Cannes 2010 : le mauvais oeil persiste…

Posté par vincy, le 12 mai 2010

La poisse. Une tempête (coûteuse) avec des vagues destructrices. Un nuage de cendres volcaniques qui s'amuse avec les avions européens. D'ailleurs, le Président du jury de la Caméra d'or, Gael Garcia Bernal était bloqué hier soir à Madrid, cherchant désespérément un plan B (train, voiture, bateau?) pour être présent à l'ouverture. Les trains déversant les festivaliers accusaient de nombreux retards ce mercredi. Les bus à l'aéroport de Nice étaient trop rares pour assumer le flot de voyageurs se rendant au Festival.

Et maintenant un réalisateur opéré du genou et proprement immobilisé qui ne peut pas venir. En effet, Ridley Scott ne sera pas là pour la projection en avant-première mondiale de son Robin des Bois. Si bien que la première conférence de presse du Festival faisait un peu "chea" avec la présence des deux stars, Russell Crowe et Cate Blanchett. Le reste du casting est aux abonnés absents, que ce soit Max Von Sydow, Danny Huston, William Hurt ou Léa Seydoux.

Eté 2010 : Le box office s’annonce plein de suites

Posté par geoffroy, le 30 avril 2010

inceptionPour la deuxième année consécutive, Ecran Noir a décidé de se prêter au jeu des pronostics autour des films les plus attendus du Box-office estival américain. Nous avons sélectionné 10 films susceptibles de « casser la baraque » aux Etats-Unis et dans une moindre mesure en France, puis nous les avons classés par ordre décroissant de succès attendu. Vu le nombre de films, nous n’avons pu nous résoudre à abandonner l’idée d’une petite liste d’outsiders. L’année dernière Ecran Noir avait cité dans cette catégorie Very Bad Trip, film qui a réalisé par la suite un score de "blockbuster" à plus de 270 millions de dollars, devenant la comédie la plus populaire de l'année.

Si chaque année nous livre son lot d’évidences, de surprises et de déceptions, il y a toujours quelques enjeux à se mettre sous la dent pour aiguiser notre curiosité. En 2010 nous aurons le droit à deux matchs et à deux interrogations.

Le premier match sera celui des suites. Qui de Iron Man 2, Shrek 4, Sex and the City 2, Toy Story 3 et Twilight 3 remportera la bataille ? Le deuxième match concernera la guerre à distance que se livre les deux grands studios d’animation américain Dreamworks et Pixar avec, pour cette saison estivale, le duel au sommet entre Shrek 4 et Toy Story 3.

Au sujet des interrogations, retenons le possible retour en grâce de Tom Cruise dans une comédie d’action après le semi-échec de MI3 (400 millions monde tout de même) et l’interrogation quant au risque financier du dernier Nolan/DiCaprio, Inception.

Classement :

1-      Iron-Man 2 de John Favreau (sortie France le 28 avril/USA le 07 mai).

USA : 400 millions de dollars

France : 3,5 millions d’entrées

2-      Shrek 4 de Mike Mitchell (sortie France le 30 juin/USA le 21 mai)

USA : 360 millions de dollars

France : 5 millions d’entrées

3-      Toy Story 3 de Lee Unkrich (sortie France le 14 juillet/USA le 18 juin)

USA : 340 millions de dollars

France : 6 millions d’entrées

4-      Twilight 3 de David Slade (sortie France le 07 juillet/USA le 02 juillet)

USA : 310 millions de dollars

France : 4 millions d’entrées

5-      Inception de Christopher Nolan (sortie France le 21 juillet/USA le 16 juillet)

USA : 225 millions de dollars

France : 3,5 millions d’entrées

6-      The A-Team (L'agence tous risques) de Joe Carnahan (sortie France le 16 juin/USA le 11 juin)

USA : 185 millions de dollars

France : 2,2 millions

7-      Sex and the City 2 de Michael Patrick King (sortie France le 2 juin/USA le 28 mai)

USA : 155 millions de dollars

France : 1,6 millions d’entrées

8-      Prince of Persia de Mike Newell (sortie France le 26 mai/USA le 28 mai)

USA : 140 millions de dollars

France : 2,4 millions d’entrées

9-      Robin des Bois de Ridley Scott (sortie France le 12 mai/USA 14 mai)

USA : 135 millions

France : 3,2 millions d’entrées

10-  Night and Day de James Mangold (sortie France le 28 juillet/USA le 25 juillet)

USA : 125 millions de dollars

France : 2,8 millions d’entrées

saltposter.jpgLes Outsiders

Salt avec Angelina Jolie (sortie France 25 le août/USA le 23 juillet). De l'action et de l'adrénaline.

