BIFFF 2019 : Hellboy, le reboot raté de Neil Marshall

Posté par kristofy, le 15 avril 2019

Dans l’univers des super-héros (Superman, Batman, Wonder-woman…) et des héros moins super (Kick-ass, Deadpool, Shazam…) luttant pour le bien, il y en a un dont la naissance même vient du mal : Hellboy, le garçon de l’enfer. Son origine est connue et rappelée dans chaque histoire (qu’il s’agisse de la bande-dessinée ou d’une adaptation en film) : c’était un petit garçon mi-démon à l’apparence rouge d’un diable, issu d’une expérience ésotérique de nazis, qui, au lieu d’être tué, a été élevé par un homme travaillant dans le secret pour un Bureau Paranormal. Hellboy est maudit par la nature de son apparence mais doué d’une très grande force, et participe à diverses missions de lutte contre des créatures malfaisantes…

Hellboy, par Guillermo del Toro

Le mélange entre part d’humanité chez un monstre et part de monstruosité chez les humains, c’est tout l’univers de Guillermo del Toro. En toute logique, il a réalisé l’adaptation ciné Hellboy en 2004 suivi de Hellboy 2, les légions d'or maudites. Les deux films sont visuellement une belle réussite et les scénarios respectaient l’essence du personnage de la bande-dessinée : un diable au service des hommes mais condamné à une existence cachée des autres. Le point faible des films était en particulier les dialogues avec un humour adolescent et certaines situations du scénario où on était plutôt proche d’une ambiance Men in black : bref presque des contes grand-public. Réaliser un troisième épisode était difficile puisque le héros Hellboy et l’incendiaire Selma Blair allaient devenir parent et fonder une famille… Soit ce personnage n’apparaissait plus au cinéma, soit on en faisait un reboot en recommençant tout : nouvel acteur, nouveaux amis, nouvel univers avec une nouvelle équipe. Au revoir donc Guillermo del Toro et l’acteur Ron Perlman. En 2019 voici donc un nouveau Hellboy !

Le nouveau Hellboy, par Neil Marshall

Le Hellboy version Neil Marshall (qui sortira en France le 8 mai) est porté par l’acteur David Harbour (bien choisi, le shériff de la série Stranger Things). Ce nouveau film est basé sur diverses aventures de l’auteur Mike Mignola déjà dessinées (surtout The wild hunt et The stormand the fury). L’orientation principale est de dépasser justement le côté gentillet et amusant grand-public. Ce nouveau Hellboy n’est pas vraiment pour les enfants de moins de 16 ans : la principale différence est du côté des combats, plus nombreux, plus violents, avec cette fois du sang qui gicle. Neil Marshall connu pour avoir été très bon dans la peur en intérieur (Dog sodiers, The Descent) s’est depuis déchainé pour des grandes batailles épiques (Doomsday, Centurion, quelques épisodes de Game of Thrones), et c’est son expertise de grosse fantasy spectaculaire que l’on voit ici (sans aucune subtilité). Mais, comme on l'écrit dans notre critique, "Faire gicler du sang ici et là et offrir au spectateur un dilemme qui pourrait être résolu en moins d’une heure ne suffit pas".

On change de continent dans ce film puisque Hellboy est envoyé en mission en Angleterre. Une séquence d’introduction nous raconte même un lointain passé avec le roi Arthur, son épée Excalibur, Merlin qui avaient vaincu et découpé les membres de la maléfique Reine de sang Nimue. En fait, aidée de plusieurs géants, Nimue - Milla Jovovitch, toujours ensorceleuse, elle en fait parfois des caisses mais contre toute attente, cela fonctionne - revient à la vie en 2019 bien décidée à se venger en faisant surgir une horde de monstres pour détruire les humains… On nous racontait la même chose avec les pharaons dans les diverses Momies. Hellboy et ses nouveaux amis britanniques (forcément cosmopolites avec Sasha Lane et Daniel Dae Kim) auront fort à faire, ça va cogner et trancher sévère.

Un film bourrin qui fait flop

Durant les 121 minutes de films il y a tout de même quelques longueurs, des flashbacks malvenus et quelques séquences improbables (esprit mort qui sort d’une bouche de voyante, le personnage Baba Yaga) mais on en retient ses multiples combats. Ce nouveau film est particulièrement bruyant et tonitruant avec plusieurs séquences épiques (même la ville de Londres sera dévastée). Ce nouveau Hellboy est particulièrement bourrin, mais propose tout de même une part de légère nuance : « la réponse à une menace n’est pas forcément la destruction ».

