Posté par vincy, le 6 avril 2011
Une vingtaine de membres se disant de la Ligue de défense juive ont menacé le cinéma Saint-Michel (Paris 5e) à cause de la diffusion du documentaire Gaza-Strophe, Palestine de Samir Abdallah et Khéridine Mabrouk.
Le groupe a essayé d'enfermer le projectionniste et l'ouvreuse, espérant ainsi interrompre la séance, en fin d'après midi dimanche dernier. Ils ont résisté, prévenu la police et le groupe s'est volatilisé. Selon le cinéma Saint-Michel, le projectionniste aurait été frappé et ils auraient promis de brûler de cinéma. Ils ont aussi collé des autocollants de la LDJ et jeté des tracts haineux. Le groupe considère que ce documentaire est antisémite. Une plainte a été déposée et des poursuites judiciaires sont envisagées.
Le documentaire évoque l'opération israélienne "Plomb durci" dans la bande de Gaza, en Palestine. Il rassemble des dizaines de témoignages d'habitants au lendemain de l'offensive, qui s'est déroulée entre décembre 2008 et janvier 2009. Sorti le 16 mars, le film avait déjà subit deux annulations : une projection versaillaise et un débat à Ris-Orangis (région parisienne).
Le film a reçu le Grand prix du jury au Festival du Film d'Histoire de Pessac l'an dernier ainsi que d'autres prix dans les festivals de Marseille, Barcelone et Cagliari.
Le cinéma Saint-Michel avait été l'objet d'un attentat en octobre 88. Un groupe intégriste catholique avait incendié l'espace pour protester contre la projection de La dernière tentation du Christ de Martin Scorsese. Il fête ses cent ans cette année.
Tags liés à cet article: attentat, cinéma saint-michel, documentaire, festival du film d'histoire, gaza-strophe palestine, palestine, Paris, pessac, polémique, salle de cinéma.
Publié dans Actualité, société, Films, exploitation, salles de cinéma |
Posté par vincy, le 11 novembre 2008
Pour sa 19e édition, le Festival international du film d'histoire va rendre hommage à la Guerre et à la Paix. La guerre de 14-18 (voir le dossier d'Ecran Noir) sera au coeur de la programmation et des débats. Le foisonnement d'oeuvres cinématographique autour de cet événement si loin et si proche historiquement légitime complètement cete initiative. Mais, même si Pessac lance le festival 90 ans après l'armistice, le 11 novembre, la sélection s'intitule officiellement 1914-1919.
"Ce devait être “la der des ders”, ce fût la “Première”. La Première Guerre mondiale, la première guerre industrielle. Le premier cataclysme historique du XX° siècle. (...) Le Festival International du Film d’Histoire de Pessac va proposer un exceptionnel concentré de films et de débats pour mieux éclairer, pour mieux comprendre cette fracture historique", déclare François Aymé, le commissaire général du festival.
On notera d'excellents choix cinématographiques ou des plus rares comme Charlot Soldat, La grande illusion, Sergent York, Jules et Jim, Johnny s'en va-t-en guerre, La vie et rien d'autre, Les sentiers de la gloire, Capitaine Conan, La chambre des officiers, Un long dimanche de fiançailles, ... Du génocide arménien aux noirs et aux chinois dans la guerre, Pessac ne se concentre pas sur les tranchées.
Enfin, le prix du film d'histoire côté fiction sera à choisir entre des films déjà appréciés à Cannes ou ailleurs comme Il divo, Katyn, Hunger, Teza, La terre des hommes rouges, Je veux voir...
16 000 spectateurs sont attendus jusqu'au 17 novembre.
Tags liés à cet article: bordeaux, festival, festival du film d'histoire, guerre, hunger, il divo, je veux voir, pessac, teza.
Publié dans Actualité, société, Festivals, Prix |