L’Exercice de l’Etat et Mélancholia primés par le Syndicat Français de la Critique

Posté par vincy, le 7 février 2012

Le Syndicat Français de la Critique a remis ses prix lundi 6 février. Logiquement, L'Exercice de l'Etat, de Pierre Schoeller, a été couronné Meilleur film français. C'est un autre film cannois, Mélancholia, de Lars von Trier, qui a été distingué comme Meilleur film étranger.

Angèle et Tony, d'Alix Delaporte, a reçu le prix du Meilleur premier long métrage français tandis que Carré blanc, de Jean-Baptiste Léonetti s'est vu récompenser par le prix du Meilleur film singulier francophone.

Un monde sans femmes, de Guillaume Brac a été nommé Meilleur court métrage français.

Par ailleurs, Mystères de Lisbonne, de Raoul Ruiz, s'est vu remettre le prix de la Meilleure série française dans la catégorie télévision. Le film du regretté cinéaste franco-chilien a aussi reçu le prix du Meilleur DVD récent. Le prix du Meilleur coffret DVD a été donné à Alan Clarke, celui du Meilleur DVD Patrimoine au film de Marcel Ophuls, Le chagrin et la pitié et le prix du Meilleur Blu-Ray est allé à Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola.

Côté littérature, Le cinéma d'Akira Kurosawa, d'Alain Bonfand (éd. VRIN) a été sacré par le prix du Meilleur livre français sur le cinéma ; Alfred Hitchcock, une vie d'ombres et de lumières, de Patrick McGilligan (éd. Institut Lumière / Actes Sud) a été considéré comme le Meilleur livre étranger sur le cinéma. Enfin, Fritz Lang au travail, de Bernard Eisenschitz (éd. Cahiers du Cinéma) a été promu Meilleur album sur le cinéma.

Les Géants et Bullhead se partagent les prix Magritte

Posté par vincy, le 5 février 2012

Les Magritte du cinéma belge, 2e clap, l'équivalent de nos Césars, ont couronné Les Géants, de Bouli Lanners, qui avait fait la clôture de la Quinzaine de réalisateurs en mai dernier à Cannes. Le film a remporté cinq Magritte, dont celui de meilleur film et de meilleur réalisateur.

Les Magritte sont censés récompensé le cinéma belge francophone. Le gamin au vélo aurait pu ainsi prétendre à de nombreux prix. Mais c'est un film flamand, cofinancé avec des producteurs francophones, Bullhead, qui a été l'autre grand vainqueur de la soirée d'hier, présidée par Bertrand Tavernier. Le film a récolté quatre prix et sera présent aux Oscars dans la catégorie meilleur film en langue étrangère.

Le film des Dardenne n'est reparti qu'avec le prix du meilleur espoir masculin tandis que Lubna Azabal a reçu celui de la meilleure actrice pour le film québécois Incendies. Les émotifs anonymes, de Jean-Piere Améris, a été distingué comme meilleur film étranger en coproduction. Et le belge Jérémie Rénier n'a pas été oublié en fils à maman de Potiche, comme second rôle masculin. Enfin Nathalie Baye a reçu un Magritte d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

Le palmarès:

Les géants : film, réalisateur (Bouli Lanners), second rôle féminin (Gwen Berrou), image, musique (Bram Van Parys (The Bony King of Nowhere))

Bullhead : film flamand, scénario, acteur (Matthias Schoenaerts), montage

La fée : son, costumes

Les émotifs anonymes : film étranger

Incendies : actrice (Lubna Azabal)

Potiche : second rôle masculin (Jérémie Rénier)

Elle ne pleure pas, elle chante : espoir féminin (Erika Sainte)

Le gamin au vélo : espoir masculin (Thomas Doret)

Quartier lointain : décors

Dimanches : court métrage

LoveMEATender : documentaire

Jutra 2012 : Monsieur Lazhar favori, Vanessa Paradis nominée

Posté par vincy, le 1 février 2012

Le 11 mars 2012, le cinéma québécois remettra ses prix, les Jutra (les Canadiens ayant les prix Génie). Les nominations sont désormais connues. Monsieur Lazhar, nommé à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, est naturellement en tête de liste avec 9 nominations. Coteau rouge surprend avec 8 nominations et Café de Flore en cumule 7, dont une pour Vanessa Paradis. Pour la première fois cette année, le public est invité venir assister à la 14e soirée des Jutra au Théâtre St-Denis à Montréal.