Dinner for Schmucks avec Steve Carell (sortie France le 18 août/USA le 23 juillet). Le remake du Dîner de cons.

Get Him to the Greek avec Johan Hill (sortie France le 28 juillet/USA le 04 juin)

Grown Ups avec Adam Sandler (sortie France le 08 septembre/USA le 25 juin)

The Last Airbender de M. Night Shyamalan  (sortie France le 21 juillet/USA le 02 juillet)

Predators avec Adrien Brody (sortie France le 14 juillet/USA le 09 juillet)

The Sorcerer’s Apprentice avec Nicolas Cage (sortie France le 11 août/USA le 16 juillet)

Cats & Dogs avec Chris O’Donnell (sortie France le 04 août/USA le 30 juillet)

Despicable Me avec Steve Carell (sortie France le 13 octobre/USA le 09 juillet)

Piranha 3D de Alexandre Aja (sortie France le 25 août/USA le 27 août)

The Expendables de et avec Sylvester Stallone (sortie France le 18 août/USA le 13 août)

The Other Guys avec Will Ferrell (sortie France le 06 octobre/USA le 06 août)

The Karate Kid avec Jackie Chan (sortie France le 18 août/USA le 11 juin)

Robin des Bois de Ridley Scott fait l’Ouverture du Festival de Cannes

Posté par vincy, le 26 mars 2010

robin hood ridley scott russell crowe cate blanchett
Ridley Scott revient sur la Croisette, 33 ans après Les Duellistes. Robin Hood (Robin des Bois) fera l'ouverture du 63e Festival de Cannes, le 12 mai prochain. Russell Crowe (Robin), Cate Blanchett (Marian), Danny Huston (Richard), Max Von Sydow, William Hurt (William), Mark Strong (Sir Godfrey), Léa Seydoux (Isabella), Eilen Atkins (Eléanore d'Aquitaine) et  Matthew Macfadyen (le Shériff de Nottingham) fouleront sans doute, sauf conflit d'agenda, le tapis rouge.

C'est la énième version cinématographique autour du héros. De Disney à Mel Brooks, les parodies n'ont pas manqué. On se souvient évidemment des films avec Errol Flynn et Olivia de Havilland (en 1938), avec Sean Connery et Audrey Hepburn (en 1976), avec Kevin Costner (en 1991).

Ridley Scott a été en rivalité avec Sam Raimi et Bryan Singer pour réaliser cette nouvelle version scénarisée par Brian Helgeland, à qui l'on doit L.A. Confidential (sélectionné à Cannes en 1997), Mystic River (sélectionné à Cannes en 2004), mais aussi A Knight's tale, Payback, et les récents The Taking of Pelham 1,2,3 et  Green Zone.

Russell Crowe retrouve son réalisateur de Gladiator et American Gangster. Il est le plus vieux Robin des Bois de l'histoire du cinéma, puisque Sean Connery n'avait pas encore 45 ans en 1975 lors du tournage. Il a gagné une compétition sévère contre Christian Bale pour obtenir le rôle. De la même manière, Cate Blanchett l'a emporté sur Kate Winslet pour le personnage de Lady Marian, initialement prévu pour Sienna Miller.

En France, le film sortira en salles le jour même de l'ouverture puis dans le monde entier, entre le 13 et le 14 mai. A l'origine, Robin des Bois était prévu pour sortir le 19 mai en France.

2000-2009 : Les 10 Oscars du meilleur film

Posté par vincy, le 24 décembre 2009

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Que nous apprennent les Oscars cette décennie? Qu'ils récompensent des films grand public, à quelques exceptions. Ou de très grands auteurs, avec quelques ratés. Ou encore qu'ils n'ont aucun préjugés sur le genre de films. Les Oscars c'est une foire, un big bang où s'netrechoquent le marketing, le box office, les lobbys de critiques, les agents et puis , comme dans une campagne électorale, une dynamique.  Souvent, le film récompensé profite de la statuette pour booster sa fréquentation en salles. On ne compte que trois échecs au box office français, un triomphe et quatre gros succès. Les échecs d'ailleurs concernent les moins bons films et aussi, des réalisateurs considérés comme de bons faiseurs que comme de grands auteurs.

