Venise 2019 : Noah Baumbach, Steven Soderbergh, David Michôd et Netflix

Posté par kristofy, le 4 septembre 2019

L'année dernière, le Lion d'or du Festival de Venise avait été décerné  à Roma d'Alfonso Cuaron (qui aura ensuite quelques Oscars), soit pour le première fois une récompense de catégorie A pour un film uniquement diffusé sur la plateforme Netflix, sans qu'il puisse être vu par le public dans les salles de cinéma. Venise, contrairement a Cannes,  est encore cette année une vitrine promotionnelle pour Netflix, quitte a faire grincer des dents les exploitants...

Le directeur artistique Alberto Barbera expliquait dans Le Film Français: "Si Netflix propose un film, je ne vois pas quelles pourraient être les raisons de le refuser hormis sa qualité. Ce sujet est pour le moment d’actualité mais dans deux ou trois ans tout aura changé. C’est déjà, d’une certaine manière, une problématique du passé. Il est vrai toutefois qu’il y a un problème entre les circuits de salles et les plateformes. Mais on ne peut pas demander à un festival de prendre en charge un problème qui fait partie de l’industrie du cinéma dans sa globalité."

Dans Libération, François Aymé, président de l'Association française des cinémas Art et essai, répliquait que la Mostra faisait une erreur historique: "A Cannes, il y a deux ans, nombre de commentateurs considéraient que la présence de Netflix dans les grands festivals «sans conditions» faisait partie du «sens de l’histoire», comme si c’était un impératif, que tout était écrit d’avance et que la logique libérale non régulée devait forcément s’imposer. En 2019, pourtant, revirement de ces mêmes commentateurs qui considéraient que la sélection de Cannes (sans Netflix) était la meilleure depuis des années."

Face à la dictature de l'algorithme, qui parait-il renvoie Roma aux oubliettes et place Meryl Streep au centre de tout, Venise opte pour un non-débat. Deux films sont ainsi sélectionnés en compétition officielle : Mariage Story de Noah Baumbach (avec Adam Driver et Scarlett Johansson) et The Laundromat de Steven Soderbergh (avec Meryl Streep et Gary Oldman), et hors-compétition, The King de David Michôd (avec Timothée Chalamet, Joel Edgerton, Sean Harris, Ben Mendelsohn, Lily-Rose Depp, Robert Pattinson...). Ces cinéastes tout comme ces casting sont prestigieux, mais ces films ne seront visibles qu'en étant abonnés à Netflix. Le cinéma reproduit ainsi le business model des séries exclusives, devenant des fictions unitaires de longue durée.

Mariage story de Noah Baumbach, avec Adam Driver et Scarlett Johansson

Le début du film est particulièrement enthousiasmant avec chacun des personnages décrivant les petits défauts mignons et les grandes qualités de l'autre. Cela pose à la fois leur relation, en même temps que le sujet : ce couple va se séparer. On y retrouve le ton qui fait la particularité des meilleurs films passés de Noah Baumbach (en fait sa période 2005/2013 avec Les Berkman se séparent, Margot va au mariage, Greenberg, Frances Ha), mais malheureusement on se retrouve aussi face à une œuvre de qualité très inégale à l'instar des déceptions de ses films suivants (While We're Young, Mistress America, The Meyerowitz Stories déjà une production Netflix). Ce Mariage Story contient pourtant son lot de bonnes séquences amusantes, mais la moitié de l’histoire  se fourvoie dans le type de ‘film de combat d’avocats’ qui plombe l'ensemble. Les personnages de Scarlett Johansson et Adam Driver sont traités à égalité, jusqu’à avoir chacun une scène chantée (Driver repoussera la chansonnette dans le prochain Léos Carax, calé pour Cannes 2020). Ils sont tous les deux très bons individuellement, mais leur jeu est un peu moins convaincant dans leurs scènes communes. L’histoire aurait été en partie nourrie pour certains scènes par les divorces respectifs de Baumbach et Johansson, cette chronique d'un couple qui se sépare - en souhaitant que ça se passe au mieux pour l'autre - va se compliquer parce qu'ils vont se retrouver géographiquement à l'opposé (lui voulait rester a New-York, elle revient près de sa famille à Los Angeles). Le coût des dépenses pour venir régulièrement passer du temps avec leur enfant devient un enjeu... Si Adam Driver impressionne beaucoup (il est plutôt victime de la situation), on imagine que le film n'aurait pas été un énorme succès en salles. Tant mieux pour Netflix qui peut viser quelques nominations aux Oscars.

