Venise 2018 : les Oscars dans le viseur, Netflix sur le tapis rouge

Posté par kristofy, le 30 août 2018

Le Festival de Venise, alias la 75ª edizione della Mostra internazionale d'arte cinematografica, s'est ouvert avec comme rampe de lancement un film prestigieux en ouverture : First Man de Damien Chazelle (oscarisé pour la mise en scène de La la Land, qui ouvrait Venise il y a deux ans), venu pour cette première mondiale accompagné de Ryan Gosling, Claire Foy, Olivia Hamilton, et le scénariste Josh Singer (déjà oscarisé pour Spotlight).

La place de Venise sur le calendrier en septembre, en parallèle du Festival de Toronto et celui de Telluride, le confirme de plus en plus comme un "lanceur" pour la saison des prix. Certains studios dévoilent des productions oscarisables dans ce seul objectif, dédaignant de plus en plus le Festival de Cannes. L'année dernière il y avait eu ainsi La forme de l'eau de Guillermo del Torro (Lion d'or, et président du jury 2018), récompensé quelques mois plus tard par 4 Oscars dont ceux de meilleur film et du meilleur réalisateur, et Three Billboards: Les Panneaux de la vengeance, Oscar de la meilleure actrice et du meilleur second-rôle masculin. Et on remonte plus loin avec avant Premier contact, Jackie, Birdman, The Master, Black swan..

First Man de Damien Chazelle a été apprécié à la fois pour ces scènes d'actions spatiales et pour le drame humain et familial du héros. On se doute qu'il aura une nomination quelque part aux Oscars.

Mais c'est une tout autre question qui agite le Lido : Netflix impose une large présence au Festival de Venise avec 6 films (en compétition ou pas). Sous le label de la plateforme de streaming, persona non grata de la compétition cannoise, on verra donc notamment en compétition trois films Netflix: Roma de Alfonso Cuarón (son nouveau film sans aucune star depuis les 7 Oscars de Gravity), The Ballad of Buster Scruggs des frères Coen (série remontée en film), et 22 July de Paul Greengrass (à propos des attentats d'Oslo et d'Utoya de 2011).

On verra aussi The Other Side of the Wind , dernière oeuvre posthume de Orson Welles (dont le montage arrive 40 ans après sa mort) et le documentaire They'll love me when I'm dead de Morgan Neville (d'ailleurs oscarisé en 2014). Alberto Barbera, le responsable de la sélection de Venise, n'a d'ailleurs pris aucune position particulière à propos de ces films qui ne seront pas visible en salles : il s'agit d'observer le cinéma qui est dans une période de changements et qu'un Festival avait pour rôle de programmer pas des films, sans se préoccuper de leur distribution... "Je ne vois aucune raison d’exclure de la compétition du festival un film de Cuaron ou des frères Coen uniquement parce qu’il a été produit par Netflix" a-t-il déclaré. Venise bénéficie surtout d'un avantage sur Cannes: en Italie il n'y a aucune chronologie des médias contraignante, contrairement à la France. Evidemment, les organisations professionnelles ont critiqué cette prise de position.

Mais l'affaire va plus loin. Le film italien Sulla Mia Pelle d'Alession Cremonini, prévu pour faire l’ouverture de la section Horizon, sortira dans les salles italiennes le 12 septembre, en même temps que sa mise en ligne sur Netflix. Les distributeurs accusent le Festival de favoriser une major américaine au détriment des professionnels locaux, très fragiles.

Du côté Netflix, il y a aussi plusieurs titres encore à Toronto comme Hold the dark de Jeremy Saulnier.

