Le documentaire sur le Dr Mukwege, Nobel de la paix, dans quelques UGC

Posté par vincy, le 8 octobre 2018

JHR Films est heureux. La société a appris "avec joie et émotion" que le docteur Denis Mukwege était le co-lauréat du Prix Nobel de la Paix, vendredi 5 octobre à Oslo, aux côtés de Nadia Murad.

Le distributeur avait sorti en France le film de Thierry Michel et Colette Braeckman, L'homme qui répare les femmes, en février 2016. A l'occasion du Nobel, dans le cadre d'UGC Doc, plusieurs salles UGC diffuseront le film le 12 octobre à 20h: Les Halles, Paris 19 et Gobelins à Paris, à La Défense, au Confluence à Lyon et à Bordeaux.Le film avait reçu le prix Magritte du meilleur documentaire en Belgique.

La yézidie Nadia Murad et le médecin gynécologue congolais Denis Mukwege ont été "nobélisés" "pour leurs efforts pour mettre fin à l'emploi des violences sexuelles en tant qu'arme de guerre".

Récompensé par plusieurs prix humanitaires, recevant les Chefs d'Etat pour les sensibiliser aux crimes portés contre les femmes en tant qu'armes de guerre (viol comme mutilation), le docteur Mukwege est internationalement connu comme l’homme qui répare ces milliers de femmes, violées durant 20 ans de conflits à l’Est de la République Démocratique du Congo.

La coréalisatrice Colette Braeckman est aussi l'auteure d'un livre réédité il y a deux ans, L'homme qui répare les femmes: le combat du docteur Mukwege.

Les films récompensés ce week-end, de Madrid à Bruxelles en passant par Gérardmer et Rotterdam

Posté par vincy, le 5 février 2018

C'était un festival de palmarès ce week-end.

A Bruxelles, les 8e Prix Magritte ont décerné cinq prix à Une famille syrienne de Philippe Van Leeuw, récompensé en tant que meilleur film, pour sa réalisation, son scénario, son image et sa musique. Les César belges francophones ont aussi primé Home, le film flamand de Fien Troch (meilleur film flamand), Faut pas lui dire (meilleur premier film), Grave (meilleur film étranger en coproduction, meilleurs décors), Chez nous (meilleure actrice pour Emilie Dequenne), King of the Belgians (meilleur acteur pour Peter Van den Begin), Noces (meilleur second-rôle féminin pour Aurora Marion, meilleurs costumes), Le fidèle (meilleur second-rôle masculin pour Jean-Benoît Ugeux), Mon ange (meilleur espoir féminin pour Maya Dory), Dode Hoek (meilleur espoir masculin pour Soufiane Chilah), Sonar (meilleur son), Paris pieds nus (meilleur montage). Et Sandrine Bonnaire a reçu un Magritte d'honneur.

Un peu plus au nord, aux Pays-bas, le 47e Festival international du film de Rotterdam (IFFR) a élu un film chinois, The Widowed Witch de Cai Chengjie, pour son Tigre d'or. Un prix spécial du jury a été remis à The Reports on Sarah and Saleem de Muayad Alayan pour le scénario de Rami Alayan tandis que le film a aussi reçu le Prix du public du Fonds Hubert Bals. Le public a choisi pour son grand prix The Guilty de Gustav Möller, par ailleurs récipiendaire du prix du jury jeunes. Notons que Lucrecia Martel, une habituée cannoise, a été distinguée par le Prix KNF (les critiques néerlandais) pour Zama, tandis que Balekempa d'Ere Gowda a reçu le Prix de la critique internationale FIPRESCI.

A Gérardmer, le jury du 25e Festival internernational du Film Fantastique composé de Mathieu Kassovitz, Pascale Arbillot, David Belle, Nicolas Boukhrief, Judith Chemla, Suzanne Clément, Aïssa Maïga, Olivier Mégaton et Finnegan Oldfield, a plébiscité Ghostland de Pascal Lauguer, une coproduction franco-canadienne qui sortira le 14 mars (avec Mylène Farmer au générique). Ghostland a aussi été honoré du Prix du public et du Prix du jury Syfy. Un autre film canadien, Les affamés, de Robin Aubert (dont Netflix vient d'acquérir les droits), partage le Prix du jury avec Les bonnes manières de Juliana Rojas et Marco Dutra. Ce film franco-brésilien qui sort le 21 mars a aussi reçu le prix de la critique.

Enfin, à Madrid, c'était le week-end des 32e Goyas, les Oscars espagnols. La libreria d'Isabel Coixet, a raflé les prix les plus importants: film, réalisation, scénario adapté. La cinéaste avait déjà remporté un triplé équivalent pour The Secret Life of Words en 2006 (film, réalisation, scénario original). D'autres films sont repartis avec le sourire: Eté 1993 de Carla Simon (premier film, second-rôle masculin pour David Verdaguer, révélation féminine pour Bruna Cusi), Handia, le géant d'Altzo de Aitor Arregi et Jon Garano (scénario original, image, musique, espoir masculin pour Eneko Sagardoy, décors, costumes, direction artistique, maquillage et coiffure, effets spéciaux), El autor de Manuel Martin Cuenca (acteur pour Javier Gutiérrez, second-rôle féminin pour Adelfa Calvo), No sé decir adiós de Lino Escalera (actrice pour Natalie Poza). En animation, la suite de Tad l'explorateur perdu a triomphé. Deux nommés aux Oscars se sont répartis les prix des meilleurs films étrangers: la Palme d'or The Square (meilleur film européen) et le Teddy Award de Berlin Une femme fantastique (meilleur film en langue espagnole). Enfin, Marisa Paredes a reçu un Goya d'honneur. C'était son premier Goya après deux nominations.