The Laundromat de Steven Soderbergh, avec Meryl Streep et Gary Oldman...

C’est la grande déception des films en compétition, au point de supposer qu'il a été sélectionné parce que cela permettait d’amener Meryl Streep et Gary Oldman sur le tapis rouge. Peut-être symptomatique d’une relation trop privilégiée entre Venise et Netflix. Des stars, le sujet de l’affaire des ‘Panama Papers’, Steven Soderbergh à la réalisation : tout était attirant sur le papier, mais c’est douloureusement raté. La caution Soderbergh a permis un casting de grands noms mais il y font pâle figure : Meryl Streep joue une candide un peu ridicule qui sert de fil rouge à l’ensemble du puzzle, Gary Oldman et Antonio Banderas se retrouvent là à faire les narrateurs de luxe du récit, Matthias Schoenaerts est venu se montrer le temps d’une séquence, Jeffrey Wright assure sa petite partie.

En fait, ce sont tout les autres noms pas connus qui relèvent le niveau. The Laundermart est structuré comme un film à sketchs (l'influence du film argentin Les nouveaux sauvages) avec une suite de différents courts-métrages reliés ensemble. Meryl Streep perd son mari noyé lors d’un accident de bateau, mais elle n’obtient pas de grosse compensation financière car l’assurance avait été rachetée par une autre compagnie, elle-même dépendant d’une autre société cachée : le film évoque là les montages de sociétés-écrans liées à d’autres sans aucune possibilité d'identifier un véritable responsable. Le film évoque certaines formes juridiques de compagnie (de type trust, holding, off-shore...) domiciliées dans des iles faisant office de paradis fiscaux, et s’attarde sur une en particulier, qui utilise le même nom sur des milliers de formulaires pour que ses clients restent anonymes. En fait peu de choses relie ce film aux ‘Panama Papers’, sauf à montrer que plein de gens utilisent ce système pour une évasion fiscale condamnable (à ne pas confondre avec le plus acceptable 'optimisation fiscale'). Parmi ces gens se trouvent autant d'individus louches (trafiquants de drogues, oligarques russes…) que de millionnaires américains qui financent les campagnes électorales. The Laundermart aligne surtout différentes historiettes fantaisistes autour de plusieurs personnages et leur rapport avec l’argent (un père de famille qui propose des bons au porteur à sa fille en échange de son silence à propos de son infidélité à sa mère, des chinois qui contournent des lois pour investir à l’étranger), le tout sous une forme de vaste farce. La première image du film indiquait pourtant avec un certain humour ‘based on actual secrets’, promesse non tenue, diffusion hors salles de cinéma et uniquement via Netflix. Logique. Le film peut cartonner côté algorithmes.

The King de David Michôd, avec Timothée Chalamet, Joel Edgerton, Sean Harris, Ben Mendelsohn, Lily-Rose Depp, Robert Pattinson...

Au 15ème siècle, les Anglais sont en guerre contre les écossais, et le roi Henri IV, malade, se meurt. Il désigne le cadet de ses deux jeunes fils pour lui succéder, mais celui trouvera vite la mort pour avoir voulu s'imposer sur un champs de bataille. L'autre fils, l'aîné, qui d'ailleurs ne voulait pas vraiment être roi et qui se gardait à distance de la cour, va alors devoir être couronné sous le nom d'Henry V, incarné par Timothée Chalamet, le héros du film (et la star montante du moment). Entre intrigues de palais avec les religieux, ses conseillers, son fidèle compagnon d'antan, et surtout ce qui semblent être des provocations en provenance de la France, il va devoir réagir et agir : une guerre avec le royaume de France va commencer... The King coécrit par les australiens David Michôd et Joel Edgerton s'inspire à la fois de la pièce Henri IV de Shakespeare, de recherches historiques et d'inventions scénaristiques pour un gros film médiéval conduisant à une bataille épique avec une centaine de figurants dans la boue. Le film évoque les coulisses de la royauté aussi bien que des stratégies de guerre, mais c'est aussi une réflexion sur le pouvoir et son usage. Pour le coup, c'est dommage que The King soit réservé aux abonnés Netflix car le film aurait mérité d'être vu sur les grands écrans des salles de cinéma... A défaut, il peut lui aussi viser quelques Oscars et contribuer à la notoriété de Chalamet.

