Venise 2017: Robert Redford et Jane Fonda honorés, Alexander Payne en ouverture

Posté par vincy, le 18 juillet 2017

Venise dévoile peu à peu son programme à quelques semaines du lancement des festivités de sa 74e édition (30 août-9 septembre). Après la Présidente du jury, le Festival a révélé deux des Lions d'or qui seront décernés et le film d'ouverture qui sera projeté.

Deux monstres sacrés hollywoodiens seront ainsi sacrés sur la lagune italienne. Jane Fonda et Robert Redford recevront le plus prestigieux des honneurs. Notons qu'avec Annette Bening comme Présidente du jury, Venise a choisi là aussi deux personnalités américaines, activistes et de gauche, bref anti-Trump (ne serait-ce que sur la question du climat et des droits de la femme).

Ils seront à Venise pour présenter Our Souls at Night, un film... Netflix, sélectionné hors compétition et projeté en avant-première mondiale. Jane Fonda, deux Oscars et une Palme d'or d'honneur, et Robert Redford, un Oscar du meilleur réalisateur et un Oscar honorifique, fondateur du festival Sundance, ont souvent partagé l'affiche ensemble. La dernière fois remonte à 1979 avec Le cavalier électrique de Sydney Pollack. Ils se sont aussi croisés dans La poursuite impitoyable d'Arthur Penn, aux côtés de Marlon Brando, en 1966. Mais leur duo au cinéma reste mémorable avant tout avec la comédie romantique Pieds nus dans le parc de Gene Saks (1967), où ils étaient au sommet de leur beauté. Deux sex-symbols, avides de liberté, producteurs, icônes féministe ou écologiste, en plus d'être deux acteurs talentueux et audacieux, défendant les films indépendants et étrangers tout en ayant fait carrière avec succès à Hollywood.

Ils recevront leur prix le 1er septembre. Our Souls at Night est l'adaptation du roman de Kent Haruf, Nos âmes la nuit. Dans une petite ville du Colorado, Addie, une veuve de 75 ans, décide de rompre sa solitude en proposant à Louis, son voisin, veuf lui aussi, de passer du temps ensemble. Ils sont voisins depuis des décennies mais ils se connaissent peu. Ils tombent amoureux l'un de l'autre. Cependant, leurs enfants les désapprouvent et les amoureux doivent se cacher pour vivre leur histoire.

En ouverture, Venise projettera Downsizing, le nouveau film d'Alexander Payne, qui sera également en compétition. Le casting de ce film est composé de Matt Damon, Christoph Waltz, Kristen Wiig, Jason Sudeikis, Alec Baldwin et Neil Patrick Harris. Le film devrait aussi aller à Telluride et Toronto. L'histoire est assez baroque: des gens choisissent de rétrécir afin de trouver une meilleure vie. Cela fait trois ans que le réalisateur a commencé à travailler sur ce film.

Les reprises de l’été: Le lauréat de Mike Nichols

Posté par vincy, le 12 juillet 2017

Ce qu'il faut savoir: "Mrs. Robinson, you're trying to seduce me. Aren't you?". C'est sans aucun doute l'une des phrases les plus célèbres du cinéma. Et la musique de Simon & Garfunkel est assurément l'une des plus populaires de l'histoire des B.O.F. Pour son 50e anniversaire, et pour la première fois en version restaurée 4K, Carlotta a la bonne idée de ressortir Le Lauréat (The Graduate). Le film a été le plus gros succès de l'année 1967 (et reste l'un des trente films les plus vus en salles en Amérique du nord), en plus de récolter l'Oscar du meilleur réalisateur pour Mike Nichols (et 7 nominations dont trois pour les acteurs, celle du scénario, celle de l'image et celle du meilleur film).

