355: Marion Cotillard s’en va, Fan Bingbing revient et Diane Kruger arrive

Posté par vincy, le 10 juin 2019

Avec le départ de Marion Cotillard, qui préfère tourner le prochain film de Léos Carax, il manquait une femme au casting du thriller 355. Diane Kruger rejoint donc Jessica Chastain (productrice et initiatrice du projet), Lupita Nyong'o et Penelope Cruz. Et l'actrice chinoise Fan Bingbing, ayant réglé tous ses problèmes fiscaux et n'étant plus assignée à résidence dans son pays, peut faire partie du générique, comme prévu l'an dernier.

Lire aussi: Jessica Chastain embarque Marion Cotillard, Penélope Cruz et Lupita Nyong’o dans “355”

Le thriller d'espionnage de Simon Kinberg - scénariste de Mr & Mrs Smith, scénariste des derniers X-Men (et réalisateur de X-Men Dark Phoenix, avec Jessica Chastain) - a commencé ses premières prises de vue en mai. Mais le tournage n'aura vraiment lieu qu'à partir de début juillet à Paris, avant de partir à Londres et au Maroc.

Universal distribuera ce film estimé à 75M$ de budget, où l'on retrouve aussi Sebastian Stan (vu dans Captain America et les Avengers) et Edgar Ramirez (qui retrouve Penelope Cruz, avec qui il partage l'affiche du futur film d'Olivier Assayas) à l'affiche.

355 suit un groupe d'espionnes de différentes agences internationales. Elles doivent collaborer, malgré leurs divergences, conflits et autres méfiances, pour éviter une catastrophe planétaire. Au fil de l'enquête, elles deviennent solidaires et amies et décident de créer leur propre "label", nommé 355.

Ce nom provient de l'un des premiers espions américains, au XVIIIe siècle, qui était en l'occurrence une femme (à l'identité réelle inconnue) et considérée comme la pionnière dans le domaine.

Les 18 qui ont fait 2018

Posté par vincy, le 1 janvier 2019

Juliette Binoche
On l'a vue chez Kawase et Denis, dans les forêts japonaises et dans l'espace. Nommée pour la 10e fois aux César en février, future présidente du jury de la prochaine Berlinale, elle est aux avant-postes de L'affaire du siècle, la pétition pro-écolo qui veut attaquer l'Etat français pour "crime" environnemental contre l'humanité.

Laure Calamy
Vedette incontestable de la série Dix pour cent, elle a brillé en second-rôle dans des films promis aux César, Nos batailles et Mademoiselle de Joncquières, sans oublier son passage dans Roulez jeunesse. Tout terrain, la comédienne, attendue chez Bertuccelli, Hamidi, Triet et Lespert, a été sacrée par un Molière de la comédienne dans un spectacle de théâtre privé pour Le Jeu de l'amour et du hasard.

Timothée Chalamet
En un an, il se sera imposé comme l'étoile montante à Hollywood. Nommé aux Oscars pour Call Me by Your Name, à l'affiche de Lady Bird et Hostiles, deux films chouchoutés par la critique, il a déjà une deuxième nomination consécutive aux Golden Globes avec Un Garçon magnifique (My Beautiful Boy) de Felix Van Groeningen, qui sort en février. Depuis il a enchainé The King de David Michôd pour Netflix, The French Dispatch de Wes Anderson, Les Quatre Filles du docteur March de Greta Gerwig et prépare Dune de Denis Villeneuve.

Bradley Cooper
Difficile d'échapper à cette star francophone cette année. Il est toujours la voix de Rocket Raccoon dans Avengers, qu'on retrouvera en mai pour le final. Il a aussi retrouvé Clint Eastwood avec La Mule, sorti en fin d'année aux USA et joli succès au box office. Mais c'est évidemment avec A Star Is Born qu'il a marqué les esprits: Il en est l'acteur principal et le producteur, avec Eastwood. Il en est surtout le réalisateur. Son premier film a révélé Lady Gaga en actrice, récolté 5 nominations aux Golden Globes, et amassé près de 400M$ de recettes dans le monde.

Penélope Cruz
Omniprésente, l'actrice espagnole a enchaîné les promos avec Escobar, Everybody Knows, film d'ouverture de Cannes, la série American Crime Story - Versace qui lui a valu plusieurs nominations, dont une aux prochains Golden Globes. Elle a aussi amené du glamour à Paris en recevant un César d'honneur en février. La Cruz continue sa carrière globe-trotter en passant du nouvel Almodovar, celui à qui elle doit beaucoup, Douleur et Gloire, au nouvel Olivier Assayas, Wasp Network.

Alfonso Cuaron
Un Lion d'or à Venise, de probables nominations aux Oscars. Cuaron est incontestablement l'un des grands cinéastes de ce début de siècle, tant par ses succès passés que par le prestige de son œuvre. Roma a fait l'événement: un film ample, splendide, hors des sentiers battus (noir et blanc, en dialecte mexicain, sans structure narrative classique). Sa diffusion sur Netflix a provoqué le débat de l'année sur la chronologie des médias en Italie, en France, aux Etats-Unis. En se différenciant de la production hollywoodienne par son style et sa diffusion, Roma est, quelque part, le symbole d'une époque en mutation.