250M$ de budget pour le nouveau film de Christopher Nolan

Posté par vincy, le 22 juin 2019

C'est un pari risqué. Alors que les budgets mastodontes sont réservés aux franchises Marvel, Star Wars et Avatar (désormais toutes chez Disney), c'est un film dramatique, écrit par son réalisateur, qui se voit confier un budget de production de 250M$ selon World of Reel. D'autres sources mentionnent un devis aux alentours de 225M$. Autant dire que Christopher Nolan a toute la confiance de Warner Bros, qui fait du cinéaste une franchise en soi, une marque, à l'instar de ce que le studio pratique avec Clint Eastwood.

Christopher Nolan double presque l'énorme budget qu'il avait eu pour son précédent film, Dunkerque (165M$, ce qui était considérable, déjà, pour un film de guerre) ou Inception (autour de 160m$). Tenet sera donc au même tarif que The Dark Knight Rises. Il sera plus coûteux qu'Avatar et beaucoup moins que le dernier Avengers qui, hors marketing, avait coûté 360M$, ou que Pirates des Caraïbes 4 : La fontaine de jouvence qui bat tous les records de notre époque avec plus de 400M$.

Le risque est cependant mesuré puisque les 5 derniers films du cinéastes ont rapporté entre 500 millions et un milliard de dollars de recettes dans le monde.

Tenet, film d'espionnage mondialisé (dans la ligné d'Inception côté ambitions soit un blockbuster d'action qui cherche l'épate) a débuté ses prises de vues il y a quelques semaines. Le tournage est prévu dans sept pays, dont l'Estonie. On sait aussi que la musique ne sera pas signée Hans Zimmer pour une fois, mais Ludwig Göransson (Black Panther).

Robert Pattinson (ironiquement le nouveau Batman de la Warner Bros), John David Washington (Blackkklansman), Elizabeth Debicki sont entourés de Kenneth Branagh, Michael Caine, Aaron Taylor-Johnson, Clémence Poésy et la star indienne Dimple Kapadia au générique d'un film dont le pitch est gardé secret.

La sortie est calée en France pour le 22 juillet 2020.

Cannes 2019 : La star du jour… Robert Pattinson

Posté par wyzman, le 19 mai 2019

Connu du grand public pour ses participations aux sagas Harry Potter et surtout Twilight, Robert Pattinson est à 32 ans ce que l’on appelle communément l’icône d’une génération.En plus d'être une égérie de parfum.

A peine sorti de son personnage du vampire Edward Cullen, il s’est rué chez David Cronenberg non pas une mais deux fois. Ils présentent ensemble Cosmopolis (2012, sélection officielle) et Maps to the Stars (2014, sélection officielle).

2014 est également l’occasion pour Robert Pattinson de montrer qu’il en a sous le coude et que ses talents d’acteur dramatique sont presque sans limite comme dans The Rover de David Michôd (hors compétition). Mais c’est sans doute sa participation au Good Time des frères Safdie (2017, compétition) qui en aura définitivement fait un acteur pris au sérieux.

Cette année, il présente le très attendu et singulier The Lighthouse de Robert Eggers à la Quinzaine des Réalisateurs aux côtés de Willem Dafoe. Rien que ça !

The Batman : Robert Pattinson choisi par Warner Bros. et Matt Reeves dans le rôle-titre ?

Posté par wyzman, le 17 mai 2019

A 33 ans, l'acteur révélé au grand public dans la saga Twilight vient peut-être de décrocher son plus grand rôle. C'est en tout cas ce que laisse entendre Variety qui a révélé il y a quelques minutes seulement que Robert Pattinson incarnera Bruce Wayne dans The Batman, le film de Matt Reeves attendu dans les salles américaines pour le 25 juin 2021. Le média américain révèle en outre que bien Warner Bros. a refusé de commenter la nouvelle mais que celui qui présentera prochainement The Lighthouse de Robert Eggers au Festival de Cannes est le premier choix du studio et qu'un accord devrait être conclu sous peu.