Histoire sans intérêt, ratage complet, le film est devenu une catastrophe industrielle ce week-end aux Etats-Unis. Le budget de 50M$ sera difficilement amorti puisqu'en trois jours, le film, prévu pour prendre le leadership du box office, a finit 3e avec à peine 12M$ de recettes. Le premier avait rapporté 23M$ et sa suite 34M$. C'est dire l'échec.

Kristen Stewart sera l’une des Drôles de Dames et Bosley sera une femme

Posté par vincy, le 27 juillet 2018

C'est sûrement la plus grosse surprise de ce reboot annoncé par Sony de la franchise Drôles de Dames (Charlie's Angels). La star de Twilight, césarisée et récente membre du jury à Cannes, Kristen Stewart sera l'une des détectives privées punchy du nouveau film. Autre surprise, Elizabeth Banks (Pitch Perfect, Hunger Games), la réalisatrice et co-scénariste de ce reboot, incarnera Bosley, habituellement joué de manière assez paternaliste par un homme.

Outre Stewart, Banks a choisi Naomi Scott (qui sera Jasmine dans Aladdin) et Ella Balinska (A Modern Tale) pour compléter le trio.

Le film est prévu sur les écrans pour le 27 septembre 2019. Il s'agira de faire évoluer l'intrigue. L'agence Townsend, géré par le mystérieux Charlie, est devenue mondiale et fournit des tas de services, de l'espionnage à la sécurité. Le nouveau trio ne sera qu'une des équipes de l'agence, parmi d'autres.

La série Charlie's Angels (1976-1981) a connu plusieurs castings au cours de ses 116 épisodes. 6 comédiennes ont été enrôlées par Charlie, mais une seule a été de tous les épisodes, Jaclyn Smith. Une première adaptation au cinéma avec Cameron Diaz, Drew Barrymore et Lucy Liu a cartonné en 2000. La suite en 2003 a également été un succès. Au total les deux épisodes ont rapporté 525M$ de recettes dans le monde.

Indiana Jones 5 décalé à 2021

Posté par vincy, le 15 juillet 2018

Y aura-t-il un Indiana Jones 5? Officiellement oui, mais la suite est une fois de plus reportée. Disney, désormais proprio de la franchise, a décalé la sortie d'un an au 9 juillet 2021. Harrison Ford aura presque 79 ans à cette date là. Est-ce bien raisonnable?

Le problème selon la presse professionnelle américaine proviendrait du scénario de David Koepp, scénariste du précédent épisode en 2008, qui ne convient à personne. Jonathan Kasdan, fils de Lawrence Kasdan, l'auteur du premier épisode, a été appelé à la rescousse.

Steven Spielberg reste le réalisateur attitré. Et Ford a confirmé qu'il reprendrait son stetson et son fouet. Depuis que la marque Indiana Jones est passée dans l'empire Disney (qui a repris l'ensemble de Lucasfilm, dont Star Wars), ce serait le premier film de la saga. On imagine que Disney veut en faire un reboot avec un passage de relais vu l'âge de la star.

D'Indiana Jones, on connaît un père (Sean Connery, à la retraite), une version jeune (River Phoenix, décédé), et un fils (Shia LaBeouf, marginalisé). Que vont-ils inventer?

Taxi 5, le film de la consécration pour Franck Gastambide ?

Posté par wyzman, le 11 avril 2018

A la simple évocation d'une suite de Taxi sans Samy Naceri et Frédéric Diefenthal, nombreux sont les puristes qui roulent des yeux. Et il faut bien admettre que même sans en être de grands fans, la saga de Luc Besson est toujours synonyme de jolis souvenirs de jeunesse - ainsi que d'une Marion Cotillard fraîche comme jamais. Nouvelle star de la comédie populaire, Franck Gastambide pensait avoir trouvé une oeuvre à la hauteur de ses ambitions. Mais ses talents de réalisateur et scénariste peuvent-ils combler l'absence du duo culte ?

Au premier abord, nous serions tentés de dire oui. Le film, comme ses prédécesseurs, s'intéresse à une duo atypique (un superflic de Paris muté à la police municipale de Marseille et un jeune et mauvais chauffeur Uber) ainsi qu'à une enquête mêlant courses-poursuites et répliques intemporelles. Divertissement de bonne facture, Taxi 5 manque pourtant de caractère.

