Un remake pour La petite boutique des horreurs

Posté par vincy, le 3 mai 2012

Film culte de Roger Corman en 1960, déjà revisité avec jubilation par Frank Oz en 1986, La petite boutique des horreurs est en passe de s'adapter à l'air du temps avec l'un des producteurs de la série Glee, Roberto Aguirre-Sacasa.

Warner Bros a accepté le principe pour qu'Aguirre-Sacasa écrive une nouvelle version de ce film, également adapté en 1982 sous forme de comédie musicale à Broadway.

Roberto Aguirre-Sacasa est l'un des auteurs les plus demandés actuellement (petit et grand écran, théâtre, comédie musicale, BD). Il a réécrit le livret de Spider-Man pour Broadway. Il vient d'achever le script du remake de Carry (le roman  de Stephen King déjà transposé par Brian De Palma en 1976).

La petite boutique des horreurs est une comédie romantique un peu macabre où Seymour Krelborn, fleuriste de quartier, est secrètement amoureux de sa collègue Audrey. Mais la boutique est au bord de la faillite... Seymour propose alors de mettre en vitrine une plante inconnue qu'il avait trouvée le jour d'une éclipse. Il s'avère cependant que la plante a besoin de sang humain. Et cela devient de plus en plus difficile de la nourrir...

Remakes hollywoodien et bollywoodien pour la comédie québécoise Starbuck

Posté par vincy, le 25 avril 2012

La comédie québécoise de Ken Scott, Starbuck, qui sort en France le 27 juin prochain, va être l'objet d'un remake américain. DreamWorks a acquis les droits du film en vue d'un tournage d'ici la fin de l'année. Notons que le film sera aussi revisité par un studio bollywoodien avec la star indienne Akshay Kumar dans le rôle principal.

Sorti en juillet 2011 au Québec, Starbuck, qui met en vedette Patrick Huard, comédien très populaire dans la Belle Province, a été l'un des films canadiens les plus marquants de l'année. Plus gros succès national du box office canadien, prix Génie du meilleur scénario et de la meilleure musique, Starbuck a séduit 384 000 spectateurs québécois en salles.

L'histoire est celle de David Wosniak qui apprend que son amie Valérie est enceinte ; mais cet éternel adolescent de 42 ans découvre qu'il est également le géniteur de 533 enfants.

La réalité a d'ailleurs dépassé la fiction. Un britannique, Bertold Wiesner, fondateur d'une clinique de fertilité, vient d'être accusé d'avoir lui-même fécondé ses clientes avec son sperme et pourrait être le père de 300 à 600 enfants!

Clint Eastwood, Tom Cruise et Beyoncé font le remake d’Une étoile est née (avec Kurt Cobain)

Posté par vincy, le 11 avril 2012

Il y a une semaine, Spin magazine confirmait que la prochaine réalisation de Clint Eastwood s'attaquerait au remake d'A Star is Born (Une étoile est née). Le scénario, écrit par Will Fetters, rependrait la trame du film de William A. Wellman (1937), déjà revu par George Cukor (la version la plus célèbre avec Judy Garland et James Mason, en 1954) et Frank Pierson (avec Barbra Streisand, en 1976) mais il se serait inspiré de la vie de Kurt Cobain, le leader du groupe grunge Nirvana.

Devant la caméra, Tom Cruise incarnerait Cobain, et Beyoncé Knowles la star montante. Dans la version d'origine, l'histoire est celle d'une jeune provinciale qui rêve de gloire à Hollywood et rencontre un acteur alcoolique sur le déclin.

C'est en voyant Rock Forever, le prochain film avec Cruise, une comédie musicale rock qui sort cet été, que Eastwood a été convaincu par le comédien, avec qui il n'a jamais tourné.

Fetters confesse que "le film balance entre art et commerce, un compromis qui vous arrive en pleine figure quand vous commencez dans ce business." Pour lui, il est de plus en plus difficile de vieillir dans cette industrie musicale obsédée par la jeunesse et le renouvellement. "Si vous avez la cinquantaine, et que vous êtes un artiste dans le monde de Justin Bieber. Si vous êtes un Kurt Cobain à notre époque, qu’est ce que vous faites? Comment existez vous dans ce monde?"

Eastwood, en choisissant Cruise, opterait donc pour une parabole du mythe de Cobain. L'acteur ne lui ressemble pas et ses liens avec la scientologie peuvent être vus comme une hérésie par rapport au chanteur de Smells like teen spirit. Un sacrilège?

Pour l'instant, aucun contrat n'est signé. Tout cela peut-être amené à changer.

Gus Van Sant a déjà réalisé un film-requiem autour des derniers jours de Kurt Cobain. Michael Pitt incarnait l'artiste dans Last days, présenté au festival de Cannes en 2005.

