Mel Gibson s’empare de La horde sauvage

Posté par vincy, le 25 septembre 2018

Mel Gibson va écrire et réaliser le remake du classique de Sam Peckinpah, Wild Bunch, en français La horde sauvage (1969). Bryan Bagby co-scénarisera le film. Pour la Warner c'est un vieux serpent de mer, puisque le studio cherche à produire une nouvelle version depuis des années.

Selon la presse professionnelle américaine, Gibson va mener de front ce projet avec celui, déjà annoncé, sur la seconde guerre mondiale, Destroyer, avec Mark Wahlberg en tête d'affiche. Il cherche encore des financements. Mel Gibson était revenu derrière la caméra en 2016, dix ans après son précédent film, avec Tu ne tueras point (Hacksaw Ridge), 6 fois nommé à l'Oscar (dont film, réalisateur et acteur) et deux fois primé. Le film avait rapporté 175M$ dans le monde.

La horde sauvage est l'histoire d'une bande de bandits dans un monde qui change. Le western très violent, très découpé, a été considéré comme novateur à l'époque. Avec un casting de stars, qui comprenait William Holden, Ernest Borgnine, Robert Ryan, Edmond O'Brien, Warren Oates, et dans un second-rôle Alfonso Arau, le film avait subit les foudres de la censure et l'incompréhension de critiques peu habitués à des scènes de carnage. Le film sera néanmoins rentable aux Etats-Unis (19e recette de l'année)  et séduira en France 1,8 million de spectateurs. Film culte et passionnel, La Horde sauvage reçoit quand même une nomination à la Directors Guild of America, deux nominations aux Oscars et devient rapidement l'un des 100 films du siècle de l'American Film Intitute (et le 6e meilleur western de l'histoire en 2008).

Venise 2018 : Suspiria, remake chic et choc

Posté par kristofy, le 2 septembre 2018

C'est le film iconique d'un maestro du 'giallo': Suspiria de Dario Argento, sorti en 1977, peut-il faire l'objet d'un remake ? Déjà à Venise en 2010, la question avait été directement posée à Natalie Portman, présentant alors Black swan, qui était intéressée par coproduire le projet pour jouer un autre rôle de danseuse effrayée... Il y a eu une vague de remake des classiques du cinéma fantastique des années 70: des films mal vieillis devenaient parfois plus efficaces (comme La colline a des yeux de Wes Craven mais par Alexandre Aja) tandis que des chefs d'oeuvre étaient inutilement caricaturés (comme Carrie de Brian de Palma par Kimberly Peirce).

Alors, qu'allait-il en être de Suspiria ? C'est resté une mauvaise idée pendant plusieurs années puis finalement un tournage a commencé... Le voila en compétition cette année à Venise. Sans doute parce que le réalisateur est devenu "hype" depuis son dernier film, alors que Venise l'a souvent snobé tout au long de sa carrière.

Quand l'équipe arrive on retient son souffle : le réalisateur Luca Guadagnino (auréolé du succès de Call me by your name), le scénariste de films et séries de genre David Kajganich, les actrices Dakota Johnson, Chloë Grace Moretz, Mia Goth, la grande Tilda Swinton, mais aussii Jessica Harper (la vedette du Suspiria d'Argento), et Thom Yorke (du groupe Radiohead) qui signe là sa première musique de film. Avec une telle réunion de talents ce remake est forcément attendu : et il est très réussi car il est assez différent de celui de Dario Argento.

Le début du film de 1977 voit l'héroïne arrivée sous la pluie à une prestigieuse école de danse de Fribourg au moment où une pensionnaire s'enfuit perturbée (personne ne la reverra)... Dans ce nouveau film l'histoire se déroule toujours en 1977 et l'académie de danse est à Berlin (ce qui fait un lien avec Cabaret), une pensionnaire perturbée s'en va sous la pluie, elle va parler à quelqu'un, elle (nous) explique ce qui l'inquiète dans cette école, et l'héroïne arrive plus tard.

