Dans un Grand Rex lifté, la nuit des publivores invite des stars de ciné

Posté par vincy, le 13 novembre 2009

8 heures de spectacle, 5h30 de cinéma publicitaire, 360 spots, 54 pays. Et de la star en stock. Car durant cette 29e nuit des Publivores, vous pourrez voir un casting inégalé : Brigitte Bardot, Kim Basinger, Charlie Chaplin, Omar Sharif, Antonio Banderas, Gérard Depardieu, Léonardo Di Caprio, Richard Gere, Mélanie Griffith, Dustin Hoffman, Paul Newman, Brad Pitt, John Travolta... Et même un court métrage de 7 minutes réalisé par Martin Scorsese pour Freixenet. Le réalisateur remet par hasard la main sur un scénario inachevé d’Hitchcock et décide de le tourner, d’en imaginer la fin…

La nuit des Publivores se déroulera le 13 novembre (pour finir le 14) à 23 heures au Grand Rex à Paris. Vous en profiterez pour admirer la nouvelle façade du plus célèbre cinéma de la capitale. Finies les grandes affiches qui surplombaient les grands boulevards. Place à un système d'images numériques (pour se croire à Tokyo ou sur Times Square), avec des écrans LED qui permettent d'animer le bâtiment. Pour l'instant on peut observer des plans fixes montés frénétiquements de This is It, le film sur Michael Jackson.

Clooney, what else?

Posté par vincy, le 29 octobre 2009

nespresso georges clooneyNespresso n'a pas pu résister. Pour la quatrième année, la marque de café a réengagé son meilleur VRP : George Clooney. Le nouveau film, réalisé par Robert Rodriguez et produit par une agence de publicité basée à Paris, sera visible dès le 6 novembre dans le monde entier. La star n'ayant jamais été aussi visible - deux films à venir, une vie qui envahit les pages "people" - cela reste une valeur sûre.

Cette fois-ci, les internautes ont pu, du 16 au 23 octobre, visionner des extraits du nouveau film, en avant-première sur un site dédié. Ils étaient invités à imaginer la suite de trois séquences, dont celle d'un piano qui risquait d'écraser Clooney. Les trois courtes séquences proposées - Le Piano, La Barista, Martina - sont quasiment sans paroles (hormis un "Y a-t-il une sortie par derrière?" dans La Barista). Scénarii catastrophe à inventer? Depuis la fin du concours, Nespresso a sélectionné deux scripts proposés dans les 16 pays participants, puis les cinq meilleures, tous pays confondus, seront présentés sur le site web, via une interface Facebook et un relais Twitter. Un jury, pour finir, élira la meilleure intrigue.

Louis Vuitton engage le Professeur Wong Kar-wai

Posté par vincy, le 20 septembre 2009

Une fois n'est pas coutume, parlons mode, luxe, grosse marque mondialisée, marketing ostentatoire, star à paillettes, bref tout ce qui ne nous ressemble pas. Louis Vuitton, propriété de LVMH, le groupe de Bernard Arnault, lance un concours créatif avec l'appui de Wong Kar Wai. Il est malin ce milliardaire. Irréprochable jusque dans sa pub. Il attire de grands artistes - vidéastes, plasticiens, photographes, réalisateurs - ou des stars (Deneuve, Madonna, les Coppola... pour ne parler que show-biz) et il créé le buzz.

Lors du festival de Venise, la marque a lancé les Journeys Awards. Un concours international qui invite les étudiants en école de cinéma à traduire leur vision du voyage. Wong Kar Wai a réalisé pour l'occasion un nouveau montage à partir des rushes de My Blueberry Nights, film d'ouverture de Cannes 2007, afin de montrer la voie. Il "coache" les candidats sur le site internet de l'opération, où devront être inscrits les films antre le 1er et le 30 octobre.

Le voyage reste l'incitation principale. Ici il n'est plus seulement intérieur. Il doit de toute façon être créatif. A vos tables de montage...

Jean-Pierre Jeunet, Président du jury de Deauville

Posté par vincy, le 5 juin 2009

Pour sa 35e édition, le Festival du cinéma américain de Deauville, qui se déroulera du 4 au 13 septembre prochain, aura pour président le réalisateur Jean-Pierre Jeunet. Le réalisateur est actuellement mniprésent sur le petit écran avec l'éblouissant spot de publicité pour le parfum Chanel n°5, mettant en scène Audrey Tautou. "De l'art sponsorisé" selon ses propres mots. Il reviendra sur le grand écran le 28 octobre, avec Micmacs à tire-larigot.

