Taxi 5, le film de la consécration pour Franck Gastambide ?

Posté par wyzman, le 11 avril 2018

A la simple évocation d'une suite de Taxi sans Samy Naceri et Frédéric Diefenthal, nombreux sont les puristes qui roulent des yeux. Et il faut bien admettre que même sans en être de grands fans, la saga de Luc Besson est toujours synonyme de jolis souvenirs de jeunesse - ainsi que d'une Marion Cotillard fraîche comme jamais. Nouvelle star de la comédie populaire, Franck Gastambide pensait avoir trouvé une oeuvre à la hauteur de ses ambitions. Mais ses talents de réalisateur et scénariste peuvent-ils combler l'absence du duo culte ?

Au premier abord, nous serions tentés de dire oui. Le film, comme ses prédécesseurs, s'intéresse à une duo atypique (un superflic de Paris muté à la police municipale de Marseille et un jeune et mauvais chauffeur Uber) ainsi qu'à une enquête mêlant courses-poursuites et répliques intemporelles. Divertissement de bonne facture, Taxi 5 manque pourtant de caractère.

  • Où est l'action pure et dure ? Alors oui, les courses-poursuites entrent dans la catégorie des scènes d'action mais tous ces plans de dialogues réalisés devant un fond ont tendance à gâcher ces séquences. Tout cela faisant naître un sentiment de frustration chez le spectateur. Les Taxi étaient jusque-là synonymes de folies dont seul Luc Besson a le secret. Ici, les scènes s'enchaînent avec un fil rouge évident mais sans véritable synergie. Il s'agit en effet plus d'une suite de saynètes que d'un long-métrage à proprement parler.
  • Franck Gastambide est homophobe et grossophobe. Kaïra Shopping, Les Kaïra et Pattaya nous avaient déjà mis en garde : le réalisateur de Taxi 5 a un sérieux problème d'ouverture d'esprit. Mais cette fois, tout cela est trop gros pour que l'on ne puisse détourner le regard. Franck Gastambide évoque frontalement le mariage pour tous ("Entre les inaugurations de maisons de retraite et les mariages de tarlouzes...", "Alors mes petits pédés, on fait sa demande en mariage ?")  avant de représenter l'expression "un gros boulet" de la manière la plus littérale qui soit.
  • Faire rire à tout prix. Les homos, les gros, les minorités ethniques, les nains, tout le monde en prend pour son grade dans Taxi 5. Et si certains argueront avec plaisir que c'est important de pouvoir rire de tout, en 2018, cela devient dérangeant. Surtout lorsque l'on a encore en mémoire les bad buzz de Gangsterdam et Épouse-moi mon pote. Sous couvert de faire rire la masse, Franck Gastambide se lâche et épuise le peu d'intérêt qu'il nous restait pour son oeuvre.

Malgré un intérêt certain pour la saga (Dany Boon fait rire les Nordistes, Philippe Lacheau les beaufs, Franck Gastambide les jeunes de banlieue), l'acteur-réalisateur-co-scénariste ne parvient jamais à faire décoller l'ensemble. Et cela malgré les présences de people plus que likables (Malik Bentalha, Soprano, Waly Dia, Bernard Farcy, Ramzi Bedia, Sabrina Ouazani ou encore Edouard Montoute). A la fin, il ne reste que 102 minutes qui passent vite, une bande originale ni jeune ni vieille et des séquences extrêmement drôles mais que l'on aura déjà oublié mercredi prochain. Sans aller jusqu'à vous déconseiller Taxi 5 (le film est tout de même meilleur que ce que l'on pensait), nous ne saurions que trop vous recommander d'y aller sans aucune attente particulière !

Cannes 2017 – Télex du marché: Cruise, Boon, Sorrentino, Rampling, Claflin & Woodley, un reboot et une histoire de BMW

Posté par vincy, le 24 mai 2017

- Top Gun 2 se confirme. Tom Cruise a confirmé que le projet était dans les tuyaux, enfin. Stoppé net par le décès de Tony Scott, le film est en rodage. Joseph Kosinski, qui a déjà dirigé Cruise dans Oblivion, est en première ligne pour le réaliser. Le tournage pourrait commencer l'année prochaine, 32 ans après la sortie du film qui a propulsé Cruise dans les acteurs bankables. Justin Marks (Le Livre de la jungle) a été engagé pour écrire la dernière version du scénario, qui devrait mettre en scène des drones et la fin de l'époque des pilotes-stars. Val Kilmer a été contacté pour reprendre son rôle.

- Pathé a annoncé plusieurs projets en cours: tout d'abord le prochain Dany Boon, La Ch'tite famille, qui sera en tournage dès le mois prochain pour une sortie fin février 2018. Un remake italien a même déjà été vendu. Valérie Bonneton, Line Renaud et Pierre Richard sont de l'aventure nordiste, avec en toile de fond la honte des origines ch'ti pour un designer parisien. Abandonné en décembre (lire notre article), Paolo Sorrentino reprend son projet Loro, un temps abandonnée, ce film sur Silvio Berlusconi. Toni Servillo incarnera le politicien-milliardaire. Le tournage débutera finalement en juillet. Cannes 2018? Par ailleurs, The Little Stranger de Lenny Abrahamson (Room), prévu en salles à l'été 2018, a rassemblé un sacré casting, avec Charlotte Rampling, Domhnall Gleeson, Ruth Wilson et Will Poulter au générique. Le studio français a également confirmé deux projets: Le brio d'Yvan Attal, avec Daniel Auteuil en mentor tyrannique d'un brillant élève, et le documentaire de Gilles de Maistre sur Alain Ducasse.