  • Où est l'action pure et dure ? Alors oui, les courses-poursuites entrent dans la catégorie des scènes d'action mais tous ces plans de dialogues réalisés devant un fond ont tendance à gâcher ces séquences. Tout cela faisant naître un sentiment de frustration chez le spectateur. Les Taxi étaient jusque-là synonymes de folies dont seul Luc Besson a le secret. Ici, les scènes s'enchaînent avec un fil rouge évident mais sans véritable synergie. Il s'agit en effet plus d'une suite de saynètes que d'un long-métrage à proprement parler.
  • Franck Gastambide est homophobe et grossophobe. Kaïra Shopping, Les Kaïra et Pattaya nous avaient déjà mis en garde : le réalisateur de Taxi 5 a un sérieux problème d'ouverture d'esprit. Mais cette fois, tout cela est trop gros pour que l'on ne puisse détourner le regard. Franck Gastambide évoque frontalement le mariage pour tous ("Entre les inaugurations de maisons de retraite et les mariages de tarlouzes...", "Alors mes petits pédés, on fait sa demande en mariage ?")  avant de représenter l'expression "un gros boulet" de la manière la plus littérale qui soit.
  • Faire rire à tout prix. Les homos, les gros, les minorités ethniques, les nains, tout le monde en prend pour son grade dans Taxi 5. Et si certains argueront avec plaisir que c'est important de pouvoir rire de tout, en 2018, cela devient dérangeant. Surtout lorsque l'on a encore en mémoire les bad buzz de Gangsterdam et Épouse-moi mon pote. Sous couvert de faire rire la masse, Franck Gastambide se lâche et épuise le peu d'intérêt qu'il nous restait pour son oeuvre.

Malgré un intérêt certain pour la saga (Dany Boon fait rire les Nordistes, Philippe Lacheau les beaufs, Franck Gastambide les jeunes de banlieue), l'acteur-réalisateur-co-scénariste ne parvient jamais à faire décoller l'ensemble. Et cela malgré les présences de people plus que likables (Malik Bentalha, Soprano, Waly Dia, Bernard Farcy, Ramzi Bedia, Sabrina Ouazani ou encore Edouard Montoute). A la fin, il ne reste que 102 minutes qui passent vite, une bande originale ni jeune ni vieille et des séquences extrêmement drôles mais que l'on aura déjà oublié mercredi prochain. Sans aller jusqu'à vous déconseiller Taxi 5 (le film est tout de même meilleur que ce que l'on pensait), nous ne saurions que trop vous recommander d'y aller sans aucune attente particulière !

Cannes 2017 – Télex du marché: Cruise, Boon, Sorrentino, Rampling, Claflin & Woodley, un reboot et une histoire de BMW

Posté par vincy, le 24 mai 2017

- Top Gun 2 se confirme. Tom Cruise a confirmé que le projet était dans les tuyaux, enfin. Stoppé net par le décès de Tony Scott, le film est en rodage. Joseph Kosinski, qui a déjà dirigé Cruise dans Oblivion, est en première ligne pour le réaliser. Le tournage pourrait commencer l'année prochaine, 32 ans après la sortie du film qui a propulsé Cruise dans les acteurs bankables. Justin Marks (Le Livre de la jungle) a été engagé pour écrire la dernière version du scénario, qui devrait mettre en scène des drones et la fin de l'époque des pilotes-stars. Val Kilmer a été contacté pour reprendre son rôle.

- Pathé a annoncé plusieurs projets en cours: tout d'abord le prochain Dany Boon, La Ch'tite famille, qui sera en tournage dès le mois prochain pour une sortie fin février 2018. Un remake italien a même déjà été vendu. Valérie Bonneton, Line Renaud et Pierre Richard sont de l'aventure nordiste, avec en toile de fond la honte des origines ch'ti pour un designer parisien. Abandonné en décembre (lire notre article), Paolo Sorrentino reprend son projet Loro, un temps abandonnée, ce film sur Silvio Berlusconi. Toni Servillo incarnera le politicien-milliardaire. Le tournage débutera finalement en juillet. Cannes 2018? Par ailleurs, The Little Stranger de Lenny Abrahamson (Room), prévu en salles à l'été 2018, a rassemblé un sacré casting, avec Charlotte Rampling, Domhnall Gleeson, Ruth Wilson et Will Poulter au générique. Le studio français a également confirmé deux projets: Le brio d'Yvan Attal, avec Daniel Auteuil en mentor tyrannique d'un brillant élève, et le documentaire de Gilles de Maistre sur Alain Ducasse.