Le pitch: Benjamin Braddock vient d’achever ses études couvert de diplômes. Au cours d’une réception organisée par ses parents, il rencontre Mme Robinson, une amie de ces derniers. Elle séduit le jeune homme, lui faisant découvrir les plaisirs de l’amour. Les parents de Benjamin, qui ignorent tout de cette relation, incitent bientôt leur fils à sortir avec Elaine, la fille des Robinson. Réticent au début, il s’attache rapidement à l'étudiante…

Pourquoi c'est culte? Selon Steven Spielberg: "Pour moi, Le Lauréat est une expérience de cinéma autant qu’une leçon de maître sur la manière de tourner une scène." Mike Nichols n'en est pourtant qu'à son deuxième film, un an après Qui a peur de Virginia Woolf ?.
Le Lauréat est un film générationnel, en plein dans les années 1960, entre rejet des conventions et du conformisme, libération sexuelle et jeunesse idéaliste. C'est une critique subversive sur une société asphyxiée, oppressante, glacée et hypocrite. Il devance le « Summer of Love » de 1968 et les révoltes contre la guerre du Vietnam. Ce qui rend attachant le personnage de Dustin Hoffman est qu'il est entre les deux. Il a d'ailleurs 30 ans au moment du tournage. Il est censé incarner un jeune homme de 20 ans. Cette ambivalence profite au film, en plus de la sublime photo "californienne" et des airs mémorables de Simon & Garfunkel. La mise en scène de Mike Nichols créé des plans inoubliables: de la piscine à l'église où on célèbre le mariage, en passant par la célèbre scène où Benjamin est pris en tenailles entre les jambes de Mme Robinson… Maintes fois parodiée, copiée, reprise....

Le saviez vous? Dustin Hoffman, Katherine Ross, Anne Bancroft. Le trio n'était pourtant pas celui prévu. Ronald Reagan, Jeanne Moreau, Robert Redford étaient les candidats idéaux pour le couple Robinson et Benjamin. Et en fait tout Hollywood a été casté: Warren Beatty, Patricia Neal, Faye Dunaway (qui a préféré tourner Bonnie & Clyde), Geraldine Page, Doris Day, Simone Signoret, Sally Field, Candice Bergen et même Ava Gardner! Mike Nichols a été exigeant, au point d'offrir le rôle de Benjamin à un acteur de théâtre qui n'avait jamais été au générique d'un film. Le plus ironique est qu'au moment du tournage, Anne Bancroft, qui incarne la mère, a 36 ans, Dustin Hoffman 30 ans et Katharine Ross 27 ans. Pas vraiment l'âge de l'emploi pour les trois. Si Moreau n'a pas eu le rôle, c'est à cause des producteurs qui ne voulaient pas d'une étrangère. En échange ils ont cédé sur la musique que Nichols voulait absolument confier à Simon & Garfunkel.
L'autre ironie de l'histoire est que Dustin Hoffman a failli ne jamais avoir le rôle. Il avait été enrôlé pour le film de Mel Brooks, Les producteurs. Brooks lui avait donné l'autorisation pour auditionner, sachant que sa femme, une certaine Anne Bancroft, venait d'être choisie. Brooks pensait qu'il ne serait pas pris, trop âgé, pas assez beau. Hoffman pensait avoir raté son audition...

L’acteur Robert Redford prend sa retraite

Posté par vincy, le 12 novembre 2016

robert redford au festival de sundanceRobert Redford a annoncé qu'il allait prendre sa retraite en tant qu'acteur. Dans une interview menée par son petit-fils Dylan, le comédien précise qu'il a encore deux engagements avant de cesser son métier. Il lui reste la réalisation, la production et le Festival de Sundance pour s'occuper..

Dans cet entretien, Redford parle de ses envies de peinture, de son passé (notamment à l'époque où il galérait et sa motivation à créer Sundance) et de l'importance du scénario. Il veut désormais se focaliser sur la réalisation.

"Je suis fatigué de jouer" explique la star. "Je suis un impatient, et il m'est de plus difficile de m'assoir et d'attendre la prochaine prise. A cette étape de ma vie, j'ai 80 ans, je peux me le permettre, puisque je ne dépend plus de rien." Il tourne depuis 1960.

