220000 places vendues avec la Ciné Carte des cinémas indépendants parisiens

Posté par vincy, le 6 mars 2019

Après 16 mois d'existence, les 21 salles de l’association des Cinémas Indépendants Parisiens (CIP) tire un premier bilan. Leur Ciné Carte CIP connaît un joli succès avec 33 300 cartes vendues à la fin décembre, soit 220 294 places de cinéma dont 166 853
ont été utilisées.

Le nombre de places débitées représente désormais 8% des ventes globales des salles et continue à progresser. Surtout, "les salles qui ont troqué leur carte personnelle pour la Ciné Carte CIP ont pour certaines vu leurs ventes doubler voire tripler" affirme le communiqué.

Nouvelles offres

A partir de ce mois de mars, de nouvelles offres apparaissent. La Ciné Carte CIP de 5 places (valables 6 mois- 30 €) ou de 9 places (valables 9 mois, 48 €) devient la Ciné Carte CIP "DUO". Elle est utilisable par une ou deux personnes à une même séance.
Une nouvelle Ciné Carte CIP "TRIBU" de 19 places (valables 12 mois- 98€) est lancée, destinée particulièrement aux cinéphiles qui sortent en groupe ou aux familles et peut êtredébitée jusqu’à 4 places pour une même séance.

Enfin, une offre spécifique est mise en place pour les collectivités et les comités d'entreprises. La Ciné Carte CIP "UNE PLACE"
(valable 12 mois- 7,40€ la place- vendue par lot de 20) est utilisable tous les jours à toutes les séances, dans toutes les salles participante.

Virage numérique et écologique

De plus, la Ciné Carte CIP se modernise. La vente et la recharge en ligne de la Ciné Carte sur le site cip-paris.fr ont été améliorées et seront privilégiées et les réservations de séances en ligne sont désormais possibles. Le lancement d’une application
dédiée permettant d’acheter ou de recharger sa carte, de visualiser son solde d’entrées et d’obtenir la programmation des salles les plus proches grâce à la géolocalisation est prévu cet année. Enfin, éditées actuellement sur support papier, les cartes seront bientôt dématérialisées,

Par ailleurs, 3 cinémas rejoignent le réseau:  le Lucernaire (6e), leChaplin Denfert (14e) et le Chaplin Saint-Lambert (15e) portant à 24 le nombre de salles acceptant la Ciné Carte dans Paris.

Les salles partenaires sont le Luminor Hôtel de Ville (4e), Cinéma du Panthéon (5e ), Grand Action (5e), Reflet Médicis (5e), Studio des Ursulines (5e), Studio Galande (5e), Épée de bois (5e), L’Arlequin (6e), Beau Regard (ex Etoile Saint-Germain, 6e), Le Lucernaire (6e), Nouvel Odéon (6e), Les 3 Luxembourg (6e), Le Balzac (8e), Max Linder Panorama (9e), L’Archipel (10e), Le Brady (10e), Majestic Bastille (11e), L’Escurial Panorama (13e), Le Chaplin Denfert (pas de vente, début seulement, 14e), Lieu
Secret (ex Entrepot,14e), Le Chaplin Saint-Lambert (pas de vente, débit seulement, 15e), Majestic Passy (16e), Cinéma des cinéastes (17e) et le Club de l’Étoile (17e).

La musique de Michel Legrand au Grand Rex en avril

Posté par vincy, le 29 janvier 2019

Les concerts "Michel Legrand & Friends" initialement prévus les 17 & 18 avril 2019 au Grand Rex à Paris seront maintenus. Ils prendront la forme d'un hommage en présence de nombreux invités dont Richard Galliano, Natalie Dessay, Michel Portal et Sylvain Luc. D'autres invités seront ultérieurement annoncés.