Alors que Cannes avait statué (pas de Netflix en compétition) tout comme Steven Spielberg ("once you commit to a television format, you're a TV movie"), le débat va continuer. Un film Netflix pourrait gagner un Lion d'or à Venise ? peut-être un Oscar ? Cette année la campagne Netflix est en tout cas lancée... L'enjeu n'est pas simplement la reconnaissance par une statuette (et de ses divers bénéfices en dollars) : Netflix cherche à conforter sa position temporaire de leader du streaming, car Disney prépare son offre concurrente DisneyPlay (avec les films Disney, Pixar, la franchise Star Wars, les super-héros Marvel, et aussi tout le catalogue de la Fox racheté pour cela). Dans cette guerre à la captation d'abonnés il faut s'attacher des talents, comme Alfonso Cuarón, les frères Coen ou Paul Greengrass. D'autant que, hormis Okja, ses films n'ont pas encore tout a fait été convaincants, contrairement aux docus et aux séries.

Tout comme dans First Man de Damien Chazelle en ouverture avec Neil Armstrong envoyé sur la Lune : ce qui compte vraiment c'est d'être le premier à planter son drapeau.

Le nouveau film de Damien Chazelle ouvrira le 75e Festival de Venise

Posté par vincy, le 19 juillet 2018

On ne change pas une martingale qui gagne. La La Land avait commencé sa carrière à Venise en ouverture (avant d'emporter la Coupe Volpi de la meilleure interprétation à Venise pour Emma Stone). Damien Chazelle revient au lido avec son nouveau film, First Man, qui fera l'ouverture du 75e Festival de Venise le 29 août prochain.

First Man: le premier homme sur la Lune, avec Ryan Gosling, est l'histoire de l'astronaute Neil Armstrong lors des années qui précèdent la fameuse mission Apollo 11 où il a posé les pieds sur la Lune en 1969. Au générique, on retrouve également Claire Foy, en épouse de Gosling, Pablo Schreiber, Janet Shearon, Kyle Shandler, Jason Clarke, Ciaran Hands, Patrick Fugit, Christopher Abbott et Corey Stoll.

Le réalisateur oscarisé a expliqué qu'il s'agissait davantage d'un film sur une mission que d'un film biographique.

Rappelons que Gravity, autre film spatial, avait aussi ouvert Venise, tout comme Black Swan, Birdman, Everest ou Downsizing l'an dernier. Le Festival a toujours fait la part belle aux films américains (et oscarisables).

Cette année, Guillermo del Toro, Lion d'or en 2017 avec La forme de l'eau, préside le jury. Parmi les premières rumeurs sur la compétition (en attendant la révélation le 25 juillet), on pourrait retrouver les films de Jacques Audiard, Xavier Dolan, Lenny Abrahamson, Luca Guadagnino, Barry Jenkins, Pablo Trapero et Felix Van Groeningen. Il reste l'inconnue Roma d'Alfonso Cuaron, qui est déjà calé pour le Festival de New York en octobre. Tandis que High Life de Claire Denis a réservé sa place à San Sebastian fin septembre.

Damien Chazelle: « Je voulais que La La Land soit comme une musique romantique! »

Posté par cynthia, le 26 janvier 2017

Peu connu il y a un an, mais déjà aimé par les cinéphiles, Damien Chazelle, qui vient de fêter ses 32 ans, a grimpé les échelons aussi vite qu'il est possible de le faire à Hollywood. D'abord un film documentaire qui lui vaudra de se faire remarquer (Guy and Madeline on a Park Bench) avant de retourner au Festival de Deauville en 2014 avec son ballet sanglant, Whiplash. Deux ans, 7 Golden Globes et 14 nominations aux Oscars plus tard, le cinéaste s'offre une courte masterclass parisienne, avec sa timidité et sa modestie (déjà palpable lors de notre tête à tête avec lui en 2014), pour le génial La La Land, Damien Chazelle s'est confié à son auditoire.