- Un reboot de plus: celui de Drôle de dames, avec Elizabeth Banks. La sortie en salles est déjà calée par Sony en juin 2019, soit 16 ans après la sortie du deuxième film avec Drew Barrymore et Cameron Diaz. Les deux films adaptés de la série TV avaient rapporté 525M$ à eux deux. Pas d'autre casting pour le moment.

- Sam Claflin (Hunger Games) devrait rejoindre Shailene Woodley (Divergente) dans le drame "survival" Adrift. Il remplacerait Miles Teller, qui a un agenda trop rempli. Le film, écrit et produit par Aaron et Jordan Kandell, sera réalisé en juin par Baltasar Kormakur. Il s'agit de l'histoire vraie de Tami Oldham, véritable miraculée. En septembre 1983, elle et son fiancé Richard Sharp furent piégés par un ouragan entre Tahiti et San Diego. Assommée, elle ne se réveille que le lendemain, avec son fiancé gravement blessé, sur leur bateau brisé et sans moyen de communication. Elle aura ainsi survécu 41 jours en mer.

- Kristin Scott Thomas sera la vedette de Paramour, une histoire de séduction et d'extorsion réalisée par Alexandra-Therese Keining. Là aussi, c'est inspiré d'une histoire vraie, celle de l'héritière du groupe BMW, Susanne Klatten,puissante, riche mais vivant recluse et loin des lumières. Quand Helg Sgarbi entre dans sa vie, elle se jette à corps perdu dans cette passion, sans connaître les mauvaises intentions de son amant mystérieux. Le tournage n'aura pas lieu avant l'année prochaine.

Emma Stone en Cruella

Posté par vincy, le 26 décembre 2016

Cruella avait sa star, Emma Stone (Disney ne se refuse rien). Le film sur la méchante des 101 Dalmatiens aurait trouvé son réalisateur: Alex Timbers. Cruella est annoncé comme l'équivalent de Maléfique.

Ça ne vous dit peut-être rien, mais Timbers est l'auteur et producteur de la série multi-récompensée Mozart in the Jungle.

Le film a été scénarisé par Jez Butterworth (007 Spectre, Edge of Tomorrow). Emma Stone doit incarner Cruella De Vil, succédant ainsi à Glenn Close qui volait la vedette dans une version en prises de vues réelles des 101 Dalmatiens (1996).

Cruella est prévu sur les écrans en 2018.

Révélé par le théâtre, où son talent de metteur en scène lui valu plusieurs nominations dans différentes cérémonies, Alex Timbers a d'autres projets cinématographiques en cours: un drame historique, The Rise of Theodore Roosevelt, et une adaptation musicale de Shakespeare (pour Disney).

Un nouvel « Ocean’s 11″? George Clooney et Sandra Bullock ne se quittent plus

Posté par vincy, le 1 novembre 2015

george clooney sandra bullock

Hollywood est accusé de sexisme depuis quelques mois: seulement 17% des rôles principaux seraient tenus par des femmes. Pourtant, les actrices rapportent parfois davantage que les acteurs. De Jennifer Lawrence à Melissa McCarthy, les comédiennes prouvent qu'elles sont populaires et bankables.

Manière de se repentir ou volonté de toucher un autre public? Après la relance des Ghostbusters, avec un casting exclusivement féminin, c'est au tour de la séries des Ocean's 11 de se voir offrir une nouvelle vie au cinéma, avec là aussi une équipe composée uniquement de femmes. La première fois que le projet a été officiellement dévoilé était d'ailleurs venu du côté de Sony, quand le studio s'est fait "hacké". Parmi tous les courriels de la directrice du studio, Amy Pascal, on découvrait l'existence d'un "Ocean's" au féminin, qui a conduit Sony a accéléré le projet du Ghostbusters au féminin...

C'est ce que révèle IndieWire. George Clooney et Sandra Bullock commencent à bien se connaître. Le premier à accepter le second-rôle masculin dans Gravity au pied levé pour jouer avec l'actrice. Ils se sont retrouvés cette année, lui en tant que producteur, elle comme comédienne principale pour le film Our Brand is Crisis, qui sort ce week-end aux Etats-Unis. Le rôle de consultante politique dans ce film était destiné, au départ, à George Clooney, et, finalement l'acteur l'a transmis à Sandra Bullock.

Un projet démarré il y a plus d'un an

Les voici qui réfléchissent désormais à une nouveau film où Sandra Bullock dirigerait une équipe de braqueuses. Gary Ross (Hunger Games, Seabiscuit, Pleasantville), très proche de Steven Soderbergh, réalisateur des trois premiers "Ocean's" (Ocean's 11 est sorti en 2001, Ocean's 12, avec Vincent Cassel et Catherine Zeta-Jones, en 2004, Ocean's 13, avec Al Pacino, en 2007), est déjà sur les ranges pour la réalisation.