Le décès de Michel Legrand a conduit à ce changement. "Conformément aux souhaits de Michel Legrand et en accord avec sa famille, ces deux concerts seront maintenus et prendront la forme d’un hommage à sa musique et à son incomparable carrière" explique le communiqué. "Compositions originales et standards du Maestro seront à l’honneur pour célébrer l’empreinte indélébile qu'il a laissé dans l’histoire du jazz, de la chanson et la musique de film" seront au programme.

Les billets des spectateurs ayant déjà réservé leurs places resteront valables, sans aucune manipulation à effectuer de leur part. Les personnes ne souhaitant plus assister à ces soirées pourront s’adresser à leurs revendeurs (FNAC, Ticketmaster, Digitick…) pour obtenir remboursement de leurs billets.

Un nouveau multiplexe dans le quartier parisien Clichy-Batignolles

Posté par vincy, le 20 décembre 2018

Depuis hier, le complexe des 7 Batignolles est ouvert, permettant une offre cinématographique dans le quartier en pleine croissance de Clichy-Batignolles, à deux pas du nouveau Palais de Justice. L'ouverture du lieu a coïncidé avec l'arrivée du tramway dans le quartier.

Les réseaux CinéMovida (Albi, Apt, Arras, Maurepas...) et Pathé Gaumont, le réalisateur-producteur Djamel Bensalah et l'acteur-producteur Isaac Sharry se sont associés pour gérer ce multiplexe de 7 salles (1163 places), dont la première salle sphera de France (double projecteur laser, fauteuils inclinables en simili-cuir, gradinage et confort renforcé, bandeaux LED ). Cela fait six ans que le projet est en développement.

L'objectif est de 300000 entrées pour l'année 2019. Le cinéma est conçu de manière à pouvoir accueillir des concerts et des expositions, et doté d'un café avec terrasse.

Une programmation jeune public sera proposée les mercredis, samedis et dimanches. Dimanche 23 décembre, le cinéma invitera les enfants pour une après-midi festive: l'avant-première de Mia et le lion blanc, en présence du réalisateur Gilles de Maistre, du dresseur de lion et de Jacques Perrin, producteur du film, suivi d'un goûter dans le Coffee Shop (rien à voir avec ceux d'Amsterdam, qu'on se rassure).

Et sinon, le cinéma projette cette semaine Aquaman, Le retour de Mary Poppins, L'empereur de Paris, Le gendre de ma vie, Une affaire de famille, Astérix - le secret de la potion magique, Les chatouilles, Bohemian Rhapsody et Capharnaüm.

Immersion dans la vie sauvage en RV dans deux cinémas Pathé

Posté par vincy, le 8 décembre 2018

Six mois après sa présentation cannoise, depuis le mercredi 5 décembre deux cinémas Pathé parisiennes, à Beaugrenelle et La Villette, proposent des courts-métrages en réalité virtuelle à 360° produits par The Wild Immersion.

Cette plongée en immersion dans des réserves animalières coûte 10 euros pour 12 minutes de films, l'un axé sur la jungle (La Villette), l'autre sur le monde marin (Beaugrenelle).

Le spectateur se croit ainsi dans la savane ou sous l'océan. Ironie du sort, c'est ce que proposait, avec ses technologies de l'époque (notamment l'écran géant et le format Imax), la Géode (à la Villette), salle unique qui fermera ce mois-ci et rouvrira en juin 2020, (en devenant une salle du réseau Gaumont Pathé).

La RV va plus loin. C'est avant tout un nouveau service pour les salles de cinéma: du positif (écologie, animaux...), de l'innovant (des casques de RV), de la sensation (un peu chère). Paiera-t-on pour ça? Tout le pari est là...

The Wild Immersion, créé par l'ancien publicitaire Adrien Moisson, a d'abord débuté avec des films éducatifs diffusés dans des écoles, maisons de retraite ou des musées de par le monde. Sur une planète où les espèces animales disparaissent en masse et à grande vitesse, il s'agit de prendre conscience que nous ne sommes pas seuls à exister. D'autres films sont en cours de production.