- Un reboot de plus: celui de Drôle de dames, avec Elizabeth Banks. La sortie en salles est déjà calée par Sony en juin 2019, soit 16 ans après la sortie du deuxième film avec Drew Barrymore et Cameron Diaz. Les deux films adaptés de la série TV avaient rapporté 525M$ à eux deux. Pas d'autre casting pour le moment.

- Sam Claflin (Hunger Games) devrait rejoindre Shailene Woodley (Divergente) dans le drame "survival" Adrift. Il remplacerait Miles Teller, qui a un agenda trop rempli. Le film, écrit et produit par Aaron et Jordan Kandell, sera réalisé en juin par Baltasar Kormakur. Il s'agit de l'histoire vraie de Tami Oldham, véritable miraculée. En septembre 1983, elle et son fiancé Richard Sharp furent piégés par un ouragan entre Tahiti et San Diego. Assommée, elle ne se réveille que le lendemain, avec son fiancé gravement blessé, sur leur bateau brisé et sans moyen de communication. Elle aura ainsi survécu 41 jours en mer.

- Kristin Scott Thomas sera la vedette de Paramour, une histoire de séduction et d'extorsion réalisée par Alexandra-Therese Keining. Là aussi, c'est inspiré d'une histoire vraie, celle de l'héritière du groupe BMW, Susanne Klatten,puissante, riche mais vivant recluse et loin des lumières. Quand Helg Sgarbi entre dans sa vie, elle se jette à corps perdu dans cette passion, sans connaître les mauvaises intentions de son amant mystérieux. Le tournage n'aura pas lieu avant l'année prochaine.

Emma Stone en Cruella

Posté par vincy, le 26 décembre 2016

Cruella avait sa star, Emma Stone (Disney ne se refuse rien). Le film sur la méchante des 101 Dalmatiens aurait trouvé son réalisateur: Alex Timbers. Cruella est annoncé comme l'équivalent de Maléfique.

Ça ne vous dit peut-être rien, mais Timbers est l'auteur et producteur de la série multi-récompensée Mozart in the Jungle.

Le film a été scénarisé par Jez Butterworth (007 Spectre, Edge of Tomorrow). Emma Stone doit incarner Cruella De Vil, succédant ainsi à Glenn Close qui volait la vedette dans une version en prises de vues réelles des 101 Dalmatiens (1996).

Cruella est prévu sur les écrans en 2018.

Révélé par le théâtre, où son talent de metteur en scène lui valu plusieurs nominations dans différentes cérémonies, Alex Timbers a d'autres projets cinématographiques en cours: un drame historique, The Rise of Theodore Roosevelt, et une adaptation musicale de Shakespeare (pour Disney).

Un nouvel « Ocean’s 11″? George Clooney et Sandra Bullock ne se quittent plus

Posté par vincy, le 1 novembre 2015

george clooney sandra bullock

Hollywood est accusé de sexisme depuis quelques mois: seulement 17% des rôles principaux seraient tenus par des femmes. Pourtant, les actrices rapportent parfois davantage que les acteurs. De Jennifer Lawrence à Melissa McCarthy, les comédiennes prouvent qu'elles sont populaires et bankables.

Manière de se repentir ou volonté de toucher un autre public? Après la relance des Ghostbusters, avec un casting exclusivement féminin, c'est au tour de la séries des Ocean's 11 de se voir offrir une nouvelle vie au cinéma, avec là aussi une équipe composée uniquement de femmes. La première fois que le projet a été officiellement dévoilé était d'ailleurs venu du côté de Sony, quand le studio s'est fait "hacké". Parmi tous les courriels de la directrice du studio, Amy Pascal, on découvrait l'existence d'un "Ocean's" au féminin, qui a conduit Sony a accéléré le projet du Ghostbusters au féminin...

C'est ce que révèle IndieWire. George Clooney et Sandra Bullock commencent à bien se connaître. Le premier à accepter le second-rôle masculin dans Gravity au pied levé pour jouer avec l'actrice. Ils se sont retrouvés cette année, lui en tant que producteur, elle comme comédienne principale pour le film Our Brand is Crisis, qui sort ce week-end aux Etats-Unis. Le rôle de consultante politique dans ce film était destiné, au départ, à George Clooney, et, finalement l'acteur l'a transmis à Sandra Bullock.

Un projet démarré il y a plus d'un an

Les voici qui réfléchissent désormais à une nouveau film où Sandra Bullock dirigerait une équipe de braqueuses. Gary Ross (Hunger Games, Seabiscuit, Pleasantville), très proche de Steven Soderbergh, réalisateur des trois premiers "Ocean's" (Ocean's 11 est sorti en 2001, Ocean's 12, avec Vincent Cassel et Catherine Zeta-Jones, en 2004, Ocean's 13, avec Al Pacino, en 2007), est déjà sur les ranges pour la réalisation.

A l'origine, le producteur Jerry Weintraub, disparu cet été, avait lancé l'idée l'année dernière pour prolonger la franchise lucrative, où l'on croisait Clooney en chef de bande, avec Brad Pitt, Matt Damon, Julia Roberts, Casey Affleck, Bernie Mac, Don Cheadle... et en méchant suprême Andy Garcia. Weintraub a alors enrôlé Olivia Milch pour écrire le scénario. Malgré le décès du producteur, le projet semble toujours sur les rails. Le scénario a été rendu, sans qu'on sache vraiment comment il connecte avec les trois précédents films: reboot, suite, spin-off? On sait seulement que George Clooney y aurait une apparition dans son personnage de Danny Ocean.