L'ombre d'Hitchcock

"Quand j'étais très petit j'ai voulu faire du cinéma. Je n'ai jamais voulu faire autre chose. Petit, je dessinais, j'adorais Disney et je voulais être Walt Disney (rires). Après ça, j'ai commencé à regarder des films et mes héros sont devenus Hitchcock, Spielberg ou Godard. Mais ça a toujours été le cinéma peu importe le genre. Je n'ai pas de souvenir d'avant ma passion le cinéma. C'est une passion qui a augmenté chaque année. Par contre ce qui est drôle avec La La Land c'est que je n'aimais pas trop les comédies musicales. Je n'aimais pas le moment où les gens commencent à chanter, je trouvais ça assez pénible (rires). Moi ce que j'aimais c'était les polars, les thrillers, les films d'Alfred Hitchcock surtout. Hitchcock était mon héros !! J'aimais les choses assez noires, assez macabres. J'ai commencé à lire sur le cinéma. J'avais 10 ans lorsque je lisais l'échange entre Truffaut et Hitchcock. À l'époque je pensais que Truffaut était un journaliste comme ça qui avait des bonnes questions (rires) mais j'étais déjà fasciné par Hitchcock."

Le déclic avec Demy

"Je faisais des petits films avec la caméra de mon père où je filmais mes amis, ma sœur, dans des trucs de meurtres et d'ailleurs c'était toujours ma sœur qui jouait les victimes (rires). C'était des films comme ça que je voulais faire. Simultanément, je faisais de la musique : d'abord le piano mais ça n'était pas ça, puis la batterie et c'était mieux. Les comédies musicales sont arrivées après. J'aimais beaucoup les comédies musicales françaises : Jacques Demy avec Les Parapluies de Cherbourg que j'ai découvert grâce à mon colocataire. Avant Les parapluies de Cherbourg, je ne savais pas qu'une comédie musicale pouvait dégager autant d'émotion et de mélancolie. Comme j'aime les choses noires, je trouvais les comédies trop joyeuses et avec Jacques Demy cela a changé. Du coup j'ai regardé tous les chef-d’œuvres des années 30, 40 et 50."

La catharsis Whiplash

"Le film Whiplash vient d'une expérience que j'ai vécu au lycée où j'avais un professeur un peu comme le personnage de Fletcher [incarné par J.K. Simmons dans le film, ndlr], cela me donne encore des cauchemars. C'était un moment très important tout de même dans ma vie. Je me posais la question de savoir s'il y a un équilibre entre la vie et l'art et ce qu'il faut pour devenir un artiste. Je fais des films pour trouver la réponse, Whiplash était surtout porté là dessus. D'ailleurs, l'écriture de ce film a été facile pour moi car c'était presque autobiographique. J'étais comme Andrew à son âge et j'ai écris des anecdotes très personnelles dans le scénario."

6 ans pour La La Land

"Cela nous a pris 6 ans pour faire le film et on a souvent entendu le mot NON plusieurs fois. C'était un projet très personnel pour moi, un projet de rêve et je ne savais pas si on n'allait pouvoir le faire vraiment. À partir du moment où on a tourné, où on a monté La La Land, c'était ça qui devenait surréaliste. Pour tout ce qui s'est passé après, je ne peux dire que merci.
Je me souviens que je n'étais vraiment pas bien avant le Festival de Venise. On avait juste terminé le film avant le festival et comme je savais qu'on allait faire l'ouverture , toute la nuit j'avais des crises d'angoisse. Moi, j'aimais bien le film, mais je ne savais pas si le public ou les critiques allaient bien répondre au film. Finalement, c'était un grand moment pour moi à Venise car je me sentais enfin léger.
Je voulais que La La Land soit comme un morceau de musique romantique. Que cela bouge comme de l'eau, que la caméra danse alors que pour Whiplash il fallait être dans la tête du ce batteur, il fallait que ce soit carré, claustrophobe. Whiplash était le sujet sur le prix à payer pour devenir ce que l'on veut, La La Land je voulais y ajouter de la joie."