Mais l'intérêt de ces courts métrages est ailleurs: ils permettent de créer de véritables réserves naturelles. Les deux premières sont censées ouvrir en Inde et en Tanzanie, grâce au pourcentage des recettes de ces films (3 %), aux bénéfices de The Wild Immersion, au financement participatif et à un appel à des investisseurs.

Cinéma sur scène: Chicago, Peau d’âne, We Will Rock You et… Jean-Paul Gaultier!

Posté par vincy, le 7 octobre 2018

Le cinéma continue d'inspirer le théâtre. On ne compte plus le nombre d'adaptations de films sur les planches chaque année. La particularité pour la saison qui vient de commencer est que les quatre plus importants spectacles musicaux de la rentrée ont tous le cinéma dans le sang.

Chicago est un musical dès son origine. Créée en 1975 par Bob Fosse (Cabaret) et Fred Ebb, avec des paroles de Fred Ebb et une musique de John Kander, le drame musical a été transposé au cinéma en 2002, film oscarisé réalisé par Rob Marshall avec Catherine Zeta-Jones, qui lui valu un Oscar, Renée Zellweger, Richard Gere et Queen Latifah. Le spectacle revient, depuis deux semaines et jusqu'en juin prochain, au Théâtre Mogador, là où se sont déjà joués Le Roi Lion, Grease, Sister Act ou encore Mamma Mia!. Véritable réussite en terme de qualité, porté par une belle distribution, le show déroule cette histoire à l'humour noir où le glam, les égos et le meurtre font bon ménage.

Peau d'âne, à l'origine un conte de Charles Perrault, est devenu un film culte de Jacques Demy en 1970, avec Catherine Deneuve, Delphine Seyrig, Jacques Perrin et Jean Marais. Les musiques de Michel Legrand ont beaucoup contribué à son succès à travers le temps. Du 14 novembre au 17 février prochain, une "féérie musicale" s'installe au Théâtre Marigny, avec la participation de Claire Chazal, mais, surtout, toujours les musiques de Michel Legrand. De quoi chanter de nouveau la Recette pour un cake d'amour et Amour, amour.

C'est la star posthume de la saison: Freddie Mercury. Il sera sur grand écran avec le biopic qui lui est consacré, Bohemian Rhapsody, en salles le 31 octobre, avec Rami Malek dans le rôle du chanteur de The Queen. Mercury est partout puisque, de son côté, We Will Rock You investit les planches: la comédie musicale est produite par Robert De Niro et basée sur les chansons de Queen a été écrite par l'auteur et comédien anglais Ben Elton avec les membres restants du groupe Queen, Brian May et Roger Taylor. Elle tourne depuis 2002 dans le monde entier (28 pays, 16 millions de spectateurs) et arrive enfin en France cette année, au Casino de Paris. Elle s'y joue depuis la fin septembre, adaptée en français. 20 chansons du groupe composent cette histoire futuriste. Le musical pourrait être l'un des prochains à être adapté au cinéma.

Enfin, il y a le Jean-Paul Gaultier Fashion Freak Show aux Folies Bergères, qui semble conquérir la presse intello (Le Monde), séduire un public nombreux, confirmant la popularité internationale du styliste. Ni revue, ni musical, ce spectacle biographique (de son nounours à Madonna en passant les années Sida) et exubérant n'a a priori rien à voir avec le cinéma. Les musiques, les défilés, tout nous renvoie avec bonheur dans les années 1980 et 1990. Pourtant sur scène, le 7e art n'est pas absent avec la présence de Catherine Deneuve, Rossy di Palma, Alex Lutz, Antoine de Caunes, Valérie Lemercier et surtout Micheline Presle. C'est d'ailleurs sa fille, la césarisée Tonie Marshall, qui a mis en scène ce show paillettes et cuir, années Palace et époque Rita Mitsouko. Débuté officiellement cette semaine, cette "extravaganza" se jouera au moins jusqu'à la fin de l'année, et plus si affinités avec le public.

