Top Gun 2 en piste ?

Posté par vincy, le 24 octobre 2011

Top Gun, le retour ? Hollywood manquant cruellement d'idées, le projet d'une suite du hit militaro-sentimental très eighties (et terriblement kitsch dans le genre mélo macho) refait surface. Après Karate Kid, Dirty Dancing et Footloose, les années 80, ses Levi's 501, blousons de cuir et tee-shirts en coton blanc, sont de retour. Paramount et Jerry Bruckheimer seraient en négociation avec les scénaristes de Thor et X-Men : le commencement, Ashley Miller et Zack Stentz, pour écrire le script.

Reste à savoir si Tony Scott sera intéressé pour reprendre du service derrière la caméra et quel rôle Tom Cruise, avec 25 ans de plus, pourrait jouer.

Film à 15 millions de $ de budget, Top Gun, sorti en 1986, avait rapporté près de 350 millions de $ dans le monde (dont la moitié en Amérique du nord), propulsant Cruise parmi les stars de catégorie A à Hollywood. Le film avait remporté l'Oscar de la meilleure chanson (le slow "Take my breath away") l'année suivante. De nombreuses parodies, dont Hot Shots, et interprétations homoérotiques ont perpétué son culte depuis.

Un remake pour Le Mac

Posté par vincy, le 19 septembre 2011

Beau succès de l'hiver 2010 (1,5 million de spectateurs), Le Mac, dédié à l'humour de José Garcia, va faire l'objet d'un remake hollywoodien. Ben Stiller est coproducteur, aux côtés de MRC et la Petite Reine (producteur de la version française). Le scénario va être réécrit par Johnny Rosenthal. Dans Le Mac, l'histoire tournait autour de Gilbert Chapelle, employé de banque parisien sans histoire, qui, suite à un meurtre accidentel (et en fait une mise en scène), est entraîné par la police pour se faire passer pour son frère jumeau Ace, mac des milieux mafieux marseillais.

Ed Helms, l'un des malheureux compères de Very Bad Trip (non pas le beau gosse, ... ni le gros barbu, ... l'autre, celui qui passe partout), sera la star de la transposition américaine. Si on peut aussi le voir sur le petit écran (The Office), on le retrouvera bientôt au cinéma dans The Lorax, où il est l'une des voix de ce film d'animation adapté d'un des contes de Dr. Seuss.

Le guide de la rentrée (3) : 10 sequels et remakes attendus… ou pas

Posté par MpM, le 16 septembre 2011

Après les 15 films venus d'ailleurs et les 15 films français, voici les 10 produits dérivés du cinéma de cette rentrée 2011.

C'est devenu un phénomène banal : une part importante des films sortant chaque semaine sur les écrans se contente de réutiliser une recette ayant fait ses preuves auparavant. C'est le paradis des suites et des remakes, mais aussi des déclinaisons permettant à un personnage ayant eu du succès par ailleurs d'avoir son propre long métrage.

Et après tout, pourquoi pas ? Les meilleures histoires sont atemporelles, et quand un héros est vraiment bon, on a envie de le retrouver, encore et encore. Tout est possible, à partir du moment où l'on s'en donne les moyens. C'est-à-dire si l'on évite de prendre le spectateur pour une vache à lait, et qu'on lui donne une bonne raison de payer à nouveau pour quelque chose qu'il connaît déjà. Il suffit que le nouveau film apporte réellement quelque chose à l'original pour que le pari soit gagné.

Ainsi, parmi ces dix remakes et sequels à venir, certains tiendront incontestablement cette promesse. Quant aux autres... s'ils pouvaient au moins donner à réfléchir à leurs producteurs, ils n'auraient pas complétement été faits en vain.

La guerre des boutons de Yann Samuell / La (nouvelle) guerre des boutons de Christophe Barratier
Sortie le 14 et le 21 septembre
L'événement (grotesque) de la rentrée. Deux remakes pour le prix d'un de la comédie gentillette réalisée par Yves Robert en 1961, et accessoirement nouvelle adaptation du roman de Louis Pergaud qui date de 1912. Sans préjuger de la qualité des deux films, on peut quand même se demander s'il était parfaitement indispensable de proposer deux fois, à une semaine d'intervalle, cette nouvelle guerre enfantine truffée de "bons mots" éculés. Il est quand même à peu près certain que les spectateurs se déplaçant pour voir successivement les deux films seront rares.

