SAG Awards 2018 : Three Billboards Outside Ebbing, Missouri et This Is Us raflent la mise

Posté par wyzman, le 22 janvier 2018

C'est hier soir qu'avaient lieu les traditionnels SAG Awards. Comme chaque année depuis 1995, le syndicat des acteurs de cinéma et de télévision a récompensé les meilleures performances de l'année. Dès l'annonce des nominations, Three Billboards Outside Ebbing, Missouri dominait la cérémonie. Et ça n'a loupé puisque le film de Martin McDonagh est reparti avec les prix du meilleur casting de film, de la meilleure actrice pour Frances McDormand et du meilleur acteur dans un second rôle pour Sam Rockwell.

Côté séries, impossible de passer outre le sacre de This Is Us. La série diffusée sur NBC rafle les SAG Awards de meilleur casting de série dramatique et de meilleur acteur dans une série dramatique. Sterling K. Brown entre par la même occasion dans l'histoire en devenant le premier acteur noir sacré dans cette catégorie de la cérémonie. Enfin, comme prévu, Nicole Kidman et Alexander Skarsgard (Big Little Lies) n'ont pas laissé les votants insensibles.

Cinéma

Meilleur acteur
Timothee Chalamet, Call Me by Your Name
James Franco, The Disaster Artist
Daniel Kaluuya, Get Out
Gary Oldman, Darkest Hour
Denzel Washington, Roman J. Israel, Esq.

Meilleure actrice
Judi Dench, Victoria & Abdul
Sally Hawkins, The Shape of Water
Frances McDormand, Three Billboards Outside Ebbing, Missouri
Margot Robbie, I, Tonya
Saoirse Ronan, Lady Bird

Meilleur second rôle masculin
Steve Carell, Battle of the Sexes
Willem Dafoe, The Florida Project
Woody Harrelson, Three Billboards Outside Ebbing, Missouri
Richard Jenkins, The Shape of Water
Sam Rockwell, Three Billboards Outside Ebbing, Missouri

Meilleur second rôle féminin
Mary J. Blige, Mudbound
Hong Chau, Downsizing
Holly Hunter, The Big Sick
Allison Janney, I, Tonya
Laurie Metcalf, Lady Bird

Meilleur casting
The Big Sick
Get Out
Lady Bird
Mudbound
Three Billboards Outside Ebbing, Missouri

Meilleure équipe de cascadeurs
Baby Driver
Dunkerque
Logan
War For The Planet Of The Apes
Wonder Woman

Télévision

Meilleur acteur (téléfilm ou mini séries)
Benedict Cumberbatch, “Sherlock”
Jeff Daniels, “Godless”
Robert De Niro, “The Wizard of Lies”
Geoffrey Rush, “Genius”
Alexander Skarsgard, “Big Little Lies”

Meilleure actrice (téléfilm ou mini séries)
Nicole Kidman, “Big Little Lies”
Jessica Lange, “Feud: Bette & Joan”
Susan Sarandon, “Feud: Bette & Joan”
Reese Witherspoon, “Big Little Lies”
Laura Dern, “Big Little Lies”

Meilleur acteur (série dramatique)
Jason Bateman, “Ozark”
Sterling K. Brown, “This Is Us”
Peter Dinklage, “Game of Thrones”
David Harbour, “Stranger Things”
Bob Odenkirk, “Better Call Saul”

Meilleure actrice (série dramatique)
Millie Bobby Brown, “Stranger Things”
Claire Foy, “The Crown”
Elisabeth Moss, “The Handmaid’s Tale”
Robin Wright, “House of Cards”
Laura Linney, “Ozark”

Meilleur acteur (série comique)
Anthony Anderson, “Black-ish”
Aziz Ansari, “Master of None”
Larry David, “Curb Your Enthusiasm”
Sean Hayes, “Will & Grace”
William H. Macy, “Shameless”
Marc Maron, “GLOW”

Meilleure actrice (série comique)
Uzo Aduba, “Orange Is the New Black”
Alison Brie, “GLOW”
Jane Fonda, “Grace and Frankie”
Julia Louis-Dreyfus, “Veep”
Lily Tomlin, “Grace and Frankie”

Meilleur ensemble (série dramatique)
“The Crown”
“Game of Thrones”
“The Handmaid’s Tale”
“Stranger Things”
“This Is Us”

Meilleur ensemble (série comique)
“Black-ish”
“Curb Your Enthusiasm”
“GLOW”
“Orange is the New Black”
“Veep”

Meilleure équipe de cascadeurs dans une série télévisée
“Game of Thrones”
“GLOW”
“Homeland”
“Stranger Things”
“The Walking Dead”

Conviction : vous laisserez-vous convaincre ?