Oscars, quotas européens, expansion internationale: Netflix mise sur le « glocal »

Posté par vincy, le 2 octobre 2018

De global, Netflix devient "glocal". La compagnie californienne continue de s'étendre. Tout d'abord à Paris. La société a annoncé la semaine dernière la réouverture d'une antenne parisienne (deux ans après sa fermeture). Cela va commencer avec trois nouvelles séries françaises, quatre films "originaux" et un documentaire. Jusque là, Netflix a produit la série en deux saisons Marseille, et développe avec Capa Drama la série Osmosis, avec Hugo becker et Agathe Bonitzer, et la sitcom Plan cœur, réalisée par Noémie Saglio (Connasse, princesse des cœurs) et Renaud Bertrand, et interprétée par Zita Hanrot, Sabrina Ouazani et Joséphine Draï.

De nouveaux projets

Netflix, qui avait promis de développer son offre française il y a quelques mois, a confirmé ses projets: la sitcom Family Business de Igor Gotesman (Five), sur l'ouverture d'un premier coffee shop en France, la série horrifique Marianne, coécrite par Samuel Bodin et Quoc Dang Tran (Dix Pour Cent, Nox) et la série Vampires, d'après le livre de Thierry Jonquet.

A cela s'ajoute quatre films: Banlieusards de Kery James et Leila Sy, avec Bakary Diombera, Jammeh Diangana et Kery James ; La Grande Classe, de Rémy Four et Julien War avec Jérôme Niel ; la romance Paris et une fête d'Elisabeth Vogler, avec Noémie Schmidt, Grégoire Isvarine et Lou Castel ; le docu Solidarité, de Stéphane de Freitas (À voix haute).

Sans oublier, la nouvelle version d'Arsène Lupin, avec Omar Sy dans le rôle du gentleman cambrioleur dans une série qui vise un public mondial.

Un ancrage local

Déjà installée à Londres et Amsterdam, Netflix va donc revenir à Paris, pour mieux se rapprocher de ses 3,5 millions d'abonnés (la plateforme en comptabilise 130 millions dans le monde). Après l'annonce d'une base de production à Madrid il y a trois mois, portée par le carton mondial de La Casa del Papel et par l'ambition d'inonder l'Amérique latine de productions hispanophones, Netflix a également révélé le 1er octobre qu'un quatrième bureau en Europe serait ouvert dans la capitale espagnole. Là encore il s'agit de se rapprocher de ses abonnés en leur offrant un contenu local, et exportable. La Casa del Papel est la série non-anglophone la plus vue de l'histoire de la plateforme dans le monde, au point de commander une troisième saison, exclusivement pour Netflix.

La bonne nouvelle c'est que la compagnie va reverser une part de ses revenus au système de production français et espagnol (2% en France), comme tous les diffuseurs.

Une grosse vague de concurrents

Cette stratégie anticipe sans doute le déferlement de concurrents (Salto pour les Français France Télévisions-TF1-M6, Disney et Hulu, Nordic 12 par les TV publiques scandinaves, etc...). D'autant que France Télévisions a récemment déclaré qu'elle ne cèderait plus les droits de ses programmes à Netflix (actuellement on peut y voir Dix pour Cent par exemple). Les fournisseurs de contenus de Netflix deviennent ses concurrents. Autant produire soi-même ses contenus dans ce cas. Car, en plus de cela, la législation européenne veut imposer un quota de 30% de programmes européens pour les plates-formes de streaming (et en cas de Brexit dur, est-ce que ça comprendra les productions britanniques?).

Mais Netflix est confronté à un autre problème. La guerre avec le Festival de Cannes, qui ne veut plus mettre en compétition des films qui ne seront pas projetés en salles, et la polémique avec le Festival de Venise, où Roma d'Alfonso Cuaron a remporté le Lion d'or alors qu'il ne sera peut-être pas diffusé au cinéma, montrent les crispations du secteur contre la plateforme. Avec ou sans chronologie des médias, les exploitants de plusieurs pays voient en Netflix un ennemi. La plateforme l'a bien compris, tout comme elle a saisi que les Oscars ne changeraient pas leur règlement, obligeant un film qui veut concourir à être projeté à New York et Los Angeles avant le 31 décembre.