Monsieur Lazhar : meilleur film, meilleure réalisation (Philippe Falardeau), meilleur scénario (Philippe Falardeau), meilleur acteur (Fellag), meilleure actrice de soutien (Sophie Nélisse), meilleur acteur de soutien (Émilien Néron), meilleur son, meilleure musique originale (Martin Léon) et film s’étant le plus illustré à l’extérieur du Québec.

Coteau Rouge : meilleur film, meilleur scénario (André Forcier, Linda Pinet et Georgette Duchaîne), meilleure actrice (Céline Bonnier), meilleur acteur de soutien (Mario Saint-Amand), meilleure direction artistique, meilleure direction photo, meilleurs costumes et meilleure coiffure.

Café de Flore : meilleure réalisation (Jean-Marc Vallée), meilleure actrice (Vanessa Paradis), meilleure direction artistique, meilleure direction photo, meilleure coiffure, meilleur maquillage et film s’étant le plus illustré à l’extérieur Québec.

Pour l’amour de Dieu : meilleure réalisation (Micheline Lanctôt), meilleure actrice (Madeleine Péloquin), meilleure direction artistique, meilleure direction photo, meilleurs costumes et meilleure musique originale (Catherine Major).

Starbuck : meilleur film, meilleure réalisation (Ken Scott), meilleur scénario (Ken Scott et Martin Petit), meilleur acteur (Patrick Huard), meilleure direction artistique et meilleur son.

Une vie qui commence : meilleure actrice (Julie Le Breton), meilleur acteur (Charles-Antoine Perreault), meilleur acteur de soutien (François Papineau), meilleurs costumes, meilleur maquillage et meilleure coiffure .

Le vendeur : meilleur film, meilleur scénario (Sébastien Pilote), meilleur acteur (Gilbert Sicotte), meilleure musique originale (Pierre Lapointe et Philippe Brault) et film s’étant le plus illustré à l’extérieur du Québec.

Snow and Ashes : meilleure direction artistique, meilleure direction photo, meilleur montage , meilleurs costumes (Mireille Roy) et meilleure musique originale (Louis Côté, collaboration spéciale de Claude Lamothe).

Le sens de l’humour : meilleure direction photo, meilleur montage, meilleure actrice de soutien (Sonia Vachon) et meilleure musique originale (FM Le Sieur).

Frisson des collines : meilleure actrice de soutien (Anick Lemay), meilleur acteur de soutien (Antoine Bertrand), meilleurs costumes et meilleure coiffure.

Gerry : meilleur acteur (Mario Saint-Amand), meilleur maquillage et meilleure coiffure.

La run : meilleur scénario (Léonardo Fuica, Demian Fuica, Martin Poirier), meilleur acteur de soutien (Nicolas Canuel) et meilleur montage.

Nuit #1 : meilleur film, meilleure réalisation (Anne Émond) et meilleure actrice (Catherine De Léan).

La peur de l’eau e:  meilleure actrice de soutien (Sandrine Bisson) et meilleur son.

BumRush : meilleur montage.

Décharge :meilleur maquillage.

En terrains connus : meilleur son

Funkytown : meilleur maquillage

Le bonheur des autres : meilleure actrice de soutien (Louise Portal)

Marécages : meilleur son.

Sur le rythme : meilleur montage

Curling : film s’étant le plus illustré à l’extérieur du Québec

Incendies : film s’étant le plus illustré à l’extérieur du Québec

Sundance 2012 : Beasts of the Southern Wild grand prix de la ficton américaine

Posté par vincy, le 29 janvier 2012

Sundance 2012 s'est achevé avec sa remise de prix. Un conte fantastique (et animalier) a triomphé dans la catégorie fiction tandis que qu'un portrait de la guerre contre la drogue a vaincu ses concurrents dans la catégorie documentaire. Dans le reste du palmarès, les musiciens ont tenu la vedette.