Posté par Claire Fayau, le 15 mars 2011

ConvictionSynopsis : Conviction est l’histoire vraie de la lutte d’une femme, pendant 18 ans, pour faire libérer son frère de prison. 1983, Kenny Waters est condamné à perpétuité pour meurtre. Betty Anne, sa sœur, est la seule à être convaincue de son innocence. Face à un système judiciaire qui refuse de coopérer, elle entreprend des études pour obtenir un diplôme d’avocate. Elle mène sa propre enquête afin de faire rouvrir le dossier, n’hésitant pas à sacrifier sa vie de famille. Aidée de sa meilleure amie, Abra Rice, elle est bien décidée à tout mettre en œuvre pour disculper son frère. (in DP)

Notre avis : Conviction, est le portrait d'une femme forte, convaincue de l’innocence de son frère, qui va reprendre ses études et devenir avocate pour le sauver. Connaissons-nous vraiment nos proches ? Les liens du sang sont-ils indéfectibles ? Qu’est-ce qui nous pousse à croire envers et contre tout ceux que nous aimons?

La problématique du film se rapproche de celle de Music Box de Costa Gavras même si le dénouement s'avère totalement différent. On pourrait d'ailleurs citer quantité de films et téléfilms qui soulèvent ces questions, avec ou sans procès à la clé. Hollywood s'affirme à travers ces films comme un lobby anti-peine capitale, avec plus ou moins de nuances et de variations.

Cette histoire est d'autant plus émouvante qu’elle est vraie. Mais la plus bele réussite de ce drame conventionnelle repose sur sa comédienne. Hillary Swank (La Million dollar baby de Clint Eastwood, entre autres), donne tout son talent (malgré la banalité du projet) pour incarner une femme simple, pas toujours agréable, et entêtée à l’excès - avec l’énergie que devait avoir la vraie Betty Ann Waters. Swank a sans doute flairé le bon rôle, et n’a pas hésité à produire le film.

Le reste du casting lui apporte de quoi élever son jeu et ne jamais jouer en solo avec brio. Juliette Lewis fait une apparition savoureuse et capitale, n’hésitant pas à s’enlaidir, Melissa Leo, récemment oscarisée, est un bon choix de femme-flic et Minnie Driver en bonne copine, possède une certaine épaisseur.

Pour le frère, Swank s'est offert le "versatile" et ambigu Sam Rockwell : l'acteur a le grain de folie qui correspond parfaitement au rôle et possède une personnalité et un physique qui nous font vraiment douter de son innocence par moments.

Hélas, la réalisation de Tony Goldwyn (de la série TV Dexter) est assez plate et ne met pas assez en valeur le travail des comédiens, ni la puissance dramatique de son histoire.

Conviction devient alors une production très  « américaine » et académique, portée par une grande actrice et une relation amoureuse et fraternelle pourtant rare au cinéma.

Brad Pitt, Javier Bardem, Mark Ruffalo et James Gandolfini font affaires

Posté par vincy, le 15 février 2011

Cogan's Trade, le nouveau film d'Andrew Dominik (voir actualité du 4 janvier), s'offre un casting chic et choc. Brad Pitt donnera la réplique à Javier Bardem, Mark Ruffalo, James Gandolfini (avec qui il avait tourné dans Le Mexicain), Sam Rockwell (déjà de l'aventure de Jesse James de Dominik et avec Pitt), Richard Jenkins (qui le connaît depuis Burn after Reading) et la très jolie Bella Heathcote. Le tournage débutera d'ici la fin du mois pour une sortie prévue dans un an.