Reste à savoir qui va entrer dans le groupe de braqueuses. On imagine mal Julia Roberts, épouse de Danny Ocean dans la trilogie originelle. Mais il faut de ce calibre là pour que le projet ait une valeur égale. Au moins deux ou trois actrices de catégorie A vont sans doute harceler leur agent pour être de la "party".

Les trois premiers films ont rapporté 1,1 milliard de dollars de recettes dans le monde.

Die Hard 6: un prequel en guise de reboot?

Posté par vincy, le 14 octobre 2015


Alors que d'un point de vue cinématographique, la franchise Die Hard faiblit film après film, elle continue de rapporter gros (1,4 milliard de $ en 5 films dans le monde). Mais, pour conserver son intérêt, il était sans doute essentiel de la renouveler. D'autant plus qu'après un quatrième opus record en 2007, elle avait connu son pire score avec le cinquième film en 2013. Pour enrayer le déclin, la 20th Century Fox a commencé à négocier avec le réalisateur Len Wiseman, déjà responsable du 4e Die Hard et du remake de Total Recall, afin de relancer la machine.

Les producteurs ont imaginé un Die Hard se déroulant en 1979, à New York, soit 9 ans avant la prise d'otage de la tour de Los Angeles, qui servait de pitch au premier opus. Un prequel où l'on verrait donc un John McLane suffisamment jeune pour attirer la génération montante de beaux gosses hollywoodiens. Mais Bruce Willis reste l'ingrédient indispensable de cette saga. Pour l'instant le concept partirait donc dans un va et vient dans le temps avec Willis racontant l'histoire à notre époque et des flash backs nous renvoyant 35 ans en arrière.

La star n'a rien signé. Donc rien n'est fait. Le prequel ressemble cependant furieusement à un reboot déguisé.

Die Hard: Year One, en prenant place en 1979, serait surtout l'occasion de revenir aux sources réelles du film. Tout le monde l'ignore mais Piège de Cristal, premier opus de la saga, est adaptée d'un livre de Roderick Thorp, Nothing Lasts Forever (indisponible en France), qui a été publié ... en 1979.

Les 4 Fantastiques: quatre équipes de geeks réinventent les super-pouvoirs des héros Marvel

Posté par cynthia, le 10 juillet 2015


Jeudi 9 juillet a eu lieu chez Google France, le Summer Camp des 4 Fantastiques qui consistait à récompenser un groupe de jeunes inventeurs en herbe sur le thème du film.

Tout a commencé ke lundi 6 juillet: le Fantastic 4 Summer Camp, organisé par la Twentieth Century Fox, consistait à réunir quatre équipes de quatre jeunes inventeurs afin qu'ils imaginent et fabriquent un objet capable de leur donner les pouvoirs des 4 Fantastiques.

Nous voici immergés dans le remake français du film Les Stagiaires. Ambiance bon enfant, geek, nerd... bref... un paradis pour les jeunes geeks nerds connectés. Même les WC au design parfait nous enthousiasment, c'est dire.

Les 4 Fantastiques sont présents partout à l'entrée, du moins les affiches du film (on bave sur Michael B. Jordan et on ne comprend toujours pas pourquoi  le visage de ce pauvre Miles Teller a été si "photoshopé"), annonciateur de la sortie en août du reboot. Outre les héros en papier glacé, Max Lesggy, l'animateur de E=M6 et président du jury, est là pour nous accueillir et fait office de maître de cérémonies. On se serait cru aux César sauf qu'ici on ne s'ennuyait pas. La cérémonie débute avec la bande-annonce du film (très prometteuse) et se poursuit avec une présentation de chaque équipe et de leur projet avant la désignation du lauréat.

Equipe "Mr Fantastic" (élasticité et extrême intelligence)

Vladimir (17 ans), Arthur (16 ans), Charley (17 ans) et Jasmine (13 ans) nous ont présenté La tourelle dite l'arbalète. Une sorte de machine qui permet de lancer des flèches à distance juste à l'aide d'un élastique et d'un moteur. Avant le lancer, la machine pointe un laser rouge sur nous "Madame nous fait une syncope" constate Mac Lesggy. Bien évidemment, le but étant de ne pas assassiner le public, c'est une feuille qui sera visée. Et paf... ça n'a pas fait des Chocapics mais un bon trou dans la feuille. Pari réussi pour la première équipe.

Equipe "La femme invisible" (invisibilité et champs de force)

Alexandre (13 ans), Nicolas (14 ans), Coline (14 ans) et Kévin (13 ans) nous ont présenté le gant supersonique et le t-shirt caméléon. Même si le t-shirt n'a pas donné l'effet escompté, l'expérience fut tout de même réussie pour ces petits génies en herbe, en particulier pour leur gant qui génère des champs de forces. Armée d'un gant bleu, la petite Coline a réussi à faire bouger un petit objet sur la table. Chapeau bas.

Equipe "La torche" (contrôle du feu, vol et absorption de la chaleur)

Le gandelet de lave nous a été inventé par Tristan (16 ans), Tiber (11 ans), Max (19 ans) et Sonja (21 ans). La pyrotechnique étant interdite, il n'a pas été facile de représenter la torche sans feu pour ces jeunes inventeurs. Comme on dit, il n'y a pas de fumée sans feu! Pourtant ces quatre autres fantastiques ont réussi à fabriquer des gants qui changent de couleur selon la chaleur de la pièce. Certes, nous sommes loin des pouvoirs de la Torche ou du sex-appeal de Michael B. Jordan (je sais, je me répèteà mais en tout cas ce fut étincelant pour nos rétines (FLAMES ON!).

