Les Golden Globes, entre vannes et vernis

Posté par Sarah, le 17 janvier 2011

La 68ème cérémonie des Golden Globes s'est déroulée dans la nuit de dimanche 16 au lundi 17 janvier (heure française) au Hilton de Los Angeles, en Californie. L'humoriste britannique Ricky Gervais a présenté la cérémonie. Par intermittence, car il fut absent durant presqu'une heure suite à une blague sur les scientologues lors d'une présentation d'I Love you Philip Morris : "un film dans lequel deux acteurs hétérosexuels font semblant d'être gays. C'est tout le contraire de certains scientologues connus", avant d'ajouter que ses avocats l'avaient aidé à formuler cette phrase. Autre moment de bravoure de l'humoriste : il a regretté que Sex and the City 2 n'ait pas été nommé dans la catégorie meilleurs effets spéciaux pour... avoir photoshoppé l'affiche du film !

La salle était pleine, les robes de soirée plutôt sages (avec la palme du mauvais goût pour Helena Bonham Carter) et tout le gratin du cinéma hollywoodien était présent malgré les accusations de corruption qui entachent les électeurs du prix (voir actualité du 15 janvier). Il faut dire que la cérémonie est télédiffusée et assure un maximum de publicité aux stars : Steven Spielberg, Jane Fonda, Annette Bening, Warren Beatty, Johnny Depp, Angelina Jolie, Brad Pitt, Nicole Kidman... ils étaient tous là. Même la jeune génération= Andrew Garfield, Robert Pattinson, Jesse Eisenberg, Mila Kunis, . Et un intrus : Justin Bieber, qui, malgré sa blessure sur le tournage d'un épisode de la série Les Experts, à réussi à venir sain et sauf, mèche impeccable. de quoi lancer la promo de son film-concert en 3D.

Mais le moment le plus hollywoodien était sans doute le come-back de Michael Douglas, pour sa première apparition publique depuis son combat - couronné de succès - contre un cancer de la gorge. "Je suis tellement heureux de pouvoir sortir. C'est mon premier événement public depuis ma maladie et c'est un moment très spécial pour moi", a-t-il déclaré. Il a aussi pointé avec une pointe d'ironie qu'il n'était pas sûr que la standing ovation était dédiée simplement à son talent...

Le film qui a reçu le plus de récompenses reste sans conteste The Social Network de David Fincher, qui a reçu 4 Golden Globes, dont celui du meilleur film dramatique et du meilleur réalisateur. Natalie Portman a marqué avec son rire un peu crétin.Elle est apparue très émue et, enceinte de plusieurs mois, elle a aussi remercié son compagnon (et futur papa), qui est l'auteur de la chorégraphie de Black Swan.

Un prix qui était aussi annoncé est celui que Robert De Niro a reçu pour l'ensemble de sa carrière, le prix Cecil DeMille. Il l'a accepté avec émotion de la part de Matt Damon (l'acteur a joué chez Scorsese, comme De Niro mais surtout pour le réalisateur De Niro dans Raisons d'Etat) : "Je sais qu'il ne se passera pas beaucoup de temps avant que Matt Damon ne reçoive son propre prix Cecil B. DeMille". Rappelons que l'an dernier aux Golden Globes, De Niro, futur président du jury du festival de Cannes, remettait ce même prix au grand réalisateur Martin Scorsese.

L'équipe de Carlos a reçu le prix du meilleur téléfilm. Olivier Assayas, le réalisateur, était entouré de toute son équipe, et était visiblement très content d'être là. "Pendant très longtemps on a eu un peu peur de montrer les années 70 à l'écran. C'était une décennie de passions, de violence, qui semblait extrémiste", observait le producteur Daniel Leconte. "Mais aujourd'hui, la perspective du temps fait qu'on peut l'aborder de façon libre, sans préjugés" a-t-il ajouté.