Prix Magritte 2017: Bouli Lanners premier de la classe belge francophone

Posté par kristofy, le 5 février 2017


La cérémonie des Magritte, la récompense équivalente aux César mais pour les films belges francophones, vient de se dérouler samedi 4 février à Bruxelles en célébrant Bouli Lanners. Il a remporté 5 récompenses pour son film Les Premiers, les Derniers dont les plus importantes, meilleur film et meilleur réalisateur. Les trois autres prix sont ceux du meilleur acteur dans un second rôle pour David Murgia, des meilleurs décors et des meilleurs costumes. Le film, avec Albert Dupontel et Suzanne Clément, sorti il y a un an dans les salles françaises, était nommé aux Prix Lumières 2017 dans la catégorie meilleur film francophone. C'est le quatrième long métrage de Lanners, qui avait déjà réalisé une razzia de 5 Prix Magritte en 2012 avec son précédent film, Les Géants, dont meilleur film et meilleure réalisation.

Un acteur à découvrir sur TF1 lundi soir

Bouli Lanners était aussi nommé comme meilleur acteur mais la statuette lui a été soufflée pour l’époustouflant Jean-Jacques Rausin pour son extraordinaire performance dans Je me tue à le dire. A noter d’ailleurs que les français vont enfin découvrir Jean-Jacques Rausin par le biais de la télévision : c’est un personnage principal de la série Ennemi public (qui a été un gros succès en Belgique) dont la diffusion débute justement ce lundi 6 février sur TF1. Pour ce film, Je me tue à le dire, son compère le réalisateur Xavier Séron a gagné le Magritte du meilleur scénario, tout en gagnant aussi le Magritte du meilleur court-métrage avec Le Plombier co-réalisé avec Méryl Fortunat-Rossi (le duo avait aussi déjà aussi gagné ce même prix l’année dernière pour leur court L'Ours Noir).

Deux actrices ex-aequo

Pour la première fois dans la catégorie meilleure actrice, il n’y a pas eu une gagnante mais deux comédiennes ex-aequo: Astrid Whettnall dans La Route d’Istanbul et Virginie Efira dans Victoria, qui présidait également la soirée. Peut-être une initiative à suivre pour les prochains César en France puisque celui de meilleure actrice semble déjà promis à Isabelle Huppert au détriment des performances de SoKo et de Virginie Efira… La catégorie Meilleure Photographie réunissait les meilleurs directeur photo du moment et c’est Olivier Boonjing qui a reçu le prix pour Parasol. A noter qu'il a aussi officié sur l’image de Je me tue à le dire. Face à lui, il y avait Manu Decosse pour Évolution et à Benoît Debie pour La Danseuse,tous deux injustement oubliés dans leur catégorie aux César.

6 films s’étaient partagé le plus de nominations : 8 pour Les Premiers, les Derniers de Bouli Lanners et pour Keeper de Guillaume Senez, repart avec le Magritte du meilleur premier film et celui du meilleur second-rôle féminin, 7 pour Je me tue à le dire de Xavier Seron ainsi que pour Parasol de Valéry Rosier, 5 pour Black de Adil El Arbi et Bilall Fallah (sans récompense au final malheureusement), 4 pour L'Économie du couple de Joachim Lafosse.

Les Dardenne complètement oubliés

Signalons, avec un certain humour belge, que le film La fille inconnue de Luc et Jean-Pierre Dardenne n’avait obtenu absolument aucune nomination, sans doute une manière de reconnaître que celui-ci était beaucoup plus faible que leurs autres films précédents (ce qui n’a pas empêché les français de le glisser tout de même en catégorie César du meilleur film étranger au dépend d'un chef d’œuvre asiatique par exemple ou même d'un autre film belge plus méritant).

Justement, dans la catégorie étranger, les Magritte ont décerné leur prix au film d'animation franco-néerlando-japonais, La tortue rouge. Un choix audacieux pour cette catégorie. Tandis que le meilleur film belge non francophone a distingué Belgica.

Durant la soirée un Magritte d’honneur a été remis au comédien André Dussollier, qui vient d’être dirigé par le belge Lucas Delvaux dans Chez nous : bien avant sa sortie en salles à venir au cinéma le 22 février le film a déjà été critiqué pour évoquer un parti d’extrême-droite durant une période électorale...

