Le 60e Prix Jean Vigo pour les Chants du Mandrin

Posté par vincy, le 5 mai 2011

Pour ses 60 ans, les prix Jean Vigo, décernés le mercredi 4 mai ont récompensé le long métrage Les Chants de Mandrin, de Rabah Ameur-Zaimeche et au court métrage La dame au chien de Damien Manivel.

Le premier prime "un grand cinéaste" et "la liberté, la poésie et l'esprit de joyeuse contrebande" de son univers. Le tournage a eu lieu l'été dernier dans le sud de la France, avec Jacques Nolot. Le film n'étant pas sélectionné à Cannes, il pourrait faire son avant-première à Locarno. Ameur-Zaïmeche a déjà réalisé Wesh Wesh (2001), Bled number one (Un certain regard 2006) et Dernier maquis (Quinzaine des réalisateurs 2008).

Le second a été salué pour son "incongruité" et son "audace peu commune pour un premier film".

Un prix spécial au réalisateur Jean-Marie Straub, pour "avoir su maintenir au fil d’un œuvre exemplaire une ligne de conduite indépendante, originale et toujours novatrice", a été rajouté au palmarès.

Le prix Jean Vigo, créé en 1951, honore un réalisateur français indépendant d'esprit. Dans l'histoire du prix, on remarque Resnais, Chabrol, Godard, Robert, Enrico, Bertucelli, Garrel, Charef, Moullet, Assayas, Fontaine, Beauvois, Dumont, Ducastel et Martineau... L'an dernier Un poison violent, de Katell Quillévéré, avait gagné le prix une semaine avant sa présentation à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.

Cannes 2011 : Le cinéma de Bollywood en sélection officielle

Posté par vincy, le 22 avril 2011

"On essaie de s'ouvrir à tous les formats, à tous les budgets et à tous les styles, sauf Bollywood qui ne m'intéresse pas" avait déclaré Frédéric Boyer, directeur artistique de la Quinzaine des Réalisateurs, lors de la conférence de presse de la présentation de sa sélection, mardi dernier.

Cette hérésie cinéphilique (comment peut-on mépriser un genre de cinéma ?) a trouvé sa réponse : le Festival de Cannes a décidé d'honorer Bollywood en sélection officielle, hors-compétition.

Bollywood, The greatest love story ever told (Bollywood, la plus belle histoire
d’amour jamais contée)
, film produit par Shekhar Kapur (Elizabeth, membre du jury l'an dernier) sera projeté en exclusivité sur la Croisette. Car Bollywood, c'est plus qu'un style, c'est une influence sur tout le cinéma d'Asie du Sud-Est, c'est aussi l'une des grandes industries du 7e art, ce sont des stars qui aujourd'hui apparaissent dans les films hollywoodiens. On se souvent de la projection de Devdas (photo) en 2001 ou encore de l'hommage à Raj Kapoor en 2002 ou même de la sublime présence d'Aishwarya Rai au jury en 2003.

"A l’origine, une discussion avec Shekhar Kapur, membre du Jury de Cannes en 2010 : pourquoi ne pas réaliser un film réunissant les moments les plus beaux, les plus forts, les plus dansants de l’histoire du cinéma musical indien ?" Shekhar Kapoor et les réalisateurs Rakeysh Omprakash Mehra et Jeff Zimbalist rendent ainsi hommage à ce cinéma si spécifique. "Qu’on l’adore ou qu’on le déteste, écrit Shekhar Kapoor dans le communiqué reçu aujourd'hui, qu’on l’identifie à quelque chose d’arrière-garde ou de définitivement moderne, on ne peut s’en passer. Mais avec lui, on se sent plus vivant que jamais. On dit chez nous que c’est la seule culture capable de rassembler tous les indiens. Depuis plusieurs décennies, c’est une fièvre qui a terrassé toutes les générations. C’est Bollywood !"

Cela durera 81 mn qu'on espère colorées, dansantes, enchanteresses.

Cannes 2011 : Les sélections parallèles en VAD pour les professionnels

Posté par vincy, le 21 avril 2011

Grâce à la plateforme Festival Scope, dédiée aux professionnels, les films de la Quinzaine des Réalisateurs, seront disponibles en téléchargement à la demande. Les films de la Semaine de la Critique seront aussi disponible. Les professionnels inscrits (ceux qui ne le sont pas peuvent le faire sur le site) n'auront donc plus à piétiner sur la Croisette en attendant la projection du film.

Frédéric Boyer, le directeur artistique de la Quinzaine des Réalisateurs s'est déclaré "ravi de commencer ce partenariat" et "trouve le concept très intéressant".