Freida Pinto, Evangeline Lilly et Elizabeth Banks, parce qu’elles le valent bien

Posté par vincy, le 13 mai 2009

freidapinto.jpgL'Oréal Paris profite de son partenariat avec le Festival de Cannes pour annoncer ses trois nouvelles ambassadrices. Ainsi Freida Pinto (photo), révélée dans Slumdog Millionaire, rejoint la cohorte de jeunes et belles filles mondialement connues. Elle tourne actuellement avec Julian Schnabel et s'apprête à être filmée par Woody Allen.

Evangeline Lilly, connue pour son rôle dans la série Lost, a été vue au cinéma, en épouse de Romain Duris, dans Et après?

Enfin, Elizabeth Banks s'est faite remarquée dans le récent Oliver Stone, W., en Laura Bush, mais aussi dans Spider-Man 2 et de nombreuses comédies graveleuses à succès comme 40 ans, toujours puceau.

Kidman n’a plus le goût pour le Woody Allen

Posté par vincy, le 13 mai 2009

Nicole Kidman abandonne le projet sans titre que Woody Allen devait tourner cet été. Le casting qui avait été bouclé cet hiver (voir actualité du 26 mars) comprenait Antonio Banderas, Anthony Hopkins, Josh Brolin, Naomi Watts et Freida Pinto. Aucune justification n'a été invoquée, et aucun nom pour la remplacer n'a pour l'instant été communiqué.

Les fans seront sans doute déçus et ne pourront pas se consoler avec ce spot très fade pour la marque Schweppes qui inonde actuellement les écrans.

Après Tati, Coco avant Chanel et Anges et Démons censurés par Métrobus…

Posté par vincy, le 22 avril 2009

coco_censuree.jpg"Révisionnisme insupportable", "droit d'auteur baffoué", "infraction au code de la propriété intellectuelle"... La polémique a enflé autour du gommage de la pipe de Jacques Tati sur les affiches collées dans le métro parisien (voir actualité du 17 avril 2009). La Cinémathèque Française a dû publier un communiqué réclamant un amendement à la Loi Evin, en faisant cun compromis entre l'oeuvre artistique et la stricte application de la Loi, la rendant ainsi ridicule. Le moulin à vent, comme preuve de l'absurdité, a été choisi par les ayant-droits pour répondre à l'interdiction de la régie publicitaire : Métrobus, filiale de Publicis. Cette dernière a a récidivé deux fois.

D'abord avec Coco avant Chanel. Il n'a échappé à personne que les affiches dans le métro n'étaient pas les mêmes que dans la rue. Sous terre, Tautou passe des bras de Poelvoorde (placar de gauche) à ceux de Nivola (placard de droite)./ Métrobus a refusé celle où Tautou/Chanel regarde droit devant, la clope, dans une main.  Mais surtout, Warner a diminué la part de l'affichage dans les transports urbains dans son budget de communication. anges_censuree.jpg

Ensuite, Métrobus recale la deuxième campagne d'affichage d'Anges & Démons. Là Métrobus ne contrarie aucune loi. L'accroche interpellait le passant avec un "Que nous cache le Vatican?  Pas des capotes en tout cas, sûrement quelques témoignages honteux de l'inquisition et des manuscrits secrets qui ébranleraient l'église, malgré la prescription. Terrible slogan, n'est-ce pas? Selon Télérama, Métrobus considère que cela contrevient à sa convention avec la RATP et la SNCF car le Vatican est un Etat et il est interdit de diffuser un message à caractère politique ou religieux. Sony a donc changé l'accroche... Le Vatican evient la cible et nons plus la menace. "Depuis 500 ans, une vengeance se prépare contre le Vatican."

Métrobus, champion du politiquement correct? En tout cas, cela donne un coup de pub supplémentaire aux films et anéantira définitivement toute ambition créativce dans l'affichage promotionnel. L'obscurantisme gagne du terrain...

Jacques Tati privé de sa célèbre pipe

Posté par MpM, le 17 avril 2009

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Ca commence à devenir une habitude ! Après entre autres Jean-Paul Sartre et André Malraux, c'est au tour de Jacques Tati d'être victime d'une application bête et méchante de la fameuse Loi Evin contre le tabac. Le célèbre réalisateur, qui fait l'objet d'une exposition à la Cinémathèque française, s'affiche dans les couloirs du métro parisien avec, en lieu et place de sa célèbre pipe, un jouet pour enfant ! Propagande ambulante pour le tabac, Monsieur Hulot ? Déjà, dans les films, sa pipe n'était jamais vraiment allumée : comment savoir si l'on n'avait pas tout simplement affaire à un ancien fumeur ayant gardé l'habitude de l'objet plus que du produit lui-même ? Et puis Monsieur Hulot se déplace en solex, ce qui en fait un modèle de vie saine et sportive !

