Posté par vincy, le 2 février 2012
Jackie Brown est peut-être l'un des meilleurs films de Quentin Tarantino. Ce polar qui revisitait les codes du genre Blaxploitation était l'adaptation du livre Rum Punch, d'Elmore Leonard, dont plusieurs romans ont été transposés sur grand écran (3h10 pour Yuma, Get Shorty, Hors d'atteinte, Be cool!, ...).
Un prequel est en cours de préparation. Adapté de The Switch (1978), traduit en français sous le titre de La joyeuse kidnappée, le film est écrit et réalisé par Dan Schechter, dont le prochain film, Supporting Characters sortira cette année.
Le casting est quasiment bouclé. John Hawkes (Martha Marcy May Marlene, Contagion, The Surrogate), reprendra le rôle de Louis Gara, incarné par Robert de Niro dans la version de Tarantino. Yasiin Bey, alias Mos def, ("Dexter") interprétera Ordell Orbie (c'est à dire Samuel L. Jackson jeune).
L'histoire se déroule 15 ans avant Jackie Brown. Gara et Robbie y enlève Mickey Dawson, la femme d'un promoteur immobilier corrompu. Celui-ci refusant de payer la rançon, les deux criminels doivent revoir leurs plans tandis que l'épouse humiliée décide de les utiliser pour se venger de son mari.
Le tournage est prévu en mai prochain. Elmore Leonard a donné son accord et a même décidé d'en être l'un des producteurs. Schechter avait pris un risque en développant son projet sans l'accord de l'écrivain, qui semble avoir été convaincu par le scénario.
Jackie Brown, sorti en 1997 et sélectionné en compétition à Berlin en 1998, avait rapporté 40 millions de $ au Box office américain (et à peu près autant dans le monde). En France, il avait attiré 1 335 000 spectateurs.
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Posté par vincy, le 23 juin 2011
Will Smith, Idris Elba, Terrence Howard et Chris Tucker ont tous rencontré Quentin Tarantino. Le premier a rejeté l'offre, trouvant le rôle trop controversé. Finalement ce sera Jamie Foxx, Oscar du meilleur acteur pour Ray, qui incarnera l'esclave affranchi Django dans Django Unchained.
L'histoire, dont le scénario circule sur Internet depuis quelques jours, suit Django et son coéquipier, un mercenaire allemand, qui ont pour cible un propriétaire de plantation et esclavagiste, Calvin Candie. Django cherche à récupérer son grand amour, Broomhilda, esclave de ce salaud.
Le mercenaire allemand est interprété par Christoph Waltz (Inglorious Basterds), le sadique proprio par Leonardo DiCaprio et la dulcinée convoitée par Kerry Washington (qui fut la partenaire de Foxx dans Ray). Samuel L. Jackson est en discussion pour jouer le bras droit de DiCaprio, Stephen.
Le film doit être tourné au plus tard cet automne pour une sortie encore non connue, même si Tarantino espère le sortir pour Noël 2012. Les Festivals de Cannes et Venise vont sans doute se disputer le morceau l'an prochain.
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Posté par MpM, le 13 avril 2011
Vingt ans que Monte Hellman n’avait plus réalisé de long métrage. Vingt longues années à essayer de monter des projets et à se consacrer à des courts métrages et à quelques apparitions dans les films des autres (I Love L.A. de Mika Kaurismäki, There is no Direction de Sarah Bertrand…) « J’ai travaillé pendant ces 20 ans même si rien n’a abouti », assure-t-il. On le croit, et on pense à Buffalo'66 qu’il aurait pu réaliser si les producteurs n’avaient pas été effrayés par sa réputation…
Car Monte Hellman n’a pas usurpé sa légende de « poète maudit » du cinéma. Depuis ses débuts en 1959 (Beast From Haunted Cave), le succès a rarement été au rendez-vous. Même ses œuvres les plus cultes (Macadam à deux voies, Cockfighter…) ne trouvèrent pas vraiment leur public. La critique, elle, fut souvent enthousiaste, saluant l’épure ou l’onirisme de ses longs métrages les plus emblématiques.