Voici le palmarès pour les principales catégories :

Meilleur film : Les Premiers, les Derniers de Bouli Lanners
Magritte du meilleur réalisateur :  Bouli Lanners pour Les Premiers, les Derniers
Meilleur scénario original : Xavier Séron pour Je me tue à le dire
Meilleur acteur : Jean-Jacques Rausin pour Je me tue à le dire
Meilleure actrice : Astrid Whettnall pour La Route d’Istanbul ex-aequo avec Virginie Efira pour Victoria
Magritte de la meilleure actrice dans un second rôle : Catherine Salée dans Keeper
Magritte du meilleur acteur dans un second rôle : David Murgia pour Les Premiers, les Derniers
Magritte du meilleur espoir féminin : Salomé Richard dans Baden Baden
Magritte du meilleur espoir masculin : Yoann Blanc dans Un homme à la mer
Meilleur premier film : Keeper de Guillaume Senez
Meilleure Photographie : Olivier Boonjing pour Parasol
Magritte du meilleur film flamand : Belgica de Felix Van Groeningen
Magritte du meilleur film étranger : La Tortue Rouge de Michael Dudok de Wit
Meilleur court métrage de fiction : Le Plombier de Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron

Prix Magritte 2016 : 10 nominations pour « Le tout nouveau testament » de Jaco van Dormael

Posté par kristofy, le 15 janvier 2016

Avant les César en France, la 6ème cérémonie des Magritte du cinéma se déroulera à Bruxelles le 6 février : c’est le rendez-vous des récompenses pour les films belges francophones. Cette année la soirée se déroulera sous la présidence de Marie Gillain.

L’ensemble des nominations  en catégories artistiques et techniques distinguent déjà 6 favoris :
- 4 nominations pour Melody de Bernard Bellefroid (avec Lucie Debay, aussi dans la liste des révélations pour un César, sorti en France le 6 mai)
- 6 nominations pour Préjudice d’Antoine Cuypers (avec Nathalie Baye, sortie en France à venir ce 3 février)
- 7 nominations pour Je suis mort mais j’ai des amis de Stéphane et Guillaume Malandrin (avec Bouli Lanners et Wim Willaert, sorti en France le 22 juillet)
- 8 nominations pour Alleluia de Fabrice Du Welz (une petite bizarrerie calendaire après avoir été découvert à La Quinzaine des Réalisateurs de Cannes en 2014, sorti en France en novembre 2014),
- 9 nominations Tous les chats sont gris de Savina Dellicour (avec le duo Bouli Lanners et Anne Coesens)
- 10 nominations Le tout nouveau testament de Jaco van Dormael (à La Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2015, sorti en France le 2 septembre). Le film est aussi le plus gros succès belge en France avec plus de 800000 entrées.

Lors de l'édition 2011, Jaco van Dormael avec reçu la plupart des Magritte pour son Mr. Nobody (meilleur film, réalisateur, scénario, image, montage, musique), mais cette année il devra partager quelques statuettes avec d'autres... Pour mémoire, les années suivantes les meilleurs films/réalisateurs ont été en 2012 Les géants de Bouli Lanners (film, réalisateur, second rôle féminin, image, musique); en 2013 A perdre la raison de Joachim Lafosse (film, réalisateur, actrice); en 2014 c'était le film animé Ernest et Célestine de Stéphane Aubier, Vincent Patar et Benjamin Renner (film, réalisateur); et l'année dernière Deux jours, une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne (film, réalisateur, actrice, acteur).

Pour ce qui est de la catégorie meilleure actrice, les nominées figurent à l’affiche d’œuvres qui curieusement ne sont pas en catégorie meilleur film : Annie Cordy pour son rôle dans Les souvenirs, Veerle Baetens dans Un début prometteur, Yolande Moreau pour Le voyage en Chine (qui est aussi dans la catégorie second rôle pour Le tout nouveau testament), et Christelle Cornil pour Jacques a vu. Pour le meilleur acteur on retrouve Jérémie Renier pour Ni le ciel ni la terre, François Damiens pour La famille Bélier, Bouli Lanners pour Tous les chats sont gris et Wim Willaert pour Je suis mort mais j’ai des amis. On note que Benoît Poelvoorde est paradoxalement oublié...

Voici les principales catégories et leurs nominations :

Meilleur film : Je suis mort mais j'ai des amis de Guillaume Malandrin & Stéphane Malandrin, Le tout nouveau testament de Jaco Van Dormael, Melody de Bernard Bellefroid, Préjudice de Antoine Cuypers, Tous les chats sont gris de Savina Dellicour
Meilleur premier film : L'année prochaine de Vania Leturcq, Préjudice de Antoine Cuypers, Tous les chats sont gris de Savina Dellicour
Meilleur réalisateur : Fabrice Du Welz (Alleluia),  Jaco Van Dormael (Le tout nouveau testament), Bernard Bellefroid (Melody), Savina Dellicour (Tous les chats sont gris)

Meilleur film étranger en coproduction :
La famille Bélier de Eric Lartigau, Le chant de la mer de Tomm Moore, Marguerite de Xavier Giannoli, Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore
Meilleur film flamand: Brabançonne de Vincent Bal, Cafard de Jan Bultheel, D'Ardennen de Robin Pront, Waste Land de Pieter Van Hees
Meilleur scénario original ou adaptation : Alleluia, Je suis mort mais j'ai des amis, Le tout nouveau testament, Préjudice