Des films Netflix en salles (sauf en France)

Netflix met donc de l'eau dans son vin. Déjà avec Okja, la Corée du sud avait réussi à imposer une sortie en salles. Ce sera aussi le cas de Wolf Brigade. Le film 22 July, de Paul Greengrass, en compétition à Venise et prévu pour le 10 octobre sur Netflix, sera finalement lancé dans une centaine de salles dans le monde, notamment dans les grandes villes américaines, malgré le refus des réseaux AMC et Regal. Il sortira aussi dans les pays scandinaves le 4 octobre pour une semaine d'exploitation, mais également à Toronto, au Royaume Uni, en Allemagne, en Espagne, en Italie, au Benelux et en Pologne.

Même procédé avec le nouveau film de Tamara Jenkins, Private Life, qui sera distribué dans une vingtaines de salles (New York, Los Angeles, Londres, Toronto...). Le nouveau film des frères Coen, The Ballad of Buster Scruggs, le film achevé d'Orson Welles, The Other Side of the Wind, et le film de David Mackenzie, Outlaw king, pourraient bénéficier de la même stratégie. Tout comme Roma afin qu'il puisse être nominable aux Oscars.

Cela ne changera rien pour la France. Hormis les festivals qui peuvent diffuser les films Netflix - ce sera le cas de Lumière à Lyon qui proposera le Orson Welles comme le Alfonso Cuaron -, la chronologie des médias, y compris celle qui est actuellement en discussion, empêche des sorties simultanées en salles et SVàD. Avec une victime: le cinéphile.

[L'instant Glam'] Rooney Mara dans une publicité signée Todd Haynes

Posté par kristofy, le 27 septembre 2018

Festival de Cannes 2015 : Rooney Mara gagne un Prix d'interprétation pour Carol réalisé par Todd Haynes, un des plus beaux films de l'année. Le charisme de l'actrice Rooney Mara est tellement unique qu'elle se retrouve au générique de quelques gros films réalisés par David Fincher, Steven Soderbergh, Joe Wright ou Terrence Malick... Mais c'est plutôt dans le cinéma indé qu'elle offre ses meilleures performances chez David Lowery, Spike Jonze, Todd Haynes donc, et Gus Van Sant. Il y a comme un 'mystère Rooney Mara' ou derrière son visage d'icône de papier glacé brûle une troublante fièvre dans ses yeux...

Les actrices américaines les plus populaires reçoivent presque toutes des offres de contrats pour devenir égérie publicitaire d'un parfum de luxe (français) : Charlize Theron, Natalie Portman, Keira Knightley, Julia Robert, Kirsten Stewart, Jennifer Lawrence se démultiplient sur nos écrans, dans les magazines et dans les rues, couloirs de métro et flancs de bus. Ces publicités partagent d'ailleurs les mêmes codes : décors très glamour, vent dans les cheveux, et le parfum qui promet une irrésistible séduction. Et souvent Paris en arrière-plan.

Rooney Mara est devenue elle aussi à son tour une égérie de parfum. Elle incarne "L'interdit" de Givenchy. Moins populaire (malgré 2 nomination aux Oscars) que ses consœurs (aucun de ses films n'a été un carton mondial, hormis Millénium et The Social Network, elle n'est quasiment pas dans les pages des magazines people), cela en fait un choix d'autant plus audacieux. Alors que le principe d'une campagne publicitaire est pour la marque d'exploiter la popularité et l'image de l'actrice, ici c'est plutôt une représentation de Rooney Mara (le 'mystère Rooney Mara') qui est utilisé pour contribuer à donner une nouvelle identité à la marque.

