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Jessica Palud réunit Niels Schneider et Adèle Exarchopoulos dans Revenir

Posté par wyzman, le 13 juin 2018

Comme annoncé plus tôt par nos confrères de Film français, Niels Schneider et Adèle Exarchopoulos seront bien réunis dans Revenir, le premier long métrage de Jessica Palud. Le film sera produit par Marielle Duigou et Philippe Lioret de Film Août Productions et distribué par Pyramide. Co-écrit avec Diastème et Philippe Lioret, Revenir est l'adaptation libre du roman de Serge Joncour L’amour sans le faire, disponible chez Flammarion.

Voici le pitch : "C’est ma famille et c’est la ferme où je suis né. Mon frère, qui est parti, ma mère, qui est en train de l’imiter et mon père, avec qui rien n’a jamais été possible. J’ai fui tout ça il y a cinq ans. Mais aujourd’hui c’est Alex, mon neveu de six ans, et Mona, sa mère incandescente."

Niels Schneider incarnera le narrateur et personnage principal qui est de retour dans sa ferme natale, tandis qu'Adèle Exarchopoulos sera la mère incandescente. Si l'on en croit Le film français, le tournage devrait débuter cet été.

Pour rappel, Niels Schneider sera prochainement à l'affiche d'Un Peuple et son roi (sortie prévue le 26 septembre). Assistante réalisatrice sur Marie-Antoinette de Sofia Coppola, La Tête de maman de Carine Tardieu ou encore Toutes nos envies de Philippe Lioret, Jessica Palud était nommée aux César derniers pour son court-métrage Marlon.

Dinard 2017: Le jury tombe amoureux de « Seule la Terre »

Posté par vincy, le 30 septembre 2017

Le jury du Festival du film britannique de Dinard, présidé par Nicole Garcia, a (logiquement) succombé au meilleur film de la compétition, Seule la terre de Francis Lee qui est sacré par un Hitchcock d'or. Ce premier film a déjà reçu le prix de la mise en scène à Sundance, le prix du jury dans la section Panorama à Berlin, le prix du meilleur film britannique à Edinbourgh et de nombreux prix dans les festivals LGBTQI.

Francis Lee suit le parcours de Johnny, jeune homme malheureux, subissant sa vie de fermier dans le Yorkshire, alors que son père, handicapé ne peut plus assurer l'entretien de la ferme. Le soir, il noie son amertume au pub du village et multiplie les aventures sexuelles et furtives. Pour l'aider en cette fin d'hiver, ils font appel à un saisonnier, Gheorghe, d'origine roumaine. Johnny doit alors faire face à des sentiments jusqu’alors inconnus. Une relation intense naît entre eux. Johnny saura-t-il saisir la chance que lui offre le destin?

Seule la terre est "un premier long métrage intelligent, drôle, et très joliment filmé, qui a des faux airs de feel good movie rural et romantique" (lire notre bilan).

Le film sortira le 6 décembre en France chez Pyramide. Il a également reçu le Hitchcock « Coup de cœur » décerné par l’association La Règle du Jeu.

Le reste du palmarès couronne Pili de Leanne Welham, qui reçoit une mention spéciale du jury et le prix du public. Le sujet en lui-même est inspiré d'une multitude de faits réels: l'histoire d'une femme tanzanienne, seule avec ses deux enfants, qui luttent simultanément contre son HIV et cherche de l'argent pour s'offrir un commerce et une vie meilleure.

Le prix Hitchcock du meilleur scénario a récompensé Daphné, le film de Peter Mackie Burns. Parmi les autres prix, le jury des courts métrages a distingué We Love Moses de Dionne Edwards (Hitchcock d'or du court métrage) et une mention spéciale à The Party d'Andrea Harkin. Le prix du public revient à The Driving Seat de Phil Lowe. A noter que les deux Hitchcock d'or, celui du long et celui du court, récompensent des films dont le thème est assez similaire: l'homosexualité cachée.