Michael B. Jordan
Et si c'était lui la star de demain? On va commencer à le croire. Il est l'un des "héros" du hit de l'année, Black Panther. Il est la tête d'affiche de la suite de Creed, gros succès aux USA en fin d'année, prolongeant ainsi la franchise Rocky avec classe. Il a aussi produit et joué dans Kin le commencement, et foulé le tapis rouge de Cannes avec le remake de Fahrenheit 451, téléfilm HBO. Michael B. Jordan enchaîne les projets pour le cinéma et la télévision, acteur comme producteur. Last but not least, il est apparu dans le clip de Family Feud de Jay-Z et Beyoncé.

Wanuri Kahiu
La réalisatrice kényane de Rafiki a été la première de son pays à être sélectionnée à Cannes. Le film, une histoire d'amour entre deux femmes de Nairobi, est aussi l'un des rares du continent africain à être distribué en France cette année (et aux USA l'année prochaine). La cinéaste montre ainsi que le cinéma africain peut exister et s'exporter. Il a surtout été au cœur de l'actu avec un gouvernement, pourtant co-financeur du film, qui l'a censuré, symbolisant ainsi deux phénomènes de sociétés remarqués là-bas ou ailleurs: l'homophobie et l'atteinte à la liberté d'expression.

Hirokazu Kore-eda
Une Palme d'or à Cannes, c'est le sacre suprême pour ce réalisateur adoré plus souvent à l'extérieur de son pays. Une affaire de famille a fait consensus: gros succès au Japon, mais aussi en Chine. Il n'y a bien que le premier ministre, Shinzo Abe, qui n'a pas apprécié cette observation des exclus de la société nippone. Cela ne l'empêchera pas d'être l'un des favoris aux Oscars. San Sebastian lui a décerné un prix honorifique pour son œuvre. Et depuis, le réalisateur japonais a tourné en France l'un des films qui fera l'événement de l'année 2019, La vérité, avec Deneuve, Binoche et Hawke.

Vincent Lacoste
Impossible de passer à côté de l'acteur français cette année. Il a été jeune homo provincial dans Plaire, aimer et courir vite, en compétition à Cannes et Prix Louis-Delluc. Il fut étudiant déterminé en médecine dans Première année, un des films millionnaires en entrée en France. Et puis on l'a vu, différemment, touchant et mélancolique, dans Amanda, Grand prix du festival de Tokyo, où il affrontait les conséquences d'un attentat avec sa jeune nièce. Lacoste a définitivement changé de statut cette année, gagnant ses gallons d'acteur dramatique.

Gilles Lellouche
Mieux que Cassel et Canet, la star du cinéma français cette année fut Lellouche. On passera sur l'échec de L'amour est une fête, pourtant pas mauvais. Son année a débuté avec une nomination aux César, sa troisième seulement, pour Le sens de la fête. Elle se termine avec le joli succès de Pupille, où il continue de dévoiler une facette plus sensible. Mais c'est évidemment avec sa réalisation, 14 ans après son premier film, Le grand bain, qu'il laisse une empreinte dans le cinéma français: hors-compétition à Cannes, où il a été chaleureusement accueilli, il a enregistré 4,2 millions d'entrées, se classant 3e des films français de l'année, devant Taxi 5!

Thomas Lilti
Première année est son troisième hit d'affilée, et son troisième film sur le milieu médical. Il conforte ainsi son style, mélange de récit documenté et de comédie dramatique autour de personnages passionnés et dépassés. Paradoxalement, c'est pourtant avec la série télévisée Hippocrate, déclinée de son deuxième film éponyme sorti en 2014, avec Vincent Lacoste, qu'il a frappé le plus fort. La série Hippocrate, sur Canal +, est sans doute la plus belle réussite française dans ce format. Toujours en explorant les urgences, réas et autres services hospitaliers à travers un groupe de quatre internes, il pose un regard lucide et acide sur le système de santé. Brillant.

Félix Maritaud
L'espoir masculin de l'année. Avec sa belle gueule, son air farouche, ses tatouages, le comédien révélé il y a un an avec 120 battements par minute, s'est installé dans le paysage cinématographique "arty". Prix Louis Roederer de la révélation au Festival de Cannes et Valois de l'acteur au Festival du film francophone d'Angoulême, il a séduit par son charisme et son magnétisme dans Sauvage de Camille Vidal-Naquet. Il était aussi à Cannes, dans un petit rôle, avec Un couteau dans le cœur de Yann Gonzalez. Toujours enfermé dans les personnages gays, un peu marginaux, un peu en perdition, il a aussi porté la fiction d'Arte, Jonas de Christophe Charrier. On l'a enfin vu dans quatre courts. Une année bien remplie.

Marvel
Grand triomphateur de la saison, humiliant Star Wars, Pixar et autres marques de la galaxie Disney ou tout simplement du cosmos hollywoodien. Les super-héros ne sont pas prêts de mourir. Rien qu'aux USA, Black Panther et Avengers: Infinity War sont devenus les deux films Marvel les plus prospères du box office avec respectivement 700M$ et 680M$. Au BO américain, les deux films dominent l'année, mais Deadpool 2 (320M$) et Venom (215M$) se classent dans le Top 10 également. Et n'oublions pas le carton du film animé Spider-Man: Into The Spider-Verse (New Generation) qui file vers les 100M$ et une nomination aux Oscars. Ces 5 films ont récolté 5,2 milliards de dollars dans le monde. Une domination quasi sans partage qui se double, cette année, de bonnes critiques et même d'éloges pour ses audaces concernant Black Panther et le Spider-Man animé.