Les Trois Mousquetaires de Paul W.S. Anderson
Sortie le 12/10
Hollywood s'attaque une nouvelle fois au roman culte d'Alexandre Dumas, mais en 3D,  troisième millénaire oblige. Ça peut donner de jolis combats au sabre  et quelques scènes d'action savoureuses. Quant à garantir que l'intelligence et surtout l'humour du récit original seront au rendez-vous... Heureusement, le casting réserve quelques jolies surprises. Logan Lerman aura besoin de convaincre en D'Artagnan, de même que ses comparses Luke Evans (Aramis), Ray Stevenson (Porthos) et Matthew MacFadyen (Athos), mais Christoph Waltz devrait une nouvelle fois faire des étincelles en Cardinal de Richelieu manipulateur et cynique.

Paranormal Activity 3 de Henry Joost et Ariel Schulman
Sortie le 19/10
Le premier volet avait fait sensation en 2009 en récoltant des millions de dollars et en séduisant un certain Steven Spielberg. L'aspect malin mais bricolé du film avait en effet son charme : ce qui est invisible est souvent plus effrayant que ce que l'on voit. Deux ans plus tard, on retourne donc aux "origines" de la série, l'enfance de l'héroïne, afin d'expliquer les racines du mal qui la hante.

Johnny English, le retour d'Oliver Parker
Sortie le 19/10
Vous l'aviez oublié ? Malheureusement, pas ses producteurs. Le "meilleur agent du MI7" est donc de retour. Toujours avec ses moyens très "personnels", il doit déjouer un complot international impliquant la Russie, la CIA et même le MI7. Huit ans après la première apparition, le OSS117 britannique a donc une triple mission à remplir :  faire rire, sauver le monde et égaler les 160 millions qu'avait rapporté le film original.

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne de Steven Spielberg
Sortie le 26/10
On est forcément impatient de découvrir l'une des plus ambitieuses adaptations de l'année ! Avec Steven Spielberg aux manettes, Peter Jackson à la production, et le fantôme d'Hergé qui flotte sur le tout, ce Tintin en motion picture 3D pourrait bien réussir l'exploit d'allier prouesses technologiques, divertissement populaire et cinéma de qualité.

Twilight - Chapitre 4 : Révélation 1e partie de Bill Condon
Sortie le 16/11
Comme Harry Potter quelques mois auparavant, la saga Twillight s'achèvera à l'écran en deux films. Révélation 1e partie devrait faire lentement monter la tension dramatique liée à la décision de Bella de devenir un vampire, tension qui explosera logiquement dans le deuxième volet. Pour cet épisode intermédiaire (centré sur les sensations de la jeune fille), on retrouve bien entendu Robert Pattinson, Kristen Stewart et Taylor Lautner, en osmose devant la caméra de Bill Condon.

Le chat potté de Chris Miller
Sortie le 30/11
L'un des personnages secondaires les plus réussis de la franchise Shrek débarque sur les écrans. Toujours porté par Antonio Banderas (aux côtés de Salma Hayek), le chat Potté nous dévoile ses aventures de jeunesse. Le célèbre félin a du potentiel (surtout en 3 D ?!), mais reste à savoir s'il est capable de tenir la distance avec autant de brio que l'ogre vert en son temps... (voir aussi notre actualité cannoise : le "preview" et le "show").

Happy feet 2 de George Miller
Sortie le 7/12
On a toujours besoin de manchots empereur qui savent chanter et danser, surtout à l'approche des fêtes de Noël. Ces nouvelles aventures de la banquise devraient donc reprendre les ingrédients du premier volet, à savoir animaux trop mignons, humour plutôt gentillet et happy end forcément de circonstance... Sans oublier les morceaux musicaux. 4 ans après le premier épisode, les manchots réchaufferont-ils encore les salles?