Les amateurs de frayeur viscérale continueront de préférer l'original de Dario Argento qui fait beaucoup plus peur (malgré la peinture rouge grossière pour imiter le sang), cette peur étant provoquée pour ses mises à mort (les coups de poignard, l'attaque du chien, le piège de barbelés, les hurlements) et par la combinaison des éclairages contrastés (les lumières rouge, vert, jaune, et les ombres) et la musique composée de bruitages stridents. Et c'est seulement en cours de film que l'on découvre la sorcellerie : «Que font les sorcières ? leur seul but c’est de faire souffrir c’est tout en faisant appel au monde de l’occulte elles peuvent obtenir le pouvoir leur permettant d’influer sur la réalité d’agir sur des personnes dans le sens maléfique du concept».

Ce nouveau Suspiria joue plutôt avec une angoisse étrange et diffuse qui devient au fur et à mesure oppressante. Dès le début l'hypothèse de la possibilité de sorcières est déjà exprimée, le spectateur ne cherche pas vraiment quoi mais découvre comment. La tonalité des décors est d'ailleurs plutôt neutre ou sépia, et ce n'est qu'au moment du climax final que la couleur rouge-sang arrive. Dans le pensionnat de Dario Argento il n'y avait qu'une seule séquence d'échauffement de danse, cette fois il s'agit bel et bien vraiment d'une école de danse : on y voit une séquence d'audition, des séances d'exercices et de répétition, et même un spectacle devant un public. Chez Argento les phénomènes surnaturels perturbaient surtout l'esprit de l'héroïne et d'une amie, chez Luca Guadagnino les mauvais sorts s'acharnent surtout sur les corps de danseuses : les corps torturés sont tordus, cassés et désarticulés. Là où Argento était efficace c'était d'avoir concentré l'histoire dans un quasi huis-clos (l'école). Ce nouveau Suspiria raconte cette histoire avec une autre perspective et en parallèle d'autres points de vue, extérieurs à l'école (un vieux médecin, une femme catatonique).

C'est en fait tout la structure de ce nouveau Suspiria qui est différente : le générique d'introduction indique qu'il y aura un découpage en six actes et une épilogue, et surtout le récit va prendre une ampleur inédite : le film dure 2h30 ! Moins effrayant, plus esthétique, plus chic moins choc, se rapprochant davantage du cinéma de Fassbinder, plus dramatique mais moins drôle que l'original.

Prêt à retenir votre souffle ?

Venise 2018 : A Star is Born, duo glam avec Bradley Cooper et Lady Gaga

Posté par kristofy, le 1 septembre 2018

C'est l'affiche la plus glamour de Venise : le duo Bradley Cooper et Lady Gaga pour le film A star is born. Ils n'avaient à priori rien en commun, sauf peut-être leur exigence de 'performer' devant la caméra pour lui et sur scène pour elle, et pourtant leur rencontre fait des étincelles. C'est le premier grand rôle au cinéma de la chanteuse, et c'est la première fois que l'acteur Bradley Cooper est aussi réalisateur. Ce remake d'A star is born, hors-compétition à Venise, ressemble à la fois une comédie romantique, un biopic et un film musical. Les fans de Bradley et les 'little monsters' de Gaga seront aux anges. La surprise est double: Cooper est un chanteur  très convaincant et Gaga se révèle être une bonne actrice.

4e version de l'histoire depuis 1937

Le film était dans les tuyaux depuis plus de 5 ans. Clint Eastwood devait filmer Bradley Cooper et Beyoncé pour une nouvelle version. Il s'agit d'un remake moderne de Une étoile est née de William A. Wellman (1937), avec Fredric March et Janet Gaynor : un acteur célèbre sur le déclin rencontre une apprentie actrice qui rêve de devenir une star... L'histoire se répète en 1954 avec George Cukor derrière la caméra et James Mason et Judy Garland dans le rôle des deux artistes, puis, transposé dans le domaine de la musique en 1976 par Frank Pierson, avec Barbra Streisand et Kris Kristofferson. En plus d'avoir été l'une des influences pour le scénario de The Artist de Michel Hazanavicius, avec Jean Dujardin et Bérénice Béjo.

