Après Aquarius, Kleber Mendonça Filho va tourner un thriller horrifique

Posté par vincy, le 26 juin 2017

On en sait un peu plus sur le prochain film du cinéaste brésilien, l'auteur du splendide Aquarius en compétition à Cannes en 2016, Kleber Mendonça Filho. Intitulé Bacurau et coréalisé avec Juliano Dornelles (son directeur artistique attitré), le film sera coproduit par la société brésilienne Cinemascopio Producoes et la société française SBS Productions (Elle), en plus d'une participation d'Arte.

Bacurau sera une fable politique qui se déroule dans un futur proche. Selon le communiqué, le film sera constitué de deux parties: le film débute par la description d’une communauté paisible du sertão brésilien, l'arrière-pays du Nordeste du pays, puis met en scène à la façon d’un western sa résistance devant l’invasion violente d’étranges visiteurs qui l’ont choisi comme terrain de chasse.

Le scénario avait été écrit avant celui d'Aquarius et le cinéaste le qualifie de thriller horrifique.

Le tournage doit se dérouler de fin août à début octobre 2017. Et on voit mal comment il échapperait à une nouvelle sélection cannoise en 2018.

Le carton de Wonder Woman pourrait ouvrir la voie aux super-héroïnes

Posté par vincy, le 4 juin 2017

Il était temps qu'Hollywood mette une super-héroïne en tête d'affiche. Après des années de beaux mâles, muscles saillants et collants moule-burnes (aplaties le plus souvent), Wonder Woman et son lasso s'emparent du box office. Plus de 100 millions de $ de recettes aux Etats-Unis ce week-end selon les premières estimations, 125 millions de $ dans le reste du monde (dont un gros carton en Asie de l'est). Preuve qu'une femme, même si le nom de l'actrice (Gal Gadot) n'apparaît pas sur l'affiche, peut porter un blockbuster. Mieux un film avec une femme comme héroïne et réalisé par une femme (c'est seulement la 4e fois qu'un film réalisé par une femme dépasse les 100M$ au B.O. nord américain). Le sexisme habituel du 7e art en prend un coup: le succès n'est pas réservé aux mecs.

Pourtant, dans le genre action/aventures/super pouvoirs, on savait qu'un personnage féminin pouvait cartonner. Il suffit de voir la filmographie de Angelina Jolie, les récents gros succès de Star Wars (Le Réveil de la Force, Rogue One), Hunger Games, Divergente ou Lucy. Une femme, avec des "guns", peut faire plier n'importe quel méchant, en plus de rapporter beaucoup d'argent.

Finalement, Marvel comme DC Comics ont mis du temps à le comprendre. Même si dans les Avengers ou les Batman, avec respectivement Black Widow et Catwoman, il y a un personnage féminin qui vole presque la vedette aux héros du film, c'est bien la première fois avec Wonder Woman qu'une super-héroïne a le droit de s'affranchir et de sortir de l'ombre des super-héros.

Une bonne dizaine de super-héroïnes en stock

Pourtant, il y a du potentiel dans les comics: Miss Hulk, Sorcière rouge (actuellement incarnée par Elisabeth Olsen dans les Avengers), Raven / Mystique (jouée par Rebecca Romjin puis Jennifer Lawrence dans les X-Men), Phantom Lady, Natasha Irons, Poison Ivy bien entendu (autrefois interprétée par Uma Thurman), Thor Girl, Super Girl, Catwoman (pour oublier Halle Berry) et Elektra (pour zapper Jennifer Garner), Malice (qui sera incarnée par Lupita Nyong'o dans Black Panther), Elsa Bloodstone, Power Girl, ou encore Harley Quinn (Margot Robbie dans Suicide Squad).

Avec une douzaine de films de super-héros dans les tuyaux, Disney/Marvel et Warner Bros/DC Comics pourraient être tenté de donner une chance à l'une de ces héroïnes. Depuis décembre, un projet avec Poison Ivy, Harley Quinn et Catwoman est dans les cartons. Pour l'instant, seul Captain Marvel (avec Brie Larson) est confirmé et programmé pour mars 2019.