Mission : impossible - Protocole fantôme de Brad Bird
Sortie le 14/12
Tom Cruise a besoin de redorer son blason, et pour cela, il n'y avait probablement rien de tel que de ressortir du placard le personnage de Ethan Hunt (5 ans après le dernier épisode, qui avait déçu les producteurs) et son équipe d'agents très spéciaux. Du côté du spectateur, les attentes sont réduites : action, effets spéciaux et rythme effréné devraient faire l'affaire du moment que le scénario tient à peu près la route (au moins Dubai s'offrira une belle pub grand écran). Du côté des producteurs (dont Cruise et J.J. Abrams), l'enjeu se chiffre en millions de dollars. Les deux hommes ont d'ailleurs participé à l'élaboration du scénario pour mettre toutes les chances de leur côté.

Alvin et les Chipmunks 3 de Mike Mitchell
Sortie le 21/12
Les trois écureuils-chanteurs sont de retour. Après avoir connu la gloire, puis sauvé le programme musique de leur école, ils s'engagent dans de curieuses aventures nautiques. La croisière s'amuse, les écureuils chantent et le public en redemande (depuis la création du "groupe" dans les années... 50 !)... Un quatrième volet est potentiellement déjà en route.

Deauville 2011 : Déficit d’inspiration et happy end en règle d’or à Hollywood

Posté par kristofy, le 6 septembre 2011

Pour son premier week-end, la 37ème édition du Festival du Cinéma américain de Deauville a vu de nombreuses personnalités arriver sur le tapis rouge pour les différentes séances en avant-première. Emma Stone,Viola Davis, Jessica Chastain ont accompagné le film d’ouverture La couleur des sentiments, qui triomphe sur les écrans américains actuellement, et le réalisateur Nicolas Winding Refn est venu présenter Drive, qui lui a valu le prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes.

Parallèlement, Fright Night et Echange Standard (The Change-Up), deux films commerciaux dont se lamentaient Francis Ford Coppola et Shirley MacLaine durant leurs hommages, démontraient le savoir-faire hollywoodien en matière de marketing et l'abandon de la créativité de ce même Hollywood, qui abuse des remakes.

Anton Yelchin et Christoper Mintz-Plass sont venus présentés Fright Night 3D. C’est (encore) une histoire de vampire : un adolescent cool dans ses baskets découvre que la cause des absences de certains élèves de sa classe pourrait être liée à son nouveau voisin, possible vampire… Il s’agit en fait d’un remake du film Vampire…vous avez dit vampire ?. Cette relecture moderne d’un classique cherchait un équilibre entre humour et horreur mais elle bascule en fait vers une comédie pataude musclée aux effets spéciaux. Les bénéfices des effets 3D sont peu nombreux : même le sang qui gicle n’est pas spectaculaire ; les plus réussis sont des étincelles qui voltigent lorsqu’un corps se désintègre.

Pour Echange Standard, c’est le fringuant Jason Bateman qui était là sur scène pour conseiller de faire sortir les enfants de la salle : en effet son humour tape vraiment en dessous de la ceinture. Deux amis se réveillent dans le corps l'un de l’autre, ce qui rappelle le concept éprouvé dans Freaky Friday (où la fille Lindsay Lohan se retrouvait dans le corps de sa mère Jamie Lee Curtis et vice-versa). Ici il s’agit de deux caractères opposés : le cadre marié à la vie bien rangée et père de deux bébés, et le dilettante acteur raté et célibataire qui cumule les conquêtes. Chacun des deux héros va découvrir les avantages de la vie de l’autre, tout en voyant d’un nouvel œil sa propre vie. Si ce n’est pas très original, c’est en tout cas très efficace et très rythmé : les gags les plus régressifs se suivent tout comme les blondes aux seins nus. On en est encore là... Après de multiples scènes qui bousculent la bienséance, la morale sera quand-même sauve au final. ce qui anéantit tout espoir qu'Hollywood sorte de ses carcans.

La règle d'or des studios tient dans happy-end, aussi forcé que sacré.