Enfin, un Hitchcock d'honneur a sacré Jim Broadbent, Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 2001 dans Iris et prix d'interprétation à Venise pour Topsy-Turvy, père de Bridget Jones, maître de cérémonie du Moulin Rouge, juge dans Vera Drake (Lion d'or à Venise) et doyen dans Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal. Il était à Dinard pour présenter À l'heure des souvenirs (The Sense of an Ending) de Ritesh Batra, film avec Charlotte Rampling, dont la sortie est prévue en France en avril 2018.

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Fabienne Vonier, fondatrice de Pyramide, s’éteint

Posté par vincy, le 30 juillet 2013

pyramideLes pyramides d'Egypte accompagnées de la signature d'Youssef Chahine sont en deuil. Le Film Français a annoncé la disparition de Fabienne Vonier, fondatrice de Pyramide, société de production et de distribution française, à l'âge de 66 ans.

Elle avait débuté dans le secteur de l'exploitation, à Strasbourg, Lyon puis Paris, avant de créer Pyramide en 1989, avec Louis et Vincent Malle, Francis Boespflug, Claudie Cheval et Micgel Seydoux. Le premier film produit fut Milou en mai de Louis Malle.

Pyramide devient rapidement l'une des sociétés les plus dynamiques dans le secteur art et essai. Elle porte des films aussi variés qu'Angèle et Tony, Barbara, Beijing Bicycle, Belle Epine, Bord de mer, Cantique de la racaille, Daratt, De l'autre côté, Drôle de Félix,Hors Satan, Intervention Divine, Irina Palm, L'autre, L'homme sans passé, La désintégration, La petite Lili, Le Barbier de Sibérie (qui avait fait l'ouverture de Cannes), Le Destin, Le Havre, Les Caprices d'un fleuve, Les invasions barbares, Smoking/No Smoking, Oncle Boonmee (Palme d'or), Reines d'un jour, Soleil trompeur, Soul Kitchen, Tomboy, Un homme qui crie, Vénus Beauté (Institut), Y aura-t-il de la neige pour Noël?... Au total, un catalogue de plus de 250 titres, pas mal de Césars, quelques prix prestigieux comme le Louis-Delluc, de nombreux prix à Cannes et des nominations aux Oscars.

Ainsi elle soutient fidèlement des cinéastes du monde entier tels que Fatih Akin, Alain Resnais,  Catherine Corsini, Aki Kaurismaki, Tony Gatlif, Tonie Marshall, Yousri Nasrallah, Alain Cavalier, Elia Suleiman, Andreï Zviaguintsev,  William Friedkin, Paolo Sorrentino, Nuri Bilge Ceylan, Benoît Jacquot, Claire Denis, et bien entendu Louis Malle et Youssef Chahine.

Côté distribution, la liste est tout aussi classe : Woody Allen, Jim Jarmusch, Alejandro Gonzales Inarritu, Abel Ferrara, Mike Leigh, Sean Penn, James Ivory... Il y a 5 ans, Fabienne Vonnier avait cédé cette activité à Eric Lagesse pour se concentrer uniquement sur la partie production.

Pyramide a sorti ces dernières semaines Djeca, Quartet et Polluting Paradise. Les Apaches, présenté à la Quinzaine des réalisateurs, sera en salles le 14 août. Wakolda, de Lucia Puenzo, projeté à Un certain regard, devrait sortir d''ci le premier trimestre 2014.

Bilan 2010 – Warner Bros domine le marché français

Posté par vincy, le 4 février 2011

12,6% de part de marché, +41% d'entrées, 26 119 139 spectateurs : Warner Bros surclasse tous les distributeurs en France. Et en moyenne par films (Warner Bros en a sorti 18 en 2010), le studio américain est juste dépassé par Walt Disney, qui, avec 7 productions, a séduit 19 372 346 spectateurs (soit 2 767 478 par films). Warner Bros pique ainsi la première place à 20th Century Fox, qui bénéficiait, certes, du décollage d'Avatar en 2009.