Equipe "La chose" (force et résistance)

Enfin, Etienne (14 ans), Thibault (16 ans), Joachim (13 ans) ont été accompagné par Baptiste alias "Experimentboy", la star des inventions sur Youtube (à 21 ans) afin de nous montrer leur drôle de carré marron nommé Tractator. Cette machine, fabriqué avec un simple aspirateur (oui nous cassons le mythe d'emblée), est une machine capable de tracter le double de son poids. C'est ainsi que le jeune Joachim fut tiré sur une chaise, chaise posée sur une moquette. Incroyable! De plus ces scientifiques de demain ont songé à utiliser leur machine afin de sauver des personnes coincées dans des débris ou autres poids écrasants. De vrais super-héros.

Pourtant après délibération d'un jury de scientifiques, ce sont les tout feu tout flammes de l'équipe torche qui emportèrent ce concours (des tablettes Microsoft).

Coup de force pour ces jeunes mais surtout pour le film qui s'est bien détaché du lot en faisant une promotion originale qui change des tapis rouges traditionnels... Un concours Lépine 3.0 pour nous donner envie de voir le énième film Marvel de l'année.

Été 2015: les Blockbusters à la conquête du box office (2/2)

Posté par geoffroy, le 3 juillet 2015

Deux moi s après le début de l'été, la deuxième salve de blockbusters va être lancée en Amérique du nord. La première a créé des surprises avec Jurassic World un box office monstre mais aussi des scores inattendu pour Pitch Perfect 2, décevant pour A la poursuite de demain, catastrophique pour Aloha. Il n'empêche c'est une bonne saison pour le moment. Et trois studios ont déjà encaissé plus d'un milliard de dollars de recettes depuis le début de l'année. Et il reste pour l'été quelques cartes mâitresses.

1er Juillet

Terminator Genisys

Arnold Schwarzenegger a finalement accepté de reprendre son personnage le plus emblématique pour une énième déclinaison du Terminator de James Cameron. Son comeback se poursuit dans l’espoir d’accrocher, enfin, un succès et un bon film. Marketé maladroitement en spoliant l’idée forte du pitch, ce 5ème opus va subir la férocité toujours gargantuesque des dinos de Jurassic World. Heureusement pour Genisys, Ted 2 a effectué un démarrage mollasson. Ainsi, il va pouvoir capter une bonne partie du public adulte nostalgique de revoir Schwarzy dans le rôle du T 800. Si l’ombre du quatrième opus risque de lui porter préjudice, nous voyons mal le film rester sous la barre des 100 millions de dollars. Succès, oui. Plébiscite, non.
Démarrage (sur 5 jours) : 48M$
Final : 125-135M$

Magic Mike XXL

Il s’agit sans doute du projet le moins explicable de l’année. En effet, que reste-t-il à raconter après l’épisode de Soderbergh, film de quelques millions de dollars ne justifiant pas la raison d’une suite ? Et puis, rééditer le succès surprise de l’année 2012 (7 millions de budget pour plus de 110M$ de recettes) ne sera pas évident malgré la présence au casting de Channing Tatum. Sinon, il reste bien un moyen. Balancer du divertissement frais et décomplexé qui ne s’embarrasse pas d’une sous-lecture trop complexe vis-à-vis de la seule justification qui vaille la peine : faire remonter sur scène tous ces beaux mâles pour le plus grand plaisir d'un public féminin souvent ignoré par les studios en été.
Démarrage (sur 5 jours) : 42M$
Final : 90-100M$

10 juillet

Minions
Que ferait-on sans Hollywood et ses Spin-off ? Moi, moche et méchant, le carton animé d’Universal, décline dans un long-métrage à part entière une histoire à la gloire des Minions, petits êtres jaunes aussi drôles qu’attachants. Le buzz autour du film a pris des proportions incroyables faisant dire aux spécialistes que Minions pourrait bien établir un record de bananes lors de son week-end de sortie. Si le film n’atteint pas le niveau qualitatif de Vice-Versa, son côté déjanté, absurde et malin peut faire la différence. Mais tiendra-t-il sur la distance ? Nous serions tentés de dire oui puisque, en dehors du Pixar, il n’y a aucune concurrence avant la rentrée de septembre sur ce créneau. Mais attention. L’année dernière, Dragons 2 avait, lui aussi, la faveur des pronostics. On sait ce qui lui est arrivé…
Démarrage : 95M$
Final : 335-345M$

17 juillet

Ant-Man

Tout comme les Gardiens de la galaxie, Ant-Man, nouveau visage héroïque des productions Marvel au cinéma, peut profiter d’une attente légitime du public vis-à-vis d’un super-héros différent mais très surprenant (il est capable de rapetisser à volonté et de communiquer avec les insectes). Porté par Paul Rudd, le film s’inscrit dans la stratégie Marvel de proposer, film après film, un univers cohérent avec des personnages en interaction. Le risque est consubstantiel à cette stratégie d’homogénéisation artistique. Raison pour laquelle Robin Wright (Shaun of the dead) aurait claqué la porte, remplacé par Peyton Reed (La Rupture). Embêtant. Mais sait-on jamais, une surprise à la Iron Man est toujours possible.
Démarrage : 56M$
Final : 160-170M$