Meilleure actrice : Christelle Cornil, Yolande Moreau, Annie Cordy, Veerle Baetens
Meilleur acteur : Wim Willaert, François Damiens, Jérémie Renier, Bouli Lanners
Meilleure actrice dans un second rôle : Helena Noguerra, Yolande Moreau,  Anne Coesens, Babetida Sadjo
Meilleur acteur dans un second rôle : Marc Zinga, Laurent Capelluto, David Murgia, Arno Hintjens
Meilleur espoir féminin : Stéphanie Van Vyve, Pili Groyne, Lucie Debay, Manon Capelle
Meilleur espoir masculin : David Thielemans, Benjamin Ramon, Romain Gelin, Arthur Bols

Meilleure image: Alleluia, Le tout nouveau testament, Préjudice : Frédéric Noirhomme
Meilleur son: Alleluia, Je suis mort mais j'ai des amis, Le tout nouveau testament
Meilleurs décors: Alleluia, Je suis mort mais j'ai des amis, Tous les chats sont gris
Meilleurs costumes: Je suis mort mais j'ai des amis, La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil, Tous les chats sont gris
Meilleure musique: Alleluia, Le tout nouveau testament, Melody
Meilleur montage: Alleluia, Je suis mort mais j'ai des amis, Tous les chats sont gris
Meilleur documentaire: Bureau de chômage de Anne Schitz et Charlotte Grégoire, I don't belong anywhere - Le cinéma de Chantal Akerman de Marianne Lambert, L'himme qui répare les femmes de Thierry Michel, La nef des fous de Patrick Lemy et Eric D'Agostino
Meilleur court métrage de fiction : Jay parmi les hommes de Zeno Graton, L'ours noir de Méryl Fortunat-Rossi & Xavier Seron (le premier long-métrage de Xavier Séron Je me tue à le dire avec Jean-Jacques Rausin vient d'ailleurs d'être primé au festival de Palm Springs, sortie courant 2016), Tout va bien de Laurent Scheid

Les Magritte 2015 partagent ses prix entre les Dardenne, Belvaux et Coninx

Posté par kristofy, le 9 février 2015

marion cotillard deux jours une nuit

Pour sa cinquième édition, la cérémonie des Magritte, l'équivalent des César pour les films belges francophones, a récompensé les deux films belges qui ont eu à la fois un succès critique et public aussi bien en Belgique qu'en France : 3 prix pour Deux jours, une nuit des frères Jean-Pierre et Luc Dardenne (meilleur film, meilleure réalisation, et meilleur acteur pour Fabrice Rongione) et 3 prix pour Pas son genre de Lucas Belvaux (meilleur scénario, meilleure actrice pour Emilie Dequenne, et meilleur son). A noter également 3 prix pour Marina de Stijn Coninx (meilleur film flamand, meilleurs décors, meilleurs costumes), d'ailleurs coproduit par les Dardenne.

Deux jours, une nuit et Pas son genre étaient les favoris avec chacun 8 nominations. Dans les catégories reines (meilleur film, réalisateur, scénario...), les mêmes films étaient en concurrence : Deux jours, une nuit de Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne, Pas son genre de Lucas Belvaux, Henri de Yolande Moreau et La marche de Nabil Ben Yadir.

Un Magritte d'Honneur a également été remis à Pierre Richard. L'immense comédien français a souvent joué sous la direction de réalisateurs belges comme La partie d’échec d’Yves Hanchar (1994) et Les âmes de papier (2013) de Vincent Lannoo, présent aux côtés de Julie Gayet, également à l'affiche du film.

Par le jeu des co-productions franco-belges les Magritte sont aussi en correspondance avec les Césars.
Le jeune Marc Zinga a vécu lui une belle année 2014. Couronné par le Magritte du meilleur espoir masculin pour son rôle dans Les rayures du zèbre de Benoît Mariage, il est également nominé au César du meilleur espoir masculin mais pour son autre film de l'année Qu'Allah bénisse la France et il a été choisi pour jouer un rôle de méchant face à 007 dans le prochain James Bond, Spectre.
Magritte du meilleur acteur dans un second rôle pour Jérémie Renier (Saint Laurent) est dans la même catégorie au César. Idem dans la catégorie de scénario pour Lucas Belvaux et Pas son genre.
Pour le César de la meilleure actrice, on retrouvera Émilie Dequenne dans Pas son genre face cette fois à Marion Cotillard (Deux jours, une nuit). Le Magritte du meilleur court métrage a récompensé La bûche de Noël de Stéphane Aubier et Vincent Patar, également en lice pour le César du meilleur court d'animation.