Le film publicitaire est évidemment réalisé par Todd Haynes, ce qui rajoute encore du glamour et de la hype. La narration est habile : l'histoire (parisienne) commence dans un décor de fête très chic (en fait là où s'arrêtent le plus souvent les pubs de parfum concurrentes), et Rooney s'en va rejoindre une autre fête très secrète en passant par le métro (et la fameuse Porte des Lilas, sans poinçonneur). Cette fête est plus clandestine cachée derrière une porte souterraine, et on devine que durant la nuit transgressive, Rooney va s'extasier avec probablement une femme ou même plusieurs corps... Un parfum pour braver l'interdit ?

Un bel été pour les cinémas UGC

Posté par vincy, le 29 juillet 2018

UGC va pouvoir agrandir deux de ses cinémas en Ile-de-France. La commission nationale d'aménagement cinématographique a autorisé l'extension de son UGC Ciné Cité de Créteil qui passera de 12 à 18 écrans et de 2860 fauteuils à plus de 3700 et l'extension de l'UGC Maillot (Palais des Congrès de paris, à deux pas de son siège social). Ce petit cinéma de quartier (4 écrans, 764 sièges) deviendra un multiplexe (12 écrans, 1148 sièges). Il passerait sous l'enseigne Ciné Cité. Ce cinéma pourtant bien localisé souffre d'une chute de sa fréquentation depuis plusieurs années (163 143 en 2017), loin des standards du réseau.

UGC s'apprête à rouvrir son cinéma Gobelins, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Avec sa façade vitrée aux allures de Times Square, le nouveau multiplexe offrira 11 salles et 1173 places. L'écran de la façade accueillera par ailleurs un programme d'art vidéo de Hector Castells Matutano.

Promise pour fin juillet, on constate toujours que le bâtiment est en chantier. Une affaire de jours sans doute.

Enfin, soulignons qu'une étude américaine du cabinet ComScore a couronné l'UGC Cité Ciné Les Halles comme multiplexe le plus fréquenté du monde avec 3,27 millions de spectateurs en 2017. Avec 70000 séances par an, 492 films de 85 pays différents, le cinéma est aussi le plus diversifié dans sa programmation.

Le Champo fête ses 80 ans

Posté par vincy, le 24 juin 2018

Le cinéma Le Champo -Espace Jacques Tati célèbre ses 80 ans à partir du 26 juin et ce pendant une semaine. Cet anniversaire, sous le parrainage d'Isabelle Huppert et de Bertrand Tavernier, sera l'occasion de festivités spéciales avec près de 50 films, des avant-premières, des soirées-rencontres et une "master class" avec Juliette Binoche le 1er juillet !

Les invités des soirées-rencontres honorées seront Alexandra Stewart, Justine Malle, Claduia Vardinale, Margarethe von Trotta, Pierre Arditi, Jérôme Deschamps, Philippe Garrel, Louis Garrel, Francis Huster, Marin Karmitz ou encore Bertrand Tavernier,... Une programmation jeune public avec Michel Ocelot et Serge Bromberg est également à l'agenda. Sans passer à coté d'une Nuit Tarantino samedi 30 juin de minuit à l’aube, avec trois films (Kill Bill 1 et 2, Django Unchained en salle 1 ; Jackie Brown, Pulp Fiction, Inglourious Basterds en salle 2) et un petit déjeuner offert.

Les films proposés sont éclectiques: Chabrol, Losey, Kaurismäki, Guitry, Jacquot, Bertolucci, Rohmer, Renoir, Hitchcock, Visconti, Pialat, Ophuls, Carné, Burton, Godard, Antonioni, Fellini... de quoi réviser son histoire du 7e art.

Situé en plein Quartier Latin, à deux pas de la Sorbonne, le Champollion est devenu Le Champo en 1988 et a été inscrit aux monuments historiques en 2000. Sa première séance s'est tenue le 22 juin 1938. Il possède deux salles qui ont une capacité totale de 250 places.

Fermeture du cinéma La clef à Paris: amenez votre bouteille pour noyer le chagrin!