Netflix
Impossible de passer à côté de la plateforme de streaming cette année. D'un côté, elle cartonne en nombre d'abonnés (140 millions). De l'autre, elle donne une force de frappe aux séries (La casa del papel, Bodyguard, The Crown, Maniac, Stranger Things, OITNB, Mindhunter...) qui les rendent aussi bien cultes que populaires, lançant de nouvelles stars par la même occasion. Ses documentaires sont plébiscités par la critique et cités dans les palmarès. Désormais c'est le long métrage qui est la nouvelle ambition : des prix à foison à Venise, de possibles nominations aux Oscars à venir, Netflix est déjà le deuxième pourvoyeur de nominations aux Golden Globes. Reste à savoir si Cannes va passer à côté de noms prestigieux que la plateforme achète à prix d'or...

Hong Sang-soo
A 58 ans, le cinéaste sud-coréen n'arrête plus de tourner. Variations sur le même thème, et même sur le même "t'aime". On a pu ainsi voir Seule sur la plage la nuit, prix d'interprétation féminine pour sa muse Kim Min-hee à Berlin en 2017, La Caméra de Claire, avec Isabelle Huppert, et Grass, le plus abouti de tous, tout aussi romantique et existentialiste que les autres. Et c'est sans compter la rétrospective qui lui a été consacré à Bruxelles et Hotel by the River, qui lui a valu cet été le prix du meilleur acteur à Locarno pour Joo-Bong Ki, et trois prix, dont celui du meilleur film, au festival de Gijon. Tranquillement, il créé une œuvre "monstre" de films plus ou moins courts, pas si spontanés. Une respiration continuelle où chaque battement de cœur devient un petit bijou.

Steven Spielberg
40 ans après sa première nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur, l'homme le plus puissant d'Hollywood et l'un des rares producteur-réalisateur star du cinéma est toujours au top. Après l'échec du Bon gros géant, il a su rebondir deux fois. Avec un drame politique, Pentagon Papers, sorti en janvier: nommé à l'Oscar du meilleur film, succès au box office (1,3 million d'entrées en France, 165M$ dans le monde). Avec un divertissement régressif et futuriste merveilleux, Ready Player One, triomphe en salles (2,2 millions d'entrées en France, 582M$ dans le monde). Spielberg est toujours un roi. Comme producteur, il sait que Bumblebee ne sera pas un carton, mais il peut compter sur la franchise Jurassic née il y a 25 ans, avec un nouvel opus plus que rentable (1,3 milliard de $ dans le monde). Le vétéran se porte bien et prépare une nouvelle version de West Side Story.

Les premières images du nouvel Almodovar en cadeau de Noël

Posté par vincy, le 24 décembre 2018

Ce sera l'un des événements de l'année 2019. Le nouveau film de Pedro Almodovar, tourné cet été. Douleur et Gloire rassemble Antonio Banderas, Asier Etxeandía, Leonardo Sbaraglia, Nora Navas, Julieta Serrano, César Vicente, Asier Flores, en plus de la participation exceptionnelle de Penélope Cruz.

Le film raconte une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d’autres par le souvenir, dans la vie d’un réalisateur en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, les années 80 et le présent. L’impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l’insondable vide face à l’incapacité de continuer à tourner.

Les premières photos ont été envoyées à la presse aujourd'hui. Un beau cadeau de noël, non?

Penelope Cruz, Edgar Ramirez et Gael Garcia Bernal chez Olivier Assayas

Posté par vincy, le 7 septembre 2018

Edgar Ramirez, Penelope Cruz, Wagner Moura et Gael Garcia Bernal seront à l'affiche du film d'espionnage Wasp Network.

Olivier Assayas réalisera ce film, qu'il a écrit à partir du livre de l'écrivain brésilien Fernando Morais, Os Últimos Soldados da guerra fria (inédit en France).

Le réseau Wasp a été constitué par le gouvernement cubain dans les années 1980 et 1990 pour infiltrer les organisations opposées à Fidel Castro aux Etats-Unis. Le livre, paru en 2011, raconte notamment l'histoire de 14 espions cubains, et la traque des autorités américaines pour les mettre à jour. Cinq d'entre eux ont été jugées et emprisonnées pour espionnage et meurtre.

Olivier Assayas vient de présenter Doubles vies à Venise, en compétition, avec Juliette Binoche, Guillaume Canet, Pascal Greggory, Nora Hamzawi, Vncent Macaigne et Christa Théret. Le film sortira le 16 janvier 2019 en France.

Le casting hispanophone est sans aucun doute l'un des plus hype du moment. Penelope Cruz, récemment à l'affiche de Everybody Knows de Asghar Farhadi et du Crime de l'Orient-express de Kenneth Branagh, vient de tourner Dolor y Gloria de Pedro Almodovar.

Edgar Ramirez est attendu dans La quietud de Pablo Trapero et Love Child de Todd Solondz. Il a déjà eu Penelope Cruz comme partenaire dans le téléfilm Versace, diffusé au printemps.

De son côté, Wagner Moura, qui incarnait Pablo Escobar dans les deux premières saisons de Narcos, a été vu dans Troupe d'élite, Avril brisé, Elysium, Favelas et Carandiru. Il vient de réaliser son premier

Enfin, Gael Garcia Bernal était à l'affiche en janvier de Si tu voyais son coeur et a fait sensation à Berlin avec Museum. Il vient de finir de tourner la dernière saison de la série Mozart in the Jungle. Il tourne actuellement Ema, le nouveau film de Pablo Larrain.