Mais que valent les Golden Globes finalement. En 1999 Sharon Stone a envoyé une montre de luxe et gagna pour son rôle dans La Muse, en 1981 à l'actrice Pia Zadora, après une invitation de son riche mari producteur à Las Vegas (le scandale poussa la chaîne CBS à rompre son contrat de diffusion), fut nommée. Cette année, c'est la nomination de Johnny Depp et d'Angelina Jolie pour leurs performances dans The Tourist, échec critique et commercial, qui a surpris.

Laissons à Ricky Gervais le mot de la fin : "Je voudrais anéantir cette rumeur ridicule selon laquelle la seule raison pour laquelle l'Association de la Presse étrangère d'Hollywood a nommé The Tourist est pour passer du temps avec Johnny Depp et Angelina Jolie. C'est n'importe quoi. Ce n'est pas la seule raison. Ils ont aussi reçu des pots de vin", a ainsi plaisanté l'acteur.

Tribeca a dix ans : dix dates qui en ont fait l’un des festivals majeurs nord-américain

Posté par vincy, le 16 janvier 2011

Redford avait créé Sundance. De Niro aura créé Tribeca. Prix Cecil B. De Mille à la Cérémonie des Golden Globes ce dimanche, futur président du jury du festival de Cannes. Et notamment pour son rôle actif à défendre un cinéma indépendant.

2002 - Fondation du Tribeca Film Festival avec Jane Rosenthal et Craig Hatkoff à la suite des attentats du 11 septembre 2001. L'objectif est de restaurer l'image de New York et d'accompagner les transformations sociologiques et urbanistiques du quartier Tribeca. Le festival se prépare en quatre mois avec 1 300 volontaires. Roger Dodger, de Dylan Kidd, reçoit le premier prix du meilleur film. Star Wars Episode II fait son avant-première mondiale au festival.

2003 - 300 000 spectateurs fréquentent le festival. La programmation s'étend à l'international et à des projections en plein air sur le bord de l'Hudson River. À la fin de l'année, Robert De Niro acquiert un cinéma rebaptisé Tribeca Cinema. Blind Shaft, de Li Yang, reçoit le prix du meilleur film. Mais c'est la franco-italienne Valeria Bruni Tedeschi qui retient l'attention avec deux prix (meilleur nouveau talent, meilleure actrice) pour son premier film, Il est plus facile pour un chameau....

2004 - L'actrice mythique brésilienne Fernanda Montenegro reçoit le prix de la meilleure actrice.

2005 - Felicity Huffman ("Desperate Housewives") fait sensation en transsexuelle et obtient le prix de la meilleure actrice dans Transamerica

2006 - Marwan Hamed est primé pour L'immeuble Yacoubian, à titre de meilleur nouveau talent.

2007 - Gucci colle sa marque au Tribeca Documentary Fund pour soutenir les documentaires aux enjeux humanistes et sociaux. Marina Hands meilleure actrice dans Lady Chatterley.

2008 - Le festival s'associe à la chaîne de sport ESPN et propose le Tribeca / ESPN Film Festival avec des documentaires et des archives de films sportifs. Le film culte Morse, de Tomas Alfredson, reçoit le prix du meilleur film.

2009 - Avant que le Tribeca Film Festival ne soit filialisé dans Tribeca Entreprises, les co-fondateurs sont classés 14e de la liste des 25 plus grands philanthropes de la planète pour leur rôle dans la reconstruction de New York. About Elly d'Asghar Farhadi reçoit le prix du meilleur film. Mais surtout, Tribeca ouvre un Festival à Doha (Qatar), le Doha Tribeca Film Festival. La première édition accueille 35 000 visiteurs.