Voici le palmarès pour les principales catégories :

Meilleur film : Deux jours, une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne
Meilleurs réalisation : Jean-Pierre et Luc Dardenne pour Deux jours, une nuit
Meilleure actrice : Emilie Dequenne dans Pas son genre de Lucas Belvaux (était aussi nominées Déborah François dans Maestro, et Pauline Etienne dans Tokyo fiancée qui sort chez nous le 4 mars)
Meilleur acteur : Fabrice Rongione dans Deux jours, une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne (révélé avec Emilie Dequenne dans Rosetta des Dardenne, et présent dans leurs films suivants L'enfant, Le silence de Lorna, Le gamin au vélo ; était aussi nominé Benoît Poelvoorde dans Les rayures du zèbre )
Meilleure actrice dans un second rôle : Lubna Azabal dans La marche de Nabil Ben Yadir (était aussi une nouvelle fois nominée Christelle Cornil pour Deux jours, une nuit et qui avait eu ce prix en 2011 pour Illegal)
Meilleur acteur dans un second rôle : Jérémie Renier dans Saint Laurent (il avait reçu déjà ce même prix pour Potiche de François Ozon)
Meilleur espoir féminin : Ambre Grouwels dans Baby Balloon de Stefan Liberski
Meilleur espoir masculin : Marc Zinga dans Les rayures du zèbre de Benoît Mariage
Meilleur scénario : Lucas Belvaux pour Pas son genre
Meilleure image : Manu Dacosse pour L'étrange couleur des larmes de ton corps de Hélène Cattet, Bruno Forzani (égaelement directeur de la photographie de Alléluia de Fabrice Du Welz)
Meilleur montage : Damien Keyeux pour La Marche de Nabil Ben Yadir
Meilleurs décors : Hubert Pouille pour Marina de Stijn Coninx
Meilleurs costumes : Catherine Marchand pour Marina de Stijn Coninx
Meilleur son : Henri Morelle et Luc Thomas pour Pas son genre de Lucas Belvaux
Meilleure musique originale : Soldout (David Baboulis et Charlotte Maison) pour Puppylove de Delphine Lehericey
Meilleur documentaire : Quand je serai dictateur de Yaël André (produit par Morituri)
Magritte du premier film : Je te survivrai de Sylvestre Sbille
Meilleur film étranger en coproduction : Minuscule, la vallée des fourmis perdues de Hélène Giraud et Thomas Szabo (était nominé aussi Une promesse de Patrice Leconte)
Meilleur film flamand : Marina de Stijn Coninx
Meilleur court métrage : La bûche de Noël de Stéphane Aubier et Vincent Patar (était nominé aussi En attendant le dégel de Sarah Hirtt)
A noter que le Magritte du meilleur premier film est lui le résultat du vote du public, et est allé à Je te survivrai de Sylvestre Sbille (avec Jonathan Zaccaï, déjà sorti en France le 28 mai). Les aléas de la distribution en salles sont parfois mystérieux, et c'est le moment de mettre ici en avant un autre premier belge qui était d'ailleurs éligible dans cette catégorie : Puppylove de Delphine Lehericey, qui d'ailleurs figure au palmarès avec un Magritte de la meilleure musique originale (par le duo Soldout). Le film est sorti en mai 2014 en Belgique, mais toujours pas en France alors que les acteurs principaux sont pourtant les français Solène Rigot, Audrey Bastien et Vincent Perez. Le film développe la rencontre entre deux filles très différentes de manière plus subtile que La vie d'Adèle et Respire de Mélanie Laurent (dont les actrices prétendent à un César meilleur espoir féminin que Solène Rigot aurait elle aussi mérité), en voici la bande-annonce :

« Au nom du fils » privé de salles à Paris

Posté par vincy, le 22 avril 2014

affiche au nom du filsLe Film Français révèle une situation surprenante : un film belge distribué partout en France, sauf à Paris. C'est ce qui arrivera au film Au nom du fils, de Vincent Lannoo, distribué par Eurozoom.

Primé au festival du film fantastique de Neuchâtel en Suisse, sélectionné dans les festivals de Montréal, Namur, Karlovy Vary, Turin, à l'Absurde séance, 7 fois nommé aux Magritte du cinéma (les Césars de la Belgique francophone), Au nom du fils sera diffusé dans une quinzaine de grandes villes de province au minimum. Le film est co-écrit par le québécois Philippe Falardeau, nommé à l'Oscar du meilleur film étranger pour Monsieur Lazhar.

Cet "incident" industriel révèle une fois de plus les problèmes dont souffrent les distributeurs indépendants d'une part, et la difficulté à promouvoir des films de genre ou singuliers d'autre part. Ici l'humour belge - l'histoire est celle d'une mère, catholique convaincue, qui décide de venger son fils, qui vient de se suicider après avoir avoué son amour pour un prêtre, en s'en prenant aux membres du clergé impliqués dans la pédophilie - passerait mal (elle est loin l'époque de C'est arrivé près de chez vous? ).

Pourtant, il y a un public pour ce comique décalé, teinté de noir et de jaune. Et si le film était mauvais, pourquoi le circuit Utopia ou des salles art & essai de références en province l'auraient choisi? Le sujet (religion, pédophilie)? Alors cette censure déguisée serait grave. Philippe Falardeau explique au Film français : "Le film n’est ni scabreux, ni scandaleux. Lars van Trier fait bien pire. Vincent Lannoo me disait qu’avec les manifestations de droite récentes, les exploitants de salle ne voulaient peut être pas passer pour des antireligieux. Sur un terrain plus marécageux, j’ai toujours pensé qu’une intelligentsia cinématographique, tant au niveau de la production que de la distribution est plus en plus réticente à montrer des films de la francophonie quand ils ne sont pas signés par quelques favoris comme Joachim Lafosse, les Dardenne ou Xavier Dolan. Même si je suis mal placé pour me plaindre". Il demande une explication claire pour justifier ce refus de la part des salles parisiennes.