A l'origine, le producteur Jerry Weintraub, disparu cet été, avait lancé l'idée l'année dernière pour prolonger la franchise lucrative, où l'on croisait Clooney en chef de bande, avec Brad Pitt, Matt Damon, Julia Roberts, Casey Affleck, Bernie Mac, Don Cheadle... et en méchant suprême Andy Garcia. Weintraub a alors enrôlé Olivia Milch pour écrire le scénario. Malgré le décès du producteur, le projet semble toujours sur les rails. Le scénario a été rendu, sans qu'on sache vraiment comment il connecte avec les trois précédents films: reboot, suite, spin-off? On sait seulement que George Clooney y aurait une apparition dans son personnage de Danny Ocean.

Reste à savoir qui va entrer dans le groupe de braqueuses. On imagine mal Julia Roberts, épouse de Danny Ocean dans la trilogie originelle. Mais il faut de ce calibre là pour que le projet ait une valeur égale. Au moins deux ou trois actrices de catégorie A vont sans doute harceler leur agent pour être de la "party".

Les trois premiers films ont rapporté 1,1 milliard de dollars de recettes dans le monde.

Die Hard 6: un prequel en guise de reboot?

Posté par vincy, le 14 octobre 2015


Alors que d'un point de vue cinématographique, la franchise Die Hard faiblit film après film, elle continue de rapporter gros (1,4 milliard de $ en 5 films dans le monde). Mais, pour conserver son intérêt, il était sans doute essentiel de la renouveler. D'autant plus qu'après un quatrième opus record en 2007, elle avait connu son pire score avec le cinquième film en 2013. Pour enrayer le déclin, la 20th Century Fox a commencé à négocier avec le réalisateur Len Wiseman, déjà responsable du 4e Die Hard et du remake de Total Recall, afin de relancer la machine.

Les producteurs ont imaginé un Die Hard se déroulant en 1979, à New York, soit 9 ans avant la prise d'otage de la tour de Los Angeles, qui servait de pitch au premier opus. Un prequel où l'on verrait donc un John McLane suffisamment jeune pour attirer la génération montante de beaux gosses hollywoodiens. Mais Bruce Willis reste l'ingrédient indispensable de cette saga. Pour l'instant le concept partirait donc dans un va et vient dans le temps avec Willis racontant l'histoire à notre époque et des flash backs nous renvoyant 35 ans en arrière.

La star n'a rien signé. Donc rien n'est fait. Le prequel ressemble cependant furieusement à un reboot déguisé.

Die Hard: Year One, en prenant place en 1979, serait surtout l'occasion de revenir aux sources réelles du film. Tout le monde l'ignore mais Piège de Cristal, premier opus de la saga, est adaptée d'un livre de Roderick Thorp, Nothing Lasts Forever (indisponible en France), qui a été publié ... en 1979.

Les 4 Fantastiques: quatre équipes de geeks réinventent les super-pouvoirs des héros Marvel

Posté par cynthia, le 10 juillet 2015


Jeudi 9 juillet a eu lieu chez Google France, le Summer Camp des 4 Fantastiques qui consistait à récompenser un groupe de jeunes inventeurs en herbe sur le thème du film.

Tout a commencé ke lundi 6 juillet: le Fantastic 4 Summer Camp, organisé par la Twentieth Century Fox, consistait à réunir quatre équipes de quatre jeunes inventeurs afin qu'ils imaginent et fabriquent un objet capable de leur donner les pouvoirs des 4 Fantastiques.

Nous voici immergés dans le remake français du film Les Stagiaires. Ambiance bon enfant, geek, nerd... bref... un paradis pour les jeunes geeks nerds connectés. Même les WC au design parfait nous enthousiasment, c'est dire.

Les 4 Fantastiques sont présents partout à l'entrée, du moins les affiches du film (on bave sur Michael B. Jordan et on ne comprend toujours pas pourquoi  le visage de ce pauvre Miles Teller a été si "photoshopé"), annonciateur de la sortie en août du reboot. Outre les héros en papier glacé, Max Lesggy, l'animateur de E=M6 et président du jury, est là pour nous accueillir et fait office de maître de cérémonies. On se serait cru aux César sauf qu'ici on ne s'ennuyait pas. La cérémonie débute avec la bande-annonce du film (très prometteuse) et se poursuit avec une présentation de chaque équipe et de leur projet avant la désignation du lauréat.