Et il est probable que Warner annonce une suite à Wonder Woman dès cette semaine.

Dopé par John Wick 2, Keanu Reeves retrouve son sex-appeal à Hollywood

Posté par vincy, le 3 mars 2017

130 millions de $. C'est ce qu'a rapporté dans le monde le deuxième opus de John Wick. C'est 40 millions de $ de plus que le premier film. Autant dire que Keanu Reeves, bientôt 53 ans, retrouve des couleurs. C'est son plus gros hit en Amérique du nord depuis The Day the Earth Stood Still en 2008.

Pas étonnant que les studios s'intéressent de nouveau à lui. Il est en négociations finales pour être la tête d'affiche du thriller romantique Siberia de Matthew Ross (Frank & Lola). Le scénario est écrit par Scott B. Slith (Un plan simple) et raconte l'histoire d'un diamantaire américain qui va vendre en Russie un diamant bleue à l'origine discutable. Lors de la vente, il tombe amoureux d'une propriétaire d'un café en Sibérie. Leur passion va hélas être confrontée à une somme de trahisons...

Keanu Reeves discute aussi pour partager le générique avec Isla Fisher de The Starling, de Dome Karukoski (qui vient de finir Tom of Finland), comédie dramatique écrite par Matt Harris, et longtemps parmi les meilleurs scénarios de la fameuse "Black List" (ces scénarios jugés excellents mais jamais produits). Reeves et Fisher interpréteraient un couple marié ayant perdu leur enfant. L'épouse, choisissant de s'isoler dans un institut thérapeutique pour lui permettre de surmonter son deuil, laisse son mari seul à la maison. Il décide alors de lui construire un magnifique jardin, malgré ses tourments et une agressivité refoulée.

D'ici là, Keanu Reeves sera en salles avec To The Bone, un drame présenté à Sundance et vendu à Netflix, avec Lily Collins. Il a aussi accepté d'être la star de Rally Car, un film sur une course de voitures en Chine réalisé par Olvier Megaton et a tourné le thriller SF Replicas, de Jeffrey Nachmanoff.

15 projets sélectionnés à l’Atelier de la Cinéfondation 2017

Posté par vincy, le 3 mars 2017

L’Atelier de la Cinéfondation du Festival de Cannes lance sa treizième édition avec 16 réalisateurs "dont les projets de film ont été jugés particulièrement prometteurs."

Créé en 2005 pour encourager le cinéma de création et favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes dans le monde, L’Atelier a suivi en onze ans le développement de 186 projets, dont 145 sont terminés et 14 sont actuellement en pré-production. Pour cette 13ème édition, 15 projets venus de 14 pays (le Vietnam a deux projets en lice) ont été retenus, du réalisateur à ses débuts au cinéaste confirmé. La cartographie se compose ainsi : six projets d'Asie de l'Est, trois du Proche Orient et trois d'Europe, deux d'Amérique centrale et un d'Afrique.

Sew the winter to my skin de Jahmil X.T. Qubeka (Afrique du Sud)
Day after tomorrow de Kamar Ahmad Simon (Bangladesh)
Ningdu de Lei Lei (Chine)
Teenage Jesus de Marie Grahto Sorensen (Danemark)
Decompression de Yona Rozenkier (Israël)
Go youth de Carlos Armella (Mexique)
Bedridden de Byamba Sakhya (Mongolie)
Alam de Firas Khoury (Palestine)
Candy town de Yannillys Perez (République Dominicaine)
Otto the barbarian de Ruxandra Ghitescu (Roumanie)
Summer E5 de Emily Young (Royaume-Uni)
City of small blessings de Chen-Hsi Wong (Singapour)
The translator de Rana Kazkaz & Anas Khalaf (Syrie)
Cu Li nevers cries de Phan Ngoc Lan (Vietnam) - en photo
Taste de Le Bao (Vietnam)

Du 19 au 25 mai, des rendez-vous seront organisés avec les réalisateurs, accompagnés de leurs producteurs, pour rencontrer les professionnels intéressés par leurs projets.  Le Livre des Projets et les fiches d’inscription aux rendez-vous seront disponibles début avril suer le site de la Cinéfondation.