Son nouveau film, Road to nowhere, en salles à partir d’aujourd’hui, était donc forcément attendu au tournant. Un film noir et énigmatique se situant sur le tournage d’un cinéaste qui a failli s’appeler… Monte Hellman. De quoi ravir les fans, dont Quentin Tarantino, président de la Mostra de Venise où le film a été présenté, et qui lui décerna un Lion d’or spécial pour l’ensemble de son œuvre.
Le spectateur, lui, risque d’être une nouvelle fois déconcerté par ce puzzle existentiel où les pièces s’emboîtent sans forcément former de motif, et où tout reste toujours dans le non-dit. A chacun de décoder les symboles, de relever les coïncidences, de se laisser envoûter (ou non) par cette mise en abyme vertigineuse, dépassant largement le cadre du film dans le film.
Quoi qu’il en soit, quand un cinéaste se fait aussi rare que Monte Hellman, la moindre occasion de faire un petit bout de chemin avec lui est bonne à prendre, même si cela ne mène nulle part.
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Posté par vincy, le 26 mars 2011
Le 59e Festival de San Sebastian programmera 3 cycles lors de sa prochaine édition, du 16 au 24 septembre. Jacques Demy aura le droit à la rétrospective intégrale dédiée à un cinéaste. Le prince du film musical français sera aussi à l'honneur d'un livre coédité par Quim Casas.
Deux autres cycles, thématiques, sont prévus. Le film noir américain de 1990 à 2010, "American Way of Death", permettra de mettre en perspective une quarantaine d'oeuvres signées Quentin Tarantino, Michael Mann, Clint Eastwood, les Frères Coen, Abel Ferrara, Spike Lee, David Lynch, Martin Scorsese, David Fincher, James Gray, John Dahl, ou encore Paul Thomas Anderson.
"Digital Shadows" mettre en avant la dernière génération de cinéastes chinois avec 18 films tournés numériquement dans les années 2000.
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Posté par MpM, le 27 février 2011
Après une édition 2010 assez catastrophique, les Cesar 2011 ont réalisé vendredi soir leur deuxième meilleure audience historique sur Canal+ en rassemblant 2,944 millions de téléspectateurs, soit une part d'audience de 14,5% sur la France contre 1,7 million de téléspectateurs et 9,1% de part d'audience l'an dernier. Le record date de 2005 avec 3,3 millions de téléspectateurs.
Et pourtant, cette soirée n'a pas brillé par son inventivité ou son rythme, s'essoufflant au bout de deux heures et souffrant de nombreux temps morts. Comme d'habitude, est-on tenté d'écrire, même si la cérémonie a semblé cette année tenter d'aller droit à l'essentiel. Antoine de Caunes a alterné vrais bons mots et piques faciles, Jodie Foster a été impeccable en maîtresse de cérémonie classe, Quentin Tarantino s'est un peu facilement réfugié derrière une émotion qui le laissait "sans mots"... Chez les remettants comme chez les lauréats, pas vraiment de coups d'éclat. On retiendra la pirouette inattendue de Sara Forestier qui a prétendu avoir interprété une "pute politique" dans Le nom des gens alors qu'à l'époque elle était vierge et n'y connaissait rien en politique (!), l'arrivée sur scène d'une Leïla Bekhti bouleversée (et empêtrée dans une incroyable robe, trop longue et trop décolletée), la bonhommie de Michael Lonsdale recevant son premier Cesar... C'est un peu comme si vrais jolis moments avaient alterné avec flottements et ennui.
Côté palmarès, on assiste pour une fois à une belle répartition des prix entre favoris et outsiders, chacun étant récompensé pour ses points forts, et non de manière systématique. Ainsi ne peut-on que se réjouir du César du meilleur espoir pour Edgar Ramirez qui crève l'écran dans Carlos, du meilleur acteur pour Eric Elmosnino qui campe un Gainsbourg plus vrai que nature, du meilleur scénario original pour Le nom des gens qui a fait l'effet d'une petite bouffée d'air frais dans le paysage cinématographique... Par ailleurs, Des hommes et des Dieux était en effet le film de l'année, et Roman Polanski a prouvé une nouvelle fois qu'il est un incroyable réalisateur, même "en taule".
Après on a le droit d'avoir des regrets : où est Tournée, qui était l'autre film-surprise de 2010 ? Tout le monde a salué la métamorphose de Laetitia Casta en Bardot mais elle est absente du palmarès. Catherine Deneuve était formidable en Potiche, et on peut trouver injuste de lui avoir préféré Sara Forestier... et ainsi de suite. Dans tout cela, il y a des éléments objectifs et une grosse part de subjectivité. Subjectivité partagée avec les votants, qui ont dû faire des choix.