Il est très rare qu'un film distribué en France ne soit pas diffusé en salles. Mais il est de plus en plus fréquent que des bons films d'auteur ne trouvent plus leur place ailleurs que dans une ou deux salles parisienne... Pour Eurozoom, il faudra peut-être suivre de très près l'expérience du film d'Abel Ferrara, Welcome in New York, qui sera lancé exclusivement en vidéo à la demande. Si les cinémas ne veulent plus de ces films, il n'y a pas de raison qu'on ne les montre pas au public, qui désormais a le choix des écrans.

Les Magritte 2014 : Ernest et Célestine, meilleur film belge de l’année

Posté par kristofy, le 3 février 2014

ernest et célestineC’est le film d’animation Ernest et Célestine (découvert à Cannes) qui durant la cérémonie des Magritte belges été sacré dans les deux catégories reines : meilleur film et meilleur réalisateur, avec, en bonus, un prix pour meilleur son. Ce film est également nominé aux Oscars dans la catégorie meilleur film d'animation, catégorie où il avait déjà gagné un César l'année dernière. La religieuse (Berlin 2013), Le passé et La vie d'Adèle (Cannes 2013) sont aussi cités au palmarès. Poelvoorde est couronné par le prix du meilleur acteur.

Un Magritte d’Honneur a été décerné également au réalisateur Emir Kusturica.

Voici le palmarès pour les principales catégories :

meilleur film : Ernest et Célestine de Stéphane Aubier, Vincent Patar et Benjamin Renner.
meilleur réalisateur : Stéphane Aubier, Vincent Patar et Benjamin Renner,  pour Ernest et Célestine
meilleur acteur : Benoit Poelvoorde dans Une place sur la terre
meilleure actrice : Pauline Etienne dans La religieuse (elle avait déjà été meilleur espoir féminin en 2011 pour Élève libre)
meilleur acteur dans un second rôle : Laurent Capelluto dans Le temps de l’aventure
meilleure actrice dans un second rôle : Catherine Salée dans La vie d’Adèle
meilleur espoir féminin : Pauline Burlet dans Le passé
meilleur espoir masculin : Achille Ridolfi dans Au nom du fils
meilleur scenario original ou adaptation : Philippe Blasband et Anne Paulicevich pour Tango Libre
meilleur premier film : Une Chanson pour ma mère de Joel Franka
meilleur film étranger en coproduction : La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche
meilleur film flamand en coproduction : Kid de Fien Troch
meilleur court-métrage : Welkom de Pablo Munoz Gomez. A noter que ce court-métrage, avec l’acteur Jean-Jacques Rausin, est visible (gratuitement) pendant quelques jours sur internet ici.

Voici donc le court-métrage La veille du premier jour de tournage qui a été diffusé durant cette 4ème cérémonie des Magritte, avec Laurent Capelluto (d’ailleurs récompensé meilleur acteur dans un second rôle dans Le temps de l’aventure) qui joue ici avec humour (belge) une quinzaine de rôles qui sont différents professionnels qui préparent un film :

Les Magritte 2014 : Tango Libre et Au Nom du fils en tête

Posté par kristofy, le 12 janvier 2014

tango libreBruxelles organise sa 4ème cérémonie des Magritte du cinéma qui aura lieu le 1er février prochain, la récompense belge équivalente aux Césars français. La soirée se déroulera sous la présidence de Emilie Dequenne qui avait eu l’année dernière le Magritte de la meilleure actrice.

La liste des nominations est maintenant dévoilée, on y retrouve bien entendu majoritairement des films belges francophones mais aussi des coproductions aussi plusieurs films français (La religieuse de Guillaume Nicloux, La vie d'Adèle de Abdellatif Kechiche, L’écume des jours de Michel Gondry…) et d’autres coproductions avec les voisins flamands.

Deux films déjà primés au Festival de Venise 2012 (et sortis en salles en 2013) sont remarqués : Tango Libre avait reçu le Prix Spécial du jury Orizzonti et La Cinquième Saison. Tango Libre est le grand favori avec 10 nominations (meilleur film, réalisateur, scénario, acteurs…). Ce film de Frédéric Fonteyne est déjà sorti en France en novembre 2012. La cinquième saison est sorti l'été dernier dans les salles françaises

L’autre grand favori est Au Nom du Fils, ce qui est une belle surprise puisque le film est sorti dans peu de salles (c’est une féroce comédie anti-cléricale), a été aussi récompensé du Méliès d’or au festival fantastique de Sitgès. Son réalisateur Vincent Lannoo est l’un des cinéastes belges injustement méconnu en France faute de distributeur dans l'Hexagone :ses films Ordinary Man et Little Glory ne sont jamais sorti et son dernier film en date, Les âmes de papier (avec Julie Gayet, Stéphane Guillon et Pierre Richard), plus conventionnel, est en salles depuis le 25 décembre. Au Nom du Fils va finalement sortir en France avec un an de retard le 7 mai 2014, la comédienne Astrid Whettnall est favorite dans la catégorie de la meilleure actrice.