On le verra encore sur grand écran dans Our Souls at Night de Ritesh Batra, avec Jane Fonda et Matthias Schoenaerts et The Discovery de Charlie McDowell , avec Rooney Mara. Il s'est engagé sur deux autres films à tourner: The Old Man With a Gun de David Lowery, avec Casey Affleck et Sissy Spacek et Heretic de Joshua Marston, avec Chiwetel Ejiofor. On l'a vu récemment dans Peter et Elliott le dragon et dans Truth.

Il l'affirme: "Une fois qu'il seront faits [ces films], je dirais au revoir à tout ça et me concentrerais sur la réalisation." Son dernier film, comme cinéaste, est Sous surveillance (2012) avec Shia LaBeouf, Julie Christie, Susan Sarandon, Nick Nolte et Chris Cooper.

Charlie Hebdo: Robert Redford défend la liberté d’expression à Sundance

Posté par vincy, le 23 janvier 2015

Lors de l'ouverture du festival du film indépendant de Sundance hier soir, son créateur, l'acteur et réalisateur Robert Redford a réagit à l'attentat contre Charlie Hebdo en axant son discours sur la liberté d'expression. Pour lui, l'attentat du 7 janvier, "un événement triste, choquant" est un "signal d'alarme" pour la liberté d'expression."Très clairement, je pense qu'il y a une attaque à la liberté d'expression dans plusieurs endroits, ce n'est pas l'exclusivité de Paris" a-t-il déclaré.

"Nous croyons en la diversité, la liberté d'expression est fondamentale pour nous. Vous allez voir ici beaucoup de films qui vont contrarier d'autres gens, mais ça n'est pas grave, c'est ça la diversité", a-t-il ajoté.

Sundance présente plus de 200 films cette année, dont A Walk in the Woods de Ken Kwapis, avec Redford lui-même.. Le Festival a ouvert avec What happened, miss Simone?, documentaire sur la légende du jazz Nina Simone, et How to change the world sur la naissance de l'association internationale de protection de l'environnement Greenpeace. Plusieurs films mettent en scène des vedettes hollywoodiennes ou internationales, parmi lesquelles Guy Pearce, Chiwetel Ejiofor, Chris Pine, Vincent Cassel (dans Partisan de Ariel Kleiman), Nicole Kidman, Kevin Bacon, Keanu Reeves, Emma Thompson, Saoirse Roan, Orlando Bloom, Anna Kendrick, Sam Rockwell, Winona Ryder, Michael Fassbender, James Franco, Zachary Quinto, Emma Roberts, Ewan McGregor, Jennifer Lopez, Ryan Reynolds, Ethan Hawke, Jesse Eisenberg, Jonah Hill, Felicity Jones. Parmi les événements sont attendus les nouveaux films de Noah Baumbach, Paul Weitz, Rodrigo Garcia, Eli Roth... Bande de filles et Eden seront projetés dans la section Spotlight.

Robert Redford et Cate Blanchett au coeur du Rathergate

Posté par vincy, le 11 juillet 2014

cate blanchett robert redfordRobert Redford et Cate Blanchett seront les stars d'un film basé sur le scandale appelé le "Rathergate", intitulé provisoirement Truth. Survenu en 2004, et hautement médiatisé à l'époque, le Rathergate porte le nom du journaliste Dan Rather, qui a révélé que le président de l'époque, George W. Bush avait reçu un traitement de faveur quand il était engagé dans la garde nationale de l'armée de l'air durant la Guerre du Vietnam. Malheureusement, la réputation de Rather en pris un sérieux coups quand on lui demanda d'authentifier certains documents étayant cette révélation.

Redford incarnera le journaliste vedette de CBS Dan Rather tandis que Cate Blanchett interprétera la productrice de CBS News Mary Mapes, selon les informations du Hollywood Reporter. Le scénario sera adapté des mémoires de Mary Mapes, paru en 2005 - Truth and Duty : The Press, The President, and the Privilege of Power, paru en 2005 et inédit en France. James Vanderbilt (Amazing Spider-Man 2, White House Down, Zodiac) a été engagé pour écrire le film. Pour la première fois, il passera également derrière la caméra pour le réaliser.