Mais ce n'est pas tout puisque Variety annonce en outre que la pré-production doit commencer cet été tandis que le tournage pourrait débuter à la fin de l'année ou début 2020. Et il faut dire que le programme de Robert Pattinson est des plus chargés. En effet, il sera prochainement à l'affiche d'un film également produit par Warner Bros. aux côtés de John David Washington (BlackKklansman) et dont la sortie est prévue pour le 17 juillet 2020 mais dont le nom demeure inconnu.

Pour rappel, Matt Reeves s'est fait connaître en réalisant les deux derniers volets de la trilogie La Planète des Singes. Longtemps annoncé dans le rôle-titre (comme c'était le cas dans Batman v Superman et Justice League), Ben Affleck a raccroché les crampons à la demande de Warner Bros. début 2017, pour permettre à Matt Reeves de choisir un Bruce Wayne plus approprié à sa vision du justicier masqué. Robert Pattinson aurait ainsi été choisi alors même que Matt Reeves continue de peaufiner la version finale du scénario — un travail titanesque entrepris après les vives critiques de Batman v Superman. Si l'on en croit The Hollywood Reporter, la short-list de Matt Reeves inclut toujours Armie Hammer, Nicholas Hoult et Aaron Taylor-Johnson.

Timothée Chalamet, Joel Edgerton et Robert Pattinson tournent « The King » pour Netflix

Posté par vincy, le 1 juin 2018

Timothée Chalamet (Call Me By Your Name) et Joel Edgerton sont rejoints par Robert Pattinson, Sean Harris, Ben Mendelsohn et Lily-Rose Depp pour le film The King, contenu original destiné à Netflix. Tom Glynn-Carney et Thomasin Harcourt McKenzie sont aussi au générique.

Le tournage commence aujourd'hui au Royaume-Uni. David Michôd, qui avait déjà réalisé le très inégal War Machine (avec Brad Pitt) pour la plateforme, s'est inspirés des pièces de William Shakespeare, Henri IV et Henri V. Chalamet incarnera le Prince Hal (Henri V), défiguré dans sa jeunesse, qui hérite de la couronne en pleine Guerre de Cent ans, et doit apprendre à être roi, guidé par son ami le plus proche, Falstaff (Edgerton).

Robert Pattinson interprètera un prince français, le Dauphin, tandis que Mendelsohn sera Henri IV, et Lily-Rose Depp la princesse française Catherine de Valois, qui épousera Henri V.

Produit par Plan B (Brad Pitt), le réalisateur et Joel Edgerton, qui signent tous deux le scénario, le film sera diffusé sur la plateforme en 2019.

Henri V a été incarné au cinéma par Laurence Olivier, Kenneth Branagh et Tom Hiddleston. Timothée Chalamet, nommé aux Oscars pour son rôle dans Call Me By Your Name, et à l'affiche de Lady Bird et Hostiles cet hiver, est attendu dans Beautiful Boy de Felix Van Groeningen avec Steve Carell, pressenti pour Venise.

Deauville 2017 : une programmation faite d’hommages et d’avant-premières

Posté par wyzman, le 22 août 2017

On vous le disait il y a quelques semaines, l'édition 2017 du Festival de cinéma américain de Deauville rendra hommage à Jeff Goldblum, Laura Dern, Michelle Rodriguez et Darren Aronofsky. Mais ce n'est pas tout ! La conférence vient tout juste de se terminer et autant vous dire qu'il y aura fort à faire et à voir du 1er au 10 septembre prochain.

En effet, en plus des stars nommées plus haut, le festival rendra également hommage à Robert Pattinson, venu présenter son nouveau film : Good Time de Josh et Benny Safdie. Mais ce sera également le moment de revenir sur la carrière de Woody Harrelson, lui aussi venu présenter un long-métrage : Le Château de verre de Destin Daniel Cretton qui fera la clôture.