Intouchables cartonne à l’étranger et Harvey Weinstein le prend en main aux USA

Posté par vincy, le 5 mars 2012

7,3 millions d'entrées dans le monde : Intouchables a déjà dépassé les 55 millions d'euros de recettes hors territoire français. Son total mondial en fait le 2e film de l'année, juste derrière Voyage au centre de la terre 2. Un score exceptionnel pour un film produit en dehors d'un studio hollywoodien.

Phénomène européen

En Italie, où il vient de démarrer sa carrière en tête du classement, Quasi Amici, titre italien du film, a attiré 226 000 spectateurs le premier week-end. Ils se sont ajoutés au million d'entrées en Suisse (record depuis plus de 20 ans) et aux 900 000 en Belgique. Et surtout aux 5,5 millions d'Allemands (dont 440 000 Autrichiens) qui ont déjà été le voir en salles, devenant ainsi le film en langue Française le plus populaire depuis plus de trente ans (Le Gendarme et les Extra-terrestres). Cela fait sept semaines de suite qu'Intouchables (Ziemlich beste Freunde en allemand) domine les autres films Outre-Rhin. A lui tout seul, il a attiré autant de spectateurs germanophones que tous les films français l'an dernier.

Il va désormais affronter le marché espagnol (Intocable, 9 mars) et surtout américain (25 mai). Aux USA, le film est entre les mains d'Harvey Weinstein, qui vient de remporter un joli succès personnel avec The Artist, en passe de devenir l'un des cinq plus important succès de sa nouvelle compagnie de distribution, The Weinstein Company. "Un film français, c'est ce qu'il y a de plus cool en ce moment" a-t-il confié.

Polémique sur le racisme présumé du film

Le dernier nabab du cinéma américain a déjà commencé à déminer le terrain. Intouchables est en effet au coeur d'un mauvais buzz depuis sa sortie en France. Accusé de racisme par la critique américaine, Weinstein anticipe. Il a notamment dénoncé les propos de Jean-Marie Le Pen qui s'en prend à un film où un "délinquant immigrant" aide un handicapé : "Il y a cet homme politique en France, (...) il a dit que le personnage de François représente la France handicapée et que le personnage d'Omar représente les immigrés, et que la France ne sera pas sauvée par ces immigrés." Il a ajouté : "Jean-Marie, j'ai deux mots pour vous, et ce n'est pas "happy birthday" !" Le producteur et distributeur américain se dit effrayé par le soutien populaire à la candidate éventuelle Marine Le Pen et répugné par l'opinion - "bigote" selon Weinstein - du père sur Intouchables. "Ce serait un désastre pour la France si ces idées se répandaient".

Jeudi dernier, Intouchables vient de débuter sa série d'avant premières en ouvrant les Rendez-vous du cinéma français à New York. L'accueil a été chaleureux. Mais tout le monde a en tête la critique de Variety cet automne (voir notre actualité du 24 décembre), où la comédie était qualifiée de film raciste et Omar Sy de "singe savant". Le New York Times n'a pas été plus tendre en février :  "une grossière fiction qui exploite tous les vieux stéréotypes de l'homme noir en libérateur de culture".

A cause de leur histoire, les Américains voient du racisme partout. Viola Davis, citée à l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle de bonne dans La couleur des sentiments, en a fait l'expérience l'an dernier. Un film est considéré comme raciste si le Noir est dans le rôle du "soumis". Il ne l'est pas si les personnages peuvent être interchangeables et le scénario indifférent à la couleur de peau. Apparemment, cela vaut quelque soit le message ou le contexte historique.

Le Monde a interviewé Manthia Diawara, Américain d'origine malienne, professeur à l'université de New York et auteur d'African Film : "c'est un film inoffensif et plutôt drôle" mais "le Blanc s'éloigne par sa rationalité ou par une manière de négliger l'intuition, l'émotion, et, de temps en temps, il a besoin du Noir pour lui rappeler qu'il est humain. C'est son contemporain primitif". Omar Sy ne serait donc qu'un Noir malin et amusant.

Harvey Weinstein honoré à Paris en juin

Peu importe qu'Intouchables séduise ou pas les Américains. Weinstein peut toujours en faire un remake puisqu'il en a acquis les droits en juillet dernier. Selon Olivier Nakache, "c'est dans les tuyaux". Pour l'instant, il prépare la bande annonce, les affiches et a programmé le film dans différentes avant premières. On parle aussi d'un événement à Cannes pour célébrer le succès phénoménal du film.