Quelle décennie : Scorsese (enfin!), Jackson, Eastwood (enfin!), les Coen et Boyle. dans ces dix ans où le box office a été dominé par les sagas, une franchise qui reçoit le prix suprême.  Un péplum, deux drames cyniques sur le déclin de l'Amérique, un western, un film de boxe, un polar, une comédie musicale, de l'héroic fantasy, et même une comédie romantique produite en Inde. Hollywood n'a aucun a priori et distingue un premier film de Sam Mendès comme un ovni en hindi de Danny Boyle. Dans tous les cas, Hollywood a changé. Les Oscars se sont mondialisés avec.

2000 : American Beauty (3 001 000 entrées)
2001 : Gladiator (4 806 000 entrées)
2002 : Un homme d'exception (783 000 entrées)
2003 : Chicago (956 000 entrées)
2004 : Le seigneur des anneaux - Le Retour du roi (7 394 000 entrées)
2005 : Million Dollar Baby (3 085 000 entrées)
2006 : Collision (530 000 entrées)
2007 : Les infiltrés (1 807 000 entrées)
2008 : No Country for Old Men (960 000 entrées)
2009 : Slumdog Millionaire (2 687 000 entrées)

Cracks : pas de quoi craquer…

Posté par MpM, le 22 décembre 2009

Cracks"La chose la plus importante dans la vie, c'est le désir."

L'Histoire : Miss G, professeur d'éducation physique dans un pensionnat pour jeunes filles isolé du monde, est la coqueluche de ses élèves, des adolescentes fantasques qu'elle charme par des récits de voyages exotiques et des propos modernistes. Mais l'arrivée d'une nouvelle étudiante, une aristocrate espagnole en disgrâce, bouleverse la vie de la petite communauté.

Notre avis : Adaptation sans éclat du roman éponyme de Sheila Kohler, Cracks fait penser dans un premier temps à une version féminine du Cercle des poètes disparus, où Miss G tenterait d'élever l'esprit de ses étudiantes et de les libérer du carcan social rigoriste de l'époque. Rapidement, malgré tout, on s'aperçoit que la belle enseignante cherche plus à leur dire ce qu'il faut penser qu'à leur apprendre comment faire. L'intrigue prend alors un autre chemin, largement plus ambigu, mais qui n'en est hélas pas moins prévisible.

Rivalités adolescentes, opposition entre sentiments troubles et noblesse du cœur, potacheries à la limite de la cruauté... les situations et les rebondissements ne parviennent pas vraiment à surprendre. Pire, le manque de rythme et de personnalité de la mise en scène (pour son premier film, Jordan Scott ne semble pas encore avoir hérité du savoir-faire de son père Ridley) rendent certains passages franchement indigestes.

Pourtant, on comprend ce qui a pu séduire Eva Green dans le projet. Avec Miss G, elle aborde un personnage extrêmement ambigu et aux nombreuses zones d'ombre, qui lui permet d'être à la fois dans le domaine de la séduction, de la manipulation et de la folie. Plus torturée que venimeuse, sa composition est au fond à l'unisson de celle des autres actrices : un peu en deçà du potentiel du rôle, mais efficace et sans réelle fausse note. Pas de quoi rendre le film inoubliable, mais suffisant pour l'élever au-delà du téléfilm passe-partout.

Red Riding Trilogy : David Peace en trois temps

Posté par vincy, le 10 novembre 2009

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"Chacun est coupable du bien qu'il n'a pas fait".

Ce 11 novembre sort un film en trois volumes. Red Riding Trilogy, produit par les britanniques de Channel 4, est composé de trois oeuvres distinctes, situées à trois époques différentes. Julian Jarrold a réalisé 1974, James Marsh 1980 et Anand Tucker 1983. Il manque 1977 puisqu'il s'agit, en littérature, d'une quadrilogie.

Les adaptations des romans noirs et violents de David Peace ont été scénarisées par Tony Grisoni, co-scénariste de trois films de Terry Gilliam. Le cadre s'inscrit dans des faits réels - les attentats de l'IRA, le mouvement punk, l'ascension des conservateurs, ou encore la guerre des Malouines... Sombres histoires , dépourvus d'émotions sentimentalistes, les anges déchus évoluent ici dans un décor apocalyptique, obscur et sanglant. L'Angleterre semble presque en déchéance, tyrannisée par quelques oligarques. Au milieu de cet âge des ténèbres, Grisoni fait juste évoluer la fin pour qu'elle soit un peu plus lumineuse et parle de rédemption plus que de punition.

Le financement d'un projet aussi complexe a cependant posé problème et l'épisode de 1977 sera supprimé. Etrangement, les trois films paraissent avoir une forme de continuité artistique alors que les sujets et les réalisations sont bien distinctes. Les trois films devaient être indépendants. Les trois cinéastes ont juste choisi leur casting ensemble, seul point commun visible entre leurs oeuvres.