Trainwreck

Judd Apatow revient sur le devant de la scène trois ans après la semi-déception publique de 40 ans : mode d’emploi. Hélas ou pas, d’ailleurs, il officie uniquement en tant que réalisateur. Ce qui veut dire qu’il n’a pas écrit le script. C’est Amy Schumer, star américaine du stand-up, qui s’en occupe. Egalement le premier rôle au côté, entre autre, de la sublime Tilda Swinton, Schumer a imaginé une comédie estivale qui semble loufoque, émancipée, un brin féministe. Dans l’ère du temps, en somme. Après Pitch Perfect 2, Trainwreck pourrait bien redonner à Apatow le chemin du succès. À défaut d’un excellent film.
Démarrage : 33M$
Final : 105-115M$

24 juillet

Pixels

Que dire autour de ce Pixels réalisé par le yes man Chris Colombus ? Qu’il est difficile à pronostiquer malgré un casting imposant qui compte Adam Sandler, Kevin James ou encore Michelle Monaghan. Le pitch aussi original soit-il est à la limite de l’ineptie et voit des aliens envahir la Terre à l’aide des personnages de jeux d’arcade des années 80 comme Donkey Kong, PAC-MAN ou encore Centipède. Il fallait oser. Hollywood l’a fait. Ce qui ne veut pas dire (soyons optimiste !!) que le film est forcément mauvais. Néanmoins, la contre-programmation à 110M$ s’affiche sans complexe malgré le risque du bide. Surtout si le film ne fédère qu’un public geek biberonné aux jeux d’arcade.
Démarrage : 55M$
Final : 165-175M$

29 juillet

Vive les vacances (Vacation)

L’été 2015 ne pouvait probablement pas se passer de la comédie itinérante dont les américains ont le secret. Road-movie drolatique portés par deux jeunes réalisateurs, Vive les vacances est en fait un remake d’un grand classique de la comédie américaine : Bonjour les vacances (réalisé en 1983 par Harold Ramis, le papa d’Un jour sans fin). Avec son casting alléchant (Ed Helmes, Christiana Applegate, Chris Hemsworth et Leslie Mann) et son ancrage dans la culture populaire américaine, Vive les vacances, pour peu qu’il actualise avec talent les fondamentaux de la cellule familiale, est presque assurer de faire une belle carrière à défaut de réaliser un véritable hit.
Démarrage : 33M$
Final : 115-120M$

31 juillet

Mission Impossible 5

Et 1, et 2 et…5 Mission Impossible. Malgré l’échec du troisième opus, Tom Cruise revenait plus fort que jamais dans un quatrième épisode rondement mené (merci Brad Bird) et bankable (plus de 200 millions de dollars US). Le 5 était donc inévitable, surtout pour un acteur en perte de vitesse sur le plan du box-office (lui qui fut le roi dans les années 90 et jusqu’au milieu des années 2000). Ce dernier opus, signé Christopher McQuarrie (Jack Reacher), sort judicieusement puisqu’il sera le seul à pouvoir séduire un public en demande d’action live, loin des films de super-héros et autres « movies » à effet numérique. Avec son côté Bebel fait ses cascades, Cruise ne devrait pas décevoir un public avide d'adrénaline. Sans le comparer au raz de marée de Fast and Furious 7, on peut penser que ce Mission Impossible – Rogue Nation ne déméritera pas sur le sol américain.
Démarrage : 57M$
Final : 190-200M$

7 août

Les 4 Fantastiques

Après deux épisodes de piètres qualités, la Fox avait décidé d’arrêter les frais. Huit ans plus tard et un développement artistique totalement différent, voilà que la bande des 4 fait sa réapparition. Aux manettes, un certain Josh Trank. 31 ans au compteur et surtout Chronicle, petite pépite bourrée d’inventivité réactualisant l’univers du super-héros pour trois fois rien. Si le jeune réalisateur a su imposer sa patte sur le développement de personnages toujours très populaires, le film vaudra le détour. Mais rien n’est moins sûr. Seule certitude. Ce deuxième long-métrage ne peut pas être moins bon que les deux essais filmiques autour des 4 fantastiques.
Démarrage: 40-50M$
Final: 120-130M$

14 août

Straight Outta Compton

Film biographique de l’été, Straight Outta Compton relate la création dans le milieu des années 80 – en réaction à l’oppression policière – du groupe de rap N.W.A originaire de Compton, une banlieue réputée dangereuse du sud de Los-Angeles. Dans un climat tendu suite aux récents dérapages de la police à l’encontre de la communauté afro-américaine, le film de F. Gary Gray pourrait résonner comme un rappel d’une situation qui n’aurait pas beaucoup évoluée. Musique + politique : un cocktail explosif pour un biopic qui pourrait bien surprendre.
Démarrage : 32M$
Final : 85-95M$

Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E

Avec ces Agents très spéciaux - code U.N.C.L.E, Guy Ritchie (Sherlock Holmes) adapte au cinéma la série anglaise éponyme sortit en 1964. Ce film d'espionnage à l'ancienne pourrait bien prendre l'aspect d'un buddy movie voyant un agent de la CIA (Henry Cavill - Superman) être contraint de travailler avec un agent du KGB (Armie Hammer - Lone Ranger). L'alchimie entre les deux acteurs sera essentielle. Tout comme l'intégration de la gente féminine (présence d'Alicia Vikander, le robot dans Ex Machina), de l'action, du glamour, de l'ironie (avec Hugh Grant en guest) et de tout ce qui fait le charme des comédies d'action à l'anglaise. Et qui sait, peut-être une surprise à la Kingsman?
Démarrage: 25M$
Final : 75-85M$