A noter également 3 nominations pour le film d’animation Ernest et Célestine (dont une nomination dans la catégorie du meilleur film) et pour Une Place sur la Terre avec Benoit Poelvoorde, 2 nominations pour Landes. La présence du film de Sam Garbarski Vijay & I réalisé en anglais avec Patricia Arquette, Moritz Bleibtreu et Danny Pudi semble plus curieuse.

Pour ce qui est des principales catégories les nominés sont :

Meilleur film : Au nom du fils, Ernest et Célestine, Kinshasa kids, Le monde nous appartient, Tango libre

Meilleure réalisation : Vincent Lannoo (Au nom du fils), Stéphane Aubier et Vincent Patar (Ernest et Célestine), Frédéric Fonteyne (Tango libre), Sam Garbarski (Vijay and I)

Meilleur scénario : Kid, La cinquième saison, Tango libre, Vijay and I

Meilleure actrice : Astrid Whettnall (Au nom du fils), Lubna Azabal (Goodbye Morocco), Pauline Etienne (La religieuse), Déborah François (Populaire)

Meilleur acteur ::Sam Louwyck (La cinquième saison), François Damiens (Tango libre), Jan Hammenecker (Tango libre), Benoît Poelvoorde (Une place sur la terre)

Meilleure actrice dans un second rôle : Dominique Baeyens (Au nom du fils), Nicole Shirer (BXL - USA), Catherine Salée (La vie d'Adèle), Christelle Cornil (Landes)

Meilleur acteur dans un second rôle : Bouli Lanners (11.6), Olivier Gourmet (Grand Central), David Murgia (Je suis supporter du Standard), Laurent Capelluto (Le temps de l'aventure), Renaud Rutten (Une chanson pour ma mère)

Meilleur espoir féminin : Mona Walravens (La vie d'Adèle), Pauline Burlet (Le passé), Rania Mellouli (Le sac de farine), Anne Paulicevich (Tango libre)

Meilleur espoir masculin : Achille Ridolfi (Au nom du fils), Bent Simons (Kid), Steve Driesen (Landes), Mehdi Dehbi (Le sac de farine)

Meilleur court métrage : Bowling killers de Sébastien Petit, Le conseiller de Elisabet Lladó, Partouze de Matthieu Donck, Welkom de Pablo Munoz Gomez (celui-là avec Jean-Jacques Rausin)

L’instant Court : Annabelle, avec Christelle Cornil

Posté par kristofy, le 28 avril 2013

Christelle CornilComme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après le court-métrage A Ninja pays half my rent réalisé par Steven Tsuchida, voici l’instant Court n° 108.

Cette semaine a débuté la 16e édition du Brussels Short Film Festival (24 avril - 4 mai), l'un des festivals de courts métrages les plus intéressants au monde puisqu'il se déroule sur 12 jours (durée équivalente au festival de Cannes) avec plus de 300 films courts en provenance de 50 pays !

En compétition, on retrouve notamment le court métrage Electric indigo réalisé par Jean-Julien Colette et avec l’actrice Christelle Cornil. Son visage éclaire autant de courts que de longs métrages, aussi bien en Belgique qu'en France depuis Le vélo de Ghislain Lambert avec Benoît Poelvoorde.

Voici donc Annabelle, un court-métrage réalisé par Agathe Cury, et en même temps une belle rencontre avec Christelle Cornil.

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Rencontre avec Christelle Cornil

annabelleEcran Noir : A propos de ce court-métrage Annabelle, comment as-tu choisi de t’engager sur un scénario qui n’avait quasiment aucun dialogue ?
Christelle Cornil : Je me souviens que la réalisatrice Agathe Cury était venue dans un festival de courts à Paris et elle avait vu le court métrage Stencil (de Dominique Laroche) dans lequel je joue avec une amie comédienne et réalisatrice. Agathe avait beaucoup aimé le travail qu’on avait fait et c’est comme ça qu’elle était venue vers moi et qu’elle m’a demandé de participer à son film. La première chose, c’est d’abord de se rencontrer et de se parler.

Elle m’avait envoyé le scénario de Annabelle qui en effet ne comportait que des descriptions : "scène1 elle fait ci", "scène2 elle fait ça"… C’était assez facile de s’imaginer ce que ça allait devenir parce qu'Agathe était très claire dans ses descriptions.

Moi de mon côté j’avais déjà fait un court-métrage totalement muet, et du coup je n’avais pas vraiment de craintes à aborder ça. C’était Révolution, le deuxième film de Xavier Diskeuve, j’étais déjà dans son court d’avant Mon cousin Jacques (qui était notamment en compétition au festival de Cabourg). En faisant Révolution, c’était difficile de savoir ce que ça allait donner, en tant que comédienne en général tu te bases sur l’interaction avec l’autre et sur les dialogues, et tu arrives à sentir si ce que tu donnes est juste. Et là c’était comme si j’étais partie dans un univers que je ne connaissais pas du tout, avec que des actions visuelles, les trois premiers jours j’avais des doutes et fait alors totale confiance dans le réalisateur, et le film est super.