Festival Scope proposait déjà les films de Berlin (sections Forum et Panorama), Locarno, Montréal (Festival du nouveau cinéma), Paris (Cinéma du réel, Paris Cinéma), Angers et Venise...

Festival Scope, marque du groupe Moving Scope, est soutenu par le CNC et le plan européen Media. L'équipe rassemble des professionnels européens venus de Celluloid Dreams, MK2, Wild Bunch, ... Créée en 2010, la société, présidée par Alessandro Raja, est basée à Paris.

Cannes 2011 : Bouli Lanners, Abel / Romy / Gordon et Téchiné à la Quinzaine des réalisateurs

Posté par vincy, le 19 avril 2011

21 longs métrages, une grande signature, des talents qu'on aime bien, des genres différents, et une ouverture à des cinéphilies rares à Cannes comme l'Inde, l'Islande, la Bulgarie ou le Maroc. L'Europe reste sur-représentée et les Etats-Unis quasiment absents. Bref pas grand chose d'excitant. On sent que le départ d'Olivier Père a porté un coup à cette sélection devenue trop française et, sur le papier, assez austère.

Longs métrages :
- Après le sud, Jean-Jacques Jauffret
- Atmen, Karl Markovics
- Blue Bird, Gust Van den Berghe
- Busong (Palawan Destin), Auraeus Solito
- Chatrak, Vimukthi Jayasundara
- Code Blue, Urszula Antoniak
- Corpo celeste, Alice Rohrwacher
- Eldfjall, Runar Runarsson
- En ville, Bertrand Schefer et Valérie Mréjen
- Impardonnables, André Téchiné
- Jeanne captive, Philippe Ramos
- La fée, Dominique Abel & Bruno Romy & Fiona Gordon
- La fin du silence, Roland Edzard
- Les géants, Bouli Lanners
- O Abismo prateado (Le gouffre argenté), Karim Aïnouz
- Play, Ruben Östlund
- Porfirio, Alejandro Landes
- Return, Liza Johnson
- Sur la planche, Leïla Kilani
- The Island, Kamen Kalev
- The Other Side of Sleep, Rebecca Daly

Séances spéciales :
- Des jeunes gens modernes, Jérôme de Missolz
- El Velador (Le veilleur de nuit), Natalia Almada
- Koi no Tsumi, Sion Sono
- La nuit elles dansent, Isabelle Lavigne et Stéphane Thibault

Nouvelle édition DVD pour Mean Streets chez Carlotta

Posté par Benjamin, le 15 avril 2011

Mean Streets, l’un des premiers films de Martin Scorsese, fait peau neuve grâce au DVD édité par Carlotta. L’occasion de revoir cette œuvre singulière du Scorsese de ses débuts, avec toute une pléiade de riches bonus pour comprendre le contexte du film, ce qu’il représente dans la filmographie de Scorsese et dans le cinéma des années 70, en pleine révolution Nouvel Hollywood. Le réalisateur prend la parole, mais aussi un critique de cinéma ou encore le chef op’ du film Kent Wakeford.

L’édition du DVD propose en tout pas moins de six documentaires et entretiens qui permettent de retracer l’histoire du film et son impact sur le cinéma américain. Pour ce qui est du film à proprement parlé, on pourrait se référer à la critique de Pauline Kael qui le considère alors comme le meilleur film de l’année 1973, une œuvre unique dont la sortie fut pourtant très discrète : le film ne trouva pas son public.

Mean Streets est aussi la première rencontre de Scorsese avec le festival de Cannes (focus sur l'année 73) où il fut présenté à la Quinzaine des réalisateurs en 1974 (voir l'interview de Pierre-Henri Deleau sur sa sélection de l'époque). Là aussi, le film ne fit pas sensation, mais un certain Michel Ciment demanda à rencontrer ce jeune talent qui l’impressionna fortement.

Dans ce film, Martin Scorsese pose les bases de son cinéma en même temps qu’il se détache de ses racines. Avec Mean Streets, il prend son envol et se défait de ses démons intérieurs. Le personnage de Charlie incarné par Harvey Keitel est son double à l’écran. Il est enfermé dans son quotidien d’italo-américain, au coeur d'une société où le crime organisé règne en maître. Charlie dépend de son oncle, mafieux, qui veut le placer à la tête d’un restaurant. Mais il doit aussi rendre des comptes à ses proches, tout en protégeant son meilleur ami, Johnny Boy (Robert De Niro), qui doit d’importantes dettes. Enfin, il cache sa relation avec Teresa, cousine de Johnny Boy et épileptique et que tout le monde dit « malade de la tête ».