2010 - Le Tribeca Film Institue s'associe à la chaîne HBO pour créer un nouveau fonds de financement pour les documentaires, soit 100 000 $. Au total le TFI distribue 500 000 $ pour différents soutiens à la production grâce à six programmes (Tribecca All Access, TFI Latin America Media Arts Fund, Robert De Niro Sr. Prize...) .  La valeur totale des prix décernés est de 185 000 $. Le français Kim Chapiron (Dog Pound) reçoit le prix du meilleur nouveau talent. Au total, 410 000 spectateurs sont venus à un événement du Festival qui présentait 146 films (dont 91 longs métrages). 1 100 volontaires venus de 13 pays ont collaboré à la manifestation.

2011 - La 10e édition se tiendra du 20 avril au 1er mai 2011. En 9 éditions Tribeca a rapporté 600  millions de $ à l'économie de New York.

Robert De Niro, Président du 64e Festival de Cannes

Posté par vincy, le 6 janvier 2011

C'est une longue histoire d'amour entre Cannes et De Niro. Elle débuta en 1976, de la meilleure manière : une Palme d'or, et encore aujourd'hui son plus grand succès en France : Taxi Driver. L'acteur débarque alors sur la Croisette avec le rôle d'un psychopathe qui laissera longtemps des traces dans nos mémoires de cinéphiles. C'est aussi le sacre d'un couple mythique du 7e art : Scorsese et lui. Une naissance glorieuse qui fera de l'acteur une icône du cinéma de ses 40 dernières années, entre auteurs audacieux, choix culottés, succès populaires et aussi le passage à la réalisation, la production et même la création, il y a dix ans, d'un Festival à New York, Tribeca. "Il est pour toujours le dernier nabab, Vito Corleone, Jack la Motta, Sam “Ace” Rothstein…" s'enflamment les organisateurs. Ce n'est pas faux. Deux fois oscarisé (et au total six fois nommé aux Oscars),

"En tant que co-fondateur des festivals de Tribeca et de Doha, j’ai acquis une grande estime pour les jurys qui jouent un rôle décisif en distinguant des films de la plus haute qualité. Les festivals favorisent les connections au sein de la communauté cinématographique internationale et ont un impact culturel pérenne" a ajouté Robert De Niro: "Ayant été par deux fois président de jury dans les années 80, je sais que ce ne sera pas une tâche facile pour mes amis jurés et moi-même mais je suis honoré et heureux du rôle qui m’est confié par le Festival de Cannes."

Comme le disent si bien Gilles Jacob et Thierry Frémaux, il est "doté d'une plasticité de caméléon, il compose ses personnages sans qu'on sache s'il prend la mesure du rôle ou si le rôle s'adapte à ses mesures".

En 1976, il est aussi à Cannes pour 1900, de Bernardo Bertollucci, hors compétition. Il revient en 1983 dans un autre Scorsese, La Valse des Pantins, en compétition. L'année suivante, il porte sur ses épaules l'épique Il était une fois en Amérique, hors-compétition. En 1986, avec Jeremy Irons, il est de l'aventure de The Mission, de Roland Joffé. Une deuxième Palme d'or à son actif, cas plutôt rare. Cinq ans plus tard, retour à la compétition avec La Liste noire. En 1993, il monte les marches, hors-compétition, pour Mad Dog and Glory. Et il fera la clôture de Cannes 2008 dans What Just Happened? de Barry Levinson.

Autant dire qu'il n'a pas présenté à Cannes ses meilleurs films dans les vingt dernières années, plutôt réservés à Berlin. En même temps, depuis Jackie Brown en 1997, aucun de ses choix n'a été artistiquement marquant. Mais il a toujours été un fervent fidèle du festival, remettant la Palme d'or en 2008 à Entre les murs, décerné par le Président du jury, son ami Sean Penn. Car, étrangement, Cannes a encore choisit une star américaine pour son jury. C'est la cinquième fois depuis les années 2000, la troisième fois en quatre ans.

Avec De Niro, Cannes donne une fois de plus le trône à un enfant doué du cinéma américain, l'un de ceux qui, grâce à son statut, oeuvre pour la préservation d'une diversité qui nous est chère.