La guéguerre de La guerre des boutons

Posté par redaction, le 6 septembre 2011

Un nouveau doublon dans le monde du cinéma voit le jour. Et ce n’est ni le premier, ni le dernier. Deux films  avec la même histoire, deux dates de sorties proches (14 et 21 septembre), même titre et même budget (13 millions d'euros, et sans doute un peu plus pour accélérer les délais de post-productions)... Les différences sont sur le générique : deux réalisateurs aux itinéraires différents et des acteurs connus d'un côté comme de l'autre. Deux films que l’on pourrait dire jumeaux. Mais des jumeaux dont la dualité soulève et même fabrique le duel.

Course de vitesse

D’un côté, un film de Christophe Barratier, produit par Thomas Langmann (producteur de Astérix aux Jeux Olympiques), avec Guillaume Canet, Kad Merad, Gérard Jugnot, ou encore Laetitia Casta. Du lourd en cinéma. Le cinéaste de la France du passé (Les Choristes, Faubourg 36), celui d'une carte postale jaunie et nostalgique au service d'une machine de guerre populaire... La (nouvelle) Guerre des boutons est à peine terminée (le tournage s'est arrêté en août) qu'elle est déjà prête à sortir en salles (le 21 septembre).

Et de l’autre, un film de Yann Samuell, plus habitué à la comédie romantique et les rapports entre générations comme L'âge de raison et Jeux d'enfants), produit par Marc du Pontavice (producteur de Gainsbourg, vie héroïque), avec Alain Chabat, Fred Testot, Mathilde Seigner et Eric Elmosnino. Registre un peu plus populaire, quoique. Premier lancé (en production), premier tourné, premier sorti : le 14 septembre.

A l'origine, les deux films étaient prévus pour l'hiver 2012, puis avancés à l'automne 2011, pour finalement se faire leur guerre en pleine rentrée scolaire, rivalisant en affichage publicitaire et en marketing. Si pour l'instant personne ne parle des films, les médias se font une joie de traiter le sujet sur le mode de la rivalité... Lequel finira à poil?

La plus célèbre adaptation du roman de Louis Pergaud (de son titre complet La guerre des boutons, roman de ma douzième année) est celle de Yves Robert, réalisée en 1962, et produite par Claude Berri, père de Thomas Langmann. Barratier et Samuell n'étaient même pas nés. Ce n’était cependant pas la première. En effet, la toute première adaptation de ce roman au cinéma fût réalisée en 1936 par Jacques Daroy et s’intitule La Guerre des gosses (où l’on y retrouve Charles Aznavour). Sans oublier une version québécoise, La guerre des tuques, en 1984.

Cette histoire de gamins et de conflits semble traverser le temps. A la manière d’un arbre, l’histoire voit les époques et les générations évoluer. La guerre des boutons, une histoire indémodable ou un passé révolu et regretté?

Pourquoi un (double) renouveau de cette histoire au cinéma d’un seul coup? Tout simplement parce que les droits du film tombent dans le domaine public. Et ce n’est pas la règle du “premier arrivé, premier servi” qui a prôné pour en refaire une version (enfin deux) 21ème siècle. Les deux producteurs (et les scénaristes associés à ce sale coup) ont un lien affectif avec l'histoire (ou le film) et ont trouvé des financements (TF1, Canal +...) : tout le monde les a aidés à persévérer!

Cependant, en aucun cas, il ne s'agit d'un remake du film culte et populaire de Robert puisque seule Danièle Delorme, la veuve du cinéaste, en a possède les droits. Certaines répliques du film ne seront donc pas entendues dans les nouvelles versions. Pourtant, le fameux "Si j'aurais su, j'aurais pas venu" se serait monnayé très très cher!

"Le premier qui a tiré a gagné" - Mathilde Seigner

Une guerre d’égo plus qu’une guerre de boutons. Une guerre de producteurs où les réalisateurs ne sont que des pantins aux ordres d'un concept. Aucun ne veut capituler. C’est à qui fera le plus d’entrées. Au risque d'avoir deux perdants au bout du compte. Le vrai gagnant pourrait être celui qui séduit les enseignants. On imagine mal les deux nouveaux films recevoir le même accueil que celui de Robert, prix Jean Vigo en 1962, avec ses 9,89 millions d'entrées. Elle pourra être revue en salles, à l'occasion d'une ressortie le 12 octobre en version restaurée.