Non, décidément, les "censeurs" (les services juridiques de la Ratp) sont allés trop loin dans l'application du sacro-saint principe de précaution. Claude Evin, auteur de la fameuse loi contraignant la publicité sur le tabac, a déclaré que cette polémique était "ridicule" sur France Info : "L'objet de la loi de santé publique que j'ai fait adopter, c'est d'interdire la propagande et la publicité directe et indirecte". Dans ce cas, "on n'est pas dans cette situation de publicité indirecte, il s'agit d'un patrimoine culturel qui s'inscrit dans notre culture cinématographique". En outre, "la cinémathèque n'a aucun lien avec une industrie du tabac".

Laquelle Cinémathèque a d'ailleurs de son côté refusé toute réécriture de l'histoire : puisque Monsieur Hulot ne se sépare jamais de sa pipe, hors de question de la gommer ou de la remplacer par quoi que ce soit d'autre sur le matériel promotionnel ou le catalogue. De toute façon, au milieu de l'exposition traîne une immense pipe... inratable.

A priori, l'affiche qui annonce le retour du personnage sur nos écrans (Les vacances de Monsieur Hulot resort en version restaurée le 1er juillet prochain) devrait suivre le même chemin. Ouf ! On se demande toutefois ce qui aurait le plus surpris Jacques Tati lui-même : qu'on l'ampute de ce symbole hulotien ou que sa pipe devienne le symbole du combat contre le politiquement correct ?

Une année avec Jessica Alba

Posté par MpM, le 6 décembre 2008

jessicaalba_campari_mai09.jpgVous venez de passer une année merveilleuse aux côtés d’Eva Mendès et ne savez comment vous allez survivre sans elle en 2009 ?

Rassurez-vous, la relève est assurée ! Pour son 10e anniversaire, le prestigieux calendrier Campari, qui avait préféré les actrices latinos aux top-models en 2007 avec Salma Hayek, a en effet choisi comme nouvelle égérie la plastique parfaite de Jessica Alba (Sin city, Les 4 fantastiques…). Brune, élégante et pulpeuse, l’actrice évolue dans le Club Campari, "un lieu élégant et dédié à l’hédonisme où tout n’est que passion et séduction, où enchantement et tentations se croisent dans une atmosphère sophistiquée et néanmoins mutine".

Photographiée par Mario Testino et mise en scène par Jean-Paul Goude, elle est tour à tour femme fatale, sirène et starlette… parfaitement dans son élément. La campagne multimédia internationale permettra à ses fans de l’admirer dans un film publicitaire, un site web et bien sûr dans l’édition à tirage limité du Calendrier Campari, imprimé à 9 999 exemplaires. En attendant de la retrouver sur grand écran dans Sin city 2, Les 4 fantastiques 3… et le nouveau film de Michael Winterbottom, The killer inside me.

Affiches : La passion Mesrine

Posté par vincy, le 19 novembre 2008

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Le marketing peut servir de test. Il est certain que Warner regardera de près les scores du second Mesrine, quatre semaines après le premier (1,9 millions de sepctateurs). En janvier, le studio américain tentera la même opération avec le diptyque autour du Che, réalisé par Steven Soderbergh.

Cependant, le Che, martyr sacrificiel et icône des révoltes modernes, est précédé d'une critique cannoise qui sait à quel point le personnage n'est pas magnifié, ni idolâtré.

Le contraire de Mesrine. Même si le film de Richet n'héroïse pas ce gangster, l'ampleur du projet a fait croire à sa mythification. Deux films pour un tel personnage, n'est-ce pas trop? Si le résultat, et spécifiquement l'interprétation de Cassel, permet de justifier cette proposition duale, le malaise persiste avec l'affiche de la deuxième partie.

Cela saute aux yeux : Mesrine y est christique. Saignant, tête baissée, barbu, chevelu. Comparons avec le poster du film de Mel Gibson, La passion du Christ, et l'on voit bien le sous-entendu de l'image qui illustre le film de Richet. Le problème n'est pas tant dans cette manipulation visuelle. Elle est juste hors sujet. Mesrine est tout sauf un martyr ou un idéal torturé. Quel rapport entre cette image de victime et le titre de cette partie, L'ennemi public n°1? Aucun, on est même dans le contre-sens. Cette partie misant davantage sur le spectaculaire, on se retrouve avec une affiche infidèle à l'esprit du film et du personnage.

Pourtant, reconnaissons aux "marketeurs" une campagne réussie et plutôt esthétique. Mais encore une fois, pourquoi la nimber d'un certain cynisme?