Grand prix de la fiction américaine, Beasts of the Southern Wild, de Benh Zeitlin, applaudit par les critiques, est un conte fantastique se déroulant dans les bayous de Louisiane, adapté d'une pièce de Lucy Alibar, "Juicy and Delicious". L'histoire suit une enfant qui entreprend un voyage initiatique dans un monde peuplé d'animaux imaginaires. La dimension apocalyptique n'a échappé à personne, avec une région dévastée par le cyclone Kathrina. Le film a aussi remporté le prix de la meilleure image. Il s'agit d'un premier long métrage. Fox Searchlight a acquis les droits de distribution, après une rude bataille entre studios.

Grand prix du documentaire américain, The House I Live In, d'Eugene Jarecki, retrace  40 ans de "guerre contre la drogue" par les Etats-Unis (depuis la déclaration de Nixon), envoyant du même coup des millions de personnes en prison, principalement des afro-américains, et dépensant plus d'un trilliard de dollars dans ce combat.

Le reste du palmarès comprend le Grand prix de la fiction internationale à Violeta se fue a los cielos (Violeta s'en est allée au ciel) du Chilien Andrés Wood, un "biopic" sur la chanteuse Violeta Parra, icône de la musique chilienne qui s'est suicidée en 1967, et un prix spécial du jury, en plus du prix du public, pour Seaching for Sugarman, de Malik Bendjelloul, qui ressuscite un musicien américain qui a fait fortune en Afrique du sud (voir notre actualité).

Par ailleurs, le Grand Prix du Jury du documentaire international a été décerné à The Law in these parts de l'Israélien Ra'anan Alexandrowicz qui fait témoigner des magistrats questionnés sur le bien-fondé des lois d'exception créées en 1967 par Israël pour les territoires palestiniens occupés.

Coup de coeur dès le début du festival (voir notre actualité), The Surrogate a reçu le prix du public dans la catégorie fiction américaine, en plus d'un prix spécial du jury pour l'ensemble du casting.

58 films, sur 120, étaient en compétition cette année. La soirée de remise des prix a rendu hommage au producteur Bingham Ray (Secrets et mensonges, Lost Highway, Breaking The Waves) décédé lundi, alors qu'il était au festival.

Le palmarès

Grand Prix du Jury - Fiction américaine : Beasts of the Southern Wild, de Benh Zeitlin

Grand Prix du Jury - Documentaire américain : The House I Live In, de Eugene Jarecki

Grand Prix du Jury - Fiction internationale : Violeta se fue a los cielos, de Andrés Wood

Grand Prix du Jury - Documentaire international : The Law In These Parts, de Ra'anan Alexandrowicz

Prix Spécial du Jury - Documentaire américain, ex-aequo: Love Free Or Die, de Macky Alston et Ai Weiwei: Never Sorry, de Alison Klayman

Prix spécial du Jury - Fiction internationale : Can, de Rasit Celikezer

Prix Spécial du Jury - Documentaire international : Searching For Sugarman, de Malik Bendjelloul

Prix spéciaux du jury : Jonathan Schwartz et Andrea Sperling pour Smashed et Nobody Walks et l'ensemble des comédiens de The Surrogate

Prix du public - fiction américaine : The Surrogate

Prix du public - documentaire américain : The Invisible War

Prix du public - fiction internationale : Valley of Saints

Prix du public - documentaire international : Seaching for Sugarman

Meilleure réalisateur - fiction américaine : Ava DuVernay pour Middle of Nowhere

Meilleur réalisateur - documentaire américain : Lauren Greenfield pour The Queen of Versailles

Meilleur réalisateur - fiction internationale : Mads Matthiese pour Teddy Bear

Meilleur réalisateur - documentaire international : Emad Burnat et Guy Davidi pour 5 Broken Cameras