Une ouverture d'anthologie

"C'était pour moi important de trouver une vraie autoroute et ne pas faire ce long plan séquence musical avec l'appui d'un ordinateur, car je voulais mêler la magie au réel. La ville nous a laissés utiliser une partie de cette autoroute de Los Angeles durant un week-end. On a fait beaucoup de répétition au préalable en studio mais il fallait l'adapter sur la vraie autoroute par la suite. Le soleil brûlait, il faisait chaud car c'était la canicule. D'un côté tant mieux (rires). Je voulais que ce soit comme un plan continue car je savais que le spectacle était tellement absurde et je voulais donner cette sensation de vrai. Comme si la caméra était une personne, coincée sur l'autoroute, qui s'échappe comme ça et qui commence à danser. D’où le fait que certaines chorégraphies sortent de l'écran. Pour faire ça j'avais un chef opérateur vraiment merveilleux avec qui, la chorégraphe Mandy Moore et moi-même, on échangeait énormément. Moi, je prenais mon I-phone et je courais comme un malade autour des voitures afin de montrer ce que je voulais. D'ailleurs, tout ce qui était bien sur l'i-phone ne rendait pas bien en cinémascope (rires). Mais cela nous a appris plein de choses sur la manière de filmer. On était tous nerveux, angoissés mais joyeux car il n'y a pas beaucoup de choses dansant à Hollywood. Il n'y avait que du positif. On a donc fait les prises samedi et le final avec Ryan Gosling et Emma Stone le dimanche."

Les étoiles: Emma Stone/Ryan Gosling

"J'ai commencé à écrire le scénario de La La Land fin 2010 et j'imaginais déjà à ce moment-là Ryan et Emma. Mais c'était un rêve... Je ne pensais pas que cela était possible. J'imaginais quelqu'un comme Emma Stone et comme Ryan Gosling. Et puis les années passaient, on avait de l'argent puis on n'en avait plus, on avait un acteur puis finalement on ne l'avait plus, on avait une actrice puis elle se désistait ou elle n'était plus disponible. Ça changeait chaque année. Après Whiplash, on a trouvé l'argent qu'il fallait pour faire le film. Puis j'ai rencontré les acteurs séparément. Le premier ça a été Ryan que j'ai rencontré au sujet du biopic d'Armstrong que l'on doit faire. Mais il a commencé à me parler de son fanatisme des comédies musicales des années 30 et de pleins de choses et c'est là que je me suis dit que c'était peut-être possible. C'était un coup de chance! Tout a fait que ça a fonctionné pour que ce soit Ryan et Emma : l'univers était avec moi. Ryan a même appris le piano pour l'occasion, il pratiquait tous le jours au point qu'on n'a pas eu besoin d'une doublure. Pour Emma je suis fasciné par son visage et en particulier ses grands yeux. Elle me rappelle les vedettes des années muets, elle est classique et moderne. Avec elle, on sent que la caméra l'adore et c'est très important pour un film d'amour.
Emma et Ryan dégagent cette amour avec la caméra. Ils sont non seulement des acteurs mais ils sont aussi des stars."

Golden Globes 2017: La La Land au firmament, Moonlight et Elle dans les étoiles

Posté par vincy, le 9 janvier 2017

7 Golden Globe Awards pour La La Land. Une razzia, et surtout un record. Le jeune cinéaste Damien Chazelle a réussi l'exploit de tout rafler ou presque dans une cérémonie dont le nombre de prix permet généralement un certain éparpillement. Son hommage à Los Angeles, son ode à l'amour impossible, son hymne à la musique et aux musicals de Minnelli et Demy a séduit les votants (les correspondants de la presse étrangère) du scénario à la chanson, des acteurs principaux à la réalisation.

Jusqu'ici il fallait remonter à Vol au dessus d'un nid de coucou et Midnight Express pour trouver un film ayant remporté 6 Golden Globe Awards.

