Posté par Claire Fayau, le 20 décembre 2010

Synopsis : Au XXVe siècle, dans une cité souterraine qui ressemble à une termitière humaine où chacun s’identifie par un code de 3 lettres et 4 chiffres, THX 1138 est un technicien tout à fait ordinaire travaillant sur une chaîne d’assemblage de policiers-robots. Un jour, il commet pourtant un acte irréparable : lui et sa compagne LUH 3147 font l’amour dans une société qui l’interdit formellement. Pour THX 1138, c’est désormais la prison qui l’attend…
Notre avis : Premier long-métrage de George Lucas en 1971, reprise d'un court métrage de fin d'études à l'Université de Californie du Sud, produit par Francis Ford Coppola (il s'agit de la première création d'American Zoetrope), THX 1138 (son numéro de téléphone de l'époque à San Francisco) fut un échec relatif à sa sortie (800 000 $ de budget, 2,5 millions de $ de recettes), et il fallut attendre plus de 30 ans avant que George Lucas ne puisse montrer sa vision définitive (2002). Une vision sans concession, avec une musique spectrale et monocorde (de Lalo Schifrin, s'il vous plait). Un vrai thriller d'anticipation social prend sa source ou a fait écho, dans le désordre chronologique et stylistique, à Brazil, 1984, Métropolis, Tron (la poursuite automobile), La Planète des singes ou 2001 l’odyssée de l’espace... Sans compter les influences littéraires comme Le Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley.
Dans le monde de Lucas, ex-étudiant en anthropologie, tout est aseptisé, les humains ont le crâne rasé, les drogues sont obligatoires, le sexe est interdit, et tout est codifié. A cette époque , aux Etats-Unis, il y a le courant du Flower Power, avec les hippies aux cheveux longs qui prônent la liberté sexuelle... Le film de Lucas est un plaidoyer pour la liberté, une rébellion contre le totalitarisme. Un message qui ne peut laisser indifférent et qui s'avère aujourd'hui cruellement d'actualité.
Le film est cependant bien plus difficile d'accès que les autres oeuvres de Lucas. Ce n'est pas spécialement un film divertissant, mais intéressant. L'aspect déprimant, qui est souligné par le mouvement de la Passion de Saint Mathieu de Bach (musique réutilisée par Scorsese, déjà adorée par Godard), a tellement déplu à la Warner qu'elle a coupé une partie du film et réduit les dépenses marketing. Ceci explique cela.
La version définitive comporte des scènes modifiées, des dialogues changés et trois minutes supplémentaires.
Le succès critique a cependant facilité la vie du jeune Lucas, qui enchaînera avec le culte American Graffiti, de loin son meilleur film.
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Posté par vincy, le 3 septembre 2009
Le film événement de ce deuxième jour de Mostra était l'adaptation cinématographique du best-seller de Cormac McCarthy, La Route. Un Prix Pulitzer en 2007 tout de même. Une histoire apocalyptique qui devait être en salles il y a près d'un an.
Réalisé par l'Australien John Hillcoat, dont le précédent film, The Proposition, tourné en 2005, sortira seuelement à la fin de l'année en France, La route n'a pas convaincu les journalistes présents à Venise.
Suicide, cannibalisme, dévastation, ... le film offrait une piètre vision de la Planète et de ses habitants. Seul rescapé de l'assassinat critique, l'acteur Viggo Mortensen qui pourrait viser un prix d'interprétation. Les effets visuels et la musique de Nick Cave n'ont pas suffit à emballer les festivaliers. Et ce malgré un casting chic (en plus de Mortensen, on retrouve Charlize Theron, Guy Pearce et Robert Duvall).
Le problème avec une telle oeuvre littéraire est de placer l'attente à un si haut niveau que la déception ne peut être que grande. Modeste budget (15 millions d'euros), le film n'a toujours pas de date prévue pour une exploitation en France. Venise vient en plus de doucher l'espoir placé en lui. Les professionnels américains n'ont pas été tendres.
Rappelons que McCarthy est devenu très tendance à Hollywood depuis le succès critique, public, cannois et oscarisé de No Country for Old Men. Todd Field devrait réaliser l'adaptation de Blood Meridian et Andrew Dominik travaille sur celle de Cities of the Plain.
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Posté par Morgane, le 29 décembre 2008

« - Il dit qu’il te fera un gros bisou quand il te verra maman »
Synopsis : Jusque-là, Brad et Kate avaient toujours réussi à éviter de passer Noël dans leur famille en s'enfuyant vers des contrées exotiques pour des vacances paradisiaques. Mais pour cette année, c'est raté. Rien ne leur sera épargné, et ce dès l'aéroport avec tous les vols annulés. Entre les humiliations, les secrets que chacun avait soigneusement réussi à cacher à l'autre, les rancoeurs et les situations impossibles, le couple va vivre une journée qui risque d'être la dernière de leur relation...
Ce qu’on en pense : Pour son premier long métrage, Seth Gordon nous offre une comédie un peu fade à l’occasion des fêtes de Noël qui sont à l’honneur du film.
Le film se déroule sur les pas de Brad (le grand Vince Vaughn) et Kate (la minuscule Reese Witherspoon), jeune couple (très) dynamique de San Francisco, qui ont décidé de jouir de la vie et de ne rien laisser entraver leur bonheur, que ce soit leurs familles (quatre parents divorcés), d’éventuels futurs enfants ou bien encore un mariage contraignant. Afin donc d’éviter les conventionnels repas de Noël en famille, ils décident de s’envoler en amoureux, comme chaque année, pour les îles Fidji. Malheureusement, un concours de circonstances fait qu’ils se voient dans l’obligation de rendre visites à leurs quatre parents tous plus caricaturaux les uns que les autres. L’un est un véritable beauf, l’autre est une authentique hippie, la troisième une grenouille de bénitier et le dernier est lui…classique.
La journée s’éternise (on dirait que les jours là-bas contiennent légèrement plus que 24h) sautant de foyer en foyer et les esprits se remuent. Le rejet de la famille et d’une progéniture n’est plus si catégorique et l’horloge biologique de Kate se met en marche (quoi de plus normal en une journée).
Le film parti sur un pied comique se fait bien vite moralisateur et se prend peu à peu trop au sérieux. On aurait certainement préféré que le réalisateur s’en tienne à son couple cynique sans le transformer forcément. On aurait voulu un peu plus de… surprise.
Tags liés à cet article: comédie, critique, four christmases, Jon Favreau, jon voight, mary steenburgen, reese witherspoon, robert duvall, seth gordon, sissy spacek, tout ... sauf en famille, vince vaughn.
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