Posté par MpM, le 6 février 2012
C’est Zarafa de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie qui a officiellement ouvert la 22e édition de Ciné-Junior, manifestation de cinéma "jeunes publics" qui se tient jusqu’au 14 février dans le Val de Marne. L’œuvre animée, qui s’inspire de l’histoire de la première girafe en France, est à l’image de la programmation du festival : intelligente et exigeante, mais aussi ludique et drôle. De quoi séduire les jeunes spectateurs présents (le film est recommandé à partir de cinq ans) ainsi que leurs parents.
L’accueil chaleureux réservé à Zarafa a par ailleurs dû rassurer l’organisation du festival, qui avouait en préambule les doutes permanents auxquels elle est confrontée : peur d’avoir choisi des films "trop durs ou trop tristes", inquiétude sur la réception que vont en faire les enfants, angoisse sur l’accessibilité de certaines œuvres… Doutes évidemment balayés au bout de deux jours, tant le jeune public est avide de découvrir ce cinéma différent. L’occasion de rappeler "qu’il ne faut jamais sous-estimer l’intelligence et la curiosité des enfants".
Une curiosité qui va parfois se nicher dans les plus petits détails, comme ont pu le constater Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie lors du traditionnel échange de questions-réponses à l’issue de la projection. Un feu nourri d’interrogations, qui allait des origines du projet aux inspirations artistiques, en passant par la possibilité de voir apparaître sur les écrans un Zarafa 2…
On retiendra l’engagement dont a voulu faire preuve Rémi Bezançon en écrivant le scénario du film. "Je voulais dénoncer la bêtise des hommes qui prennent un animal dans leur pays
et l’envoient vivre dans un autre. Il y a deux cent ans, c’était Zarafa. Aujourd’hui, ce sont deux pandas envoyés en France par la Chine !", explique-t-il. D’où la volonté de s’inspirer d’une histoire vraie pour réhabiliter le destin de la première girafe envoyée en France, et à travers elle, de tous les animaux étrangers venus peupler les zoos français.
Incontestablement, le message est passé auprès des plus jeunes spectateurs, qui ont quitté la salle avec des images de girafes libres plein les yeux ! De quoi lancer en beauté ce 22e Ciné-Junior qui propose pendant encore dix jours une compétition internationale de longs et courts métrages, un hommage au cinéma italien et de nombreux ateliers.
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Horaires et informations sur le site internet de la manifestation.
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Posté par vincy, le 9 février 2009
Personne n'a été oublié au Palmarès des 12e Etoiles d'or (voir aussi l'actualité d'hier). Cependant, chaque vote semble assez cohérent et nous paraîtrait même comme un palmarès idéal pour le cinéma français en 2008.
Meilleur film : Entre les murs ; Meilleur réalisateur : Arnaud Desplechin (Un conte de noël) ; Meilleur scénario : Le premier jour du reste de ta vie
Meilleurs premiers films ex-aequo : Versailles et L'Apprenti ; Meilleur documentaire : Les plages d'Agnès
Meilleur premier rôle féminin : Yolande Moreau (Séraphine) ; Meilleur premier rôle masculin : Vincent Cassel (Mesrine) ; Révélation féminine : Nora Arnezeder (Faubourg 36) ; Révélation masculine : Tomer Sisley (Largo Winch)
Meilleur compositeur de musique originale de film : Reinhardt Wagner (Faubourg 36)
Meilleur producteur : Carole Scotta et Caroline Benjo (Haut et court) ; Meilleur distributeur : François Ivernel (Pathé)
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Posté par MpM, le 29 juillet 2008
L'histoire : Chronique douce-amère qui s'articule autour de cinq journées décisives dans la vie d’une famille, entre les années 80 et les années 2000.
Critique : Voilà un film à classer dans les jolies surprises de l’été. Entre deux grosses machines pleines de super héros prêts à tout faire péter, ça fait du bien de passer deux heures en compagnie de personnages "réels" et proches de nous, taraudés par le temps qui passe et la vie qui file. Des premiers amours des enfants à la crise de quarantaine des parents, en passant par l’inextinguible soif de reconnaissance des fils envers leurs pères, Rémi Bezancon aborde tout azimut tout ce qui construit, patiemment et par petites touches, une existence à la fois banale et unique. Même fortement stéréotypés (le sérieux, la rebelle, le rêveur…), ses personnages respirent une telle sincérité que l’on ferme les yeux sur leurs maladresses et l’aspect un peu téléphoné de certaines de leurs aventures. On passe aussi sur les pirouettes scénaristiques souvent faciles, car ce sont finalement elles qui permettent au film de ne pas s’appesantir sur chaque situation, et lui font gagner en légèreté et en énergie. Par contre, on applaudit la très grande retenue de Rémi Bezancon qui fait systématiquement l’impasse sur toutes les scènes lacrymales et dramatiques. A aucun moment il n’essaie d’arracher de larmes à ses spectateurs, et si nombre d’entre eux se laissent malgré tout emporter par le flot des émotions, c’est de leur plein gré, parce que l’histoire et les personnages leur sont devenus proches, presque palpables. Le mérite en revient aussi bien à l’auteur (Bezancon a la double casquette de scénariste et de réalisateur) qu’aux acteurs, juste formidables, chacun à sa manière, que ce soit dans la sobriété rêveuse (Jacques Gamblin), l’obstination aimante (Zabou Breitman), le romantisme décalé (Pio Marmaï), l’assurance fragile (Marc-André Grondin) ou la rébellion désenchantée (Déborah François).
Le film, en première semaine a séduit près de 200 000 spectateurs, soit l'un des meilleurs démarrages estivaux pour un film français...
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