Redford a déjà été un très célèbre journaliste à l'origine d'un scandale, le "Watergate", qui coûta le poste de président à Richard Nixon. C'était en 1976. Il incarnait Bob Woodward dans Les hommes du président. Comme acteur, on l'a récemment vu dans l'impressionnant All is Lost et le succès Captain America : Le soldat de l'hiver. Il tourne actuellement A Walk in the Woods, de Ken Kwapis.

Cate Blanchett, tout juste oscarisée pour Blue Jasmine, donne sa voix à Valka dans Dragons 2. On l'a également vue dans Monuments Men. Elle sera à l'affiche de plusieurs films d'ici un an : le dernier épisode de la trilogie du Hobbit, Knights of Cups, un Terrence Malick, Carol et Cendrillon.

Sundance 2014 : le cinéma indépendant à la croisée des chemins

Posté par vincy, le 16 janvier 2014

robert redford au festival de sundance

Il y a deux ans, Sundance présentait Margin Call de J.C. Chandor en avant-première mondiale. Chandor a ensuite enrôlé Robert Redford pour être l'unique acteur de All is Lost. Robert Redford, 77 ans, va savoir cet après midi s'il reçoit une deuxième nomination à l'Oscar du meilleur acteur pour ce film, 40 ans après celle qu'il a obtenu pour L'Arnaque. Mais aujourd'hui, son esprit est ailleurs. Son festival, Sundance, ouvre sa 30e édition. En fanfare : 121 films présentés, et un statut de manifestation majeure dans l'agenda de l'industrie cinématographique.

Robert Redford est devenu au fil du temps le grand défenseur du cinéma indépendant, même si ce genre a varié avec les années. Les studios hollywoodiens s'en sont mêlés, investissant dans des productions "art et essai" à travers des filiales spécifiques, puisant dans la liste des cinéastes révélés à Sundance pour leur confier des projets plus "ambitieux".

Au fil des entretiens donnés ces jours-ci, l'acteur-réalisateur affirme que cette trentième édition revient à ses origines. "On revient un petit peu à nos racines, puisqu'on retrouve des films indépendants très différents, et même encore plus différents que ce que nous avons pu voir ces dernières années." Mais c'est aussi l'une des rares éditions où de nombreux cinéastes déjà sélectionnés les années précédentes vont revenir, tels de fidèles abonnés à l'événement. Leur intérêt n'est pas de se retrouver au palmarès (ils sont souvent hors-compétition) : il est beaucoup plus pragmatique.

De Sundance aux Oscars

Sundance, festival reconnu, est avant tout un marché. Redford ne l'ignore pas : il faut séduire les acheteurs (distributeurs). La crise de 2008-2011 semble passée. Dans un contexte où les blockbusters et autres tentpoles sont de plus en plus risqués financièrement, les studios n'hésitent plus à financer des films moins coûteux mais souvent plus rentables. Et le label Sundance est un atout : un film primé au Festival accentue son buzz en passant par les cases Berlin ou Cannes. Le box office de films comme Precious, Les bêtes du sud sauvage ou Fruitvale Station confirment les choix du Festival. Les nominations aux Oscars consacrent définitivement, un an plus tard, ces productions tournées à l'écart du système.

Cette année, les professionnels sont optimistes : avec beaucoup de films de genre, la programmation de Sundance affiche un profil plus grand public, de ceux qui séduisaient les Miramax (années 90) ou Focus (années 2000).

Mais là aussi le jeu a changé. Un Lionsgate a désormais les moyens de produire une franchise comme Hunger Games ou un hit comme Insaisissables et s'invite ainsi dans le Top 5 des distributeurs américains en répliquant le modèle des studios. Weinstein Company, Fox Searchlight, Focus Features, le nouveau venus CBS Films et Sony Classics, leaders du cinéma indépendant, pèsent autant que la Paramount au box office nord-américain. Et leur poids pourrait encore croître avec leurs stratégies de plus en plus axées sur des films fédérateurs.