Equipe "Mr Fantastic" (élasticité et extrême intelligence)

Vladimir (17 ans), Arthur (16 ans), Charley (17 ans) et Jasmine (13 ans) nous ont présenté La tourelle dite l'arbalète. Une sorte de machine qui permet de lancer des flèches à distance juste à l'aide d'un élastique et d'un moteur. Avant le lancer, la machine pointe un laser rouge sur nous "Madame nous fait une syncope" constate Mac Lesggy. Bien évidemment, le but étant de ne pas assassiner le public, c'est une feuille qui sera visée. Et paf... ça n'a pas fait des Chocapics mais un bon trou dans la feuille. Pari réussi pour la première équipe.

Equipe "La femme invisible" (invisibilité et champs de force)

Alexandre (13 ans), Nicolas (14 ans), Coline (14 ans) et Kévin (13 ans) nous ont présenté le gant supersonique et le t-shirt caméléon. Même si le t-shirt n'a pas donné l'effet escompté, l'expérience fut tout de même réussie pour ces petits génies en herbe, en particulier pour leur gant qui génère des champs de forces. Armée d'un gant bleu, la petite Coline a réussi à faire bouger un petit objet sur la table. Chapeau bas.

Equipe "La torche" (contrôle du feu, vol et absorption de la chaleur)

Le gandelet de lave nous a été inventé par Tristan (16 ans), Tiber (11 ans), Max (19 ans) et Sonja (21 ans). La pyrotechnique étant interdite, il n'a pas été facile de représenter la torche sans feu pour ces jeunes inventeurs. Comme on dit, il n'y a pas de fumée sans feu! Pourtant ces quatre autres fantastiques ont réussi à fabriquer des gants qui changent de couleur selon la chaleur de la pièce. Certes, nous sommes loin des pouvoirs de la Torche ou du sex-appeal de Michael B. Jordan (je sais, je me répèteà mais en tout cas ce fut étincelant pour nos rétines (FLAMES ON!).

Equipe "La chose" (force et résistance)

Enfin, Etienne (14 ans), Thibault (16 ans), Joachim (13 ans) ont été accompagné par Baptiste alias "Experimentboy", la star des inventions sur Youtube (à 21 ans) afin de nous montrer leur drôle de carré marron nommé Tractator. Cette machine, fabriqué avec un simple aspirateur (oui nous cassons le mythe d'emblée), est une machine capable de tracter le double de son poids. C'est ainsi que le jeune Joachim fut tiré sur une chaise, chaise posée sur une moquette. Incroyable! De plus ces scientifiques de demain ont songé à utiliser leur machine afin de sauver des personnes coincées dans des débris ou autres poids écrasants. De vrais super-héros.

Pourtant après délibération d'un jury de scientifiques, ce sont les tout feu tout flammes de l'équipe torche qui emportèrent ce concours (des tablettes Microsoft).

Coup de force pour ces jeunes mais surtout pour le film qui s'est bien détaché du lot en faisant une promotion originale qui change des tapis rouges traditionnels... Un concours Lépine 3.0 pour nous donner envie de voir le énième film Marvel de l'année.

Été 2015: les Blockbusters à la conquête du box office (2/2)

Posté par geoffroy, le 3 juillet 2015

Deux moi s après le début de l'été, la deuxième salve de blockbusters va être lancée en Amérique du nord. La première a créé des surprises avec Jurassic World un box office monstre mais aussi des scores inattendu pour Pitch Perfect 2, décevant pour A la poursuite de demain, catastrophique pour Aloha. Il n'empêche c'est une bonne saison pour le moment. Et trois studios ont déjà encaissé plus d'un milliard de dollars de recettes depuis le début de l'année. Et il reste pour l'été quelques cartes mâitresses.