Jessica Chastain embarque Marion Cotillard, Penélope Cruz et Lupita Nyong’o dans “355”

Posté par wyzman, le 1 mai 2018

Les fans de films d'espionnage vont être ravis ! Le webzine Deadline vient de révéler que Simon Kinberg réalisera 355, le premier volet de ce qui pourrait devenir une franchise portée par Jessica Chastain, Marion Cotillard, Penélope Cruz, Lupita Nyong'o mais également Fan Bingbing.

Rendez-vous sur la Croisette

355 est d'ores et déjà annoncé comme un thriller d'action décalé et audacieux qui a pour ambition de dépoussiérer un genre aujourd'hui bouché par les franchises James Bond, Mission : Impossible ou encore Jason Bourne. Entièrement pitché par Jessica Chastain, 355 sera le second long-métrage de Simon Kinberg. Ce scénariste anglais est en effet en train d'achever la post-production de X-Men : Dark Phoenix, dont la sortie a récemment été décalée au 13 février 2019. C'est d'ailleurs sur le tournage du blockbuster que Jessica Chastain et lui ont fait connaissance et ont commencé à évoquer une future nouvelle collaboration.

A quelques jours du coup d'envoi du 71e Festival de Cannes, Deadline révèle également que les cinq actrices mentionnées plus haut ainsi que le réalisateur seront présents la semaine prochaine à l'hôtel Le Majestic pour présenter 355 à des acheteurs internationaux. Jessica Chastain et Simon Kinberg devraient produire le film via leur société respective, Freckle Films et Kinberg Genre. (Bien qu'il soit trop tôt pour affirmer que cela est lié, nous vous rappelons que toutes les actrices représentent une ou plusieurs marques du groupe L'Oréal.)

Un film féminin

Au moment d'expliquer son désir de porter sur grand écran ce film all-star female, Jessica Chastain déclare : "J'ai eu tellement de plaisir à travailler sur La Couleur des sentiments que j'ai toujours voulu faire un autre film féminin. J'adore les Jason Bourne, les Mission: Impossible, et je me demandais pourquoi, à l'exception de Charlie's Angels, il n'y avait pas eu de véritable film d'espionnage-action-thriller féminin. C'est ce qui a tout déclenché, avec l'idée de caster des actrices du monde entier pour en faire un projet international. J'ai réalisé l'incroyable liberté de création que nous aurions avec cela. J'ai apporté l'idée à Simon, je lui ai parlé des actrices auxquelles je pensais et il était si gentil. Il a dit: 'Je veux le faire avec vous.'"

Elle poursuit : "Puis j'ai appelé toutes les actrices, je leur ai dit ce à quoi je pensais et que je voulais que ce soit un processus de collaboration, et comment nous allions toutes créer cela ensemble. La seule chose qui nous a semblé important, c'est que nous nous retrouvions tous à Cannes, car ce serait le début de notre voyage ensemble. Toutes les actrices que j'ai appelées ont dit oui, au téléphone. Elles se sont engagés à Cannes et à tout. Jusqu'à présent, cela a été un processus très facile."

Penélope Cruz et Antonio Banderas retournent chez Pedro Almodovar

Posté par vincy, le 17 avril 2018

Le prochain film de Pedro Almodovar, Dolor y Gloria, qui se tournera cet été, va réunir, de nouveau, Antonio Banderas et Penélope Cruz. Ils ont déjà joué ensemble pour Almodovar dans la séquence d'ouverture des Amants passagers. Mais évidemment ce sont aussi deux des acteurs fidèles du réalisateur. Depuis Le Labyrinthe des passions en 1982, Banderas a tourné 7 films pour le cinéaste espagnol. Il lui doit sa notoriété internationale, tout comme l'actrice. Cruz, depuis En chair et en os en 1997, a joué cinq fois pour le réalisateur.

Au générique, on retrouvera également Asier Etxeandia (la série Velvet, La novia) et une fidèle du réalisateur, Julieta Serrano, qui jouait, notamment, Lucia dans Femmes au borde de la crise de nerfs et Alma dans Attache-moi!.

Dolor y Gloria sera un film "masculin". Ce sont les deux acteurs qui porteront les rôles principaux. L'histoire tourne autour de la création, cinématographique et théâtrale, et de la difficulté de séparer cette création de la vie privée. Le scénario s'annonce ambitieux. dans son communiqué, Almodovar affirme qu'il traitera des premiers amours, de la maternité, de la mortalité, du vide et de l'incapacité à réaliser des films, des liens entre un acteur et un réalisateur, le tout dans un spectre s'étalant des années 1960 à aujourd'hui, avec une série de rencontres et des allers-retours dans le temps.

Le 21e film d'Almodovar sera-t-il le plus autobiographique?

Penélope Cruz, à l'affiche demain de Escobar, fera l'ouverture du festival de Cannes le 9 mai avec Everybody Knows d'Asghar Farhadi. Elle devrait aussi tourner le prochain film de Todd Solondz, Love Child. Antonio Banderas vient de terminer le tournage de Life itself de Dan Fogelman et sera au générique de The Voyage of Doctor Dolittle, l'an prochain.

Everybody Knows d’Asghar Farhadi en ouverture de Cannes

Posté par vincy, le 4 avril 2018



[Mise à jour le 5 avril]
Le film "espagnol" d'Asghar Farhadi, Everybody Knows, fera l'ouverture du Festival de Cannes le 8 mai prochain selon le magazine professionnel Variety dans un article daté du 4 avril. Le Festival a confirmé l'information le 5 avril dans la matinée. Le film, qui sera en Compétition, sortira le 9 mai, lendemain de l'ouverture donc, dans les salles françaises.