19 août

Masterminds

Le réalisateur de Napoléon Dynamite et Super Nacho sort une nouvelle comédie tirée de faits réels. Cette histoire de braquage réunit, comme souvent dans ce genre de production, des têtes d’affiche. Jason Sudeikis, Owen Wilson, Zach Galifianakis et Kristen Wiig. Rien que ça. Si la période est favorable et le réalisateur plutôt doué, le sujet, assez classique et déjà vu à maintes reprises, pourrait refroidir une partie du public.
Démarrage : 24M$
Final : 92-105M$

Disney ose une version de Fantasia dans la veine de Maléfique

Posté par vincy, le 5 juin 2015

C'était sans doute le dessin animé de Walt Disney que nous n'attendions pas en prises de vues réelles parmi tous les "reboots" du studio: Fantasia, l'opéra musical animé de 1940. Matt Sazama et Burk Sharpless (Dracula untold, Gods of Egypt) ont écrire un film basé sur le segment "Une Nuit sur le Mont Chauve", d'une durée originale de 11 minutes et quelques, connu pour son célèbre "Ave Maria" final.

C'est aussi le segment le plus sombre du film, qui en compte huit, avec une étrange créature des ténèbres qui réveillent les esprits des morts: ils dansent, volent, et font la fête durant la nuit, avant que le soleil ne se lève.

La musique est celle de Modest Mussorgsky, réarrangée pour le film d'animation par Leopold Stokowski.

Pour Disney, il s'agit de réaliser un film dans la veine de Maléfique. Le studio planche aussi sur un film en prises de vues réelles autour de Clochette, la petite fée de Peter Pan, avec Reese Witherspoon. Tout cela s'ajoute au programme déjà chargé: Le livre de la jungle, Mulan, Dumbo, La belle et la bête, Pinocchio, Winnie l'ourson et la suite d'Alice au pays des merveilles (lire notre plus récent article sur le sujet).

Été 2015: les Blockbusters à la conquête du box office (1/2)

Posté par geoffroy, le 3 mai 2015

Avant que l’été US ne commence sa tournée habituelle, un film a déjà franchi la barre impressionnante du milliard de dollars dans le monde. Fast and Furious 7 a explosé tous les compteurs en devenant en l’espace de quelques semaines le quatrième plus gros succès mondial de tous les temps hors inflation juste derrière le premier Avengers (1,349 milliard de dollars). Mieux, avec 1,026 milliard de dollars à l’international, Fast and Furious 7 se place 3ème derrière les intouchables de Cameron, Avatar et Titanic. Si son succès US sera dépassé dans quelques jours par la suite des Avengers, son score monde a de quoi inquiéter la concurrence.

Outre le phénomène Fast and Furious, il faut à coup sûr cocher l’été – et l’année – 2015 comme celle de tous les records potentiels. En effet, et au-delà de la période estivale, cette année regroupe quelques films à l’attractivité irraisonnée pour la plupart issus de franchises au succès universel.
- La suite des Avengers
- Retour sur la franchise Jurassic Park avec Jurassic World
- Relance du personnage de Max dans Mad Max : fury road
- Réactualisation d’une franchise culte avec Terminator Genisys
- Le nouveau Pixar comme un retour aux sources des grands films de la firme avec Vice Versa
MI5 avec Tom Cruise l’immortel

Et hors période estivale :
- L’épisode final des Hunger Games
- Spectre, le nouveau Bond depuis le carton planétaire Skyfall
-  La suite de la première trilogie de la Guerre des étoiles par J.J Abrams

En attendant, tout le monde sera rivé sur les scores de cette première partie de l'été, qui donnera la tonalité de l'année.

1er mai

Avengers 2

Alors, point de concurrence pour Avengers 2 ? Sans aucun doute. D’ailleurs, la suite du premier opus, toujours réalisé par Joss Whedon, s'annonce tonitruante. Mais attention à l'indigestion de super-héros et de blagues au kilomètre... Sans forcément faire de comparaison avec la  « petite » déception qu’aura été le troisième volet des Batman de Nolan (448M$ US quand même !!), la superproduction Marvel pourrait moins bien résister sur la durée que son prédécesseur. Ce conditionnel est à prendre avec des pincettes tant les retrouvailles entre Captain America, Hulk, Iron Man et Thor sont plébiscitées par le public. De toute façon, le démarrage week-end s’annonce tellement haut que nous ne nous inquiétons pas de trop du résultat final. En une journée, le film a déjà rapporté plus de 84M$, soit le 2e meilleur premier jour du box office nord américain.
Démarrage : 200M$-215M$
Final : 550M$-580M$

8 mai

Hot Pursuit

Il semble que la Warner ait placé sans trop de conviction cette comédie policière tenue par un duo de femmes que tout oppose. Le potentiel drolatique semble présent malgré le classicisme d’un traitement rebattu cent fois. Reste à savoir si la mayonnaise prendra. Réalisée par Anne Fletcher (La Proposition avec Sandra Bullock, 2009), le film avec Resse Witherspoon n’a pas été très marketé par la Warner qui a décidé de le sortir à la va-vite une semaine après le retour des Avengers. Dangereux… même pour un contre-programme qui peut séduire un public lassé des Marvel.
Démarrage : 15M$-17M$
Final : 60M$-65M$