Ce nouveau A Star is born garde la même structure avec un chanteur célèbre usé et une chanteuse amateur qui rêve de ce métier. Les toutes premières minutes du film nous présentent d'ailleurs les personnages avec simplicité : Bradley Cooper enchaine les concerts et les bouteilles d'alcool dans un bar, et Lady Gaga qui vivote d'un job dans un restau se prépare pour chanter une chanson dans ce même bar. Il est attiré par son interprétation en français de La vie en rose de Piaf, elle le reconnaît et elle est séduite. Premières confidences pour se découvrir sur un parking de supérette, et il lui propose de se revoir...

Pretty Woman à La La Land

Toute la première partie de A star is born est sur les rails classiques de la comédie romantique avec la rencontre entre une jeune femme modeste et un homme riche et célèbre, façon Pretty Woman ou 50 nuances de Grey (pour le rejoindre à un nouveau rendez-vous, il a prévu voiture avec chauffeur et avion). Le sourire de Bradley est irrésistible et les grands yeux de Lady Gaga sont troublants. Il redécouvre une attirance authentique et elle s'émancipe en osant chanter ses textes. Leur séduction en plusieurs étapes charme le spectateur sans réserve. Ensuite leur histoire arrive à une charnière où elle a l'opportunité de faire décoller sa carrière sans lui... Dès lors le personnage de Lady Gaga pend de plus en plus d'importance puisque c'est elle qui devient une star, façon "American Dream" moderne : des milliers de vues sur YouTube puis un contrat pour enregistrer un disque puis un passage à la télévision au Saturday Night Live...

A Star is born montre de manière étonnante que pour devenir une star, il faut perdre beaucoup de son identité, ce qui était déjà le sujet de La La Land. Durant toute la première partie du film on découvre Lady Gaga comme on ne l'a jamais presque jamais vue : au naturel sans lourd maquillage, se moquant de son nez pas beau, appréciant le même genre de musique american-country que joue Bradley Cooper. A partir du moment où justement elle peut devenir une star du disque, elle doit suivre les instructions de son manager : une autre couleur de cheveux, des vêtements plus courts et plus sexy, apprendre une chorégraphie avec des danseurs, chanter sur de la musique calibrée commerciale (cette transformation country authentique vers popstar auto-tunée est d'ailleurs le vrai parcours de Taylor Swift). Elle devient en quelque sorte une autre (un reflet de la vraie Lady Gaga blonde platine) qu'on a du mal à reconnaître et à continuer d'aimer. Il y a plusieurs séquences musicales où la Gaga est particulièrement mise en valeur. Peu importe ses excentricités on se rend compte que son talent provient vraiment sa voix. Mais dorénavant il faut aussi la voir comme une belle actrice, bien plus convaincante que Whitney Houston, Mariah Carey ou même Madonna (hormis peut-être dans Evita).

Un remake pour « Boire et déboires »

Posté par vincy, le 4 août 2018

Ce n'est pas vraiment le remake que l'on attendait. Boire et déboires (Blind Date en vo), la comédie de Blake Edwards (1987) avec Bruce Willis et Kim Basinger, devrait faire l'objet d'une nouvelle version a confirmé Sony Pictures. Deux scénaristes sont déjà à la manœuvre, Chris Hazzard et Michael Fontana.

Les producteurs de Game Night et de la prochaine version de The Predator, Davis Entertainment, prévoient une histoire réactualisée.

Boire et déboires est davantage un film culte qu'un film mémorable. Il a plusieurs particularités malgré tout: ce fut le premier rôle au cinéma de Willis, un an avant le premier Die Hard, alors connu pour son personnage de David Addison dans la série Clair de lune (Golden Globe du meilleur acteur au passage). Basinger, à l'époque, était la star montante ayant enchaîné un James Bond, une comédie de Blake Edwards (déjà), un drame sportif avec Robert Redford, un drame de Robert Altman et surtout le sulfureux 9 semaines et demi. Enfin pour Edwards, ce sera son dernier succès populaire, avec une recette nord-américaine équivalente à des films comme Wall Street, Le dernier empereur et Full Metal Jacket, sortis la même année.