Mais historiquement, lors de ce genre de doublons, le deuxième film devient vite le "maudit". Valmont après Les liaisons dangereuses, Coco Chanel & Igor Stravinsky après Coco avant Chanel, Robin des Bois en deux versions hollywoodiennes en 1991, Infamous après Capote, et bientôt deux films sur Blanche-Neige...

Et c'est vrai que La guerre des boutons de Samuell semble là encore la mieux partie : première à sortir, casting plus familial (Chabat, Seigner), multiples avant-premières (160 au total), partenariat avec Gulli... Typiquement le film dont les moins de 12 ans peuvent faire le succès, accompagnés de leurs parents. Celui de Barratier mise sur une plus grosse machinerie marketing, mais dispose de quelques faiblesses : un casting connu des adultes mais peu des enfants (hormis Merad), des affiches plus noires, plus sombres,  et une sortie une semaine plus tard.

Même si la presse voyait les films aboutis, la critique ne ferait pas la différence.

Cette guéguerre révèle avant tout un appauvrissement artistique et financier du cinéma français : il y a peut-être mieux à faire avec 13 millions d'euros, qu'un "remake" et surtout deux "remakes" simultanés. Les projets ne manquent pas, et les scénarios brillants et originaux non plus.

Johnny Depp trouve un nouveau projet : L’introuvable

Posté par vincy, le 31 août 2011

Il n'a fallu que quelques semaines pour que Johnny Depp retrouve un projet après l'abandon de The Lone Ranger par Disney.

Warner Bros a en effet engagé le scénariste David Koepp (Spider-Man, Jurassic Park) pour écrire le remake de L'introuvable (The Thin Man, 1934), qui devrait être réalisé par Rob Marshall et interprété par Johnny Depp.

Il s'agit de l'histoire d'un ancien détective alcoolique marié à une mondaine très riche qui doivent résoudre une énigme criminelle. Dans le film original, 4 fois nommé aux Oscars, William Powell donnait la réplique à Myrna Loy, et a fait l'objet de cinq suites.

Cette comédie policière est très éloignée de The Lone Ranger, coproduction Disney-Jerry Bruckheimer, dans le registre action-aventure. Disney a laissé tomber le potentiel blockbuster, trop cher : le devis a largement dépassé les 200 millions de $ prévus. Gore Verbinski doit donc trouver du boulot. Même si Disney insiste pour dire que le film n'est pas définitivement abandonné. Il devait être tourner en octobre pour une sortie en décembre 2012. Le studio attend un nouveau devis. Cela fait juste quatre ans que le projet est lancé....

Pour Johnny Depp, cela ne déséquilibre pas son planning chargé. Rhum express (The Rhum Diary) sort le 30 novembre, deux ans et demi après son tournage. 21 Jump Street, l'adaptation de la série qui l'a fait connaître, est prévu au printemps 2012. Dark Shadows, le prochain Tim Burton, devrait être lancé au prochain Festival de Cannes.

Et actuellement, la star discute pour être à l'affiche de The Vault, un thriller de science-fiction, d'après le roman graphique de Sam Sarkar.

Un remake du film culte Dirty Dancing en piste

Posté par vincy, le 9 août 2011

Dirty Dancing, sorti en 1987, est devenu culte au fil des ans grâce à la musique, la chorégraphie, puis aux multiples clins d'oeil dans des films aussi divers que L'Arnacoeur ou High School Musical 3, sans oublier une saison de télévision pour la série en 88/89, un prequel, Dirty Dancing 2 : Havana Nights en 2004, et un remake bollywoodien (Holiday) en 2006. Dirty Dancing a aussi été décliné en comédie musicale, jouée à Londres de 2004 à 2011 et vue par plus d'un million de spectateurs.