Scorsese filme son quartier natal et les héros de son long métrage à la façon d’un documentaire, tout comme il l’avait auparavant fait avec Who’s that girl knocking at my door. La même musique rock rythme les deux films, mais avec Mean Streets, les choses ont plus d’ampleur, les personnages ont plus de consistance. Cet aspect "brut" et réaliste vient alors se heurter à la valse psychologique des personnages. Ainsi, à vouloir satisfaire tout le monde, Charlie se perd et court à sa propre perte. Englué dans un territoire dont il ne veut plus, il cherche désespérément de l’aide auprès de Dieu. Il n’y a que Johnny qui soit véritablement libre. Jeune chien fou, il fait, dit et crie ce qui lui chante. Il joue à l’idiot, fait la tête brûlée pour ne rien regretter. Peu lui importe la réputation, les remarques et les menaces de chacun. Il vit comme si demain n’existait pas.

Pas d’histoire dans Mean Streets mais un portrait à la fois vrai et psychédélique. La présence de la rue, palpable, sensorielle mais aussi, de façon, invisible, la puissance de la psyché. Charlie doute, et toutes ses craintes apparaissent à vif dans le film. Il s’engouffre de plus en plus et s’approche dangereusement du point de non-retour.

Tous les grands thèmes scorsesiens sont posés dans ce film. Les Rolling Stones sont déjà là et on sent pointer dans certaines scènes Les affranchis. Scorsese entre son passé et son avenir de grand cinéaste. Mean Streets est son premier pas dans la cour des grands.

Le voleur de lumière : fable sensible et juste sur la modernité

Posté par kristofy, le 2 mars 2011

voleur de lumièreL’histoire : On l'appelle Monsieur Lumière. Dans ce village perdu au milieu des montagnes Kirghizes, il entretient les lignes, trafique parfois les compteurs pour venir en aide aux plus démunis.

Cœur ouvert et généreux, il écoute, conseille, conforte les peines et tempère les disputes conjugales de ces villageois oubliés par la civilisation moderne.  Il a un rêve : construire sur les montagnes des éoliennes pour alimenter toute la vallée en électricité. Mais il va devoir faire face à des hommes puissants et corrompus qui sont les nouveaux maîtres du pays.

Notre avis : Une petite merveille qui vient du Kirghizistan, aussi peu facile à situer sur une carte que peu visible sur grand écran, un pays où les films produits chaque année se comptent sur les doigts de la main. Le voleur de lumière réussit pourtant à embrasser à la fois l'émouvant portrait d'un homme qui pense au futur et les changements en cours dans son pays qui bouleversent le présent.

Dans un petit village reculé au fin fond des montagnes du Kirghizistan, les habitants sont particulièrement isolés du monde moderne, beaucoup n’ont pas les moyens d’avoir l’électricité. Il y en a un que les autres surnomment Monsieur Lumière parce qu' il trafique les compteurs électriques pour ceux qui ne peuvent pas payer. Comme d’autres, il participe à sa manière à rendre la vie plus facile dans cet endroit perdu. Et il a une grande idée : et si le village produisait sa propre électricité en installant des éoliennes ?

Le voleur de lumière montre avant tout un homme qui veut agir pour le bien de son village mais qui va se heurter à des intérêts supérieurs… Car le personnage principal est apprécié de tout le monde sauf des autorités, à cause justement de ses raccordements électriques pirates. Mais les temps changent et la vaste terre commune aux villageois est l’objet de la convoitise d’un groupe étranger d’investisseurs chinois. A l’image du célèbre combat de David contre Goliath, on décèle dans cette intrigue la menace du profit économique destiné à un petit nombre à l’encontre d’un progrès social partagé. Il y a alors le dilemme de partir loin en ville pour un avenir hasardeux ou de rester au village sans beaucoup d’espoir.

Aktan Arym Kubat avait déjà fait rayonner le cinéma Kirghize avec ses films Le fils adoptif et Le singe. Celui-ci a même été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes 2010, et il a aussi été choisi comme film d’ouverture du dernier  Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul. A l’occasion de cette première, le réalisateur avait échangé quelques mots avec les spectateurs, dont voici un condensé à destination du public qui est maintenant invité à découvrir ce beau film en salles.

En plus d’être le réalisateur vous êtes là aussi l’acteur principal ?