La comédie mélancolique et romantique est l'histoire d'un banquier de Los Angeles qui doit conclure un très gros contrat avec un riche homme d'affaires japonais, très strict et traditionaliste, au cours d'un dîner organisé par son patron. Il recherche alors une compagne pour la soirée. Sur les conseils de son frère et de sa belle-sœur, il jette son dévolu sur Nadia, qui sort tout juste d'une rupture sentimentale avec un riche avocat qui continue de la harceler. Il faut juste que Nadia ne boive pas. Et en effet, dès la première coupe, tout part en vrille...

Timothée Chalamet pourrait rejoindre Denis Villeneuve et son remake de Dune

Posté par wyzman, le 17 juillet 2018

L'information est tombée il y a quelques minutes seulement : selon le très sérieux webzine Deadline, Timothée Chalamet serait en pourparlers pour rejoindre le casting de Dune, le remake signé Denis Villeneuve du film de David Lynch sorti en 1984 et lui-même adapté de la saga littéraire Cycle de Dune écrite par Frank Herbert et dont le premier volet a été publié en 1965.

Un nouveau film à Oscars ?

Dans le film de David Lynch, nous suivions les aventures de Paul Atreides dans un futur lointain impliquant des mondes au-delà de la Terre. Ces derniers, contrôlés par des familles féodales rivales qui ont accès à un médicament appelé Mélange, se battent pour ses bienfaits. Egalement appelé "épice", le médicament donne à ses utilisateurs une conscience accrue et une durée de vie prolongée qui se solde par une grave addiction et un sevrage fatal. L'épice, dont l'utilisation rend le voyage interstellaire possible, ne se trouve que sur la planète désertique d'Arrakis - également appelée «Dune» - et est la denrée la plus précieuse de la galaxie.

Après avoir acheté les droits cinématographiques et télévisuels de Dune en 2016, Legendary  a dévoilé Kong : Skull Island, Pacific Rim Uprising, Jurassic World : Fallen Kingdom et enfin Skyscraper. Dans ce remake, Timothée Chalamet doit incarner le rôle de Paul Atreides, le personnage principal. Il ferait office de remplaçant on ne peut plus convaincant au Kyle MacLachlan de la version originale. Après des performances applaudies dans Call Me By Your Name et Lady Bird, Timothée Chalamet devrait de nouveau entrer dans la course aux Oscars pour sa performance de junkie dans Beautiful Boy, aux côtés de Steve Carell.

De son côté, Denis Villeneuve est très demandé depuis les cartons de Prisoners, Sicario, Premier Contact et Blade Runner 2049. Contacté pour le nouveau volet de la saga James Bond, il a finalement laissé sa place à Danny Boyle. En attendant de connaître le casting final et la date du début du tournage de Dune, on ne peut que se réjouir de voir Timothée Chalamet et Denis Villeneuve se lancer dans un projet commun. Pour rappel, Premier Contact a décroché pas moins de 8 nominations aux Oscars tandis que Blade Runner 2049 a remporté deux trophées ! De son côté, Timothée Chalamet est reparti avec plus de 20 prix pour son interprétation d'un jeune Italien qui découvre l'amour et sa sexualité dans Call Me By Your Name.

Sacré casting en vue pour « Les quatre filles du docteur March » de Greta Gerwig

Posté par vincy, le 30 juin 2018

Sony accélère la production de Little Women (aka Les quatre filles du Docteur March). Le studio veut absolument que ce soit le prochain film de Greta Gerwig, nommée à l'Oscar de la meilleure réalisatrice cette année pour son premier film Lady Bird.

Le film semble attirer les talents: Meryl Streep, Emma Stone et Florence Pugh (The Young Lady) sont en négociations pour rejoindre ce projet, tout comme Saoirse Ronan et Timothee Chalamet, qui étaient tous deux déjà dans Lady Bird.

Le casting doit encore être complété par l'actrice qui incarnera Beth aux côtés d'Emma Stone, Saoirse Ronan et Florence Pugh, qui pourraient être respectivement Meg, Jo et Amy. Une série d'auditions est prévue cette semaine.