Produit et distribué par Memento Films, qui devrait monter les marches avec le prochain film de Nuri Bilge Ceylan (The Wild pear Tree), le nouveau Farhadi met en scène le trio hispanophone le plus hot des années 2000: Penelope Cruz, Javier Bardem et Ricardo Darin. C'est la deuxième fois, 14 ans après La mauvaise éducation de Pedro Almodovar, qu'un film en langue espagnol ouvrirait le Festival. Et c'est aussi la première fois qu'un film ni en anglais ni en français ouvre Cannes depuis 2004.

L'histoire suit Laura, qui habite à Buenos Aires et revient dans son village natal en Espagne, avec ses enfants, à l’occasion d’une fête de famille. UUn événement inattendu va bouleverser le cours de leur existence. La famille, ses secrets, ses liens, ses traditions et les choix moraux qu’ils imposent sont au cœur de l’intrigue. Le film a été tourné l'an dernier au nord de Madrid.

Asghar Farhadi, Ours d'or à Berlin (Une séparation) et oscarisé deux fois dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère, est un habitué de la Croisette puisque Le Passé et Le Client, présentés en compétition ont glané plusieurs prix: prix d'interprétation féminine pour Bérénice Bejo pour le premier en 2013, prix d'interprétation masculine pour Shahab Hosseini et prix du meilleur scénario pour Farhadi pour le second. Pour ce nouveau film, le cinéaste s’est entouré de José Luis Alcaine à l’image (collaborateur régulier de Pedro Almodóvar, Carlos Saura ou Bigas Luna), la costumière Sonia Grande (Midnight in Paris de Woody Allen, The Others d’Alejandro Amenábar) et la monteuse iranienne Hayedeh Safiyari qui poursuit sa collaboration avec le réalisateur puisqu’elle a œuvré pour quatre de ses longs métrages, dont les deux films gagnants d’un Oscar.

Les César 2018 vivent à 120 battements par minute

Posté par vincy, le 2 mars 2018

120 battements par minute (6, dont meilleur film et meilleur scénario), Au revoir là-haut (5, dont la réalisation et l'adaptation) et Petit Paysan (3), dont le premier film et le meilleur acteur) dominent le palmarès. Le sens de la fête repart bredouille. Tout comme Grave. Barbara repart avec deux prix dont celui de la meilleure actrice. Un saupoudrage inégal qui, malgré tout, fait apparaître le Festival de Cannes comme le grand vainqueur de la cérémonie avec 12 prix cumulés (120 battements par minute, Barbara, Faute d'amour et Petit paysan) parmi les lauréats.

On reconnaîtra un grand renouveau dans les choix et quelques prix inattendus. Même la vétéran Jeanne Balibar était nommée pour la première fois. Swann Arlaud était le plus jeune des nommés parmi les meilleurs acteurs. Sara Giraudeau et Antoine Reinartz n'étaient clairement pas les plus connus (mais leur prix est amplement mérité). Les multi-casquettes Campillo et Dupontel sont multi-récompensés: c'est aussi la preuve d'un respect pour des cinémas au ton singulier, très personnel, malgré l'aspect opératique de leurs films.

Finalement c'est Jeanne Balibar qui a eu la phrase juste: "Faire un film de barges, et non pas suivre un cahier des charges, c'est-à-dire faire du cinéma!" C'est assez bien résumer la soirée côté primés. Côté cérémonie, on regrettera qu'hormis quelques jolis moments d'humour décalé, ça n'ait pas été assez "barge".

Hommages: Jeanne Moreau (par Vanessa Paradis) ; Jean Rochefort (par Guillaume Canet) ; Johnny Hallyday (par Line Renaud et Dany Boon) ; Danielle Darrieux
César d'honneur (remis par Marion Cotillard): Penélope Cruz
Meilleur film: 120 battements par minute
Meilleure réalisation: Albert Dupontel (Au revoir là-haut)
Meilleure actrice: Jeanne Balibar (Barbara)
Meilleur acteur: Swann Arlaud (Petit paysan)
Meilleur second-rôle féminin: Sara Giraudeau (Petit paysan)
Meilleur second-rôle masculin: Antoine Reinartz (120 battements par minute)
Meilleur espoir féminin: Camélia Jordana (Le brio)
Meilleur espoir masculin: Nahuel Pérez Biscayart (120 battements par minute)
Meilleur film étranger: Faute d'amour (Loveless) d'Andreï Zviaguintsev
Meilleur premier film: Petit paysan de Hubert Charuel
Meilleur documentaire: I am not your Negro de Raoul Peck
Meilleur film d'animation (long métrage): Le grand méchant renard et autres contes de Benjamin Renner et Patrick Imbert
Meilleur film d'animation (court métrage): Pépé le morse de Lucrèce Andreae
Meilleur court-métrage: Les bigorneaux d'Alice Vial
César du public: Raid Dingue de Dany Boon
Meilleur scénario original: Robin Campillo (120 battements par minute)
Meilleure adaptation: Albert Dupontel, Pierre Lemaitre (Au revoir là-haut)
Meilleure musique: Arnaud Rebotini (120 battements par minute)
Meilleure photo: Vincent Mathias (Au revoir là-haut)
Meilleur montage: Robin Campillo (120 battements par minute)
Meilleur son: Olivier Mauvezin, Nicolas Moreau, Stéphane Thiébaut (Barbara)
Meilleurs décors: Pierre Quefféléan (Au revoir là-haut)
Meilleurs costumes: Mimi Lempicka (Au revoir là-haut)

César 2018 : un César de la singularité plutôt qu’un César des entrées!