Aktan Arym Kubat : C’est un hasard, jamais je n’ai pensé à jouer dans un film. Mais à force de chercher quelqu’un qui correspondeAktan Arym Kubat au personnage et que je ne trouvais pas, alors mon équipe à commencé à me taquiner en me disant de le faire moi-même, et puis je l’ai fait. Avec la technologie du retour vidéo, je regardais sur l’écran si je me satisfaisais comme acteur ou pas.

Le film est représentatif du Kirghizistan d’aujourd’hui ?

Aktan Arym Kubat : C’est un pays d’Asie centrale avec un début de processus démocratique qui connaît des accidents, mais il y a eu deux révolutions du peuple. Il y a toujours des volontés de se saisir de la terre pour l’exploiter et faire des profits. Si quelqu’un se met en travers du chemin de quelqu’un qui veut le pouvoir, c’est possible de l’écarter. Il y a eu des meurtres non élucidés, la vie d’un être humain ne vaut pas grand-chose...

Quand votre film a-t-il été tourné ?

Aktan Arym Kubat : Mon film a été tourné entre les deux révolutions. Mais ce qu’on avait cru acquérir après la première, ce n’était pas réel. On a terminé le tournage en mars 2010, et en avril il y a eu une autre révolution qui est arrivée, plus violente que la première. D’ailleurs, aujourd’hui, notre président est une femme. Toutefois, Le voleur de lumière n’est pas un film folklorique ou ethnique, c’est surtout un film humaniste, et ce qu’il montre va au delà des frontières.

Crédit photo de droite : Michel Mollaret

Jafar Panahi : Paris, Berlin, Cannes…

Posté par vincy, le 12 février 2011

liberté pour jafar panahi

Paris

Le monde du cinéma se mobilise toujours en soutien à Jafar Panahi et Mohammad Rasoulov, les deux cinéastes incarcérés par le régime iranien et interdits d'exercer leur profession pour 20 ans. Vendredi, à Paris, une centaine de personnes (réalisateurs, acteurs, producteurs et autres professionnels du cinéma) s'est réunie entre 12h30 et 14h devant la Cinémathèque Française (voir aussi actualité du 11 février). À deux voix, Golshifteh Farahani et Aïssa Maïga ont lu en Persan et en Français la lettre adressée au Festival de Berlin par Jafar Panahi.
"Je souhaite que mes confrères des quatre coins du monde réalisent de grands films de sorte que, lorsque je sortirai de prison, je sois inspiré pour continuer à vivre dans le monde qu'ils ont rêvé dans leurs films", a écrit Jafar Panahi. "Je me soumets à la réalité de la captivité et des geôliers. Je chercherai la manifestation de mes rêves dans vos films. J'espère y retrouver ce dont on m'a dépossédé".

Dans le public on pouvait croiser Léa Drucker, Laurent Tuel, Solveig Anspach, Bertrand Bonello, Alain Riou, Claire Simon... L'initiative a été soutenue par de nombreuses personnalités comme Mathieu Amalric, Renato Berta, Annie Ernaux, Romain Goupil, Cédric Kahn, Nicolas Klotz,Tonie Marshall, Chiara Mastroianni, Annie Maurette, Bulle Ogier, Nicolas Philibert, Michelange Quay, Agnes Varda, ...

Le 11 février, "journée de soutien", avait été choisi comme date symbolique et historique pour l'Iran, puisqu'il correspond au 32è anniversaire de la Révolution.

Berlin

Le Festival de Berlin a décidé de suivre cet appel du 11 février en organisant une journée pour Jafar Panahi et Mohammad Rasoulov (voir aussi actualité du 20 janvier). Comme à Cannes ou à Venise, Berlin lui a rendu hommage en laissant une chaise vide parmi celles des jurés, prenant clairement position "en faveur de la liberté de l'artiste". La Berlinale avait programmé vendredi une "journée spéciale Jafar Panahi" en projetant ses oeuvres dans ses différentes sections.

"Nous espérons encore qu'il sera en mesure de venir. Nous n'avons pas abandonné. Sa présence dans un festival international est importante et il est important que nous continuions de penser à lui", a déclaré Isabella Rossellini, présidente du jury. "La liberté d'expression c'est la liberté de l'artiste. C'est ce que la Berlinale a voulu marquer en l'invitant, tout en sachant qu'il était possible qu'il ne puisse pas venir: une position claire et marquée en faveur de la liberté de l'artiste".

"Si on ne faisait plus que des films de propagande payés par les gouvernements, ce serait la mort de l'art", a ajouté l'actrice italo-américaine.