1974 a cet aspect crasseux qui nous entraîne rapidement dans les enfers. Stylistiquement réussi, il est aussi brutal qu'il peut-être beau. On est assez loin du précédent film de Jarrold, Becoming Jane et plus proche d'un Chinatown.

Plus classique, 1980, a été filmé par James Marsh, ultra-primé pour Man on Wire. Le film est en 35 mm, alors que 1974 est en Super 16. Il profite de ce format pour atténuer la luminosité, faire des plans de groupe, et surtout valoriser l'architecture très rectiligne qui symbolisait la rigueur et la déshumanisation de la politique thatchérienne.

1983 boucle la trilogie en revanant aux enlèvements de 1974. Anand Tucker, producteur de La jeune fille à la perle, a filmé avec un format large anamorphosé et la nouvelle caméra numérique Red One, ce qui donne au film un style plus moderne.

Corruption, serial-killer, enquêtes... cette trilogie diffusée sur le petit écran au Royaume Uni méritait une sortie cinéma tant visuellement cela se détache des produits balancés chaque mercredi. Les trois films sont transportés par des acteurs aussi brillants que Sean Bean, Peter Mullan, Rebecca Hall, Paddy Consandine et surtout le jeune Andrew Garfield. Il s'impose comme le comédien le plus étonnant du cinéma britannique, depuis Boy A jusqu'à L'imaginarium du Docteur Paranassus. Fragile et encaissant les coups, candide et survivant, casse-cou et sensible, il apporte une dimension identificatrice et très humaine à ce cauchemar.

Ridley Scott s'est dit intéressé pour en faire un film de cinéma. La Columbia vient d'en acquérir les droits.

Deux Angelina Jolie sinon rien

Posté par vincy, le 22 octobre 2009

angelina jolie en gucciCoup sur coup, Angelina Jolie s'est engagée sur deux projets. D'abord, elle remplacera Charlize Theron dans The Tourist, remake d' Anthony Zimmer. Le film devait être réalisé par Bharat Nalluri, avec Theron et Tom Cruise en vedette. Depuis que Tom Cruise a quitté le projet, les désistements se sont enchaînés.

Finalement The Tourist sera réalisé par Florian Henckel von Donnersmarck, le réalisateur de La vie des autres. Le choix du cinéaste conditionnait la participation d'Angelina Jolie, qui donnera la réplique à Sam Worthington. Le tournage commencera en février pour une sortie en 2011.

Dans le même temps, l'actrice a accepté de négocier pour être du casting du prochain Ridley Scott, Gucci. Elle y incarnerait une femme fatale, Patrizia Reggiano, dans ce drame où les meurtres et la décadence atteignent la dynastie de la mode des Gucci. Reggiano a été condamnée à 29 ans de prisons pour avoir plannifié le meurtre de son ex-mari, Maurizio Gucci.

photo : Angelina Jolie avec des lunettes Gucci 2785 Aviators

Un studio pour des films low-costs ?

Posté par vincy, le 12 juillet 2009

Les gros studios licencient et n'hésitent plus à rayer un projet de leur agenda. Dernier en date, la Columbia a éjecté Steven Soderbergh de son nouveau film avec Brad Pitt, jugeant le scénario du cinéaste peu convaincant.

Des structures indépendantes comme The Weinstein Company sont menacées par des trésoreries mal en point. D'autres ont déjà été absorbées ou fermées. Antonio Banderas s'alarmait il y a deux jours au festival de Karlovy-Vary du manque de financement possible pour des films d'auteurs : "La crise nous a pris par surprise et nous poignarde dans le dos, il est très difficile d'obtenir le moindre penny d'une banque, nous sommes dans une situation très difficile maintenant."

Mais il y aussi ceux qui osent se lancer dans l'aventure. DF Indie Studio veut se distinguer par ses prix et projette de financer et de distribuer une dizaine de films par an pour un coût de production égal ou inférieur à 10 millions de dollars. Typiquement le genre de films très difficiles à monter sans une star ou un auteur reconnu internationalement. Les studios préférent se concentrer sur un modèle économique plus rassurant, mais aussi plus cher (films à gros budgets, frais de marketing gigantesques, star système...), en s'associant entre eux pour produire des blockbusters qui ne sont rentabilisés qu'en inondant les multiplexes du monde entier.