15 mai

Mad Max : Fury Road

Le film, présenté comme un long-métrage à part entière mais reprenant l’univers ainsi que le personnage incarné jadis par Mel Gibson, fascine les geeks, les fans de la première heure et les réseaux sociaux encore sous le choc après la diffusion des différentes bandes-annonces ahurissantes de pyrotechnie guerrière. Tout est là pour faire de ce Mad Max : Fury Road une expérience sensorielle à couper le souffle. S’il ne faut pas oublier que les trois précédents films n’ont jamais été de vrais succès au box-office (sans être des échecs non plus), ils ont influencé durablement la SF post-apocalyptique. Et puis George Miller est un dieu. L’outrance esquissée devrait faire des ravages auprès d’un public cible en demande d’audace de mise en scène. Le duo Tom Hardy-Charlize Theron et son avant-première cannoise devrait en plus saturer l'espace médiatique...
Démarrage : 40M$-46M$
Final : 125M$-135M$

Pitch Perfect 2

Film pour ado par excellence, le premier Pitch Perfect avait surpris en empochant 65 millions de dollars pour un budget modeste de 17M$. Le 2ème opus réalisé par l’actrice Elisabeth Banks possède aujourd’hui une base de fans bien plus élargie depuis que le film initial est devenu culte pour toute une génération post-ado. La cible semble facile, déjà acquise à la cause du film, fut-il médiocre. Pour toutes ces raisons les 100 millions sont largement réalisables, surtout après une longue période sans grosse comédie.
Démarrage : 35M$-40M$
Final : 100M$-115M$

22 mai

Tomorrowland (À la poursuite de demain)

Trois week-ends après la sortie des Avengers 2 (de quoi lui laisser empocher ses dizaines de millions de dollars), voici que débarque sur les écrans US, le nouveau Disney live réalisé par Brad Bird (Les Indestructibles, Ratatouille, MI4). Le film, chose rare pour une production de cette ampleur, garde une once de mystère, de secret et de féérie naïve. C’est tout à son honneur mais de nos jours c’est également à double tranchant. Parviendra-t-il à susciter la curiosité d’un public sans doute intrigué de voir George Clooney dans un film de SF bariolé prenant l’aspect d’un conte ? Rien n’est moins sûr et la qualité du long-métrage aura, dans ce cas présent, sans doute son mot à dire.
Démarrage : 45M$-50M$
Final : 160M$-180M$

Poltergeist 2015

Il s’agit ni plus ni moins du remake du film de Tobe Hooper (Massacre à la tronçonneuse) produit par Spielberg et qui effraya l’année 1982 (76M$ ce qui avec l’inflation le place à plus de 200M$ aujourd’hui). La version 2015, produite par Sam Raimi, avec Sam Rockwell en guest, est réalisé par Gil Henam (responsable du très bon Monster House), sort pendant la période du Mémorial Day, soit un week-end propice au gros démarrage. Et le film en aura besoin s’il veut totaliser un bon score final, puisque ce type de métrage a la mauvaise idée de s’effondrer dès le deuxième week-end.
Démarrage : 40M$-45M$ (4 jours)
Final : 80M$-100M$

29 mai

San Andreas

Dwayne Johnson est de retour en solo après le ridicule Hercule de Brett Ratner (nous mettons volontairement de côté Fast and Furious 7 pour cause de film collégial axé sur feu Paul Walker). Doté d’un budget confortable, ce film catastrophe à grand spectacle reprend peu ou prou le pitch du film de Roland Emmerich Le jour d’après sorti en 2004. Si le film d’Emmerich fut un succès, rien ne dit que cette énième représentation d’un monde qui s’écroule fasse mouche. D’autant que les dernières incursions du genre n’ont pas vraiment été de francs succès (47M$ pour Black Storm et 23M$ pour Pompéi).
Démarrage : 35M$-42M$
Final : 105M$-120M$


Aloha (Welcome Bach)

Cameron Crowe est de retour quatre ans après l’insipide Nouveau départ. Son casting de choix (Bradley Cooper, Emma Stone, Rachel McAdams et Danny McBride), son pitch improbable – un entrepreneur vit caché avec pour seule compagnie un ordinateur – et le ton peut être retrouvé de son réalisateur font d'Aloha une contre programmation idéale capable de séduire un public lassé par les blockbusters estivaux. Et puis Bradley Cooper est devenu la nouvelle assurance tous risques d’un box-office plus adulte sur des productions moins onéreuses. Rappelons qu'American Sniper est le plus gros succès de ces 12 derniers mois.
Démarrage : 25M$-28M$
Final : 78M$-85M$

5 Juin

Spy

Melissa McCarthy, l’humoriste femme en vogue aux States en ce moment, revient sous la houlette de Paul Feig (Mes meilleures amies, Les flingueuses) dans une comédie d’espionnage avec, excusez du peu, Jason Statham, Jude Law et Rose Byrne au générique. Le film, qui possède déjà une belle renommée grâce à sa première au CinemaCon, est sans concurrence directe jusqu’au 26 juin, date de sortie de Ted 2. Spy, comédie R-Rated a tout pour cartonner Outre-Atlantique et confirmer McCarthy comme la nouvelle star bankable au féminin.
Démarrage : 50M$-55M$
Final : 175M$