Il ne reste donc pas grand chose pour les autres films. Moonlight a quand même réussi à récolter le convoité prix du meilleur drame tandis que Casey Affleck a reçu le prix du meilleur acteur pour Manchester by the Sea. Il apparaît comme l'unique favori pour les Oscars dans sa catégorie.

Amazing Huppert

La surprise a quand même été de voir Elle doublement récompensé: meilleur film en langue étrangère et surtout meilleure actrice dans un drame pour Isabelle Huppert. Elle était elle-même étonnée de supplanter ses concurrentes (et notamment une Natalie Portman a priori favorite). C'est seulement la deuxième française à recevoir ce prix dans la catégorie drame après Anouk Aimée en 1967 pour Un homme et une femme, la troisième avec Marion Cotillard dans la catégorie comédie/musical.

"Merci de m'avoir fait gagner dans un film français dirigé par un réalisateur néerlandais, ici aux Etats-Unis" a déclaré Huppert dans son discours de remerciement. "Il y a des gens du monde entier dans cette salle, de Chine, d'Amérique, d'Europe. N'attendez pas du cinéma qu'il dresse des murs et des frontières" a-t-elle ajouté en référence aux programmes politiques de nombreux dirigeants dans le monde, à commencer par Donald Trump, prochain président des Etats-Unis.

Meryl Streep, récompensée pour l'ensemble de sa carrière, n'a pas non plus ménagé ses critiques à l'égard des idées de Trump. "Vous tous dans cette salle appartenez aux segments les plus diabolisées de la société américaine en ce moment". Elle a rappelé que "Hollywood croule sous les gens venus d'ailleurs et les étrangers". "Si vous les mettez tous dehors, vous n'aurez plus rien à regarder que du football américain et des arts martiaux mixtes, qui ne sont pas de l'art" a-t-elle rappelé. L'actrice multi-oscarisée, dans un discours engagé, a fait sa petite leçon et son petit effet: "L'irrespect amène l'irrespect. La violence incite à la violence. Et quand les puissants se servent de leur rang pour brutaliser les autres, nous sommes tous perdants."

Palmarès cinéma

Meilleur film - drame: Moonlight
Meilleur film - comédie/musical: La La Land
Meilleur réalisateur: Damien Chazelle (La La Land)

Meilleur acteur - drame: Casey Affleck (Manchester by the Sea)
Meilleure actrice - drame: Isabelle Huppert (Elle)
Meilleur acteur - comédie/musical: Ryan Gosling (La La Land)
Meilleure actrice - comédie/musical: Emma Stone (La La Land)
Meilleur second-rôle masculin: Aaron Taylor-Johnson (Nocturnal Animals)
Meilleur second-rôle féminin: Viola Davis (Fences)

Cecil B. DeMille Award pour l'ensemble de sa carrière: Meryl Streep

Meilleur scénario: La La Land
Meilleur film en langue étrangère: Elle
Meilleur film d'animation: Zootopie
Meilleure chanson: "City of Stars" (La La Land)
Meilleure musique: Justin Hurwitz (La La Land)

Le film que j’attends le plus en 2017 : Blade runner 2049 de Denis Villeneuve

Posté par MpM, le 2 janvier 2017

blade runner

En réalité, c'est une attente mêlée de scepticisme, voire d'appréhension : cette suite de Blade runner peut-elle réellement être à la hauteur de notre désir ? On a tous en tête l'imagerie crépusculaire du film de Ridley Scott, néo-polar stylisé et élégant qui mêlait chasse à l'homme (ou plutôt au "répliquant") et quête existentielle nébuleuse. Bien sûr, on a très envie de retrouver cet univers fascinant, cette ambiance envoûtante, ce personnage ambivalent, et surtout d'être conquis par une suite qui serait à la fois audacieuse et singulière, voire qui dépasserait formellement le premier film.