Posté par kristofy, le 28 février 2018

Nouveauté cette année : la création d'un nouveau César qui récompensera le film ayant fait le plus d'entrées dans l'année, il s'appellera le César du public. Donc une statuette qui devait faire plaisir à Dany Boon pour son film Raid Dingue, sauf que. Le règlement est précis (et absurde puisque normalement on récompense un film de l'année précédente:  "Un « César des Entrées » peut être décerné chaque année, au film occupant la première place du box-office France (les chiffres étant arrêtés à minuit le mardi précédant la Cérémonie), parmi tous les films de long métrage admis à concourir pour le « César du Meilleur Film ». Tout arbitrage sera effectué sur le nombre d’entrées comptabilisées par la CNC au terme de la huitième semaine d’exploitation de chaque film."

Le César ira donc au film Les Tuches 3. Le pire est qu'il peut aussi gagner ce César l'année prochaine si aucun film français ne le dépasse d'ici un an. Pour les années précédentes cette récompense aurait été pour Les Tuches 2, Les Nouvelles Aventures d'Aladin, Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?, Les Profs… On l’avait déjà dit : c'est juste un César sur mesure pour des films qui n'ont pas retenu l'attention des professionnels. On peut gloser année après année sur les aberrations ou les oublis des listes de nommés. On peut être étonnés de certains films surestimés ou manqués...

Pour rappel historique, la vocation des César est celle-ci : "La gloire vient à un film de cinéma de trois manières : par le plaisir du public (les entrées en salles, les achats vidéo, les audiences télévisées), par les faveurs de la critique (les médias et les festivals), et par la reconnaissance des professionnels de l’industrie cinématographique (les Académies nationales de cinéma). L’Académie des Arts et Techniques du Cinéma est l'institution qui, en France, organise cette troisième voie de distinction cinématographique, dédiée aux films et aux personnes qui les font."

La création de ce nouveau "César des entrées" est donc un contre-sens avec la raison d’être de cette cérémonie...

Souvent règles varient

Le problème des récentes orientations des César est de vouloir flatter les égos de tous : les grosses comédies populaires (Dany Boon, peut-être Taxi 5 l’année prochaine…), depuis 2011 aussi un maximum d’acteurs et actrices populaires avec désormais 7 noms dans leurs catégories au lieu de 5 (pareil pour la catégorie meilleur réalisateur). Le règlement a même évolué pour que le César du meilleur film et celui du meilleur réalisateur ne coïncident plus. Pour exemple, si 120 battements par minute obtient le César du meilleur film, et si Robin Campillo, son réalisateur, arrive en tête des votes, le César du meilleur réalisateur ira au 2e cinéaste ayant reçu le plus de suffrages (Albert Dupontel ?).

Certes, les Oscars ont aussi évolué au fil des ans. Désormais le meilleur film est calculé de manière complexe avec un système de points: les votants hiérarchisent leurs choix. Un film majoritairement fois cité en 2e ou 3e position a plus de chances de gagner l'Oscar suprême que celui qui a reçu des votes inégaux, même s'il cumule plus de premières places.

Mais, de toute façon, c’est inutile de vouloir faire comme les Oscar sans la même rigoureuse organisation chronométrée…
Oscar : durée 4 heures, durée des remerciements : 45 secondes
César : durée 3 heures (avec 30 minutes en plus de débordement), durée des remerciements depuis 2016: 2 minutes 30 secondes (avec des débordements à 4 minutes)

Un C'hti ou les Tuche plutôt qu'une carte vermeille du 7e art

Chaque année, après chaque cérémonie, le bilan est presque le même : c’était trop long, trop lent, et il y a des voix pour pester car certains favoris du public qui avaient été nommés n’ont pas gagné. L'audience est morne en bonus. La solution est simple : ne pas alourdir certaines catégories en choix et revenir à 5, ne pas rajouter un César des Entrées, et il faut équilibrer le César d’honneur à un talent international avec un hommage à une personnalité chère au public (en 2017 George Clooney et hommage à Jean-Paul Belmondo). Cette année le César d’honneur sera pour Pénélope Cruz, mais aucun hommage n'est prévu, hormis sans doute celui à la défunte Jeanne Moreau (bon courage quand-même pour la séquence nécro : Danielle Darrieux, Jean Rochefort, Mireille Darc, Claude Rich, Emmanuelle Riva, Gisèle Casadesus, Victor Lanoux, Jean-Marc Thibault, Alain Berbérian, Manuel Pradal, Johnny Hallyday...). Cet hommage disparaît, sans doute pour malheureusement faire de la place à ce nouveau César du public…

Pourtant les candidats ne manquent pas: Michel Piccoli, Anna Karina, Claudia Cardinale, Michel Deville, Michael Lonsdale, Jacques Doillon, Jean-Claude Carrière, Michel Legrand, Vladimir Cosma, Robert Hossein, Jean-Pierre Marielle, le Splendid, Alain Chabat, Nicole Garcia, Kristin Scott Thomas, Costa Gavras... la liste est longue. Mais évidemment c'est moins vendeur qu'un Ch'ti ou qu'un Tuche.