Insidious 3

3ème volet de la saga horrifique à succès orchestré par James Wan (The Conjuring, Fast and Furious 7). Pour cet épisode toute l’équipe change du réalisateur aux acteurs – Rose Byrne et Patrick Wilson en tête. Peu importe ou presque, puisque la marque de fabrique de la licence semble avoir été gardée. Attention toutefois à l’inconnu Poltergeist qui, en cas de plébiscite, pourrait nuire à la carrière du film.
Démarrage : 30M$
Final : 60M$-65M$

12 Juin

Jurassic World

14 ans séparent le troisième volet de la saga originale au nouvel opus toujours produit par Spielberg et distribué par Universal. De tout l’été, il s’agit surement du film le plus difficile à prédire. Si tout le monde connaît Jurassic Park, celui-ci n’a pas l’impact historique d’un Star Wars ou d’un Terminator. Porté par la nouvelle méga star du moment, Chris Pratt (Les Gardiens de la galaxie), le film suscite autant l’inquiétude que l’enthousiasme. Pour toutes ces raisons, le week-end d'ouverture devrait être importante. Le film fera le reste entre le divertissement popcorn assumé et le petit bijou de mise en scène que l’on est légitimement en droit d’attendre. A l'international, comme pour Mad Max, le score devrait compenser une éventuelle déception.
Démarrage : 90M$-100M$
Final : 250M$-285M$

19 juin

Vice-Versa

Pete Docter est de retour. C’est Pixar qui doit être content. Le papa de Monstres et compagnie et de Là-haut va certainement relever la barre qualitative d’une maison bien en peine depuis son rachat par Disney. Le dernier bon film de la firme remonte à 2010 (Toy Story 3). Cinq ans, c’est long. La qualité d’écriture du réalisateur devrait faire des merveilles pour un long-métrage au pitch aussi original qu’ambitieux. Cerise sur le gâteau, Vice-Versa s’annonce tout aussi ouvert pour les enfants que pour les parents. Soit la certitude pour un film original – il faut le souligner –, de toucher la cellule familiale tout entière. Et son seul gros concurrent estival sort début juillet (Les Minions). La présentation au Festival de Cannes devrait lui permettre de s'imposer facilement comme le film à ne pas manquer, s'il est réussi.
Démarrage : 80M$
Final : 280M$-300M$

26 Juin

Ted 2

Seth McFarlane se devait de se remettre du four d’Albert à l’Ouest (43 petits millions de dollars sur le sol américain). Rien de tel qu’une petite suite d’un hit surtout lorsqu’elle met en avant Ted, l’ours en peluche irrévérencieux adepte des paquets de bière et des filles de joie. La difficulté pour ce genre d’exercice consiste à insuffler suffisamment de rebondissements pour capter l’attention d’un public ayant accepté l’invraisemblable situation d’une comédie trash. L’erreur serait d’en faire de trop par crainte de ne pas en faire assez. L’érosion semble inéluctable à l’instar des Very Bad Trip (même si le 2 avait plutôt bien résisté).
Démarrage : 40M$-45M$
Final : 145M$

Peter Pan de Joe Wright : un reboot très éloigné de l’oeuvre de J.M. Barrie

Posté par cynthia, le 22 mars 2015

Peter Pan, énième version. (Et on ne compte pas les spin-off animés autour de la Fée Clochette). Pour le reboot de 2015, sobrement intitulé Pan, Peter semble littéralement différent de ses prédécesseurs si on en croit le teaser de la Warner diffusé il y a trois mois.

L'histoire d'origine est sur un garçon qui refuse de grandir (non, nous ne parlons pas de Michael Jackson dont c'était le livre préféré) et qui vit au pays imaginaire (Neverland, comme la maison de Michael Jackson), royaume peuplé d'enfant et de fées (et d'un pirate). Un jour, il y emmène Wendy avec lui, une jeune Anglaise passionnée de pirates (ça tombe bien), ainsi que ses frères. De Disney (Peter Pan, 1953) à Spielberg (Hook, 1991), en passant par P.J. Hogan (Peter Pan, 2004), le personnage créé par J. M. Barrie est devenu une source d'inspiration, déclinée parfois à travers des histoires fantaisistes, loin de l'oeuvre originelle, mais il y avait toujours cette histoire romantique entre Peter et Wendy.

Dans cette version signée Joe Wright, plutôt habitué aux mélos dramatiques, on change de registre. En cela c'est bien un "reboot" et pas un "remake". Peter vit dans un orphelinat avec pour seul souvenir de sa mère une lettre lui expliquant à quel point il est extraordinaire. Un jour lui et ses camarades orphelins se font enlever par d'étranges créatures circassiennes, en direction du "fameux" pays imaginaire.

Beaucoup plus sombre en apparence, il paraît également plus proche d'un spectacle du Cirque du soleil que de Pirates des Caraïbes. Il semble que la Warner ait souhaité faire une version visant autant les adultes que les enfants. D'autant que le film ajoute un personnage, Blackbeard (Hugh Jackman, méconnaissable), sorte de Capitaine Crochet réactualisé. Et surtout, pour pimenter notre curiosité, le Capitaine Crochet (Hook) est incarné par le bellâtre Garrett Hedlund, qui, ici, joue le Prince charmant, sympa et héroïque.

Tout cela nous conduit à penser que la Warner a imaginé une franchise autour de Peter Pan. Avec un Hook qui va perdre sa main (vers la fin du premier épisode?) et changer de personnalité. Pan est un prequel complètement inventé. A découvrir le 15 juillet sur les écrans, avec à l'affiche Cara Delevingne en sirène, Rooney Mara en Tiger Lily, et Levi Miller dans le rôle du "chena-pan".