Sacha Baron Cohen sera Freddie Mercury

Posté par vincy, le 18 septembre 2010

La star de Borat, on ne peut plus hétérosexuel et religieux, incarnera le chanteur du groupe Queen, Freddie Mecrury, on ne peut plus homosexuel, et décédé du SIDA.
Robert de Niro produira le film, avec GK Films et Queen Films. Le scénario est signé Peter Morgan (Frost/Nixon, le prochain Eastwood, Hereafter). Il devrait se concentrer sur les années précédent le concert Live Aid en 1985. Le tournage est prévu pour 2011.
Freddie Mercury a formé Queen en 1970 et a dirigé le groupe jusqu'à son décès, en 1991, à l'âge de 45 ans, après avoir vendu près de 170 millions d'albums. Sa voix presque opératique a rendu des titres comme "We Will Rock You," "We Are the Champions", "Bohemian Rhapsody" et "The Show must go on" plus que cultes.

Venise 2010 : Machete est le héros sauce piquante de Robert Rodriguez

Posté par kristofy, le 2 septembre 2010

Danny Trejo dans Machete

Souvenez-vous du projet Grindhouse : un double programme rendant hommage aux films d'exploitations comme on pouvait en voir au drive-in. Le Boulevard de la mort de Quentin Tarantino suivait La Planète Terreur de Robert Rodriguez, et entre les deux films il y avaient des bandes-annonces imaginaires réalisées par Eli Roth, Rob Zombie, Edgar Wright... Si ces trailers n'ont pas été vus au cinema en France, Planète Terreur était bien précédé de la bande-annonce de Machete du même Rodriguez. On avait envie de voir à quoi pouvait ressembler ce film, et maintenant... il existe pour de vrai. Machete inaugurait les séances de minuit sur le Lido, et Robert Rodriguez est venu à Venise avec la plus que sexy de Sin City, Jessica Alba et son héros à la "sale gueule" Danny Tréjo.

Le verdict ne se fait pas attendre : Machete va devenir une légende, le personnage est tellement iconique et hors-norme qu'il ne peut que remporter une adhésion immédiate. La séquence d'introduction donne le ton avec une violence visuelle et sonore tellement extrême que c'est 'cool' comme du Tarantino qui oserait le mauvais gout, puis ensuite le récit bascule vers un autre genre de brutalité avec des vigilantes extrémistes du Texas qui font la chasse aux immigrés clandestins mexicains (un cow-boy tue une femme enceinte). La frontière mexicaine est un enjeu politique et économique, et ce sujet très sérieux va servir de prétexte à une succession de scènes d'action explosives.

Tout l'univers de Rodriguez se retrouve à l'image : l'humour est d'un gout douteux et les rebondissements sont des plus improbables, ça mitraille partout y compris en conduisant une moto, on y retrouve aussi une de ses recettes de cuisine et ses deux nièces. Il réunit ici pour le pire et le meilleur une distribution de haut niveau : Jessica Alba et Josh Brolin reprennent du service devant sa caméra, Michelle Rodriguez et Danny Tréjo deviennent les héros du Mexique, Steven Seagal joue de son image de ringard, Lindsay Lohan hérite d'un personnage qui reflète sa vie privée exposée dans les médias, et surtout Robert De Niro joue un sénateur du Texas en campagne pour une élection qui caricature presque un certain George W...

Tout ce que vous n'osiez pas rever voir dans un film, Machete le fait : ainsi, sauter par la fenêtre d'un immeuble en s'accrochant aux longs intestins d'un mec qu'il vient de poignarder c'est possible ! "Don't fuck with me - I don't fuck with you attitude." Danny Tréjo a un physique de cinéma incroyable, désormais ce rôle va le consacrer comme le héros mexicain dans toute sa démesure. Robert Rodriguez réussit donc à la fois le meilleur film Grindhouse, la référence du genre 'mexploitation' inventée pour l'occasion, voire peut-être son meilleur film à ce jour.