Il faut pourtant trouver une idée pour moderniser cette cérémonie jugée un peu ringarde, et la création d’un nouveau César est une bonne idée. Il est souhaitable d’abandonner ce César des Entrées. Danny Boon et autres champions du box-office peuvent être distingués autrement à un autre moment : d’ailleurs en 2015 en amont de la cérémonie ça avait été déjà le cas pour Luc Besson avec une Médaille d'or de l'Académie des arts et techniques du cinéma. Il y a aussi les Trophées du Film français. Et NRJ et TF1 pourraient créer un palmarès sur le modèle des People's Choice Awards et des NRJ Music Awards.

Hors coffret, point de César

Alors, cher Alain Terzian, Président, nous vous proposons la création d’un nouveau César, qui serait un César de la Singularité (tout comme il y a meilleur espoir féminin et masculin pour les acteurs). Ce nouveau César serait enfin une façon de ne plus ignorer lors de la cérémonie la majorité des films plus modestes qui constituent justement la fameuse exception culturelle française et toute la diversité de notre cinéma, ces films qui ont des difficultés à être produits quand manque le financement d’une chaine de télévision… Des vrais films indépendants dont le producteur et le distributeur ne peuvent pas se payer le ticket d'entrée en cotisant pour un coffret luxueux envoyé aux votants par exemple. Mais les critères peuvent être élargis (nombre de salles inférieur à 20, budget inférieur à 2 M€, etc...).

Subjectivement, on aurait plaidé pour ce César de la Singularité pour des films comme:
- Compte tes Blessures de Morgan Simon
- Dans la Forêt de Gilles Marchand
- La Belle Occasion de Isild Le Besco
- Kiss & Cry de Lila Pinell et Chloé Mahieu
- Diane a les Épaules de Fabien Gorgeart

Et ce César est remis à...

César 2018: 120 battements par minute, des premiers films au top et un César du public

Posté par vincy, le 31 janvier 2018

La 43e cérémonie des César, qui aura lieu le 2 mars, a dévoilé finalement ses nominations ce mercredi 31 janvier. Sous le regard de Jeanne Moreau, avec Vanessa Paradis pour ouvrir le cinéma, Penélope Cruz en invitée d'honneur, et Manu Payet en maître de cérémonie, la prochaine cérémonie sera certainement l'occasion d'un sacre: celui de 120 battements par minute. Le film récolte 13 nominations, devant Au revoir là-haut (12), Le sens de la fête (10), Barbara et Petit paysan (8), Grave (6), Les gardiennes et Patients (4).

Mais signalons quand même la très belle place de la comédie cette année dans les nominations, qui, avouons-le, souligne aussi le manque de grands films du cinéma français cette année. Autre remarque; la présence de deux premiers films dans la catégorie suprême (Patients, Petit paysan), par ailleurs aussi nommés dans la catégorie meilleur premier film. Au moins, il y a de la fraîcheur dans l'air...

Dans la catégorie meilleur réalisateur, on notera d'ailleurs que la seule femme nommée est aussi l'auteure d'un premier film (qui plus est de genre). Rappelons que depuis un an, le César du meilleur réalisateur et le César du meilleur film ne peuvent pas revenir à la même œuvre.

On notera aussi que Laetitia Dosh, dont Jeune femme est le 8e film, n'est nommée qu'en espoir, tandis que Doria Tiller, dont c'est le premier film, a les honneurs de la catégorie actrice. De même L'échange des princesses, coproduction franco-belge, en français, adaptée d'un roman français, avec un casting essentiellement français, est retenu en film étranger. Question de règles.

Il y a aussi quelques oublis: Félicité d'Alain Gomis (pourtant à Grand prix du jury à Berlin), Emilie Dequenne (Chez nous), Sandrine Bonnaire (Prendre le large) et Céline Sallette (Corporate) côté actrices, Ava en premier film, Makala en documentaire, Moonlight, L'autre côté de l'espoir, Un homme intègre, Une femme fantastique ou encore You were never really here en film étranger, Guédiguian et sa Villa, Desplechin et ses Fantômes d'Israël et Bruno Dumont pour sa Jeannette complètement zappés, Jean-Louis Trintignant et Fantine Harduin pour Happy End, Les grands esprits et Ôtez-moi d'un doute (scénario)...

Côté distributeurs, Gaumont domine largement la fournée annuelle avec 36 nominations, devant Memento (14), Pathé (13), Pyramide (11), Studiocanal (8) e Wild Bunch (7).

Les César créent aussi à partir de cette année le César du public qui récompense le film ayant fait le plus d'entrées. Il sera remis au film français sorti en 2017 ayant réalisé le plus d'entrées (jusqu'au 27 février 2018). Pour l'instant c'est Raid dingue de Dany Boon qui domine le classement avec 4570887 entrées.

Meilleur film
120 battements par minute de Robin Campillo
Au revoir là-haut d’Albert Dupontel
Barbara de Mathieu Amalric
Le Brio de Yvan Attal
Patients de Grand Corps Malade et Mehdi Idir
Petit paysan de Hubert Charuel
Le sens de la fête de Eric Tolédano et Olivier Nakache

Meilleur réalisateur
Robin Campillo pour 120 battements par minute
Albert Dupontel pour Au revoir là-haut
Mathieu Amalric pour Barbara
Julia Ducournau pour Grave
Hubert Charuel pour Petit Paysan
Michel Hazanavicius pour Le redoutable
Eric Tolédano, Olivier Nakache pour Le sens de la fête