Le premier Dirty Dancing avait emballé la planète avec 215 millions de $ de recettes mondiales (pour un budget très modeste de 5 millions de $), un Oscar de la meilleure chanson (I've had the time of my Life, voir extrait) et le cap du million d'exemplaires en vidéos (à l'époque c'était la première fois) ; au total, avec les DVD, les ventes de vidéos se sont élevées à dix millions d'exemplaires. Et que dire de la Bande Originale du Film qui  fut l'un des disques les plus vendus de la décennie et avait squatté 18 semaines la première place du Top des albums aux USA (l'album fut écoulé à 42 millions d'exemplaires dans le monde). Le deuxième film, en revanche, avait été un four, avec seulement 28 millions de $ au box office mondial.

Alors pourquoi un remake? Patrick Swayze est mort (voir actualité du 15 septembre 2009), Jennifer Grey a passé l'âge d'être portée à bout de bras...

L'objectif est de retrouver les fans et d'élargir le public à une nouvelle génération. Dirty Dancing a été cité comme le film le plus regardé par les femmes dans un récent sondage de British's Sky movies. Autant capitaliser sur l'affectif... La BOF devrait être composée de chansons du film de 1987, de classiques des années 60 et de nouvelles créations.

Lionsgate a engagé le réalisateur d'High School Musical, Kenny Ortega, par ailleurs le chorégraphe du film d'origine. Ortega a aussi réalisé This is It. Il devait aussi réaliser le remake de Footloose avant de l'abandonner (voir actualité du 10 novembre 2009).

Le réalisateur de Sans identité pour le remake d’Akira

Posté par vincy, le 21 juillet 2011

Warner Bros avance ses pions pour le remake d'Akira. Le studio vient d'engager le réalisateur espagnol Jaume Collet-Serra (La maison de cire, Goal 2, Esther, Sans identité) pour filmer cette version en prises de vues réelles du manga culte. Le budget a été revu à la baisse (la bagatelle de 90 millions de $ tout de même). Warner Bros a acquis les droits de la BD de Katsuhiro Otomo pour un montant astronomique (on parle de quelques millions de $). Deux réalisateurs avaient déjà été pressentis officiellement (Ruairi Robinson et Albert Hugues). Des différents artistiques ont scellé le divorce avec le studio à chaque fois.

Une armée de scénaristes a planché sur l'adaptation : Gary Whitta (Le livre d'Eli) a commencé le travail, avant d'être corrigé et amélioré par Albert Torres (Henry Poole is here), Mark Fergus (Le fils de l'homme, Iron Man, Cowboys et envahisseurs) et son partenaire Hawk Ostby. Pour finir, Warner Bros a engagé Steve Kloves (à qui l'on doit 7 des 8 Harry Potter), pour le rendre plus acceptable encore.

Akira se déroulera à New York. Leonardo DiCaprio apparaît dans la liste des producteurs mais ne devrait pas être au générique, qui attend quelques confirmations. Le film est en projet depuis plus de trois ans. Toutes les vedettes du moment sont en discussions ou font vivre la rumeur qu'ils en seront : Joseph Gordon-Levitt, Zac Efron, James Franco, Garret Hedlund, Michael Fassbender, Justin Timberlake, Chris Pine, Andrew Garfield, James McAvoy et même Robert Pattinson. D'autres acteurs comme Morgan Freeman, Mila Kunis pourraient hériter de rôles secondaires. Une chose est sûre Keanu Reeves aurait pu jouer Shotaro Kaneda, mais il a finalement refusé le rôle.

Jaume Collet-Serra sort d'un gros succès international avec Sans identité (131 millions de $). Réputé pour tenir son agenda et ses budgets, ses films, hormis la commande de Goal 2, ont tous été rentables.

Brighton Rock : une histoire de loup et d’agneau stylisée et ambigue

Posté par geoffroy, le 22 juin 2011

L'histoire : Brighton 1964. Pinkie Brown, redoutable petite frappe de dix-sept ans, tourmenté, sexuellement inhibé et déjà mégalomane, veut venger le meurtre de son chef de gang et, par la même occasion, s’imposer comme leader.
Rose, une jeune et innocente serveuse tombe sur des preuves le liant à un règlement de comptes, il décide de la séduire afin de s’assurer de son silence. Celle-ci tombe facilement sous le charme envoûtant de l’odieux assassin.