Disney lance les versions en prises de vues réelles de trois classiques animés

Posté par vincy, le 14 octobre 2016

Les 101 Dalmatiens, Alice au pays des merveilles, Maléfique, Cendrillon, Le Livre de la jungle, et bientôt La Belle et la Bête, Dumbo, Pinocchio et Winnie l'Ourson: Disney continue d'adapter ses classiques animés en films avec prises de vues réelles.

En moins de deux semaines, ce sont trois projets qui ont été confirmés.

Mulan tout d'abord. Le casting d'une actrice chinoise est en cours. Le film sortira le 2 novembre 2018, vingt ans après le dessin animé. Avec Mulan, Disney compte faire de grosses recettes en Chine, nouvel eldorado du box office. Le scénario sera écrit par Rick Jaffa et Amanda Silver, les auteurs de Jurassic World. Reste à engager un réalisateur. Mulan, version animée, avait récolté plus de 300 millions de $ dans le monde.

Le Roi Lion ensuite. Le 3e plus gros succès de l'histoire du studio et la comédie musicale la plus vue dans le monde va donc connaître une nouvelle vie avec une version que Disney promet très réaliste grâce aux images de synthèse (oxymore?). Jon Favreau (Le Livre de la jungle) réalisera ce film qui n'a pas encore de date de sortie. Le scénariste Jeff Nathanson (Catch me if you Can et le prochain Pirates des Caraïbes) vient d'être engagé. Une chose est sûre, Disney promet que les versions d'Elton John et Tim Rice seront intégrées au scénario. La BOF du film animé avait récolté deux Oscars, deux Grammy et reste la plus vendue dans le monde (15 millions d'exemplaires) parmi les musiques de films animés.

Enfin la version "live-action" d'Aladdin a désormais son réalisateur. Guy Ritchie (Sherlock Holmes) a été enrôlé cette semaine. Le scénario sera écrit par John August (Big Fish). Avec 500M$ de recettes dans le monde, le film animé de 1992 avait été le champion du box office cette année-là et avait gagné deux Oscars l'année suivante. Pas encore de date de sortie pour ce projet.

Cartoon Forum 2016: 6 pitchs à suivre, un Cartoon d’or et pas mal de kilos et goodies en plus

Posté par cynthia, le 19 septembre 2016

Comme tous les ans depuis cinq ans, la belle ville culturelle de Toulouse accueille toute l'Europe pour son Cartoon forum (avant de s'installer à Toulouse la manifestation était itinérante, chaque année dans une ville d'Europe différente). Ici, il n'y a pas de Brexit et les Anglais ont et "seront toujours accueillis à bras ouverts", parole de Marc Vandeweyer, organisateur du forum. Et pour bien montrer que nous sommes tous unis malgré les frontières, cette année l'Irlande était à l'honneur...

Piqûre de rappel

Le Cartoon forum est le rendez-vous européen de la coproduction de séries animées où, venant de 38 pays, 950 professionnels répondent présents dans une ambiance bon enfant. Parmi ce nombre conséquent d'invités, 250 acheteurs potentiels dont Canal +, France Télévisions mais aussi le Irish Film Board, ouvrent leurs mirettes pendant trois jours devant des projets d'animation allant du pré-scolaire aux 12-14 ans, en passant par les jeunes adultes. Cette année le cartoon forum a ravivé notre âme d'enfant, notre émotion et aussi notre estomac du 13 au 16 septembre.

Des cartoons et de la convivialité

Un emploi du temps bien rempli et conviviale nous attend de bon matin. Nous débutons, tout d'abord, avec le "Croissant show" avant plusieurs sessions de pitchs, débat où les professionnels de l'animation dévoilent leurs projets devant des distributeurs, producteurs et autres journalistes. Il y en a pour tous les goûts: de la thématique mignonne pour les enfants à la thématique sexuelle pour les plus grands.

