d'amour ?

Quelques jours de répit : une parenthèse enchantée

Posté par Sarah, le 26 avril 2011

quelques jours de répit« - Si le train n’avait pas eu de retard, tu m'aurais attendu ?
- J'serais parti, les pédés comme toi, comme moi, en Iran, ils sont pendus. J'avais pas envie de mourir comme ça
. »

L'histoire : Deux hommes qui s’aiment et qui, pour vivre librement leur homosexualité, ont fui leur pays, la République Islamique d’Iran, et arrivent clandestinement en France ; une femme d’un certain âge qui n’attend plus rien de la vie. Une rencontre qui va bouleverser leurs destins…

Notre avis : Quelques jours de répit est un « petit » film comme il n’en existe sûrement pas assez, qui raconte énormément de choses en toute simplicité. Petit film car le réalisateur Amor Hakkar avait très peu de moyens : une équipe réduite avec trois acteurs principaux, un budget limité et une seule semaine de tournage. Mais la richesse de son propos n'en a pas été affectée. On suit deux Iraniens homosexuels qui quittent leur pays pour la France, car chez eux ils risquent la peine de mort. Ils atterrissent dans le Jura, à Saint-Claude, mais étant sans papiers, ils veulent absolument rejoindre la capitale où ils pourront se fondre dans la foule anonyme. Une rencontre avec une locale, Yolande, interprété par la grande Marina Vlady, va les pousser à rester et ils vont vivre quelques jours de répit.

Amor Hakkar, qui joue aussi le rôle d'Hossein, fait passer beaucoup d'émotion avec peu de mots et une histoire assez simple sur le fond. En effet, il aborde plusieurs sujets tabous. Deux hommes qui s'aiment, ce qui est encore jugé comme un crime dans certains pays, et qui optent pour la fuite comme seule alternative à la mort. C'est dans cette petite ville de montagne qu'Hossein et Samir (joué par Samir Guesmi) vont trouver refuge, un peu par hasard. Le deuxième sujet tabou reste que l'amour non plus n'a pas d'âge. Yolande a une soixantaine d'années et elle va elle aussi reprendre goût à la vie à travers son amours pour Hossein. Enfin, le film aborde fondamentalement le thème de la solitude (des personnes âgées, des ruraux, des femmes seules) qui est rarement traité au cinéma avec une telle sensibilité.

Après son deuxième long-métrage, La maison jaune, Amor Hakkar a su trouver le ton juste pour aborder toutes ces thématiques « lourdes » sans pour autant plomber le spectateur ni la mise en scène. Il a d'ailleurs su convaincre car le film a été sélectionné au Festival américain de films indépendants Sundance et pour le Movie that Matters festival.

Il est vrai qu'on se sent touché par la poésie et la retenue du film. La rareté des dialogues est compensée par le surréalisme de certaines scènes comme lorsqu’une pianiste donne un concert dans un village désert. La bande-son est très importante aussi, réalisée par Joseph Macera, les chansons sont belles et les paroles cruellement justes. Mais au fond, tout passe par le regard et les gestes des personnages. Même si la gravité ne lâche jamais le film, cette histoire d'amour, cette pause dans ce village, est ce qui pouvait arriver de mieux à ces trois personnages. Au fond, Amor Hakkar nous dit aussi que les petits hasards sont peut-être ceux qui comptent le plus dans une vie.