Columbia Pictures et Amy Pascal cherchent depuis plusieurs années à faire "revivre" au cinéma l'histoire des Quatre filles du Docteur March, grand classique adapté du roman de Louisa May Alcott plusieurs fois adapté au cinéma.

La dernière version hollywoodienne de 1994, réalisée par Gillian Armstrong, avait déjà un casting de luxe: Winona Ryder, Claire Danes, Kirsten Dunst , Christian Bale, Susan Saranadon, John Neville, Gabriel Byrne... Le film avait reçu trois nominations aux Oscars dont une pour Winona Ryder en tant que meilleure actrice. On peut aussi rappeler la version de 1933, réalisée par George Cukor, avec Katharine Hepburn et Joan Bennett. Sans oublier les multiples déclinaisons en série TV (dont celle de la BBC l'an dernier en minisérie).

Les étoiles semblent alignées

L'histoire se déroule pendant et après la Guerre de Sécession. En l’absence de leur père Robert, pasteur nordiste engagé comme aumônier dans cette guerre civile, quatre jeunes sœurs font face aux difficultés de la vie quotidienne. La raisonnable Margaret (surnommée Meg), l'intrépide Joséphine (surnommée Jo), la charitable Élisabeth (surnommée Beth) et l'orgueilleuse Amy vivent dans l'État du Massachusetts avec leur mère et leur fidèle domestique, Hannah. Autrefois riche, la famille March a été ruinée lorsque Mr March avait aidé un ami dans ses affaires, ce qui avait entraîné la faillite. Malgré cela, la famille est heureuse et généreuse.

Greta Gerwig adaptera elle-même le livre. Si le scénario ne semble pas encore complètement finalisé, la presse professionnelle souligne l'impatience du studio et des producteurs à vouloir commencer la production au plus vite. D'autant qu'à la fin de l'été tout le monde semble être disponible et sans engagement immédiat. Emma Stone a terminé le tournage de The Favourite. Saoirse Ronan vient d'achever celui de Mary Queen of Scots. Timothee Chalamet tourne cet été The King pour Netflix. Et Meryl Streep a encore quelques jours de tournage pour la série Big Little Lies.

Cannes 2018: Qui est Ramin Bahrani ?

Posté par wyzman, le 11 mai 2018

Entre 2005 et 2015, le réalisateur et scénaristes d'origine iranienne Ramin Bahrani a réalisé pas moins de 5 longs métrages de fiction. Très apprécié (et reconnu) dans le milieu du cinéma indépendant américain, il pourrait bien entrer définitivement dans la cour des grands avec un téléfilm. En effet, son Fahrenheit 451 sera projeté en Séance de minuit avant d'être diffusé le samedi 19 mai sur la chaîne câblée américaine HBO.

Un parcours logique

Né en 1975 et longtemps élevé en Caroline du Nord, Ramin Bahrani s'est rapidement intéressé au cinéma. Diplômé de la Columbia University de New York où il enseigne désormais, il se lance dans la réalisation à la fin des années 1990. Son premier film, Strangers, passe complètement inaperçu en raison d'un pitch pas très vendeur : un jeune Américain part en Iran, à la recherche du passé de son père récemment décédé et fait la rencontre d'un conducteur de camion iranien. Pas très sexy ! Par chance, son film suivant recevra un meilleur accueil : Man Pusher Cart fait en effet la tournée des festivals (Mostra de Venise et Sundance en tête). Nous sommes alors en 2005.

Deux ans plus tard, il propose Chop Shop, un drame centré sur un orpheline latino de 12 ans qui travaille en "réparant" des voitures. Le film est sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs, à la Berlinale ainsi qu'au TIFF. Son acteur principal, Alejandro Polanco, finit même pas être nommé aux Gotham Awards. Pour rappel, le dernier acteur à avoir triomphé dans cette catégorie n'était autre que Timothée Chalamet pour Call Me By Your Name.