Cannes

Caméra D'Or en 1995 à Cannes pour "Le Ballon blanc", Ours d'Argent à Berlin en 2006 pour "Hors-jeu" et Lion d'Or en 2000 à Venise pour "Le Cercle", Jafar Panahi, 50 ans, honoré par tous les grands festivals de cinéma du monde, recevra aussi le Carosse d'or 2011 au prochain Festival de Cannes. La Société des réalisateurs de films qui, chaque année depuis 2002, remet le Carrosse d’Or à l’un des leurs pour « les qualités novatrices de ses films, pour son audace et son intransigeance dans la mise en scène et la production », a décidé d'être « attentive à toute atteinte à la liberté d’expression et de création ». Aussi la SRF affirme soutenir le cinéaste «et tout le peuple iranien dans leur combat pour la démocratie » et vouloir « honorer tous les cinéastes iraniens qui, en exil ou dans leur pays, continuent de faire des films ».

Dixième Carosse d'or de l'histoire, il devrait être absent de la cérémonie, prévue le 12 mai à 19h, lors de la soirée d'ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs.

À moins que la population iranienne ne s'inspire des événements récents qui bousculent le monde arabe.

Les Rolling Stones comme vous ne les avez jamais vus, sur France 5

Posté par MpM, le 3 juin 2010

stones in exileAprès le joli coup médiatique réalisé par la Quinzaine des Réalisateurs en sélectionnant le documentaire Stones in exile (ce qui leur a valu la visite de Mick Jagger), c'est au tour de la chaîne de télévision France 5 de faire l'événement avec la diffusion exclusive du film le 10 juin prochain.

Ce moyen-métrage signé Stephen Kijak revient sur la genèse de l'album "Exile on Main Street " sorti en 1972 et partiellement enregistré en France. A l'époque, les Rolling Stones étaient venus s'installer sur la Côté d'azur dans le but d'échapper au fisc et à la presse britanniques. Retranchés dans la villa Nellcote à Villefranche-sur-Mer, Mick, Keith et les autres ont vécu plusieurs mois d'un régime particulièrement rock'n roll : fêtes continuelles, drogues et enregistrements à toute heure du jour et de la nuit.

A partir d'images d'archives et en s'appuyant sur des témoignages plus récents, Stephen Kijak porte un regard complice et amusé sur cette époque mouvementée où, comme l'a souligné Mick Jagger lui-même lors de la présentation du film à Cannes, les membres de l'un des plus grands groupes de rock du monde étaient "beaux, jeunes et stupides".

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Stones in exile, Jeudi 10 juin, 20 h 35 sur France 5
A voir : la présentation du film à Cannes (en vidéo)

Cannes 2010 – la scène hot du jour : Gang bang dans Pieds nus sur les limaces

Posté par vincy, le 22 mai 2010

Dans Pieds nus sur les limaces, en clôture de la Quinzaine des réalisateurs, on la voit venir de loin cette scène, même si elle relativement abrégée. Ludivine Sagnier, un peu simplette, aime la nature, et tout ce qui est naturel, demande de l'affection, et se soucie peu du "quand dira-t-on". Deux de ses jeunes voisins aiment en profiter. Un troisième semble plus mal à l'aise quand il s'agit de se moquer d'elle. Le plus balourd des deux la chahute, la touche, l'embrasse et met sa main entre ses cuisses... Le plus romantique ne s'empêchera pas de mater le spectacle. Tout s'arrêtera quand le plus beau la limera cul nu dans l'autobus désaffecté, pour le plus grand plaisir de la jeune fille, qui ne comprend pas le mal qu'il y a à s'envoyer en l'air et faire plaisir.

Cannes 2010 : Xavier Dolan enchaîne les projets

Posté par vincy, le 21 mai 2010

Il a fait mouche l'an dernier avec J'ai tué ma mère à la Quinzaine des réalisateurs. Il est revenu à Cannes cette année, avec succès, grâce à ses Amours imaginaires, présenté à Un certain regard. Xavier Dolan a déjà annoncé plusieurs projet,s qui vise évidemment la compétition du Festival de Cannes 2011 ou 2012.

Lawrence anyways sera l'histoire d'un homme qui veut changer de sexe et de son histoire d'amour impossible avec sa fiancée, qu'il essaie de convaincre pour le soutenir. Louis Garrel (que l'on entraperçoit à la fin des Amours imaginaires)  et Suzanne Clément formeront le couple.

Puis devrait suivre Lettres à un jeune acteur. "Ce sera un regard incisif sur le show business américain" explique-t-il. le tournage est prévu pour les mois à venir et sera filmé sous l'angle d'une "lettre" écrite à un jeune acteur britannique.