Pour Annabelle on a répété deux jours avant le tournage avec Agathe Cury. Ce qui comptait pour moi, c’était qu’il y ait une chouette relation qui s’installe avec la réalisatrice, une relation de confiance, qu’il y ait quelque chose à défendre, qu’on travaille en amont pour bien savoir où on allait, et j’ai été comblée au niveau de mes attentes à ce niveau-là.

EN : Quelles différences fais-tu entre le travail à faire sur un court-métrage et sur un long-métrage où souvent c’est juste quelques journées où venir dans un planning de plusieurs semaines ?
CC : Sur un film où tu arrives pour faire juste deux ou trois jours de tournage, où parfois tu viens juste une date et tu reviens faire un jour trois semaines après et un autre jour la semaine qui suit pour un rôle secondaire, en ce qui concerne les liens à tisser avec l’équipe, c’est beaucoup plus difficile. Pour avoir vécu aussi l’expérience d’un long avec un rôle principal, l’investissement est total, l’attention du réalisateur est toujours concentrée sur toi et sur les personnages principaux, et il y a un autre type de relations qui se tisse. Il y a souvent plus de construction en amont, plus de préparation et de discussions.

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L’instant Court : Comment écrire un scénario en 4 étapes (ou 7), réalisé par Jaco Van Dormael pour les Magritte

Posté par kristofy, le 8 février 2013

Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après le film court Les Révélations 2013 des espoirs féminins et masculins pour un César, voici l’instant Court n° 100.

Avant la cérémonie des César à venir le vendredi 22 février, il y a déjà eu la cérémonie des Magritte chez nos voisins belges. Les nominations indiquaient déjà A Perdre la Raison de Joachim Lafosse comme le favori, et c’est bien le grand gagnant avec quatre récompenses majeures : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure actrice pour Émilie Dequenne, et meilleur montage. Dans la catégorie la plus disputée du Meilleur acteur; où étaient également nommés Jérémie Renier (Cloclo), Matthias Schoenaerts (De rouille et d’os) et Benoît Poelvoorde (Le grand soir), le trophée revient au final à Olivier Gourmet pour L’Exercice de l’Etat (3 Magritte). Il faut saluer le Magritte du court-métrage remis à Le cri du homard de Nicolas Guiot, également en lice en France pour le César du meilleur court-métrage.

Voici le palmarès complet :

MEILLEUR FILM : A perdre la raison de Joachim Lafosse
MEILLEUR REALISATEUR : Joachim Lafosse pour A perdre la raison
MEILLEURE ACTRICE : Emilie Dequenne pour A perdre la raison
MEILLEUR ACTEUR : Olivier Gourmet pour L’Exercice de l’Etat
MEILLEUR SCENARIO : Lucas Belvaux pour 38 témoins
MEILLEUR FILM ETRANGER EN COPRODUCTION : L’Exercice de l’État de Pierre Schoeller
MEILLEUR FILM FLAMAND EN COPRODUCTION : À tout jamais – Tot altijd de Nic Balthazar
MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND ROLE : Yolande Moreau dans Camille redouble
MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND ROLE : Bouli Lanners dans De rouille et d’os
MEILLEUR ESPOIR FEMININ : Anne-Pascale Clairembourg dans Mobile Home
MEILLEUR ESPOIR MASCULIN : David Murgia dans La tête la première
MEILLEURE IMAGE : Hichame Alaouie pour L’hiver dernier
MEILLEURS DECORS : Alina Santos pour Dead man talking
MEILLEURS COSTUMES : Florence Laforge pour Le grand soir
MEILLEUR SON : Julie Brenta et Olivier Hespel pour L’Exercice de l’Etat
MEILLEUR MONTAGE : Sophie Vercruysse pour A perdre la raison
MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE : Coyote, Renaud Mayeur, François Petit et Michaël de Zanet pour Mobile Home
MEILLEUR COURT-MÉTRAGE : Le cri du homard de Nicolas Guiot
MEILLEUR LONG-MÉTRAGE DOCUMENTAIRE : Le thé ou l’électricité de Jérôme le Maire

Le réalisateur Jaco Van Dormael (Magritte du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur scénario original pour Mr Nobody) a réalisé un court-métrage qui a été montré lors de cette cérémonie des Magritte, une création inédite dont l’idée devrait d’ailleurs être reprise pour notre longue soirée César qui parfois ronronne… Ce court fait avec passion et avec des petites mains valorise de manière humoristique la qualité d’une production locale (belge, française ou autre…) face aux travers des grosses productions internationales à gros budget (américaines, mais aussi françaises...) dont le marketing peut souvent influer sur l’histoire racontée...

Voici donc Comment écrire un scénario en 4 étapes (ou 7), un court-métrage réalisé par Jaco Van Dormael. Avant son premier long-métrage Toto le héros (Caméra d'or à Cannes en 1991) il avait déjà gagné un Oscar du meilleur court-métrage en 1981 pour son court Maedeli-La-Breche.

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Comment écrire un scénario en 4 étapes (ou 7)