1er Juillet

Terminator Genisys

Arnold Schwarzenegger a finalement accepté de reprendre son personnage le plus emblématique pour une énième déclinaison du Terminator de James Cameron. Son comeback se poursuit dans l’espoir d’accrocher, enfin, un succès et un bon film. Marketé maladroitement en spoliant l’idée forte du pitch, ce 5ème opus va subir la férocité toujours gargantuesque des dinos de Jurassic World. Heureusement pour Genisys, Ted 2 a effectué un démarrage mollasson. Ainsi, il va pouvoir capter une bonne partie du public adulte nostalgique de revoir Schwarzy dans le rôle du T 800. Si l’ombre du quatrième opus risque de lui porter préjudice, nous voyons mal le film rester sous la barre des 100 millions de dollars. Succès, oui. Plébiscite, non.
Démarrage (sur 5 jours) : 48M$
Final : 125-135M$

Magic Mike XXL

Il s’agit sans doute du projet le moins explicable de l’année. En effet, que reste-t-il à raconter après l’épisode de Soderbergh, film de quelques millions de dollars ne justifiant pas la raison d’une suite ? Et puis, rééditer le succès surprise de l’année 2012 (7 millions de budget pour plus de 110M$ de recettes) ne sera pas évident malgré la présence au casting de Channing Tatum. Sinon, il reste bien un moyen. Balancer du divertissement frais et décomplexé qui ne s’embarrasse pas d’une sous-lecture trop complexe vis-à-vis de la seule justification qui vaille la peine : faire remonter sur scène tous ces beaux mâles pour le plus grand plaisir d'un public féminin souvent ignoré par les studios en été.
Démarrage (sur 5 jours) : 42M$
Final : 90-100M$

10 juillet

Minions
Que ferait-on sans Hollywood et ses Spin-off ? Moi, moche et méchant, le carton animé d’Universal, décline dans un long-métrage à part entière une histoire à la gloire des Minions, petits êtres jaunes aussi drôles qu’attachants. Le buzz autour du film a pris des proportions incroyables faisant dire aux spécialistes que Minions pourrait bien établir un record de bananes lors de son week-end de sortie. Si le film n’atteint pas le niveau qualitatif de Vice-Versa, son côté déjanté, absurde et malin peut faire la différence. Mais tiendra-t-il sur la distance ? Nous serions tentés de dire oui puisque, en dehors du Pixar, il n’y a aucune concurrence avant la rentrée de septembre sur ce créneau. Mais attention. L’année dernière, Dragons 2 avait, lui aussi, la faveur des pronostics. On sait ce qui lui est arrivé…
Démarrage : 95M$
Final : 335-345M$

17 juillet

Ant-Man

Tout comme les Gardiens de la galaxie, Ant-Man, nouveau visage héroïque des productions Marvel au cinéma, peut profiter d’une attente légitime du public vis-à-vis d’un super-héros différent mais très surprenant (il est capable de rapetisser à volonté et de communiquer avec les insectes). Porté par Paul Rudd, le film s’inscrit dans la stratégie Marvel de proposer, film après film, un univers cohérent avec des personnages en interaction. Le risque est consubstantiel à cette stratégie d’homogénéisation artistique. Raison pour laquelle Robin Wright (Shaun of the dead) aurait claqué la porte, remplacé par Peyton Reed (La Rupture). Embêtant. Mais sait-on jamais, une surprise à la Iron Man est toujours possible.
Démarrage : 56M$
Final : 160-170M$

Trainwreck

Judd Apatow revient sur le devant de la scène trois ans après la semi-déception publique de 40 ans : mode d’emploi. Hélas ou pas, d’ailleurs, il officie uniquement en tant que réalisateur. Ce qui veut dire qu’il n’a pas écrit le script. C’est Amy Schumer, star américaine du stand-up, qui s’en occupe. Egalement le premier rôle au côté, entre autre, de la sublime Tilda Swinton, Schumer a imaginé une comédie estivale qui semble loufoque, émancipée, un brin féministe. Dans l’ère du temps, en somme. Après Pitch Perfect 2, Trainwreck pourrait bien redonner à Apatow le chemin du succès. À défaut d’un excellent film.
Démarrage : 33M$
Final : 105-115M$

24 juillet

Pixels

Que dire autour de ce Pixels réalisé par le yes man Chris Colombus ? Qu’il est difficile à pronostiquer malgré un casting imposant qui compte Adam Sandler, Kevin James ou encore Michelle Monaghan. Le pitch aussi original soit-il est à la limite de l’ineptie et voit des aliens envahir la Terre à l’aide des personnages de jeux d’arcade des années 80 comme Donkey Kong, PAC-MAN ou encore Centipède. Il fallait oser. Hollywood l’a fait. Ce qui ne veut pas dire (soyons optimiste !!) que le film est forcément mauvais. Néanmoins, la contre-programmation à 110M$ s’affiche sans complexe malgré le risque du bide. Surtout si le film ne fédère qu’un public geek biberonné aux jeux d’arcade.
Démarrage : 55M$
Final : 165-175M$

29 juillet

Vive les vacances (Vacation)