C'est ainsi que nous avons rêvé devant un dessin animé Coréen intitulé Slow Slow Sloth Neul (l'histoire d'un paresseux vraiment trop paresseux) et que l'on s'est bien fendu la poire devant The Wind Ups un projet sponsorisé par la maison de production Autour de Minuit (les aventures peu orthodoxes d'objets sexuels). Pourquoi Coréen alors que c'est un rendez-vous européen me direz-vous? Il faut savoir que les coréens sont invités au Cartoon Forum depuis 2 ans dans le cadre des Cartoon Connection Awards afin d'élargir la collaboration mise en place lors des Cartoon Connection avec le Canada et l'Asie. C'est ainsi que cette année un projet canadien (Snowsnaps) et trois projets coréens (dont le fameux Slow Slow Sloth Neul) ont été retenus.

L'Irlande à l'honneur

Pour la première fois, un pays a été sous les projecteurs au Cartoon Forum. Pays très actif et très créatif dans l’animation, l'Irlande a été choisie pour inaugurer ce nouveau concept. Autant vous dire que les Irlandais sont aussi conviviales que talentueux (parfaits ces Irlandais). Il faut savoir que l’Irlande compte 23 studios d’animation et 65 coproductions internationales et que l’activité de production ne cesse d'augmenter d’année en année.

Les studios d'animation irlandais travaillent avec les plus grandes télévisions du monde, dont Disney, Nickelodeon, Cartoon Network et la BBC. Durant ces dernières années, l'animation irlandaise a été nominée pour tous les grands prix internationaux, y compris les Oscars, les BAFTAs, les Emmy et les Annie Awards. L'animation irlandaise a été le fil conducteur tout au long des 3 journées: présentations de studios lors des Croissant Shows, diner de clôture haut en couleurs avec un concert endiablé. À savoir que sur ses huit projets sélectionnés, cinq ont remporté un franc succès: Snoozeville (JAM Media), Creepers (Giant Animation), Alva & the Trolls (Kavaleer Productions), Peek Zoo (Igloo Films) et Zombabies (Keg Kartoonz).

Une véritable industrie

Le Cartoon Forum 2016 a enregistré un record de participation (+5%) avec 950 producteurs, investisseurs, diffuseurs, acheteurs, plateformes telles que Netflix, Hopster TV, Toon Goggles, …

Le nombre de participants ne cesse d’augmenter depuis que le Cartoon Forum s’est installé à Toulouse: 10% en 2 ans et 45% en 5 ans. Il faut savoir également que 600 personnes étaient présentes en même temps dans les 3 salles de pitch et que c'est la première fois que le Cartoon Forum enregistre un tel record de pays représentés que ce soit pour les participants (38 pays différents) ainsi que pour les projets sélectionnés (22 pays).

Ambiance festive et conviviale, oui, mais avant tout il y avait du travail et surtout du business puisque qu'en 26 éditions, 680 projets ont été financés pour un montant total de 2,3 milliards d’euros.

Les Pitchs que nous avons adoré

  • Mr Magoo (France)

Le grand retour de Mister Magoo les enfants! Oui, oui et oui! Bien évidemment il y aura quelques modifications comme la présence d'un chien qui l'aidera dans son quotidien même si Magoo est persuadé qu'il est un chat (nous vous rappelons que Mr Magoo est semi-aveugle) ainsi que la présence d'un méchant rongeur qui veut dominer le monde! On a été séduit!

  • Sir Mouse (Allemagne)

Enfin un cartoon qui brise les codes...l'héroïne est une souris chevalier (parce que les filles aussi peuvent être chevalier) accompagnée d'une dragonne espiègle et d'un prince trouillard!

  • Slow Slow  Sloth Neul (Corée)

Nous sommes tombés amoureux du personnage principal: un paresseux extrêmement lent et toujours fatigué (d'ailleurs on est reparti avec la peluche) qui tente de cohabiter avec un opossum toujours en colère et plus speed que jamais.