Mais au fond, que sait-on de ce nouveau volet qui arrive 35 ans après le premier ? Très peu de choses : Harrison Ford rempile dans le rôle de Rick Deckard, il est rejoint par un nouveau personnage incarné par Ryan Gosling, et le tout se déroule devant la caméra de l'inégal Denis Villeneuve. De quoi s'inquiéter autant que de se réjouir. À force de voir défiler suites, spin-offs, prequels et autres reboots, on devient forcément méfiant.

D'autant que la vraie grande question est finalement de savoir si cette suite (relativement improbable) trahira moins le formidable roman de Philip K. Dick Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? que l'original, qui était passé à côté de ses thématiques les plus riches (la tropie, l'empathie comme essence de l'humanité, la philosophie "merceriste", etc. ) pour ne conserver que le concept de l'enquête policière et des (plutôt basiques) affrontements entre homme et intelligence artificielle.

De ce point de vue-là, l'exercice est quasi impossible : soit Denis Villeneuve reste dans la ligne de Scott, et il trahit une nouvelle fois l'auteur de science-fiction le plus pillé par le cinéma, soit il rompt avec l'original, se frotte aux complexes obsessions de K. Dick, et perd potentiellement les fans de la première heure. Ce que l'on espère est donc rien de moins qu'un miracle, une troisième voie permettant au film d'être le chef-d'œuvre ultime qui mettrait tout le monde d'accord.

Damien Chazelle et Ryan Gosling en orbite pour le biopic de Neil Armstrong

Posté par cynthia, le 30 décembre 2016

Damien Chazelle et Ryan Gosling pourrait faire de nouveau équipe. Après La La Land, ils vont collaborer sur un projet radicalement différent : un biopic sur l'astronaute Neil Armstrong intitulé First Man.

Damien Chazelle a été choisi pour réaliser ce film à partir du scénario de Josh Singer, oscarisé pour le scénario de Spotlight. Selon le magazine Variety, Ryan Gosling devrait être la star de ce biopic dont le tournage devrait débuter en 2017.

Le film est basé sur le roman de James R. Hansen, First Man: A Life Of Neil A. Armstrong (non traduit en France) paru il y a onze ans. C'est évidemment l'histoire de sa mission sur la lune orchestrée par la NASA, tout en décrivant, parallèlement, la vie d'Armstrong de 1961 à 1969. Le film explore les sacrifices du premier homme à avoir marché sur la lune afin de réussir l'une des plus dangereuses missions spatiales de l'histoire. Neil Armstrong est mort il y a quatre ans. Il était astronaute américain, pilote d'essai, aviateur de l'United States Navy et professeur.

Le réalisateur de Whiplash a été rencardé sur le projet en 2015 alors que Clint Eastwood, prévu initialement, venait de l'abandonner. De la Warner Bros qui avait les droits du livre, le projet est passé chez Universal.

Avec La La Land, Chazelle et Gosling sont actuellement dans le Top 10 du box-office américain. Le film est l'un des favoris des prochains Golden Globes et des Oscars. Si Chazelle obtenait l'Oscar du meilleur réalisateur, il serait le plus jeune cinéaste oscarisé.

Le film que j’attends le plus en 2017 : La La Land de Damien Chazelle

Posté par cynthia, le 30 décembre 2016

Ryan Gosling et Emma Stone dans un même film, cela fait rêver... Ce n'est pas étonnant que tout le monde parle de La La Land, que le buzz, les promesses d'Oscars fassent monter le désir ; et pourtant ce n'est pas pour ces raisons que j'attends ce film à me taper la tête contre un mur.

Il y a des cinéastes que l'on veut suivre dès leur premier film. Parce que j'ai eu l'immense chance de rencontrer Damien Chazelle il y a deux ans pour Whiplash, parce que, malgré sa timidité, l'interview s'est changée en discussion entre deux passionnés de musique de jazz, parce qu'il m'avait déjà parlé de son projet La La Land, à l'époque où Miles Teller et Emma Watson étaient prévus (il a écrit le scénario de La La Land avant celui de Whiplash) et parce que sa modestie est bien trop grande face à son immense talent de scénariste/réalisateur: je suis curieuse de voir le résultat, concrètement.