House of Cards

Mauvaise nouvelle pour les cinéastes qui s'aventurent hors des sentiers battus? Pas forcément. Le jeu a changé. Désormais les "deals" se négocient pour des sorties en salles mais aussi pour des diffusion sur des plateformes numériques. De nouveaux acquéreurs comme Amazon ou Netflix sont aux aguets, ce qui stimule le marché, de plus en plus fragmenté, pour ne pas dire segmenté. Certains films de Sundance ne seront jamais dans les cinémas, uniquement visibles en vidéo à la demande, avec l'accord des cinéastes. La forte croissance du secteur (télévision connectée inclue), la place prépondérante des réseaux sociaux leur permettent d'atteindre une notoriété, qui aurait été illusoire avec le circuit traditionnel.

La recette idéale n'est pas encore connue. Sundance se transforme en laboratoire où chacun essaie une formule magique : sortie en salles, en VàD, mix des deux... C'est ici que se joue sans doute le modèle économique du cinéma. Cette année sera déterminante pour comprendre comment les "décideurs" choisissent leurs projets, et la manière dont ils vont le diffuser.

La pépinière Sundance était un festival, puis un institut (accompagnement dans l'écriture, la production), et même une télévision. Retour aux sources artistique peut-être, mais économiquement, Sundance devenu davantage un lieu de prospective.

121 films célèbreront les 30 ans de Sundance

Posté par vincy, le 15 janvier 2014

sundance 2014Le festival du cinéma indépendant de Sundance célèbre sa 30e édition à partir du jeudi 16 janvier et jusqu'au 26 janvier. Sundance est devenu le synonyme de cinéma indépendant et de lancement de saison.

Premier grand festival majeur de l'année, les films sélectionnés parcourent ensuite les autres festivals dans des sélections souvent parallèles, que ce soit Berlin ou Cannes.

Créé par Robert Redford, Sundance a pour but de montrer la diversité du cinéma mais aussi d'offrir une respiration dans un système dominé par les grands studios hollywoodiens. C'est aussi dans ces montagnes de l'Utah que des cinéastes comme Jim Jarmusch, les frères Coen, Steven Soderbergh, Kevin Smith, David O. Russell, Robert Rodriguez, Todd Solondz, Robe Epstein et Jeffrey Friedman, Neil LaBute, Paul Thomas Anderson, Darren Aronofsky, John Cameron Mitchell, Christopher Nolan, entre autres, ont été révélés et même primés pour la première fois. Des films comme Fruitvale Station, Les bêtes du sud sauvage, Little Miss Sunshine, Take Shelter, Winter's bone ont tous commencé leur carrière à Sundance avant d'être sacrés sur la Croisette en France ou aux Oscars à Los Angeles.

Cette année 121 longs métrages (dont 100 avant-premières mondiales) venus de 37 pays (le cinéma français est toujours faiblement représenté) seront projetés. Une sélection drastique puisque 12 218 films, courts et longs, ont été soumis au comité de sélection.

La compétition USA est composée de 16 films:
Camp X-Ray (Peter Sattler) — Cold in July ( Jim Mickle) — Dear White People (Justin Simien) — Fishing Without Nets (Cutter Hodierne) — God's Pocket (John Slattery) — Happy Christmas (Joe Swanberg) — Hellion (Kat Candler) — Infinitely Polar Bear (Maya Forbes) — Jamie Marks is Dead (Carter Smith) — Kumiko, the Treasure Hunter (David Zellner) — Life After Beth (Jeff Baena) — Low Down (Jeff Preiss) — The Skeleton Twins (Craig Johnson) — The Sleepwalker (Mona Fastvold) — Song One (Kate Barker-Froyland) — Whiplash (Damien Chazelle)

La compétition internationale comporte 12 films:
52 Tuesdays / Australie (Sophie Hyde) — Blind / Norvège (Eskil Vogt) — Difret / Ethiopie (Zeresenay Berhane Mehari) — The Disobedient / Serbie (Mina Djukic) — God Help the Girl / Royaume uni (Stuart Murdoch) — Liar's Dice / Inde (Geetu Mohandas) — Lilting / Royaume uni (Hong Khaou) — Lock Charmer (El cerrajero)/ Argentine (Natalia Smirnoff) — To Kill a Man / Chili (Alejandro Fernández Almendras) — Viktoria / Bulgarie (Maya Vitkova) — Wetlands / Allemagne (David Wnendt) — White Shadow / Italie (Noaz Deshe)

Tous les styles sont représentés. La technologie n'est plus le monopole des grosses productions, ouvrant ainsi le cinéma indépendant à des formes de narration jusque là intouchables faute de moyens. Le cinéma de genre arrive donc en force chez les auteurs.