  • The Wind Ups (France)

L'histoire loufoque d'un jouet zizi sur patte qui essaye de conquérir le cœur (ou plutôt la vulve) d'un jouet vagin qui pète. Rien à ajouter!

  • The Bitkitz (France)

Que font vos plantes lorsque vous avez le dos tourné? Dans The Bitkitz, elles prennent vie dès que les humains quittent le centre commercial. Un Toy Story de verdure qui promet d'être drôle et touchant!

  • Action (Espagne)

Les amoureux du cinéma (comme nous) ne vont pas s'ennuyer devant ce dessin animé qui compte l'histoire de trois amis (Alfred, Antoine et Audrey) fondus de cinéma qui passent leur temps à tout filmer. Le gros plus: tous les personnages sont des célébrités du septième art. Alfred Hitchcock (il a toujours un oiseau sur la tête), Audrey Hepburn, Woody Allen ou encore Sofia Coppola...ce sera à vous de les reconnaître!

Le Cartoon d'Or

La Cérémonie de remise du Cartoon d'Or et des Cartoon Tributes, qui a eu lieu à l'église Saint-Pierre des Cuisine (la plus vieille église du sud-ouest de la France), a récompensé six films d'animation d'environ 30 minutes. Le Cartoon d'Or, prix qui récompense chaque année le meilleur court-métrage d'animation européen, a été remis au réalisateur français Gabriel Harel pour son court-métrage Yùl et le serpent. Une histoire prenante entre un jeune garçon et un serpent avec un dessin qui rappelle celui de Joann Sfar. Le film a déjà été sélectionné dans de nombreux festivals depuis un an.
Le jury du Cartoon d'Or, composé d'un producteur français et de deux réalisateurs britannique et italien, a choisi le film parmi 23 courts-métrages. Le prix est accompagné d'une aide de 10.000 euros.

Edito : Joy-stick et peine-à-jouir

Posté par redaction, le 30 juin 2016

Manque-t-on de scénarios à ce points là? Les suites pleuvent - rien que cette semaine Camping 3, Conjuring 2, Ninja Turles 2 - tout comme les reboots, remakes et autres spin-off. La recette est souvent la même pour des recettes plutôt assurées (quoique). Après les jouets, Légos et autres Transformers (en attendant Barbie?), la grande tendance, après de multiples échecs, est le jeu vidéo. Angry Birds et Warcraft ont récolté respectivement 334 et 414 millions de $ dans le monde. A l'inverse, Dofus et Ratchet & Clanck se sont bien plantés.

Hollywood va donc répéter l'expérience et annonce de nombreux projets. Le dernier en date est Tetris (best-seller incontestable avec près de 500 millions d'unités vendues). Un film à partir de briques colorées qui s'emboîtent... Le pitch fait déjà rêvé. Plus angoissant, il s'agira d'une trilogie. Le producteur (qui avait déjà tenté la transposition du jeu au ciné avec Mortal Kombat) justifie cet ambitieux projet en expliquant que "l'histoire conçue est tellement grande..." Mazette. Ce sera un film de science fiction, tourné en partie en Chine. Le jeu n'a aucune construction narrative mais dans ce cas cela veut dire qu'il n'est pas impossible d'imaginer un Candy Crush sur grand écran. Malgré le fiasco de Pixels l'an dernier, le jeu vidéo semble la nouvelle poule aux œufs d'or. c'est surtout une stratégie de marketing pour les studios (surtout quand le jeu n'a aucun élément de fiction) et une manne financière pour les éditeurs de jeux (et d'applis) qui cherchent à survivre et installer leur marque dans cet univers très concurrentiel. La licence devient le graal pour des jeux qui sont en déclin. Qui est le produit dérivé de l'autre?