Posté par vincy, le 15 avril 2018

Rien n'y a fait. Le cinéma associatif La Clef projettera ses derniers films aujourd'hui, dimanche 15 avril. Ironiquement, le dernier film projeté s'intitule Avant que nous disparaissions, à 20h30. Toute la journée se succèderont Fortunata, Kedi, des chats et des hommes, Blancanieves, L'ordre des choses, Nostalgie de la lumière, Moi, Tonya et Ceci est mon corps, film ayant attiré le plus de spectateurs dans l'histoire du cinéma (devant Demain).

Depuis plusieurs mois, le cinéma se bat contre le comité d'entreprise de la Caisse d’Epargne d’Ile-de-France, propriétaire des murs. Un comité de défense s'était créé (Laisseznouslaclef). La maire du Ve arrondissement Florence Berthout a tenté une négociation, sans résultats. L'adjoint à la culture, et premier adjoint d'Anne Hidalgo, Bruno Julliard, a interpellé (tardivement) la ministre de la Culture Françoise Nyssen. Si la ville de paris n'a pas fait plus, le ministère, de son côté, n'a carrément pas répondu. L'équipe a essayé de racheter les murs, en vente, depuis un an.

Mais le 15 avril, le CE de la CEIDF a exigé que la place soit libre. La culture a finalement peu d'intérêt pour le Comité d'entreprise et la banque. Tout le monde s'est finalement "heurté à un mur de silence" comme l'explique La Clef. C'est d'autant plus surprenant que le Comité d'entreprise est dirigé par des syndicalistes étiquetés à gauche (SUD, CGT).

La culture ne vaut rien contre la valeur des murs parisiens

"Dans son ultime communication le propriétaire, le Comité d’Entreprise de la Caisse d’Epargne d’Ile de France (CECEIDF) finit par justifier son refus de nous vendre les murs de La Clef d’un définitif « le CECEIDF est libre de vendre, ou pas, son bien à qui il veut et comme il veut »" explique La Clef. "Bien sûr, juridiquement c’est inattaquable. Mais quand on est propriétaire d’un lieu culturel qui accueille du public, et que ce public s’est approprié ce lieu et sa programmation si spécifique pendant des années, moralement n’y a-t-il pas un devoir de tout mettre en oeuvre pour le pérenniser ?" interroge l'exploitant.

Cependant, les salariés permanents du Cinéma La Clef se sont constitués en collectif, indépendamment de la direction de l'association afin de pouvoir engager "un dialogue constructif avec les élus du CECEIDF, d’aujourd’hui ou de demain" et "d’évaluer la possibilité de faire converger nos valeurs et nos intérêts : la sauvegarde du Centre Culturel La Clef." Ils proposent "un projet de reprise en adéquation avec l’histoire du lieu". Le collectif a lancé une campagne de financement participatif sur WeJustice avec un objectif de 10 000 € à capter en 30 jours.

Rien ne dit que cela suffira. Car, plus prosaïquement, on voit bien que le Comité d'entreprise veut réaliser une belle opération financière, plutôt que de soutenir un cinéma qui a organisé près de 25000 séances en diffusant 2500 films de 130 pays différent, 1200 débats, et 150 festivals en sept ans et demi. Soit 370000 spectateurs et aucun pop-corn vendu aucune publicité

On ignore ce qu'adviendra de ce bâtiment. Mais Isabelle Buron, présidente de l’association du Cinéma La Clef et Raphaël Vion, directeur et co-programmateur veulent un enterrement joyeux: "Pour nous aider à passer ce cap douloureux, nous vous proposons, pour celles et ceux qui ne seraient pas encore sur les pistes ou sous les cocotiers, de venir avec nous noyer notre tristesse dans la boisson (alcoolisée ou non), à partir de 19h. Merci d’apporter une bouteille, on s’occupe du reste. Et merci à toutes et tous, à celles et ceux qui pourront venir / à celles et ceux qui seront avec nous par la pensée."