Parmi les films en compétition, nous trouvons A Ghost Story de David Lowery, The Bachelors de Kurt Voelker, Beach Rats d'Eliza Hittman, Blueprint de Daryl Wein, Ingrid Goes West de Matt Spicer, Katie Says Goodye de Wayne Roberts, Mary de Marc Webb, My Friend Dahmer de Marc Meyers, The Rider de Chloé Zhao, Stupid Things d'Amman Abbasi, Sweet Virginia de Jamie M. Dagg, They d'Anahita Ghazvinizadeh.

Le jury sera présidée par le réalisateur et scénariste Michel Hazanavicius. Il sera accompagné des réalisateurs Eric Lartigau et Michel Leclerc, des réalisatrices Alice Winocour, Yasmina Reza et Axelle Ropert, des comédiennes Clotilde Hesme, Charlotte Le Bon et Emmanuelle Devos ainsi que du comédien et interprète-compositeur Benjamin Biolay.

Notez qu'Emmanuelle Bercot sera présidente du Jury Révélation aux côtés d'Anaïs Demoustier, Pio Marmaï, Abd Al Malik, Leonor Varela et Pierre Rochefort. Le nouveau film de Doug Liman Barry Seal: American Traffic fera l'ouverture. Du côté des avant-premières, nos yeux seront rivés entre autres sur Ça d'Andy Muschietti, Kidnap de Luis Prieto, Mother! de Darren Aronofsky et The Only Living Boy in New York de Marc Webb.

Bonus : l'édition 2017 n'a pas oublié les plus sériephiles d'entre nous puisqu'ils pourront découvrir The Deuce, la nouvelle série de David Simon et George Pelecanos avec James Franco et Maggig Gyllenhaal.

Daily Cannes: Robert, Eva, Emmanuelle et une robe pour Twin Peaks

Posté par cynthia, le 28 mai 2017

Et bien voilà, ça y est, il va falloir reprendre le métro, reprendre un rythme normale, ne plus s'habituer à l'alcool gratuit, retourner bosser dans un bureau sans stars, soleil, glace ou café Nespresso, le festival de Cannes se termine lentement mais sûrement en emportant notre quotient plaisir avec.

Le 26 mai, la star de la croisette c'était bel et bien ROBEEEEEERRRRRRRRRRT Pattinson.
Tout d'abord je tiens à présenter mes excuses à l'acteur britannique car, il est vrai que mon appréciation à son égard était égale à l'amour que peut avoir un coiffeur envers des poux.

Focus du jour: Robert Pattinson (prononcé sur la croisette «ROBEEEEEEERRRRRRRTTTTT OH OUIIIIIIiiiiiiiiiii!!»)

Pattinson, on s'en souvient comme du vampire un peu constipé (revoir ses expressions faciales) et brillant au soleil (il a confondu le gloss avec sa crème bronzante) de la saga Twilight. Depuis, l'acteur a tenté, tant bien que mal - tout comme sa partenaire et ex-girlfriend Kristen Stewart toujours présente à Cannes lorsqu'il y est... je dis ça, je dis rien - d'enlever cette horrible image d'acteur de bas étage et d'aimant à minettes qui lui collait à la peau. Quatre passage au festival de Cannes et le bébert a su faire oublier légèrement son rôle de vampire/ado, jusqu'à ce jour... tout le monde a oublié le vampire.

Sa prestation dans le film de Josh et Benny Safdie, Good Time a enflammé le festival (ex explosé nos tympans lors de son arrivée sur le tapis rouge).

Robert Pattinson incarne un braqueur en cavale dans les bas-fonds de New York et livre une performance remarquable, au point que certains le considèrent comme un candidat sérieux au prix d'interprétation masculine, aux côtés de Louis Garrel et Joaquin Phoenix. Sur Twitter, le comédien aussi a emballé le cœur des critiques et cinéphiles qui évoque déjà une présence dans la future course aux Oscars 2018.

Eva Green et Emmanuelle Seigner

Le lendemain, il n'était pas question de faire baisser la température avec nos héroïnes du jour: Emmanuelle Seigner et Eva Green. Venues présenter, en hors-compétition, le film de Roman Polanski et adapté d'un roman de Delphine Vigan, D'après une histoire vraie, ont rejoué l'une des scènes (pleine de tendresse) du film. Les deux actrices ont échangé un doux baiser sensuel pour le plus grand plaisir des photographes de la croisette (je crois qu'il y en a deux ou trois qui ont dû poser un congé). Ça ne sauvera pas l'accueil critique du film: froid comme un bloc de glace. On crie déjà au nanar (c'est jamais que le troisième film français de la sélection qui est en lice pour le titre). Une chose est certaine: le surjeu de Eva Green devrait faire le bonheur des gif-maniaques.