Bien sûr le palmarès 2011 ne reflète-t-il pas toute la diversité du cinéma français, puisque de nombreux bons films en étaient exclus dès le départ, mais au moins tente-t-il de représenter, parmi les nommés, des courants variés et tous passionnants. Et en cela, il est déjà meilleur que certains autres.
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Posté par Claire Fayau, le 15 février 2011

À l’occasion de la sortie du premier livre d’entretien en français avec le cinéaste culte Monte Hellamn et de la sortie prochaine de son nouveau film Road to Nowhere (le 6 avril, l'histoire d'un réalisateur de films embarqué malgré lui dans une conspiration criminelle), Le Nouveau Latina et Capricci Films organisent ce mardi 15 février une soirée exceptionnelle autour du cinéaste et en sa présence.
Accro au bitume, fan de contre-culture américaine, désenchantés du flower power, si vous aimez les road movies, American Graffiti et Easy Rider (et si vous aimez Reservoir Dogs !), programmez votre GPS destination le Nouveau Latina :
- à partir de 19h : Signature de son livre "Sympathy for the Devil" au salon de thé du Nouveau Latina (1er étage)
- 20h : Macadam à deux voies (sa réalisation la plus connue dont on fête les 40 ans) . Outre la présentation du film, une rencontre avec Monte Hellman est prévue, orchestrée par Emmanuel Burdeau.
- 22h10 : Reservoir Dogs, le film culte de Quentin Tarantino, produit par Monte Hellman.
Hellman a fait ses débuts sous la direction de Roger Corman, producteur de série B, qui a également fait débuter Scorsese et Coppola, en réalisant une parodie de film d'horreur, Beast from Haunted Cave, en 1959. Il deviendra aussi monteur sur des films de Peckinpah, Raffelson et Demme.
Après le pastiche de film d'horreur, Monte Hellman se lance dans des westerns nouveaux genres, avec Jack Nicholson pour deux d'entre eux.
Il enchaîne les flops, et autant de films devenus cultes ou de curiosités entre initiés. Road to Nowhere sera sa première réalisation en 21 ans. Il avait reçu un Lion spécial à Venise en septembre dernier, alors que Tarantino présidait le jury. Road to Nowhere y était présenté en compétition, où, à 76 ans, il faisait figure de vétéran. Il y évoquait la difficulté qu'il avait eu à développer ses projets, puisqu'aucun ne s'est concrétisé. Trente ans d'écritures stériles. "Je préfère un bon film hollywoodien à un film indépendant. Il y en a peut-être cinq par an, mais ils valent toujours la peine" expliquait-il. "Il fallait sortir de là, ne plus dépendre du bon vouloir d'autrui, en finir avec les compromissions. Ma fille a pris les choses en main et a réuni des investisseurs privés. Le film, avec tous les salaires en participation, s'est monté pour environ 5 millions de dollars."
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Posté par MpM, le 12 septembre 2010
Les possibilités étaient nombreuses et les pronostics relativement ouverts, mais c'est assurément un palmarès inattendu et surprenant qu'ont rendu Quentin Tarantino et les membres du jury de la 67e Mostra. S'il est toujours possible de gloser sans fin (et sans réel intérêt) sur un choix forcément subjectif, tenant plus du compromis entre 7 personnes très différentes que de l'étude scientifique, on est tout de même en droit dans ce cas précis d'être déçu par le résultat des délibérations car il ne reflète absolument pas la diversité et la qualité d'une sélection unanimement saluée.
Admettons que le Lion d'or décerné à Somewhere de Sofia Soppola n'ait rien à voir avec le copinage : Tarantino et elle ont eu une liaison par le passé, mais on peut laisser au réalisateur le bénéfice du doute. Après tout, c'est un très joli film, touchant, presque plus réussi dans sa fragilité que ses précédents longs métrages. D'autant que les oeuvres favorites de la critique, qui ont plus la "carrure" d'un Lion d'or, comme The ditch de Wang Bing ou Post Mortem de Pablo Larrain, semblaient peut-être des choix trop évidents. Mais de là à les évacuer totalement du palmarès final...