Assassin's Creed à la fin de l'année, le "cubiste" Minecraft désormais calé en mai 2019, tous deux en prises de vues réelles, Fruit Ninja... le grand écran se sert de ces jeux pour développer des sagas, franchises, univers déclinables. Il est loin le temps où les studios créaient par eux-même ses propres mythes (Star Wars, Indiana Jones, ...). Adaptations de livres (Twilight, Hunger Games, Harry Potter), de séries TV (Mission:Impossible, Equalizer), de comics, de dessins animés légendaires, l'originalité se raréfie. Désormais la logique est industrielle et le jeu-vidéo cherche des synergies avec le cinéma. On veut passer du joy-stick ou de l'écran de smartphone au grand écran, de l'interactivité à la passivité, du divertissement frénétique à la frustration la plus complète. L'addiction à un jeu, pour l'instant, n'a jamais conduit à une jouissance cinéphilique.

C'est aussi pour ça que beaucoup de projets ont avortés, comme le film sur les Sims. Mais de l'autre côté on va relancer le préhistorique Tomb Raider, avec Alica Vikander. Cependant, tant que ce genre de films ne sera là que pour "vendre" un jeu à un large public ou attirer dans les salles des "gamers", ce type de projets aura peu d'intérêt. On restera attentifs à la manière dont Ubisoft a contrôlé l'adaptation d'Assassin's Creed, en engageant notamment deux stars et en bataillant sur un scénario qui a connu maintes versions. Mais les deux industries n'ont, à notre avis, pas encore trouvé la bonne martingale.

Cependant, nous n'en sommes qu'au début. Avec la réalité virtuelle, des salles des cinéma qui sont équipées en 3D voire en 4D et des fauteuils dynamiques, on peut imaginer qu'un jeu vidéo au cinéma offre une expérience très différente, plus sensorielle et que l'histoire soit une occasion de prolonger le jeu ou d'assurer les transitions entre deux "épisodes". Après tout, parfois, certains jeux offrent des ambiances spectaculaires dignes de blockbusters. Bon, pour Tetris, malgré tout, on s'interroge quand même. A moins qu'il ne s'agisse d'un match intergalactique avec un Rubik's Cube.

Cannes 2016: trois réalisatrices distinguées par le prix Jeunes Talents Women in Motion

Posté par vincy, le 15 mai 2016

Geena Davis et Susan Sarandon ont décerné le prix Jeunes Talents Women in Motion aux réalisatrices Leyla Bouzid, Gaya Jiji et Ida Panahandeh. Le prix sera remis lors du Dîner de la Présidence ce soir.

Les trois réalisatrices ont été choisies par les actrices américaines Geena Davis et Susan Surandon. Elles bénéficieront chacune d'un soutien financier pour un projet cinématographique en cours.

La tunisienne Leyla Bouzid, 32 ans, a réalisé Soubresauts en tant que film de fin d'étude, avant de tourner le court métrage Zakaria . L'an dernier, elle a filmé son premier long métrage, A peine j'ouvre les yeux, présenté aux Venice Days du dernier Festival de Venise.

La syrienne Gaya Jiji, 37 ans, a réalisé trois courts-métrages, dont le plus récent, Matin, midi, soir... et matin a été sélectionné dans de nombreux festivals à travers le monde dont le Short Shorts Film Festival & Asia à Tokyo, le Doha Tribeca Film festival ou encore le Festival du film Arabe de Rotterdam. Elle travaille actuellement sur son premier long-métrage, Mon tissu préféré, qui est en sélection à l'atelier de la Cinéfondation cette année.

Enfin, l'iranienne Ida Panahandeh a déjà sorti plusieurs courts métrages - The Train Station, Taxonomy, Those Hands - et un téléfilm, The Lost Honor of Mr. Sadeghi. L'an dernier, elle a reçu le Prix de l’Avenir au Festival de Cannes (Un Certain Regard) avec son premier long, Nahid.

Jia Zhang-Ke parraine la Fabrique des Cinémas du Monde 2016 à Cannes

Posté par vincy, le 6 avril 2016

Jia Zhang-Ke a été choisi comme parrain de la Fabrique des Cinémas du Monde 2016 au prochain festival de Cannes. "À travers ce choix, l’Institut français a souhaité réaffirmer son attachement à la diversité culturelle et au dialogue des cultures qui sont au coeur de son action" explique le communiqué de l'institution.