Twitter, ce réseau drôle et captivant

Et parce que Cannes c'est aussi beaucoup sur les réseaux sociaux, voici deux tweets qui ont retenu notre attention, hommage non feint à ces festivaliers qui profitent de Cannes pour s'amuser et nous faire sourire... Vivement la session de l'année prochaine.

Cannes 2017 : Qui sont les frères Safdie ?

Posté par kristofy, le 25 mai 2017

Cette année dans la compétition officielle du côté des américains, il y a les nouveaux films de Todd Haynes, Sofia Coppola, Noah Baumbach, et celui des frères Safdie avec Robert Pattinson et Jennifer Jason Leigh dans une histoire de braquage. Qui sont ces cinéastes indépendants dont la carrière va prendre une nouvelle dimension ?

Les frères Joshua et Benny Safdie (ou Josh et Ben, c’est selon) sont quasiment nés à Cannes, plus précisément à La Quinzaine des Réalisateurs avec la sélection en 2008 de leurs premiers long-métrages The Pleasure of Being Robbed (réalisé par Josh Safdie) puis en 2009 de Lenny and the kids (réalisé par les deux frères et Prix John-Cassavetes aux Independent Spirit Awards), mais aussi avec le court-métrage The Acquaintances of a Lonely John (réalisé par Benny Safdie) en 2008.

Les deux frères - qui ont grandi à New-York - et quelques amis s’étaient déjà regroupés pour travailler ensemble sur plusieurs courts un peu dans l’esprit de la tendance du mumblecore (petit budget et grande énergie collective) en s'aidant de leur structure Red Bucket Films. Il en a découlé ces films qui ont trouvé un distributeur en salles et reçu de bonnes critiques. Ces deux longs et cinq courts ont d’ailleurs été regroupés dans un coffret de trois DVD (édité par Blaq Out) que l’on vous recommande.

Il faut attendre 2016 pour la sortie de leur 3ème long-métrage Mad love in New York (Heaven Knows What) inspiré de la vraie vie d’une jeune femme qu’ils avaient rencontré: une SDF en sevrage de drogue, devenue l’actrice de son rôle. Le film remporte le Grand prix au Festival de Tokyo et le prix des salles art et essai au Festival de Venise.

Ils varient les sujets, fidèle à leur envie de liberté totale, mais cherchent toujours un angle décalé à des récits a priori classique, avec des personnages marginaux ou singuliers, que ce soit un kleptomane, un lycéen joueur de basket ou un père mentalement psychologiquement malade.

Leur nouveau film Good Time ressemble à un grand écart : après s’être inspiré de leur famille (père, compagne…) et de faits réels, les frères Safdie se tournent vers de la pure fiction avec une histoire de braquage qui tourne mal. Toutefois, en toile de fond, on retrouve leur ville de New-York, dont ils ont une vision assez sombre (une partie du film est tourné dans une vraie prison). La présence de Robert Pattinson et Jennifer Jason Leigh donnent bien entendu une toute autre dimension au film, ce qui explique d’ailleurs leur promotion sur le tapis rouge de la compétition cannoise.

Pour autant les frères Josh et Benny Safdie ne sont pas pour autant ‘vendus’ à faire un film de commande d’un studio. Ils continuent d'écrire, réaliser et produire en famille. C’est bien entendu trop tôt pour spéculer, mais Good Time pourrait être l'une des surprises de ce 70e Festival.

Deauville 2015: Légendes, héros, femmes fortes et même un Vampire parmi les stars invitées

Posté par cynthia, le 29 août 2015

Moins d'une semaine avant le lancement de la 41 ème édition du festival du film américain de Deauville et c'est une pluie de stars est annoncée dans la ville.