Sundance réussit surtout à rivaliser avec les grands festivals grâce à la présence de stars. Les comédiens ne manquent jamais à l'appel. Ils défendent même souvent avec ardeur leur choix de jouer hors des sentiers battus. Cette année, les festivaliers croiseront Kristen Stewart, Anne Hathaway, Michael Shannon, Phillip Seymour Hoffman, Aaron Paul, Mark Ruffalo, Kristen Wiig, Ethan Hawke, Kelly Reilly, Chloë Grace Moretz, Michael Fassbender, Michael Pitt, Marisa Tomei, Keira Knightley, Willem Dafoe, Steve Coogan, Selena Gomez, Felicity Huffman, Eva Green, William H. Macy, Billy Crudup, Rachel McAdams, Ben Whishaw, Robin Wright, Gemma Arterton, Anna Kendrick et Ryan Reynolds.

Les Critiques de New York récompensent American Hustle, La vie d’Adèle et Le vent se lève

Posté par vincy, le 3 décembre 2013

jennifer lawrence american hustleLe New York Film Critics Circle a lancé la salve des prix aux Etats-Unis, et donc le compte à rebours jusqu'aux Oscars.
Premier grand vainqueur, le nouveau film de David O'Russell, American Hustle (American Bluff en français), qui succède à Zero Dark Thirty. Le film remporte trois prix (film, second rôle féminin, scénario). Une razzia. Il sortira le 5 février en France.

Steve McQueen gagne le prix du meilleur réalisateur. Notons surtout que Robert Redford est honoré pour la première fois par les critiques de New York malgré ses 55 ans de carrière!

Mais c'est côté français qu'on peut se réjouir. Outre le prix de la meilleure image pour le chef opérateur Bruno Delbonnel (et son travail sur le film des Coen), c'est bien la Palme d'or d'Abdellatif Kechiche, La vie d'Adèle, qui repart avec le prix du meilleur film en langue étrangère. C'est quasiment un sans faute pour le Festival de Cannes puisque c'est la troisième Palme qui est consacrée à Gotham depuis 2008. De même le cinéma français ne se porte pas mal puisque deux films d'Olivier Assayas et le Haneke l'an dernier ont précédé le Kechiche.

Evidemment, l'autre fait notable est bien le triomphe du dernier film d'animation d'Hayao Miyazaki, Le vent se lève. Dorénavant, il est le seul cinéaste à avoir reçu trois fois ce prix.

Meilleur film : American Hustle de David O'Russell
Meilleur réalisateur : Steve McQueen (12 Years a Slave)
Meilleure actrice : Cate Blanchett (Blue Jasmine)
Meilleur acteur : Robert Redford (All Is Lost)
Meilleur second rôle féminin : Jennifer Lawrence (American Hustle)
Meilleur second rôle masculin : Jared Leto (Dallas Buyers Club)
Meilleur film en langue étrangère : La vie d'Adèle (France)
Meilleur film d'animation : Le vent se lève (Japon)
Meilleur scénario : American Hustle
Meilleure image : Bruno Delbonnel (Inside Llewyn Davis)
Meilleur premier film : Fruitvale Station
Meilleur documentaire : Stories We Tell

Last ride pour Karen Black (1939-2013)

Posté par vincy, le 9 août 2013

karen blackKaren Black, de son vrai nom Karen Blanche Ziegler, est décédée hier, jeudi 8 août, en Californie à 74 ans des suites d'un cancer déclaré il y a trois ans. Son mari Stephen Eckelberry a annoncé sa mort sur sa page Facebook : "C'est avec une grande tristesse que je vous annonce que mon épouse et meilleure amie, Karen Black, est morte il y a quelques minutes".