Vient ensuite l'exceptionnellement bon et touchant Goodbye Solo. Le drame raconte la rencontre entre un chauffeur de taxi sénégalais et un vieil homme suicidaire en Caroline du Nord. Véritable révélation, Goodbye Solo permet à Ramin Bahrani de rafler le prix de la critique FIPRESCI à la Mostra de Venise, trois ans seulement après l'avoir remporté à Londres pour Man Push Cart.

Des choix douteux

Alors qu'il vient d'enchaîner coup sur coup Chop Shop et Goodbye Solo, Ramin Barhani revient l'année d'après avec Plastic Bag. Le court-métrage de 18 minutes a beau être sélectionné à Venise, à Telluride, à New York et à South by Southwest (Austin), il ne fait pas l'unanimité. En racontant le parcours d'un sac plastique grâce à la voix de Werner Herzog, Ramin Bahrani tente de réveiller les consciences. En vain.

Et parce que les mauvaises nouvelles n'arrivent jamais seules, il lui faudra quatre ans pour réussir à réaliser son prochain film, At Any Price. Désormais dans le viseur de grands distributeurs, Ramin Bahrani s'offre tout de même un joli casting : Zac Efron, Denis Quaid et Heather Graham. Mais le film fait un bide retentissant et ne rapporte que 380000$ ! C'est presque deux fois moins que Paperboy et Parkland, les deux autres films indépendants que Zac Efron a tournés avant et après At Any Price...

Retour en fanfare

Il faut attendre 2015 pour que Ramin Bahrani revienne par la (très) grande porte. Son nouveau film, 99 Homes, narre le combat d'un père bien décidé à récupérer la maison dont sa famille a été expulsée par un agent immobilier véreux. En plus de sélections au TIFF, à Teluride et à la Mostra de Venise, 99 Homes offre à Michael Shannon des nominations aux Gotham Awards, aux SAG Awards et aux Golden Globes. L'acteur en repart bredouille mais le film rafle tout de même le Grand Prix au festival du cinéma américain de Deauville. Pas de toute, Ramin Bahrani est sur la bonne pente.

Il n'est donc pas étonnant de retrouver l'insubmersible Michael Shannon au casting de son prochain film - qui est en fait un téléfilm. Adapté du roman de Ray Bradburry, Fahrenheit 451 sera l'occasion de voir Michael Shannon donner la réplique à une autre star du cinéma indépendant, Michael B. Jordan. Absolument incontournable depuis les succès de Fruitvale Station, Creed et Black Panther (tiens, que des films de Ryan Coogler...), Michael B. Jordan incarne ici Guy Montag, le pompier qui se sent attiré par la lecture et va chambouler toute cette dystopie !

Projeté en Séance de minuit, Fahrenheit 451 sera donc diffusé dans la foulée sur HBO. Et bien que les critiques du film soient pour l'instant inexistantes, le marketing entourant sa "sortie" laisse à penser que HBO est plus que sûre de son coup. Alors, Ramin Bahrani a-t-il réalisé un téléfilm aussi inoubliable que Ma Vie avec Liberace ou The Normal Heart ? Réponse demain!

Cannes 2018: Yann Gonzalez, Nuri Bilge Ceylan, Lars von Trier et Terry Gilliam en Sélection officielle

Posté par vincy, le 19 avril 2018

Le 71e Festival de Cannes a fait un certain nombre d'ajouts dans toutes les sections de la sélection officielle. Notons que le Lars von Trier sera à Cannes, mais hors-compétition, et que le Terry Gilliam, malgré le litige juridique, sera présenté en clôture. Enfin, si Claire Denis n'est toujours pas présente sur la croisette avec High Life, le dernier film du palmé Nuri Bilge Ceylan arrive en compétition.

Compétition

Un couteau dans le cœur (Knife + Heart) du français Yann Gonzalez avec Vanessa Paradis

Ayka du kazakh Sergey Dvortsevoy, réalisateur de Tulpan, vainqueur du Prix Un Certain Regard en 2008

Ce sont les deuxièmes films de Yann Gonzalez et de Sergey Dvortsevoy et c’est la première fois qu’ils viennent en Compétition.