Cette année, le festival rendra hommage, en sa présence, au comédien Ian McKellen. Connu par les jeunes pour son rôle de Magnéto dans la saga X-Men et de Gandalf dans la trilogie du Seigneur des anneaux, le comédien s'est imposé sur la scène londonienne comme l'un des meilleurs interprètes shakespeariens de sa génération. Squattant le septième art avec autant de talent, l'acteur compte à son palmarès une cinquante de prix et n'est pas avare quand il s'agit de s'engager pour défendre les droits LGBT. Il a brillé cet été dans les salles art et essai américaines avec Mr. Holmes.

Hommage également à la figure emblématique de la saga Pirate des Caraïbes (il a d'ailleurs annoncé il y a peu qu'il participe au prochain volet) et du Seigneur des anneaux (aussi), Orlando Bloom. L'acteur a su se démarquer de son image de beau gosse en jouant dans des films tel que Zulu, et en continuant d'être une source d'inspiration pour les magazines people. En attendant le prochain Pirates, il a tourné un drame indé, Digging for Fire, avec Rosemary DeWitt et un thriller, Unlocked, avec Noomi Rapace et Michael Douglas.

Le niveau fanatisme girly va atteindre son paroxysme avec Robert Pattinson qui vient présenter, en compagnie de Dane Dehann, Life, le biopic du sexy James Dean. Nous espérons qu'il a préparé sa crème solaire...il a besoin de prendre quelques couleurs. L'ex Vampire de Twilight enchaîne les films depuis un an et demi avec pas moins de sept tournages dans son agenda.

Autres célébrités charismatiques attendues sur le tapis rouge Keanu Reeves pour un hommage mérité, Jake Gyllenhaal (il va faire chaud à Deauville) venu présenter Everest, qui ouvre le Festival de Venise avant de faire l'ouverture de Deauville, ainsi que Tobey Maguire, qui présente Le Prodige ou encore Michael Bay qui recevra un hommage, sans doute pour son nombre d'entrées en salles, parce que si c'est pour son talent, on ne comprend pas.

Trois autres hommages seront rendus: Terrence Malick, amplement légitime, dont le nouveau film Knight of Cups fera son avant-première française, Orson Welles, pour la légende (lire aussi notre actualité du 7 août), et le producteur Lawrence Bender (Pulp Fiction, Kill Bill, Inglourious Basterds).

Et bien ça manque de femmes tout ça, vous ne trouvez pas? Heureusement Patricia Clarkson (La ligne verte, Le Labyrinthe, Shutter Island, Vicky Christina Barcelona, Dogville, Loin du Paradis) recevra un hommage également. Alison Brie viendra présenter sa comédie Jamais entre amis (lire aussi notre article du 14 août), Elisabeth Olsen (The Avengers Age of Ultron) sera également de la partie ainsi que Emily Blunt qui sera là pour promouvoir Sicario, le thriller de Denis Villeneuve en compétition au dernier festival de Cannes, qui fera la clôture du Festival normand (lire aussi notre actualité du 5 août).

Claire Denis embarque Robert Pattinson dans son projet SF

Posté par vincy, le 27 août 2015

Après quelques allers-retours à Los Angeles, Claire Denis a trouvé la tête d'affiche de son projet de film de science-fiction. Robert Pattinson tiendra le rôle principal du film.

Selon Le Film Français, Alcatraz Films (La vie d'Adèle, Les salauds) a confirmé le choix de la réalisatrice pour ce film en anglais qui se déroulera dans l'espace.

Ce projet, sans titre pour l'instant, a été coécrit par Denis, Jean-Pol Fargeau, son partenaire d'écriture historique, la romancière Zadie Smith et son époux l'écrivain et poète Nick Laird. Le magazine professionnel explique que l’astrophysicien français Aurélien Barrau et l'artiste contemporain danois Ólafur Eliasson ont collaboré au projet et que Stuart Staples du groupe Tindersticks, devrait s’occuper de la musique du film, après avoir déjà composé celles de White Material et 35 Rhums. Denis et Eliasson avaient déjà travaillé ensemble sur un court métrage pour l'exposition "Contact" présenté lors de l'ouverture de la Fondation Louis Vuitton à Paris l'an dernier.

Le film est une coproduction européenne avec le britannique Apocalypse et l'allemande Pandora. Le tournage devrait débuter cet hiver à Cologne en Allemagne.