Robert De Niro dans un film italien?

Posté par vincy, le 21 août 2010

L'acteur américain Robert De Niro est en négociations (très avancées) pour jour dans le troisième épisode de la franchise italienne Manual d'amore (Leçons d'amour à l'italienne), de Giovanni Veronesi. Un film en quatre chapitres où il serait, dans l'un d'entre eux, un professeur américain divorcé.

Le tournage doit débuter le 24 septembre à Rome.

Ce ne serait pas la première fois que le plus célèbre comédien italo-américain tourne avec un cinéaste étranger. Il a été dirigé par Sergio Leone (Il était une fois en Amérique). Agnès Varda l'avait invité à donner la réplique à Catherine Deneuve dans Les cent et une nuits de Simon Cinéma. Mais c'est la première fois depuis 1976 qu'il est la star d'un film en langue étrangère : à l'époque il s'agissait du film de Bernardo Bertolucci,  1900.

Le premier épisode de Leçons d'amour à l'italienne  est sorti en 2005 (en France, plus discrètement en 2006), suivi deux ans plus tard de sa suite (Leçons d'amour à l'italienne, chapitre suivant, inédite en France). Les deux films avaient remporté un gros succès en Italie : 2,7 millions d'entrées pour le premier volet, plus de 4,1 millions d'entrées pour le deuxième, se classant à chaque fois dans les dix films les plus populaires de l'année.

De Niro sera à l'affiche de quatre films dans les prochains mois : Machete de Robert Rodriguez (septembre aux USA), Stone de John Curran (octobre aux USA), le troisième opus de Mon Beau-père et moi, Little Fockers, de Paul Weitz (prévu pour les fêtes de fin d'années) et  The Killer Elite, film d'action avec Jason Statham et Clive Owen, qui sortira en 2011.

Hollywood Top 40 : les acteurs les mieux payés en 2009

Posté par vincy, le 24 février 2010

Vanity Fair a révélé les 40 plus grosses fortunes d’Hollywood pour l’année 2009. Après les réalisateurs voici le classement des comédiens "mâles". Harry Potter en tête devant les comédiens/producteurs. Du coup le box office n'a pas grand rapport avec les fortunes. Force est aussi de constater que les acteurs se font plus de fric que les actrices, mais que leurs cachets ont subit un coup de mou avec la crise. Aucun ne dépasse les 20 millions de $ par films, un chiffre bien deça de ce que pouvait attendre une star il y a quelques années.

6 - Daniel Radcliffe - 41 millons de $

7 - Ben Stiller - 40 millions de $

12 - Adam Sandler - 31,5 millions de $

13 - Denzel Washington - 31 millions de $

15 - Rupert Grint - 30 millions de $

16 - Owen Wilson - 29 millions de $

17 - Nicolas Cage - 28 millions de $

18 - Russell Crowe - 28 millions de $

21 - Johnny Depp - 25 millions de $

22 - Steve Carell - 25 millions de $

23 - Robert De Niro - 24,5 millions de $

28 - Robert Downey Jr. - 23 millions de $

29 - Georges Clooney - 22 millions de $

30 - Matt Damon - 22 millions de $

35 - Robert Pattinson - 18 millions de $

38 - Mark Wahlberg - 16 millions de $

39 - Shia LaBeouf - 15 millions de $

40 - Brad Pitt - 13,5 millions de $

Scorsese va sortir de son silence…

Posté par vincy, le 17 mars 2009

shutter island leonardo dicaprio martin scorseseDepuis Les infiltrés en 2006, qui lui avait, enfin, donné son premier Oscar du meilleur réalisateur, Martin Scorsese n'a pas sorti de films, hormis un court métrage et un documentaire. Son prochain film, Shutter Island, doit sortir en France le 14 octobre 2009. Il a réunit un casting étoilé : Léonardo DiCaprio (4e film ensemble), Michelle Williams, Mark Ruffalo, Ben Kingsley, Emily Mortimer, Elias Koteas, Max Von Sydow, et une révélation à venir, Jackie Earle Haley. Un thriller psychologique, et promet-on, haletant, adapté du polar de Dennis Lehane.