En voyant la bande-annonce de La La Land, il me semble que ce film musical reflète à la perfection la pudeur et la douceur de son réalisateur. Dès les premières images, La La Land ne semble pas être une énième histoire d'amour consommée par d’innombrables parties de jambes en l'air filmées sans le son et avec des effets de zoom. Non: La La Land nous projette au cinéma d'antan, celui des années 50 et 60 où la couleur, convoquant Gene Kelly et Jacques Demy, quand la musique et les regards savaient conter une histoire. Un film d'amour comme on aimerait en voir plus souvent au cinéma, comme on aimerait en vivre dans notre vie tristement écrite par les scénaristes de Twilight. Une histoire où l'ambition et le succès peuvent dévorer le bonheur. Où le swing et la dévotion à son art peuvent conduire à l'épanouissement.

Alors j'attends La La Land avec (beaucoup) trop d' impatience... Et surtout qu'on ne me raconte pas le film. Car il n'y a rien de plus beau que la surprise.

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La bande annonce de « La La Land » nous envoie dans les nuages

Posté par cynthia, le 13 novembre 2016

Il est très attendu. Damien Chazelle, 21 ans seulement, qui a déjà fait beaucoup parler de lui avec son Whiplash (trois nominations aux Oscars), est une fois de plus parmi les favoris pour les prochains Oscars avec La La Land . Il revient dans un autre registre, celui de la comédie romantique et musicale. A l'ancienne. Il faudra attendre le 25 janvier 2017 pour le voir en France. Autrement dit, le distributeur espère que le nombre de nominations aux Oscars, révélées le 24 janvier, sera un argument marketing pour la sortie du film.

Réunissant Ryan Gosling et Emma Stone et s'inspirant de son réalisateur favori, Jacques Tati, Damien Chazelle promet de créer une nouvelle fois l'euphorie. Euphorie qui a déjà commencé sur la toile depuis que la bande annonce, énergique, est disponible. La douce Stone (Prix d'interprétation à Venise tout de même), le charme de Gosling entouré par une ambiance jazzy et des décors dignes d'un songe d'adolescente, La La Land nous emmène dans les nuages (de L.A.).

Lors de son entrevue avec Ecran Noir, Damien Chazelle avait évoqué son projet La La Land à l'époque où Miles Teller et Emma Watson devaient tenir les rôles principaux. On a hâte.

Venise 2016: Ryan Gosling et Emma Stone vont enchanter le Lido avec La La Land

Posté par vincy, le 17 juin 2016

Sam Mendes, président du jury de la 73e Mostra de Venise, aura à prendre en compte le film d'ouverture du Festival puisque celui-ci est en compétition. Le 31 août prochain, La La Land de Damien Chazelle lancera les festivités, avec sur le tapis rouge Emma Stone, Ryan Gosling, John Legend et JK Simmons, oscarisé pour Whiplash, précédent film du réalisateur qui avait été présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.

La La Land est un "surprenant hommage à l'âge d'or des comédies musicales américaines" comme Un Américain à Paris selon le directeur artistique du festival Alberto Barbera. Film musical et chanté, donc, où le duo de Crazy, Stupid, Love, Emma Stone et Ryan Gosling vont sans doute enchanter le Lido. Barbera est déjà conquis: "C’est un film qui, en plus de réinventer le genre, lui donne un vrai nouveau souffle. Si Whiplash était la révélation d’un nouveau réalisateur, La La Land est définitivement, bien que précocement, sa consécration parmi les grands réalisateurs du nouveau paysage hollywoodien."