Née en 1939 dans l'Illinois, Karen Black a joué dans une centaine de films. C'est son rôle dans le film culte Easy Rider de Dennis Hopper, avec Jack Nicholson et Peter Fonda, qui en fit une star du Nouveau Cinéma américain. L'année suivante, avec Cinq pièces faciles de Bob Rafelson, encore avec Nicholson, elle fut récompensée d'un Golden Globe du meilleur second rôle féminin, en plus de recevoir une nomination aux Oscars. Égérie d'un 7e art qui chevauchait de nouveaux styles et filait vers de nouveaux horizons, Black était promise à une grande carrière alors que le cinéma américain était dominé par une nouvelle génération d'acteurs masculins. A cette époque, seules Jane Fonda, Faye Dunaway et Sally Field parvenaient à s'imposer à la fois au grand public et dans des films d'auteur.

Altman, Hitchcock, Coppola, et Gatsby

Pourtant, elle se fourvoya dans de nombreux films de séries B (747 en péril) voire Z (L'invasion des Piranhas). Cela ne l'a pas empêchée de tourner avec les plus grands cinéastes et de donner la réplique aux plus grandes stars. Parmi ses films les plus marquants, on retiendra Big Boy (Francis Ford Coppola, 1966), The Outfit (John Flynn, 1973), L'année du fléau (John Schlesinger, 1974), la version de Gatsby le Magnifique avec Robert Redford (1974, et second Golden Globe à la clef), Nashville (l'immense film de Robert Altman, 1975), Complot de famille (ultime oeuvre d'Alfred Hitchcock, 1976) et Capricorn One (Peter Hyams, 1977).

Dès la fin des années 70, l'actrice fut un peu délaissée par le cinéma qui l'enrôla surtout pour des films d'horreur (La maison des 1000 morts de Rob Zombie, 2003) ou des thrillers médiocres. Elle travailla essentiellement pour la télévision et se mit à écrire quelques scénarios. Karen Black n'apparaissait que dans des seconds rôles de films mineurs. Laissant finalement d'elle, dans nos mémoires de cinéphiles, que l'image d'une jeune et belle femme, libre, symbole d'une Amérique hippie.

Spielberg veut produire un remake des Raisins de la Colère

Posté par vincy, le 2 juillet 2013

Étrangement le classique de John Steinbeck (Des souris et des hommes), Les raisins de la colère, n'a été adapté qu'une seule fois, en 1940, par le légendaire John Ford, avec le non moins légendaire Henry Fonda. Le film avait récolté deux Oscars (réalisateur, second rôle féminin), en plus de cinq nominations (film, acteur, scénario, montage, son).

Le livre, Prix Pultizer, du futur prix Nobel de littérature (en 1962) était le miroir de la crise économique qu'avait subit l'Amérique à partir de 1929. Comme si cette époque faisait écho à la nôtre, DreamWorks a décidé de vouloir produire une nouvelle version. Le studio est en négociation avec les héritiers de l'écrivain (décédé en 1968), qui doivent aussi donner leur accord (ou pas) à Robert Redford pour une série télévisée adaptée du livre. Par ailleurs, DreamWorks devra aussi négocier avec la Fox, qui avait produit le premier film, et qui en détient toujours les droits internationaux. La Fox pourrait éventuellement distribuer le remake.

Rappelons l'histoire : lors de la Grande Dépression américaine, des Américains errent à travers le pays, plongés dans la misère. Ils sont chassés de leurs terres par les banques qui prennent possession de leurs biens fonciers. Parmi eux la famille Joad, honnêtes gens travailleurs, cherche un lieu pour gagner sa vie.

La nouvelle version serait produite par Steven Spielberg, grand admirateur de John Ford. DreamWorks développe déjà un autre remake d'un classique littéraire, celui de Rebecca (d'Alfred Hitchcock). Spielberg n'a cependant pas l'intention de réaliser le film (son prochain projet devrait être American Sniper, avec Bradley Cooper (lire notre actualité du 3 mai 2013).

Le film, si les héritiers donnent leur accord, sortirait pour les 75 ans de la publication du livre, fin 2014.