L’été 2015 ne pouvait probablement pas se passer de la comédie itinérante dont les américains ont le secret. Road-movie drolatique portés par deux jeunes réalisateurs, Vive les vacances est en fait un remake d’un grand classique de la comédie américaine : Bonjour les vacances (réalisé en 1983 par Harold Ramis, le papa d’Un jour sans fin). Avec son casting alléchant (Ed Helmes, Christiana Applegate, Chris Hemsworth et Leslie Mann) et son ancrage dans la culture populaire américaine, Vive les vacances, pour peu qu’il actualise avec talent les fondamentaux de la cellule familiale, est presque assurer de faire une belle carrière à défaut de réaliser un véritable hit.
Démarrage : 33M$
Final : 115-120M$

31 juillet

Mission Impossible 5

Et 1, et 2 et…5 Mission Impossible. Malgré l’échec du troisième opus, Tom Cruise revenait plus fort que jamais dans un quatrième épisode rondement mené (merci Brad Bird) et bankable (plus de 200 millions de dollars US). Le 5 était donc inévitable, surtout pour un acteur en perte de vitesse sur le plan du box-office (lui qui fut le roi dans les années 90 et jusqu’au milieu des années 2000). Ce dernier opus, signé Christopher McQuarrie (Jack Reacher), sort judicieusement puisqu’il sera le seul à pouvoir séduire un public en demande d’action live, loin des films de super-héros et autres « movies » à effet numérique. Avec son côté Bebel fait ses cascades, Cruise ne devrait pas décevoir un public avide d'adrénaline. Sans le comparer au raz de marée de Fast and Furious 7, on peut penser que ce Mission Impossible – Rogue Nation ne déméritera pas sur le sol américain.
Démarrage : 57M$
Final : 190-200M$

7 août

Les 4 Fantastiques

Après deux épisodes de piètres qualités, la Fox avait décidé d’arrêter les frais. Huit ans plus tard et un développement artistique totalement différent, voilà que la bande des 4 fait sa réapparition. Aux manettes, un certain Josh Trank. 31 ans au compteur et surtout Chronicle, petite pépite bourrée d’inventivité réactualisant l’univers du super-héros pour trois fois rien. Si le jeune réalisateur a su imposer sa patte sur le développement de personnages toujours très populaires, le film vaudra le détour. Mais rien n’est moins sûr. Seule certitude. Ce deuxième long-métrage ne peut pas être moins bon que les deux essais filmiques autour des 4 fantastiques.
Démarrage: 40-50M$
Final: 120-130M$

14 août

Straight Outta Compton

Film biographique de l’été, Straight Outta Compton relate la création dans le milieu des années 80 – en réaction à l’oppression policière – du groupe de rap N.W.A originaire de Compton, une banlieue réputée dangereuse du sud de Los-Angeles. Dans un climat tendu suite aux récents dérapages de la police à l’encontre de la communauté afro-américaine, le film de F. Gary Gray pourrait résonner comme un rappel d’une situation qui n’aurait pas beaucoup évoluée. Musique + politique : un cocktail explosif pour un biopic qui pourrait bien surprendre.
Démarrage : 32M$
Final : 85-95M$

Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E

Avec ces Agents très spéciaux - code U.N.C.L.E, Guy Ritchie (Sherlock Holmes) adapte au cinéma la série anglaise éponyme sortit en 1964. Ce film d'espionnage à l'ancienne pourrait bien prendre l'aspect d'un buddy movie voyant un agent de la CIA (Henry Cavill - Superman) être contraint de travailler avec un agent du KGB (Armie Hammer - Lone Ranger). L'alchimie entre les deux acteurs sera essentielle. Tout comme l'intégration de la gente féminine (présence d'Alicia Vikander, le robot dans Ex Machina), de l'action, du glamour, de l'ironie (avec Hugh Grant en guest) et de tout ce qui fait le charme des comédies d'action à l'anglaise. Et qui sait, peut-être une surprise à la Kingsman?
Démarrage: 25M$
Final : 75-85M$

19 août

Masterminds

Le réalisateur de Napoléon Dynamite et Super Nacho sort une nouvelle comédie tirée de faits réels. Cette histoire de braquage réunit, comme souvent dans ce genre de production, des têtes d’affiche. Jason Sudeikis, Owen Wilson, Zach Galifianakis et Kristen Wiig. Rien que ça. Si la période est favorable et le réalisateur plutôt doué, le sujet, assez classique et déjà vu à maintes reprises, pourrait refroidir une partie du public.
Démarrage : 24M$
Final : 92-105M$