Peu de films dignes d'être récompensés ?!
Même chose pour le double prix accordé à Alex de la Iglesia. Mise en scène, pourquoi pas. Il y avait pas mal d'autres possibilités (Darren Aronofsky, Abdellatif Kechiche, Takashi Miike...), mais on peut aimer ce style visuel excentrique et radical. Par contre, impossible de cautionner le prix du scénario quand justement le film semble n'en avoir aucun, se résumant à une banale histoire de rivalité amoureuse dérivant en règlement de comptes sanglant. Pourquoi, dans ce cas, ne pas choisir de récompenser l'un des autres bons films de la sélection ? Black swan, Post mortem, Silent souls... les candidats ne manquaient pas. L'autre double prix récompensant Essential killing de Jerzy Skolimowski (prix du jury et prix d'interprétation masculine) a également de quoi faire grincer des dents, parce qu'il donne vraiment l'impression que le jury a trouvé peu de films dignes d'être récompensés.
Enfin, les deux prix d'interprétation féminines semblent presque une blague : tout le monde attendait (à raison) Natalie Portman dans Black Swan, et c'est finalement celle qui interprète son amie dans le film, Mila Kunis, qui est récompensée, pour un second rôle somme toute sans éclat, par un prix de la "jeune actrice"... prix que l'on espérait voir revenir à Yahima Torrès dans Vénus noire d'Abellatif Kechiche.
Ce qui est relativement dommage, et injuste, c'est qu'avec un tel palmarès, cette 67e édition de la Mostra de Venise risque de rester en mémoire comme un festival plutôt moyen. Exactement le contraire de Cannes qui a été sauvé par un palmarès ayant réussi à mettre en avant le meilleur d'une compétition pourtant en demi-teinte.
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Le palmarès 2010
Lion d'or
Somewhere de Sofia Coppola
Lion d'argent (prix de la mise en scène)
Alex de la Iglesia pour Balada triste de trompeta
Prix du jury
Essential killing de Jerzy Skolimowski
Prix du meilleur acteur
Vincent Gallo pour Essential killing
Prix de la meilleure actrice
Ariane Labed pour Attenberg
Prix de la meilleure jeune actrice
Mila Kunis dans Black swan
Prix de la meilleure photo
Le Dernier voyage de Tanya de Aleksei Fedorchenko
Prix du meilleur scénario
Alex de la Iglesia pour Balada triste de trompeta
Lion spécial pour l'ensemble de sa carrière
Monte Hellman
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Posté par MpM, le 27 juillet 2010
On connait désormais la composition du jury présidé par Quentin Tarantino lors de cette 67e édition de la Mostra de Venise. Pour accompagner le plus cinéphile des cinéastes, pas moins de 4 réalisateurs-scénaristes venus d'horizons relativement différents, une actrice et un compositeur.
De quoi s'attendre à un palmarès forcément exigeant, ouvert sur les nouveaux langages cinématographiques et attentif à une certaine filiation avec l'Histoire du cinéma. Du moins sur le papier...
Jury 2010
- Quentin Tarantino (USA), président du jury vénitien à peine six ans après celui de Cannes. Ce réalisateur cinéphile (cinéphage ?) est connu pour son cinéma violent, brillant et ultra-référencé (Reservoir dogs, Kill Bill, Jackie Brown... et Pulp fiction, Palme d'or 1994). Curieusement, il n'a jamais été en compétition à Venise.
- Guillermo Arriaga (Mexique), écrivain, scénariste (21 grammes, Babel...) et réalisateur qui a présenté son premier film sur le Lido en 2008 (The burning plain) ;
- Ingeborga Dapkunaite (Lituanie), comédienne de théâtre et de cinéma, qui a brillé dans des oeuvres russes (Soleil trompeur) comme hollywoodiennes (Mission : Impossible) ou même françaises (L'Affaire Farewell) ;
- Arnaud Desplechin (France), réalisateur et scénariste habitué de Venise où il a présenté Rois et Reine en 2004 et L'Aimée en 2007 ;
- Danny Elfman (USA), compositeur quasiment attitré de Tim Burton et à qui l'on doit également la bande originale de quantités de blockbusters (Mission : impossible 1, Men in black 1 et 2, Spider-Man 1, 2 et 3...)