Prix du meilleur scénario américain : Derek Connolly pour Safety Not Guaranteed

Prix du meilleur scénario international : Marialy Rivas, Camila Gutierrez, Pedro Periano et Sebastian Sepulveda pour Young & Wild

Prix de la meilleure image - fiction américaine : Ben Richardson pour Beasts of the Southern Wild

Prix de la meilleure image - documentaire américain : Jeff Orlowski pour Chasing Ice

Prix de la meilleure image - fiction internationale : David Raedeker pour My Brother the Devil

Prix de la meilleure image - documentaire international : Lars Skree pour Putin's Kiss

Prix du meilleur montage - documentaire américain : Enat Sidi pour Detropia

Prix du meilleur montage - documentaire international : Lisanne Pajot et James Swirsky pour Indie Game: The Movie

Prix du public - sélection Next : Sleepwalk with Me

Prix Alfred P. Sloan (récompensant un film lié à la Science et aux Technologies), ex-aequo : Robot & Frank et Valley of Saints

Césars 2012 : la guerre est déclarée

Posté par vincy, le 27 janvier 2012

Toutes les nominations aux Césars 2012
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6 films sur 7 dans la catégorie reine : les sélections du festival de Cannes ont fournit l'essentiel des nominations pour les Césars 2012. Polisse, prix du jury, arrive en tête avec 13 nominations (dont 7 pour les interprètes!), devant L'exercice de l'Etat (11), The Artist (10) et Intouchables (9). Car le film le plus populaire de l'année, et le 2e film le plus populaire du cinéma français, n'a pas été oublié, y compris dans des catégories souvent oubliées pour les comédies.

C'est l'autre enseignement de cette liste : les films nommés ont été des films à succès. Est-ce parce que les spectateurs n'ont pas si mauvais goût? Professionnels et publics se rejoignent cette année. Cela veut aussi dire que des oeuvres plus radicales n'ont pas trouvé grâce aux yeux des votants : Hors Satan par exemple, ou encore le magnifique Tomboy ; ou encore L'apollonide, qui n'est dans aucune grande catégorie ; même Guédiguian et Hansen-Love ont semblé avoir été oubliés. Pater pourrait être l'exception (meilleur film et meilleur réalisateur) et on pourrait regretter l'absence de Lindon dans les nominations. Mais Polisse, The Artist, Intouchables ont ont trouvé un large public, Le Havre et L'exercice de l'Etat ont séduit au delà des espérances. On retrouve le même phénomène dans la catégorie du meilleur film étranger.

Ce qu'on retiendra surtout c'est évidemment la touche féminine de cette édition 2012. Deux films réalisées par des femmes, Polisse et La guerre est déclarée, squattent les catégories artistiques et techniques. Idem pour les nominations au César du meilleur premier film. Même si elles restent minoritaires, les réalisatrices ont montré que le vent frais qui souffle sur le cinéma français venait d'elle. Les deux films ont des sujets très différents : mais ils sont tournés avec une vraie liberté, une envie d'aller au plus près de la vérité, et sans ennuyer. Au contraire, elles cherchent l'émotion, à travers des visages ou des images. Mais dans les deux cas c'est un cinéma vif, réalisé un peu en marge du système, et surtout très personnel qui est reconnu.

Les 37e Césars rendront hommage à Annie Girardot, honoreront Kate Winslet et seront présidés par Guillaume Canet.

Oscars 2012 : des nominations entre nostalgie et gros oublis

Posté par vincy, le 24 janvier 2012

Toutes les nominations par catégorie

On pourra toujours se ravir de la présence française dans ses Oscars : 10 nominations pour The Artist (un record pour une production frenchy), toutes pour des talents hexagonaux ; Une vie de chat dans une catégorie animation sans aucun film Pixar (une première depuis des lustres), sans Tintin et sans Rio ; 11 nominations pour Hugo Cabret et 4 autres pour Minuit à Paris, tous les deux tournés dans la capitale française... Ces Oscars auront une "french touch" particulière, une fois n'est pas coutume. Etrangement, que ce soit pour Minuit à Paris, Hugo Cabret ou The Artist, la nostalgie imprègne cette liste, avec des films renvoyant au passé, voire en faisant l'éloge d'un temps oublié (le cinéma muet, le cinéma de Méliès, le Paris intellectuel de l'entre deux guerres). Ce que conforte le nombre impressionnant d'histoires en costume dans la liste des 9 nommés au titre de meilleur film.