Meilleure actrice
Jeanne Balibar dans Barbara
Juliette Binoche dans Un beau soleil intérieur
Emmanuelle Devos dans Numéro une
Marina Fois dans L’atelier
Charlotte Gainsbourg dans La promesse de l’aube
Doria Tiller dans Monsieur et madame Adelman
Karin Viard dans Jalouse

Meilleur acteur
Swan Arlaud dans Petit paysan
Daniel Autueil dans Le brio
Jean-Piere Bacri dans Le sens de la fête
Guillaume Canet dans Rock’n’roll
Albert Dupontel dans Au revoir là-haut
Louis Garrel dans Le redoutable
Reda Kateb dans Django

Meilleure actrice dans un second rôle
Laure Calamy dans Ava
Anaïs Demoustier dans La villa
Sara Giraudeau dans Petit Paysan
Adèle Haenel dans 120 battements par minute
Mélanie Thierry dans Au revoir là-haut

Meilleur acteur dans un second rôle
Niels Arestrup dans Au revoir Là-haut
Laurent Lafitte dans Au revoir là-haut
Gilles Lellouche dans Le sens de la fête
Vincent Macaigne dans Le sens de la fête
Antoine Reinartz dans 120 battements par minute

Meilleur espoir féminin
Iris Bry dans Les gardiennes
Laetitia Dosh dans Jeune femme
Eye Haidera dans Le sens de la fête
Camelia Jordana dans Le Brio
Garance Marillier dans Grave

Meilleur espoir masculin
Benjamin Lavernhe dans Le sens de la fête
Finnegan Olfield dans Marvin ou la belle éducation
Pablo Pauly dans Patients
Nahuel Perez Biscayart dans 120 battements par minute
Arnaud Valois dans 120 battements par minute

Meilleur film d'animation
Longs métrages
Le grand méchant renard et autres contes de Benjamin Renner, Patrick Imbert
Sahara de Pierre Coré
Zombillénium de Arthur de Pins, Alexis Ducord
Courts métrages
Le futur sera chauve de Paul Caron
I’m want pluto to be a planet again de Marie amachoukeli, Vladimir Mavounia-Kouka
Le jardin de minuit de Benoït Chieux
Pépé le Morse de Lucrèce Andreae

Meilleur premier film
Grave de Julia Ducournau
Jeune Femme de Léonor Séraille
Monsieur et Madame Adelman de Nicolas Bedos
Patients de Grand Corps Malade et Mehdi Idir
Petit paysan de Hubert Charuel

Meilleur film documentaire
12 jours de Raymond Depardon
A voix haute la force de la parole de Stéphane de Freitas et Ladj Ly
Carré 35 d’Eric Caravaca
Visages, Villages d’Agnès Varda et JR
I’m not your negro de Raoul Peck

Meilleur film étranger
Le Caire confidentiel de Traik Saleh
Dunkerque de Christopher Nolan
L’échange des princesses de Marc Dugain
Faute d’amour d’Andreï Zviaguintsev
La La land de Damien Chazelle
Noces de Stephan Streker
The Square de Ruben Ostlund

Meilleure musique originale
Arnaud Rebotini pour 120 battements par minutes
Christophe Julien pour Au revoir là-Haut
Jim Williams pour Grave
Myd pour Petit paysan
Matthieu Chedid pour Visages, Villages

Meilleur court métrage
Les bigorneaux de Alice Vial
Le bleu blanc rouge de mes cheveux de Jozsa Anjembe
Debout Kinshasa ! de Sébastien Maitre
Marlon de Jessica Palud
Les misérables de Ladj Ly

Meilleur scénario original
Robin Campillo pour 120 battements par minute
Mathieu Amalric et Philippe di Folco pour Barbara
Claude Le Pape et Hubert Charuel pour Petit paysan
Julia Ducournau pour Grave
Eric Tolédano, Olivier Nakache pour Le sens de la fête

Meilleure adaptation
Albert Dupontel et Pierre Lemaître pour Au revoir là-haut
Xavier Beauvois, Frédérique Moreau et Marie-Julie Maille pour Les gardiennes
Grand corps malade et Fadette Drouard pour Patients
Eric Barbier et Marie Eynard pour La promesse de l’aube
Michel Hazanavicius pour Le redoutable

Meilleure photographie
Jeanne Lapoirie pour 120 battements par minute
Vincent Mathias pour Au revoir là-haut
Christophe Beaucarne pour Barbara
Caroline Champetier pour Les gardiennes
Guillaume Schiffman pour Le redoutable

Meilleurs costumes
Isabelle Pannetier pour 120 battements par minute
Mimi Lempicka pour Au revoir là-haut
Pascaline Chavanne pour Barbara
Anaïs Romand pour Les gardiennes
Catherine Bouchard pour La promesse de l’aube

Meilleurs décors
Emmanuelle Duplay pour 120 battements par minutes
Pierre Quefféléan pour Au revoir là-haut
Laurent Baude pour Barbara
Pierre Renson pour La promesse de l’aube
Christian Marti pour Le redoutable

Meilleur son
Robin Campillo pour 120 battements par minute
Christophe Pinel pour Au revoir là-haut
François Gédigier pour Barbara
Julie Lena, Lilian Corbeille, Grégoire Pontecaille pour Petit Paysan
Dorian Rigal Ansous pour Le sens de la fête

Meilleur montage
Robin Campillo pour 120 battements par minute
Christophe Pinel pour Au revoir là-haut
François Gédigier pour Barbara
Julie Lena, Lilian Corbeille, Grégoire Pontecaille pour Petit Paysan
Dorian Rigal Ansous pour Le sens de la fête