Festival de Gérardmer 2010 : les neiges silencieuses (suite)

Posté par geoffroy, le 1 février 2010

Dimanche 31/01/2010

Métropia de Tarik Saleh (Hors compétition)

Film d’animation suédois, Métropia développe une histoire d’anticipation assez classique entre asservissement du genre humain, complot et anti-héros ordinaire prêt à sauver l’humanité. Ce long-métrage vaut le détour pour son esthétique incroyable (photomontage réussi mélangeant la 2D pour les personnages macrocéphales et la 3D dans des décors exclusivement urbains et souterrains) et son idée, brillante, de relier toutes les capitales d’Europe via un réseau de métros. Beau comme mélancolique, Métropia nous plonge dans un monde individualiste sans perspective mais traversé par la lumière d’un amour salvateur.

Notes : Denis 3/5 ; Geoffroy 4/5

Moon de Ducan Jones (Compétition officielle)

SF d’ambiance et de scénario, ce huis-clos lunaire anglais ne tombe jamais dans la facilité ni le twist final racoleur. Mieux, il arrive à nous capter littéralement en façonnant au compte goutte l’incroyable vérité vécue par Sam Bell, employé gérant l’extraction d’un gaz à même de résoudre la crise énergétique de la Terre. Suffisamment maîtrisé dans sa narration, son exploitation scénaristique et son interprétation (Sam Rockwell tout simplement parfait), Moon est une excellente surprise qui le place bien au-dessus des sempiternelles séries B proposées chaque année.

Notes : Denis 4/5 ; Geoffroy 4/5 ; Petsss 5/5

Splice de Vincenzo Natali (hors compétition)

La mise en abime d’un couple d’apprentis sorciers talentueux franchissant l’ordre moral voire déontologique propre à toute création organique, fait immédiatement penser aux films de Cronenberg. Sauf que Natali se dérobe des questions éthiques à proprement parler pour aller sonder les ravages d’une intimité de couple se retrouvant à gérer tant bien que mal l’existence de « Nerd »,  mutant androgyne créé à partir d’ADN d’animaux et d’un humain. Le film explose les conventions, devient viscéral, organique et arrive à nous toucher au plus profond de notre être. Le sexe devient le moteur de toute vie, sa raison fondamentale entre séduction et procréation. Splice est une fable psychologique autour d’un couple dépassé par leur propre création (elle-même remarquablement bien intégrée grâce à des effets spéciaux réussis), être prodigieux et destructeur. Sans aucun doute Splice est la vraie claque ciné du festival.

Notes : Denis 5/5 ; Geoffroy 4/5

Mission G : un film pas du tout cochon…

Posté par Claire Fayau, le 13 octobre 2009

gforce.jpg«- Tous les enfants aiment les cochons d’Inde »

L'histoire : Le gouvernement a mis au point un programme classé secret défense qui forme des animaux à devenir de parfaits espions. Armés des tous derniers gadgets de haute technologie, des cochons d'Inde hyper entraînés découvrent que le destin du monde est entre leurs pattes. La Mission-G est constituée de Darwin, le chef d'équipe, déterminé à remplir sa mission coûte que coûte, Blaster, expert en armement et amateur de tout ce qui est extrême, et Juarez, une pro des arts martiaux sexy. L'équipe compte aussi une mouche experte en reconnaissance, Mooch, et une taupe, Speckles, spécialiste en informatique.

Notre avis : Mission G , un titre qui fait penser à un film érotique. Point de sexe pour cette « G-Force ». Donc, Mission G, c’est l’histoire de petites bébêtes pas si bêtes, super-entrainées qui veulent sauver le monde. Soit dit en passant,  l’armée US aurait déjà tenté de former des animaux( dauphins, cafards,  etc .) dans un but d’espionnage ... De plus, Gerboise bleue était le nom de  la première arme nucléaire française ... Le réalisme s'arrête là.

Admettons donc que des animaux puissent parler, réfléchir et  sauver le  monde. Comme le dit le leader de la bande à propos de sa mission, « Mon optimisme  est inversement proportionnel à ma taille. » Et la bêtise  et le ridicule de ce film inversement proportionnels aux effets spéciaux de ce film ?

C’est du Disney  moderne, pas trop gnangnan, même si on subit le couplet sur l’Amitié et « comment-trouver-sa –famille- de -cœur -quand –on- est- orphelin » . Un film sympathique pour les  moins de 10 ans. Il manque un scénario pluri-dimensionnel pour que le point G soit plus transGenérationnel.