La nouvelle société, basée à New York, combinera "le meilleur des grands studios avec l'efficacité de coûts des productions indépendantes", et proposera "un modèle financier très attractif pour des investisseurs", ont affirmé dans un communiqué ses deux fondatrices, Mary Dickinson et Charlene Fisher, consultantes dans le marketing et la finance.

DF Indie Studio (DFIS) veut restreindre ses prix et superviser la totalité du processus, de la création à la distribution. Bien que "low cost", les films de DFIS n'en seront pas moins "commercialement viables" et produits par "une équipe de producteurs ayant une solide expérience en termes de succès au box-office", soulignent les fondatrices. Plusieurs producteurs cotés se sont associés à l'entreprise, dont la société That Is That, les frères Ridley et Tony Scott ou encore Jennifer Fox. L'actrice Tilda Swinton est membre du conseil de surveillance.

Conan, Predator, Alien : les monstres excitent les appétits

Posté par geoffroy, le 16 juin 2009

Commençons par une bonne nouvelle. Le futur Conan, tout autant attendu que redouté par les fans, vient de trouver son cinéaste en la personne de Marcus Nispel. Exit, donc, Brett Ratner et sans doute la pâtée indigeste qu’il nous aurait servi. En tout cas, on a eu chaud ! Si Nispel n’est pas John McTiernan, le papa du puissant Pathfinder : le sang du guerrier et du dernier Vendredi 13 a de quoi, si on lui laisse les coudés franches, faire parler l’épée. Produit par Image / Millennium Films et LionsGate pour un budget confortable, l’intéressé souhaite proposer un film barbare dans la lignée de l’Apocalypto de Gibson. Pourquoi pas au nom de Crom !

Le nom de McTiernan plane encore une fois puisqu’il est question, ici, d’un nouvel opus de la saga culte Predator. Faisant partie des nombreux films en préparation du cinéaste au chapeau Robert Rodriguez, Predators est en passe (la Fox est en pleine négociations) de trouver son réalisateur. Un temps annoncé à la réalisation, Rodriguez produirait uniquement et laisserait donc (si cela se confirme) à Neil Marshall les commandes du bébé (il est responsable de l’excellent The Descent et du jouissif Doomsday). Une telle association peut vraiment s’avérer détonante pour notre ami extra-terrestre chasseur d’humains.

Pour terminer ces quelques news "fantastiques", arrêtons nous quelques instants sur la "prequel" d'Alien. Selon le magazine américain Weekly, la Fox ne veut plus entendre parler du réalisateur de pub Carl Erik Rinsch – et futur gendre de Ridley Scott – pour mettre en scène une des créatures les plus emblématiques du septième art. Pour le studio le choix est simple : seul Ridley Scott peut se lancer dans une telle aventure. Ils vont même plus loin en affirmant que si Scott refuse de réaliser ce 6e Alien, ils bloqueraient le développement du projet. Une telle position de la part de la Fox tiendrait du miracle. Ou bien ne sont-ils pas déjà en train de lancer un buzz tout simplement monstrueux ?

Un dernier pour la route ? Il semblerait que le petit frère de Ridley, Tony Scott, serait en train de plancher sur le revival de ses Prédateurs. C’est pas excitant ça ?

Tom Hanks va jouer à la poupée

Posté par vincy, le 26 mars 2009

majormattmason.jpgLes Transformers font des émules. Universal va développer un film basé sur ... une poupée. Fabriquée par Mattel, le Major Matt Mason est un astronaute qui aura les traits de Tom Hanks, qui a pourtant déjà été sur la Lune (ou presque) avec Apollo 13. Le scénario est écrit par Graham Yost, à qui l'on doit Speed, Broken Arrow, Mission to Mars et surtout la série produite par Hanks, From the Earth to the Moon

Le jouet a été produit à partir de 1966, en pleine conquête de l'espace et Mattel a développé plusieurs personnages pour faire une équipe autour du Major. Une dizaine d'années plus tard, la poupée a été retirée du marché.

Joel Silver, Warner Bros et Mattel produisent actuellement une version de Musclor et les Maîtres de l'univers tandis que Sony croit dans le film de petites voitures, Hot Wheels. D'autres jouets (Hasbro) sont transposés au cinéma comme G.I. Joe (en salles le 5 août) et ou les Transformers (la suite sera en salles le 24 juin).  Universal a  par ailleurs  signé un pacte avec Hasbro. Ainsi des jeux comme Monopoly (par Ridley Scott), Candy Land, Cluedo et la figurine Stretch Armstrong devraient connaître une vie au cinéma.