Ahlat Agaci (The Wild Pear TreeLe Poirier sauvage) du turc Nuri Bilge Ceylan, Palme d’or 2014 avec Winter Sleep

La Compétition 2018 sera donc composée de 21 films.

Hors Compétition

The House That Jack Built de Lars von Trier avec Matt Dillon et Uma Thurman

Un Certain Regard

Muere, Monstruo, Muere (Meurs, monstre, meurs) de l’argentin Alejandro Fadel

Chuva E Cantoria Na Aldeia Dos Mortos (The Dead and the OthersLes Morts et les autres) du portugais João Salaviza et de la brésilienne Renée Nader Messora

Donbass de l’ukrainien Sergey Loznitsa qui, le mercredi 9 mai, fera l’ouverture de Un Certain Regard 2018.

Séances de Minuit

Whitney, un documentaire de l’écossais Kevin Macdonald, qui retrace l’existence de la chanteuse Whitney Houston.

Fahrenheit 451 de l’américain Ramin Bahrani avec Sofia Boutella, Michael B. Jordan et Michael Shannon. Il s’agit de la deuxième adaptation, après celle de François Truffaut, du roman de Ray Bradbury.

Film de Clôture

En 2018, le Festival de Cannes renoue avec la tradition du film de clôture (hors-compétition).

The Man Who Killed Don Quixote du britannique Terry Gilliam, avec Adam Driver, Jonathan Pryce et Olga Kurylenko. Il sera projeté le samedi 19 lors la cérémonie de Clôture, le film sortira en France le même jour.

Dr Dolittle s’offre un casting au poil

Posté par vincy, le 31 mars 2018

Robert Downey Jr. a officialisé sur son compte twitter le casting vocal de son nouveau film, The Voyage of Doctor Dolittle. Le film est actuellement en tournage à Londres. La sortie est calée pour le 12 avril 2019.

C'est du lourd niveau casting tout de même: Marion Cotillard et Octavia Spencer, toutes deux oscarisées, Kumail Nanjiani, nommé aux Oscars, Rami Malek, gagnant d'un Emmy Award, Craig Robinson, John Cena, Carmen Ejogo et Frances De La Tour rejoignent les déjà annoncés Ralph Fiennes, Emma Thompson, Tom Holland et Selena Gomez.

Antonio Banderas, Michael Sheen, Harry Collett et Jim Broadbent s'ajoutent à cette longue liste, mais pour des personnages "réels".

Le énième remake de Dr Dolittle est écrit et réalisé par Stephen Gaghan. La série de romans pour la jeunesse de Hugh Lofting, publiée à partir de 1920 (et en France à partir de 1931),  a connu plusieurs versions: une comédie musicale de Richard Fleischer en 1967 et une série de 5 films, dont les deux premiers ont été les derniers grands succès d'Eddie Murphy.

Robert Downey Jr. qu'on verra dans quelques semaines dans Avengers: Infinity War a annoncé qu'il voulait en finir avec Tony Stark / Iron Man. C'est son premier projet d'envergure hors Marvel depuis la suite de Sherlock Holmes en 2011.

J.J. Abrams veut adapter le film d’animation japonais Your name

Posté par vincy, le 29 septembre 2017

Paramount Pictures et la société de prod de J.J. Abrams Bad Robot ont acquis les droits pour adapter le film animé japonais Your Name. Dans la veine de Ghost in the Shell, et dans l'attente d'un Akira qui se laisse désirer, le film serait une version en prises de vues réelles du film-phénomène de Makoto Shinkai.

Your Name a rapporté 355M$ dans le monde, dont 5M$ sur le territoire nord-américain. Il est le 4e film le plus vu au Japon, après Le voyage de Chihiro, Titanic et La Reine des neiges. C'est aussi le film japonais le plus vu en Chine. En France, le film a attiré 250000 spectateurs.

Le scénario de cette version américaine sera écrite par Eric Heisserer, nommé à l'Oscar en février pour Premier contact. Aucune date de production n'a encore été mentionné.Enregistrer