- Luca Guadagnino (Italie), réalisatrice et scénariste dont le dernier film, Io sono l’amore, a été présenté à Venise section Horizons en 2009 avant de faire le tour des festivals internationaux ;
- Gabriele Salvatores (Italie), réalisateur et scénariste qui a reçu un Oscar en 1991 pour Mediterraneo et a connu un énorme succès avec son dernier film, Happy Family.
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Posté par MpM, le 12 mai 2010
Difficile de croire que cette pâle jeune fille au regard bleu intense n'était pas destinée au cinéma. De par sa filiation bien sûr (elle est la petite-fille de Jérôme Seydoux, le président de Pathé, et la petite-nièce de Nicolas Seydoux, le PDG de Gaumont) mais aussi en raison de sa délicatesse et de sa beauté. Un physique de poupée de porcelaine susceptible de faire craquer bien des cinéastes... mais auquel il ne faudrait peut-être pas se fier. Car Léa Seydoux a du tempérament, comme l'a montré Christophe Honoré en lui offrant son plus beau rôle à ce jour dans La belle personne. Une princesse de Clèves moderne, dont le jeu légèrement éthéré laisse deviner les tourments intérieurs.
Après un rôle de teenager en mal d'amour dans Mes copines de Sylvie Aymé en 2006 (où elle partage l'affiche d'Anne-Sophie Franck) et quelques apparitions chez des réalisateurs confirmés (Une vieille maîtresse de Catherine Breillat, De la guerre de Betrand Bonello, 13th french street de Jean-Pierre Mocky...), sa prestation chez Honoré lui permet de sortir du lot. Aux côtés de Grégoire Leprince-Ringuet et surtout de Louis Garrel, la jeune actrice fait l'effet d'une chrysalide sur le point de s'épanouir. Bientôt, pas de doute, elle allait se révéler.
Et en effet, sa carrière s'accélère avec un petit rôle chez Tarantino (Inglourious Basterds), et des incursions dans des registres extrêmement variés : le road-movie Plein sud de Sébastien Lifshitz, où elle est une autostoppeuse délurée et sexy, l'étonnant film Lourdes de Jessica Hausner, sur le pèlerinage d'une paralytique, le thriller Sans laisser de traces de Grégoire Vigneron...
Cette année, elle est de retour à Cannes (où elle fut "jeune talent" en 2007) pour deux films. Belle Épine de Rebecca Zlotowski, présenté à la Semaine de la critique, et où elle tient le premier rôle, et bien sûr Robin des Bois de Ridley Scott, qui a les honneurs de l'ouverture. L'expérience Tarantino a payé, la voilà Isabelle d'Angoulême, seconde épouse du Prince Jean. Le rôle n'est pas totalement anecdotique, mais elle y est plus décorative que stratège. Cela dit, la sensualité lui va bien (il suffit de voir comment elle s'amuse avec son image dans les campagnes de publicité d'American Apparel), et elle se sort plutôt joliment de l'exercice, ce qui pourrait faire d'elle l'une des actrices françaises récurrentes à Hollywood.
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Posté par vincy, le 6 mai 2010
La 67e Mostra de Venise (1-11 septembre) s'est choisie Quentin Tarantino comme Président du jury. Un choix peu original, finalement, puisque le cinéaste américain avait eu le même poste à Cannes en .... 2004.
Trois fois sélectionné à Cannes (avec une Palme d'or à la clef), une fois à Berlin, et aucune fois à Venise, le choix est aussi surprenant de la part d'un festival qui l'a toujours ignoré.
Venise, cette année, remettra un Lion d'or d'honneur à John Woo. Quatre nouveaux prix ont été créés dans la section "Orizzonti", qui se transforme en laboratoire et absorbe les sections "CourtoCortissimo" et "Evénements spéciaux". Venise a annoncé la présentation de la version restaurée du film de Nicholas Ray (dont on célèbre le centenaire cette année, We Can't Go Home Again. Parmi les cinéastes pressentis pour aller à Venise, signalons Terrence Malick, Anton Corbijn, Gus Van Sant, Steven Soderbergh, Clint Eastwood, Abdellatif Kechiche, ou encore Bela Tarr. Sont confirmés Potiche, de François Ozon, Somewhere, de Sofia Coppola, Miral, de Julian Schnabel, et Road to Nowhere de Monte Hellman.
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