Si l'on s'en tient aux favoris, Hugo Cabret devance d'une nomination The Artist, même si le film d'Hazanavicus équilibre davantage ses citations entre les catégories techniques et artistiques. D'autres films sont nommés plus de cinq fois : Cheval de guerre (mais pas Spielberg), Le stratège, The Descendants et Millénium (mais rien pour le réalisateur ou le film).
A l'inverse on peut s'étonner que des films comme Extremely Loud & Incredibly Close soit nommé en meilleur film alors qu'il n'a qu'une autre nomination ou que La couleur des sentiments ne se voit pas honoré en meilleure adaptation.
On est agréablement surpris de voir Une séparation reconnu aussi pour son scénario, Pina de Wenders cité dans les meilleurs documentaires, le cinéma québécois deux fois reconnu (Monsieur Lazhar en film en langue étrangère et Dimanche en court métrage animé).

Et puis on grimace, fortement, face aux oublis, qui confirment la tendance conformiste de cette cérémonie : Tilda Swinton, Tintin, Drive (une fois de plus les Oscars n'ont pas de tripes), Ryan Gosling (l'acteur de l'année), Leonardo DiCaprio et J.Edgar, Take Shelter (et ses comédiens), Le projet Nim, Michael Fassbender. On se plaignait de l'absence de risques des Golden Globes ; et finalement les Globes apparaissent comme "dangereusement" avant-gardistes comparés aux Oscars.

The Artist et Tintin font un pas de plus vers les Oscars

Posté par vincy, le 22 janvier 2012

Les Producers Guild of America Awards ont récompensé samedi soir The Artist et Les aventures de Tintin comme meilleur film et meilleur film d'animation. Thomas Langmann a reçu le prix Darryl F. Zanuck du meilleur producteur de l'année pour un film, tandis que Peter Jackson, Kathleen Kennedy et Steven Spielberg obtenaient celui de meilleurs producteurs d'un film d'animation.

Il s'agit du prix se rapprochant le plus de l'Oscar du meilleur film et du meilleur film d'animation. Cela conforte les deux films dans la course aux Oscars, puisqu'ils ont reçu dimanche dernier le Golden Globe du meilleur film / comédie ou musical et du meilleur film d'animation.

Sur les vingt dernières années, le prix du meilleur producteur a conduit 12 fois à l'Oscar du meilleur film (et tous les films récompensés par la PGA l'ont gagné depuis 2007). Depuis 2008, tous les films d'animations qui ont reçu ce prix ont gagné l'Oscar du meilleur film d'animation.

La guerre est déclarée écarté de la liste des pré-finalistes pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère

Posté par vincy, le 18 janvier 2012

A moins d'une semaine de la révélation des nominations aux Oscars, le 24 janvier prochain, l'Académie organisatrice de la cérémonie a dévoilé les 9 finalistes pour la catégorie du Meilleur film en langue étrangère. Mardi, il n'en restera que 5 qui pourront rêver d'obtenir la précieuse statuette. Il y avait au total 63 candidats.

La guerre est déclarée, qui représentait la France, a été écarté. Le joli succès de Valérie Donzelli, qui avait fait sensation sur la Croisette en mai dernier, n'a pas été retenu. Mais la France, avec The Artist, devrait être largement représentée dans plusieurs catégories, aux côtés de films américains.

Une séparation semble le favori incontestable. On notera la présence du très beau film québécois Monsieur Lazhar, de la production franco-marocaine réalisée par le français Roschdy Zem Omar m'a tuer, du prix de scénario cannois Footnote, du documentaire en 3D de Wim Wenders, Pina.