Scorsese débute simultanément la pré-production de Silence, adapté du roman japonais de Shusaku Endo. cela fait dix ans qu'il tourne autour de ce sujet. Deux prêtres jésuites persécutés dans le Japon du XVIIe siècle. Scorsese a choisit Daniel Day-Lewis, dont ce serait la troisième collaboration, Benicio del Toro et Gael Garcia Bernal pour jouer les rôles principaux.

Entre temps, il réalisera un documentaire sur le Beatles, George Harrrison, et il aimerait produire un biopic sur l'ascension de Theodore Roosevelt, avec DiCaprio "again".

Mais le projet le plus "excitant" d'un point de vue cinéphilique. Le studio Paramount tente de réunir de nouveau Scorsese et Robert De Niro. Ils n'ont pas tourné ensemble depuis le somptueux Casino, en 1995, après huit films, dont une Palme d'or, Taxi Driver. I Heard You Paint Houses, adaptation du livre sur l'assassion du syndicaliste Jimmy Hoffa (incarné dans un film de Danny DeVito par Jack Nicholson). Il serait produit par le réalisateur et l'acteur, et scénarisé par Steve Zaillian (American Gangster, Gangs of New York, La Liste de Schindler).

Les Oscars, pour la gloire…

Posté par vincy, le 23 février 2009

hugh jackmanLe noir était la couleur du soir des Oscars. Même Angelina Jolie la jouait sobre. La cérémonie, qui flirtait souvent avec Broadway, n'aura pas été si courte que ça. Mais le style y était, les innovations n'étaient pas inintéressantes, et Jackman a fait un bon job.

Côté remettants, reconnaissons que ça avait de la classe, hormis cette incongruité d'avoir donné à Reese Witherspoon l'honneur de présenter l'Oscar du meilleur réalisateur. Steven Spielberg pour le meilleur film, des jeunes mecs sexys comme James Franco, Robert Pattinson et Zac Efron, des jeunes filles sexy comme Jessica Biel et Natalie Portman, des stars issues de la télé (Sarah Jessica Parker, Jennifer Aniston, Tina Fey)... Et quelle bonne idée ces quintets pour présenter les catégories d'interprétation, garantissant ainsi le glamour.

Pour le second rôle masculin, Kevin Kline, Christopher Walken, Cuba Gooding Jr, Alan Arkin et Joel Grey donnaient le to. Cinq ex-gagnants de la catégorie, toutes générations confondues. Pour le second rôle féminin, Whoopi Goldberg, Goldie Hawn, Anjelica Huston, Eva Marie-Saint  et Tilda Swinton se partageaient la scène. Sophia Loren, Shirley MacLaine, Marion Cotillard, Nicole Kidman et Halle Berry formaient l'actrice parfaite. Michael Douglas, Adrien Brody, Robert de Niro, Anthony Hopkins et Ben "Gandhi" Kingsley composaient le meilleur acteur.

kate winslet sophia loren marion cotillardAnna Hathaway incarne Nixon 

Côté vocal, point de Peter Gabriel.

Mais Queen Latifah rendit hommage aux morts, Anne Hathaway participa à la séquence d'ouverture de Jackman, et celui-ci, avec Beyoncé Knowles, Zac Efron, Vanessa Hudgens, Amanda Seyfried et Dominic Cooper dansèrent et chantèrent sur un medley de comédies musicales créé par Baz Luhrmann. 

A. R. Rahman, John Legend et Mahalaxmi Iyer interprétèrent le médley des trois chansons en lice pour cet Oscar.

ben stiller natalie portmanCôté répliques et remerciements, les Oscars furent ni pire ni meilleurs que d'habitude. Hugh Jackman fut étincelant, dès les premiers instants, avec grâce, dérision, sens du spectacle, en chant comme en danse.