L’histoire est celle de Mia, une aspirante actrice qui sert des cafés aux stars du cinéma entre deux auditions, et de Sebastian, jazzman dédié à la musique qui se fait un peu d’argent en jouant dans des pianos bar. Alors que le succès arrive, le couple va devoir faire face à des décisions qui vont mettre en danger leur romance.

Le film sortira en France le 30 novembre sous pavillon SND et le 16 décembre aux Etats-Unis pour parier sur les Oscars.

[L'instant Glam'] Cannes 2016 – Jour 5: The Nice Guys, surtout Ryan

Posté par cynthia, le 15 mai 2016

Oyé oyé cinéphiles, cinquième jour du festival de Cannes et on peut dire que nos organes vitaux en ont pris un coup. Après avoir dansé comme des petits fous avec l'équipe (sexy) du film American Honey (apparemment il y avait plus d'énergie dans leurs trois minutes sur le tapis que durant les 2h42 de leur film), notre froc a explosé! Mais avant d'évoquer notre libido bouillante mettons-nous en bouche avec l'équipe du film de Nicole Garcia, Mal de Pierres. Marion Cotillard est arrivée vêtue d'une longue robe (sublime) de couleur or. Sa robe devait être difficile à porter tant elle était près du corps. Non seulement la Cotillard semblait rentrer le ventre (Marion je compatis...j'ai connu la même chose à la soirée de la Saint-Sylvestre) mais en plus ses tétons criaient au désespoir en pointant telle une épée! Le froid sans doute! Outre sa tenue vestimentaire, la jolie brune semblait quelque peu perdue sur le tapis. En effet, Louis Garrel, son partenaire à l'écran, l'a retenu plus d'une fois sur le red carpet afin qu'elle pose pour les photographes "Marion, Marion revient, il reste encore une photo à faire avant d'emprunter les marches!" En parlant de marche elle a failli en rater une car elle regardait derrière elle, à croire que c'était son premier festival. Mais qu'est-ce qui s'est passé Marion? Tu as tout oublié depuis l'an dernier?

Autre habitué à fouler le tapis rouge, Jean-Paul Gaultier qui était accompagné d'un ex-taulard...ah non excusez-moi ce n'était que Tonie Marshall. Aishwarya Rai (magnifique) affichait un rouge à lèvres bleu violet mauve... bref indéfinissable! En tout cas vue la couleur, soit elle avait froid, soit elle avait embrassé un avatar.

Vanessa Paradis vêtue de dentelle a également été de la partie, pendant que Lily Rose s'éclatait ailleurs loin de sa surveillance.

Plus tard en fin de soirée alors que Geena Davis fusionnait avec le tapis grâce à sa robe vermillon, les gens étaient en ébullition et hurlaient. Pourquoi hurlaient-ils encore? Mes oreilles ont saigné. RYAAAAAAAAAAAAAANNNNNNNNN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! OMG! Ryan! Ryan SEXling est arrivé vêtu d'une veste de costume blanche et arborant son célèbre sourire, si charmeur. Ma culotte pointe officiellement au chômage et pauvre chose, elle ne trouvera pas un emploi de sitôt tant elle trempée de plaisir *l'effet Ryan Gosling*! Me voici aussi chaude que Cotillard dans son film.

L'acteur aux yeux de braise, venu présenter The Nice Guys, a fait explosé le baromètre du sexy aux côtés de Russell Crowe, car, oui il est sexy lui aussi, en plus d'être drôle! Alors que Ryan Gosling répondait aux questions, Russell Crowe faisait des grimaces derrière lui tandis qu'un autre mâle bandant sur pattes foulait le tapis: Matt Boomer.

Bon récapitulons... Matt Boomer, Russell Crowe, RYAN GOSLING sur le même tapis... ah oui reprendre la ligne 4 au retour du Festival, ça va nous faire mal au cœur! Mais ne pensons pas à cela! Il reste encore pas mal de tapis rouge à savourer. Mais bon sans Ryan, je ne vois pas comment ils vont pouvoir faire mieux.