Succédant à Claire Denis, le réalisateur chinois accompagnera les réalisateurs et producteurs de la Fabrique des cinémas du monde pendant leur séjour à Cannes, pour les soutenir dans le développement et la réalisation de leur premier ou second film.

Primé pour le scénario de Touch of Sin et en compétition l'an dernier avec Au delà des montagnes, Jia Zhang Ke sera présent durant plusieurs séances de travail et d'échange, à la fois collectifs et individuels autour de leurs projets, dans un esprit de dialogue enrichi par son exceptionnel parcours de cinéaste.

La Fabrique des Cinémas du Monde est un programme qui soutient la jeune création du 7e art. 10 projets de premier ou second long métrage sont choisis chaque année et invités durant le Festival de Cannes. Depuis 2009, La Fabrique des Cinémas du Monde a sélectionné 124 réalisateurs et producteurs en provenance de 56 pays, pour 72 projets de 1er ou 2nd long-métrage. En 2016, 6 nouveaux films finis de La Fabrique des Cinémas du Monde sont prêts à être distribués en salle et en festival.

Cette année, la Fabrique des cinémas du monde présentera:

ANGOLA : Girlie de Pocas Pascoal. Produit par Pocas Pascoal – Omboko (2ème long métrage)
AZERBAIDJAN : Basket de Imam Hasanov. Produit par Imam Hasanov – Free Art (2ème long métrage)
BRESIL : La Fièvre de Maya Da-Rin. Produit par Leonardo Mecchi – Enquadramento Produçoes. (1er long métrage)
COSTA RICA : Rivière Sale de Gustavo Fallas. Produit par Gustavo Fallas – Centrosur (2 ème long métrage)
EGYPTE : Amal (documentaire) de Mohamed Siam. Produit par Mohamed Siam– Artkhana (2ème long métrage)
GEORGIE : Citizen Saint de Tinatin Kajrishvili. Produit par Lasha Khalvashi – Gemini (2ème long métrage)
IRAN : Yalda de Massoud Bakhshi. Produit par Mahmoud Bakhshi – Bon Gah (2ème long métrage)
MAROC : Saint Inconnu de Alaa Eddine Aljem. Produit par Francesca Duca – Le Moindre Geste (1er long métrage)
PHILIPPINES : Une Mauvaise Saison de Carlo Francisco Manatad. Produit par Armi Rae Cacanindin –Quantum Films (1er long métrage)
ZIMBABWE : The Other half of the African sky (documentaire) de Tapiwa Chipfupa. Produit par Benjamin Mahaka - Mahaka Media (1er long métrage)

Deux projets très différents pour Gia Coppola et Sofia Coppola

Posté par vincy, le 4 avril 2016

sofia coppola gia coppolaDans la famille Coppola, la fille Sofia est sans aucun doute la plus digne héritière (si on parle de palmarès). Mais la plus prometteuse s'appelle Gia, petite fille de Francis Ford Coppola et nièce de Sofia. Les deux ont annoncé à quelques jours d'écart ce qui devrait être leur prochain film.

Gia Coppola a enrôlé Naomi Watts et Jessica Lange pour The Secret Life of the Lonely Doll. La réalisatrice de Palo Alto change de registre avec l'histoire de Dare Wright, auteur du best-seller The Lonely Doll (1957). Un journaliste la retrouve quarante plus tard dans un hôpital et explore son étrange vie, entre succès et isolement.

Sofia Coppola, de son côté, absente depuis The Bling Ring en 2013, annonçant des projets (Fairyland, La petite sirène) et les abandonnant, se serait décidée un remake des Proies ( The Beguiled), le western de Don Siegel réalisé en 1971 avec Clint Eastwood, adapté du roman de Thomas Cullinan. Nicole Kidman, Kirsten Dunst et Elle Fanning sont pressenties pour jouer les pensionnaires sudistes qui accueilleront et courtiseront un soldat nordiste qu'elles soigneront et protègeront (ou presque).