Il n'a pas hésité à vanner ses collègues comme Meryl Streep et ses 15 nominations ("c'est difficile de ne pas penser qu'elle prend des stéroïdes") ou Mickey Rourke ("nous avons 7 minutes de retard sur le programme, mais si tu gagnes, nous allons passer à vingt minutes"). 

En revanche, il n'avait rien de prévu pour "Brangelina". "Je n'ai aucune plaisanterie à leur sujet, je dois juste, contractuellement, mentionner cinq fois leur nom durant la soirée."

penelope cruzFinalement ce fut le père de Heath Ledger qui reçu l'Oscar posthume (voir actualité du 25 janvier). Penelope Cruz ne s'est pas évanouie, mais elle en a caressé l'idée.

Simon Baufoy a confié que pour lui il y a des endroits où on ne s'imagine pas aller : "la Lune, le Pôle sud, le podium de Miss Univers et la scène des Oscars".

On conclura avec le deuxième Oscar de Sean Penn pour sa personnification magistrale de l'activiste Harvey Milk. Un club très fermé de 37 acteurs et actrices. Lui aussi vêtu de noir, sage et posé, il a commencé par un provocateur "Merci, bande d'amateurs de tapettes pro-communistes, je ne m'attendais pas à ça".
sean pennDans une Californie encore blessée d'avoir rejeté par référendum le mariage gay, il a joué les porte-flambeaux et donné la tonalité politique de la soirée : "Je pense que c'est le moment pour ceux qui ont voté pour l'interdiction du mariage homosexuel  de s'asseoir et de réfléchir à leur grande honte et à la honte dans les yeux de leurs petits enfants s'ils continuent à se comporter ainsi. Nous devons avoir des droits égaux pour tous." Il a enfin cité Obama et Rourke. "Je suis très, très fier de vivre dans un pays qui élit un homme élégant comme président et un pays qui crée des artistes courageux." Il se tourne alors vers l'interprète de The Wrestler :  "Des artistes courageux qui, en dépit d'une grande sensibilité ont surmonté d'énormes défis, se relève et qui est mon frère."

hugh jackman anne hathaway

Les 20 stars les plus « bankables » d’Hollywood

Posté par vincy, le 13 février 2009

will smithLe magazine Forbes calcule chaque année le poids économique des stars hollywoodienne, en fonction des recettes internationales de leurs films et de leur pouvoir d'attraction médiatique. Une côte assez objective où seulement trois femmes et deux afro-américains se glissent parmi la cohorte de mâles, dont DiCaprio est le plus jeune (et le seul trentenaire avec Damon). Huit acteurs ont été révélés par le petit écran, dans une série ou une émission d'humour. Il n'y en qu'un seul qui soit né en dehors des Etats-Unis et du Canada, c'est l'Australien Russell Crowe. Il est étonnant de voir que le classement ne coïncide pas forcément avec le montant des cachets : ici aucune Nicole Kidman ou Cameron Diaz, aucun Mel Gibson ou Eddie Murphy.

Contrairement à l'adage, la valeur attend le nombre des années. Sept comédiens et comédiennes ont ainsi commencé leur carrière avant 1990. Et quatre d'entre eux on été tête d'affiche avant 1980.

Voici ce classement, dominé, largement et logiquement, par Will Smith, seule star sur laquelle un studio peut miser les yeux fermés.

1. Will Smith

2. ex-aequo. Johnny Depp, Leonardo DiCaprio, Angelina Jolie, Brad Pitt.

6. Tom Hanks

7. George Clooney

8. Denzel Washington

9. Matt Damon

10. Jack Nicholson

11. Julia Roberts

12. Adam Sandler

13. Tom Cruise

14. Russell Crowe

15. Will Ferrell

16. Meryl Streep

17. Robert de Niro

18. Ben Stiller

19. Jim Carrey

20. Clint Eastwood