Harvey Weinstein sera ensuite en France début juin pour l'hommage qui lui sera rendu au premier Champs Elysées Film festival (6-12 juin, voir notre actualité du 23 octobre 2011). C'est bien le minimum pour celui qui a permis à un film français d'obtenir l'Oscar suprême avec The Artist. Il avait déjà distribué l'autre film phénomène des années 2000, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, et produit Le Patient anglais, qui avait valu un Oscar à Juliette Binoche. Le Festival lui décernera un trophée pour l'ensemble de sa carrière et projettera une sélection des plus grands films qu'il a produit (y compris durant la période Miramax).

Une nouvelle nouvelle version de La belle et la bête à la sauce Del Toro

Posté par vincy, le 18 février 2012

A peine Christophe Gans a-t-il annoncé son projet de remake de La Belle et la bête, avec Léa Seydoux et Vincent Cassel (voir actualité du 11 février), que Guillermo del Toro s'est engagé sur une autre version du conte, mais cette fois-ci américaine et produite par Warner Bros.

Andrew Davies (Bridget Jones) écrira le scénario. Le rôle de la Belle devrait être incarné par Emma Watson (Harry Potter). Reste à trouver la bête.

Del Toro film actuellement Pacific Rim.

Paramount s’attaque au remake de Soupçons

Posté par vincy, le 17 février 2012

Après DreamWorks et Rebecca (voir notre actualité du 12 février), c'est Paramount qui veut refaire Soupçons. Hitchcock inspire en ces temps sans imagination.

Le studio a engagé Veena Sud "The Killing", "Cold Case") pour écrire son premier scénario de cinéma, à partir du roman originel de Francis Iles, Complicité (1932 ; publié en France par Gallimard).

Soupçons (1941) est l'histoire d'une jeune femme (Joan Fontaine), suave, riche, qui épouse un charmeur irrésistible et oisif (Cary Grant), contre l'avis de son père. Rapidement, elle soupçonne son mari de vouloir la tuer. Le film comporte une scène mémorable autour d'un verre de lait, possiblement empoisonné, servi par Grant pour son épouse alitée.

Joan Fontaine avait reçu l'Oscar de la meilleure actrice pour ce rôle. Lle film était nommé dans deux autres catégories : meilleur film et meilleure musique.

Whitney Houston (1963-2012) : So Emotional

Posté par vincy, le 12 février 2012

Star de la chanson (pop, R&B, Soul, dance) dans les années 80 et 90, Whitney Houston est morte dans des conditions mystérieuses cette nuit du 11 février, noyée dans la baignoire de sa chambre d'hôtel à Beverly Hills. Elle fut l'une des plus grosses vendeuses de disques sur cette période, avant de connaître un déclin aussi brutal que tragique : mariage avec Bobby Brown avec coups et blessures, alcool, drogue... Elle était née le 9 août 1963 à Newark, dans la banlieue de New York.

La chanteuse aux 6 Grammy Awards (200 millions de disques vendus selon les estimations) avait fait une incursion dans des téléfilms et dans le cinéma : The Bodyguard (1992), Waiting to Exhale (Où sont les hommes?,  1996) et The Preacher's Wife (La femme du pasteur, 1996). Le premier, de Lawrence Kasdan, avec Kevin Costner, a été un énorme succès mondial (410 millions de $ au box office) ; le deuxième, réalisé par Forrest Whitaker, avec Angela Bassett, a reçu un bel accueil aux USA (au total, il a cumulé 81 millions de $ dans le monde) ; le troisième, de Penny Marshall, avec Denzel Washington, a déçu les attentes, malgré son affiche.

Si elle n'était pas une grande comédienne, son statut de star a, à chaque fois, créé l'événement autour de ses sorties. Elle a été nommée aux Razzie Awards comme pire actrice (The bodygyuard) et a remporté le prix de la meilleure actrice aux NAACP Image Awards (The Preacher's Wide).

Film posthume pour cet été

Après plusieurs projets avortés, des ventes de disques de plus en plus médiocres depuis 2000, et une dernière tournée musicale complètement ratée, Whitney Houston devait revenir au cinéma. Sparkle, dont elle était l'une des productrices, est un remake de la comédie musicale éponyme de 1976 : le film retrace la descente aux enfers de trois soeurs d'Harlem (New York) qui ont connu la gloire comme chanteuses et ont tout détruit avec la drogue. Quasiment autobiographique. Ce film de Salim Akil, qui réunit Jordin Sparks (gagnante de La nouvelle Star version US, saison 6) et Derek Luke, sort en août 2012 aux USA et, a priori, en septembre en France. Le projet mûrit depuis 2001 mais a a souvent été interrompu, notamment avec le décès tragique de la chanteuse Aaliyah, pressentie pour le rôle principal.

Whitney Houston avait aussi produit des films pour la télévision (La légende de Cendrillon, Un mariage de princesse).

Détentrice de nombreux records dans l'industrie musicale - elle a été la première artiste à placer sept singles consécutifs au top des ventes -, la cousine de Dionne Warwick et fille de la choriste Cissy Houston, avait commencé dans le mannequinat et participé à quelques sitcoms.