Notre avis : Brighton Rock version 2011 est une toute nouvelle adaptation du roman éponyme de Graham Greene paru en 1939. Il peut s’agir également du remake du film anglais de John Boulting réalisé en 1947, le Gang des tueurs. Dans les deux cas, le premier film du scénariste Rowan Joffe (28 semaines plus tard, the American), développe tranquillement cette histoire à la romance de gangs autour d’un jeune truand se retrouvant à devoir séduire une serveuse bien naïve à la seule fin de servir ses intérêts.

La première chose qui frappe à la vision du film est à mettre au crédit du style, parfait pour retranscrire l’Angleterre des années 60. La construction artisanale du long-métrage favorise la reconstitution d’une époque tout en accentuant la crédibilité du propos. De fait, elle nous immerge plutôt facilement dans cette histoire de gangs matinée de psychologie et de tragédie 'opératique'. Si la vérité crue sonne plutôt bien malgré l’archétype de certains personnages, la noirceur est bien là, palpable. Le côté implacable aussi. Et puis la mise en scène essaye, malgré quelques lourdeurs, de se renouveler pour provoquer la réaction du spectateur en face d’un Pinkie manipulateur en diable (Sam Riley, tout simplement magistral, fut la révélation de Control).

Ce qui frappe, en second, c’est l’ambiguïté avec laquelle le cinéaste nous offre la naissance d’un couple anormal, presque déviant malgré les circonstances de leur union. En effet, Rose, touchante Andrea Riseborough, pourrait inculper Pinkie dans une affaire de meurtre suite à un règlement de compte entre gangsters. Le jeu de séduction est réussie car peu commun. Rapide, direct et d’une certaine manière abrupt, il rend compte à la fois de la détresse de Rose et du mal être de Pinkie. Nous louons cette partie originale et vraiment captivante. La crédibilité vis à vis de l’époque où elle est censée se dérouler renforce notre adhésion. Elle suscite également notre curiosité quant à la suite des opérations.

Celles-ci seront moins habiles. Pas forcément illogiques, justes moins bien intégrées à la tournure des évènements. Le film patine alors tout doucement, comme incapable de créer le malaise recherché. L’interprétation des deux acteurs principaux – nous omettrons volontairement les quelques guest stars du film – sauve le film d’un ennui certain. Mais la conclusion nous ravit. Non pas qu’elle soit forcément réussie. Elle distille une patine très hitchcokienne en référence au maître du genre. Le dénouement nous fait aussi un peu penser à des films anglais comme Faute de preuves avec Liam Neeson (qui se déroulait également à Brighton en 1959). Pas révolutionnaire mais maîtrisé. Du bon cinéma anglais en quelque sorte.

Ben Affleck réalisera la version américaine de Ne le dis à personne

Posté par vincy, le 16 juin 2011

Depuis le succès de The Town (155 millions de $ de recettes dans le monde, près de 5 fois son budget), le réalisateur Ben Affleck croule sous les propositions. L'acteur sera à l'affiche du prochain Terrence Malick, ce qui prouve en soi une forme de rédemption artistique. Le cinéaste a prévu de réaliser Argo (pour une sortie en 2013), avec un scénario de Chris Terrio sur l'histoire d'une libération d'otages en Iran.

C'est le même Chris Terrio qui vient de finaliser l'adaptation de Ne le dis à personne, le roman de Harlan Coben. Ben Affleck a confirmé qu'il serait derrière la caméra.

Hollywood s'intéresse donc pour la première fois à un livre d'Harlan Coben. Le succès de la version française du film (transposée en région parisienne) réalisé par Guillaume Canet (il avait rapporté 6 millions de $ aux Etats Unis et reçu les louanges de la critique) n'y est pas étranger. Subitement, l'auteur de polar a intéressé les studios.

Selon le site Deadline, Warner Bros (qui produit aussi Argo) et Universal se sont associés pour produire ce prochain film de Ben Affleck. Il faudra désormais attendre le casting et une date de tournage.