Le premier distributeur français est 5e. Europacorp, avec 15 168 515 entrées, progresse de 85%. Pathé, leader en 2009, baisse à la 7e place (-22%). Gaumont (+103%), ARP Selection (+412%), Ad Vitam (+86%) et Memento (+56%) ont aussi connu une très belle année.

À l'inverse, Sony Pictures (-44%), SND, malgré Twilight (-48%), Wild Bunch (-70%) et Bac films (-56%) ont vécu une année horribilis.

Parmi les 25 distributeurs les plus importants, qui ont sorti entre 4 et 28 films, la moyenne par film donne un autre éclairage. Disney, Warner, Paramount et Europacorp font plus d'un million d'entrées par film. Le Pacte (19 films), Rezo, Pyramide et MK2 ont sorti plus de dix films mais ne dépassent pas les 100 000 entrées par sorties.

Cannes 2010 : La Palme d’or, Oncle Boonmee, en salles le 1er septembre

Posté par vincy, le 25 mai 2010

oncle boonmeePalme d'or (méritée et incontestable) du 62e Festival de Cannes, Oncle Boonmee (qui se souvient de ses vies antérieures), sortira dans les cinémas français le 1er septembre.

Pyramide distribution a emporté la bataille des droits : le film n'avait pas de distributeurs avant sa projection cannoise.

Les précédents films d'Apichatpong Weerasethakul avaient été distribués par ID Distribution (Syndromes and a Century), Why Not productions (Blissfully Yours, prix Un certain regard en 2002) et Ad Vitam (Tropical Malady, prix du jury à Cannes en 2004).

Un mariage de rêve : la maman et la putain

Posté par vincy, le 4 mai 2009

easyvertue.jpg« - je pourrai te manger !
- Après ce fichu repas, ça ne m’étonne pas. »

L'histoire : John Whittaker, jeune Anglais de bonne famille, tombe fou amoureux de Larita, superbe aventurière américaine. Il l'épouse sur le champ et la ramène dans le manoir de ses parents. Si Mr Whittaker n'est pas insensible au charme de sa belle-fille, l'allergie est instantanée chez Mrs Whittaker. La guerre des piques commence. Larita comprend vite qu'elle doit riposter si elle ne veut pas perdre John. Les étincelles fusent... jusqu'au jour où le passé secret de Larita est révélé à tous. Elle décide alors de frapper un dernier grand coup.

Notre avis : C’est un classique du genre : l’Américain(e) moderne et peu convenable, aux mœurs légères, débarque comme un renard dans un poulailler au sein d’une aristocratie anglaise trop corsetée, et cela donne un vaudeville sur le choc des cultures. Avec de bonnes répliques, des situations rocambolesques, c'est même un divertissement plaisant et sans risque, revisitant la bataille des anciens contre les modernes. Ponctué de quelques heureuses surprises.

Si l’on a toujours du plaisir à retrouver Kristin Scott-Thomas, surtout dans le rôle d’une mégère manipulatrice et coincée, il était rare de revoir Colin Firth s’amuser avec un personnage narquois, ironique, déprimé, pas rasé. Elégante, légère, la comédie romantique se laisse déguster comme un macaron. Le couple Jessica Biel / Ben Barnes (qui a des airs de Keanu Reeves) semble, pêché de jeunesse ?, un poil plus fade. Mais à défaut de charisme, ils séduisent et jouent avec professionnalisme leur partition.

L’écriture est fine, ludique, mélangeant le cocasse et le cruel, avec une mise en scène fluide mais sans éclat, qui se repose, finalement sur l’hilarité du concept pourtant éculé. Cependant, il ne faut pas omettre l’une des grandes valeurs du film : la musique et les orchestrations d’époques d’airs contemporains. Il manque simplement un peu de vice dans cette vertu pourtant malmenée pour que la jouissance perverse du final s’épanouisse avec délectation.