On entend souvent sa voix sur les B.O.F. de ses propres films. Deux chansons ont été marquantes. "When You believe", duo avec Mariah Carey, qui fut le thème principal du Prince d'Egypte, dessin animé de DreamWorks. Et, bien entendu, "I Will Always Love You", hit gigantesque dans The Bodyguard. La chanson avait été écrite en 1973 par la super-star de la country (et vedette de cinéma) Dolly Parton. Parton l'avait réenregistré pour la B.O.F. de La cage aux poules, comédie musicale loufoque avec Burt Reynolds, en 1982. Avec le temps, elle est devenue l'un des plus grands classiques de la musique Country. La version de Whitney Houston a viré au phénomène, avec 10 millions d'exemplaires vendus dans le monde (un record pour une chanteuse), 14 semaines au Top des ventes américaines, et une reconnaissance au delà du genre "Country".

Un remake de Rebecca écrit par Steven Knight et produit par DreamWorks

Posté par vincy, le 12 février 2012

Ne nous révoltons pas tout de suite. Certes, Rebecca d'Hitchcock est un classique, réputé par conséquent intouchable. Aussi quand DreamWorks et Working Title Films annoncent qu'ils vont en faire un remake, on serait tenté par crier au sacrilège.

Mais les studios ont aussi confirmé qu'ils avaient désigné Steven Knight comme scénariste pour adapter le livre de Daphne DuMaurier, à l'origine du film d'Hitchcock. Knight est l'auteur de films comme Dirty Pretty Things et Les Promesses de l'ombre. Après une première version, il a abandonné l'adaptation du Symbole perdu, le best-seller de Dan Brown, préférant se consacrer à sa première réalisation pour le cinéma, Hummingbird.

Le classique d'Alfred Hitchcock date de 1940. Il s'agit du premier film américain du Maître,  avec Laurence Olivier et Joan Fontaine. Il avait reçu l'Oscar du meilleur film (et celui de la meilleure photo, en plus de 9 autres nominations). L'histoire, un conte gothique, est celle d'un veuf qui tombe amoureux d'une jeune demoiselle de compagnie. Mais le fantôme de la défunte épouse qui l'a précédée hante le château et les esprits qui y habitent.

La belle (Léa Seydoux) et la bête (Vincent Cassel), bis.

Posté par vincy, le 11 février 2012

La belle, c'est elle. Léa Seydoux, qui a un second rôle dans Mission : Impossible - le protocole fantôme, énorme succès international de cet hiver. La bête, c'est lui. Vincent Cassel, récemment vu dans le David Cronenberg, A Dangerous Method.

C'est l'un des projets européens les plus importants qui sera mis sur le marché au festival de Berlin cette année avec un budget de 33 millions d'euros. Le tournage commencera le 8 octobre.

Produit par Pathé, le projet est porté par Christophe Gans, scénariste et réalisateur du film (en français), qui n'a rien tourné depuis Silent Hill en 2006. Gans s'est essentiellement basé sur le texte de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve, La jeune Américaine et les Contes marins (1740), une des nombreuses variantes de cette légende littéraire. Il confesse s'être aussi inspiré des films de Hayao Miyazaki.

La Belle et la bête a été porté plusieurs fois au cinéma. La version la plus connue, et la plus belle, reste la première, celle de Jean Cocteau, en 1946. La plus populaire est celle de Walt Disney, en 1991, qui ressort en version 3D cette année.

Le nouveau projet de Michel Hazanavicius s’inspirera d’un film de Fred Zinnemann

Posté par vincy, le 9 janvier 2012

Après le triomphe de The Artist auprès des professionnels et critiques américains, et le succès public en France du film primé à Cannes, Michel Hazanavicius se sent pousser des ailes. Il vient d'annoncer au Hollywood Festival à Capri, en Italie, que son prochain film serait inspiré de celui de Fred Zinnemann (réalisateur du mythique Le train sifflera trois fois et de Tant qu'il y aura des hommes), Les anges marqués. Ce drame de 1948, originalement titré The Search, a été cité 5 fois aux Oscars. Sa star, Montgomery Clift, avait reçu sa première nomination avec ce film.

Hazanavicius transposerait l'histoire dans l'actuelle guerre en Tchétchénie (dans le film de Zinnermann, l'action - une femme qui recherche un jeune garçon ayant survécu aux camps-  se déroule à Berlin à la fin de la Seconde Guerre Mondiale).

Berenice Bejo, son épouse à la ville et sa muse à l'écran, incarnera une femme travaillant pour une ONG en Tchétchénie. Thomas Langmann, déjà producteur de The Artist, a resigné pour cette nouvelle aventure, en couleur et pas muette.