  • Bullhead, Michael R. Roskam - Belgique
  • Monsieur Lazhar, Philippe Falardeau - Canada
  • Superclásico, Ole Christian Madsen - Danemark
  • Pina, Wim Wenders - Allemagne
  • Une Séparation, Asghar Farhadi - Iran
  • Footnote, Joseph Cedar - Israël
  • Omar m'a tuer, Roschdy Zem - Maroc
  • In Darkness, Agnieszka Holland - Pologne
  • Warriors of the Rainbow: Seediq Bale, Wei Te-sheng - Taiwan

Les votants pourront voir ces 9 films durant le week-end.

Vanessa Paradis face à Rachel Weisz et Michelle Williams aux prix Génie canadiens

Posté par vincy, le 18 janvier 2012

Le cinéma québécois a confirmé son dynamisme et sa qualité en plaçant de nombreux films parmi la liste des nommés aux prochains prix Génie canadiens, l'équivalent des Oscars. Ainsi Café de Flore, de Jean-Marc Vallée, avec Vanessa Paradis, domine la liste avec 13 nominations, devant A Dangerous Method, de David Cronenberg (11) et le charmant Monsieur Lazhar, de Philippe Falardeau (9).

Le cinéma québécois se voit ainsi représenté par 13 films sur les 27 nommés par les prix Génie. La proportion est la même avec les films les plus souvent cités : 3 sur 7 puisque Starbuck est nommé six fois.

Café de Flore part donc favori. Il est en lice dans les principales catégories : film, réalisateur, images, costumes, direction artistique, maquillages, son, montage sonore, scénario original, effets visuels, second rôle masculin (Marin Gerrier), second rôle féminin (Hélène Florent), et bien sûr actrice principale. Vanessa Paradis sera confrontée à Catherine de Léan (Nuit #1), Pascale Montpetit (The Girl in the White Coat), l'oscarisée Rachel Weisz (The Whistleblower) et la possible oscarisable Michelle Williams (Take this Waltz).

Les cinq meilleurs films de l'année, outre Café de Flore, sont A Dangerous Method, Monsieur Lazhar, Starbuck et The Whistleblower. Côté réalisation, on retrouve, outre Vallée pour Café de Flore, David Cronenberg, Philippe Falardeau et Larysa Kondracki (The Whistleblower), le cinéaste Stevn Silver pour The Bang Bang Club.

Fellag (Monsieur Lazhar), excellent dans son personnage d'enseignant immigré, Michael Fassbender (A Dangerous Method) et Patrick Huard (Starbuck) sont en compétition pour le prix du meilleur acteur. Viggo Mortensen est nommé pour son second rôle dans le Cronenberg.

L’Académie remettra ses prix Génie à Toronto le jeudi 8 mars.

Le premier Prix Saint-Germain pour Bruno Dumont et Debra Granik

Posté par vincy, le 18 janvier 2012

Deux films a la tonalité différente, mais peu joyeuse, ont reçu le premier Prix Saint-Germain, initié par Bernard Henri-Levy et sa revue La Règle du jeu.

Hors Satan de Bruno Dumont a été couronné comme meilleur film français tandis que Winter's Bone de Debra Granyk a emporté le prix du meilleur film étranger.Les deux cinéastes ont reçu, chacun, 3 000 euros.

Le jury était composé uniquement d'écrivains : présidé par Yann Moix, il était composé de Bernard-Henri Lévy, Catherine Millet, Régis Jauffret, Marc Weitzmann, Bruno de Stabenrath, Jean-Paul Enthoven, Fernando Arrabal, Nicolas d'Estienne d'Orves et Christine Angot.

Hors Satan avait été présenté en avant première mondiale à Un certain regard, à Cannes, en mai dernier. Winter's Bone a été quatre fois nommé aux Oscars, et avait reçu le Grand prix du jury à Sundance en 2010.

L'an prochain le jury sera présidé par Christine Angot.