Pas de deuxième chance pour Démineurs aux USA

Posté par vincy, le 10 mars 2010

Nous vous annoncions ce matin que 36 salles françaises reprogrammaient l’Oscar du meilleur film, Démineurs. Aux Etats-Unis, malgré les six récompenses obtenues dimanche soir, les salles de cinéma n’ont pas voulu bousculer leur programmation, considérant que le film était disponible en DVD (ceci dit en France aussi).

Le distributeur américain, Summit Entertainment (richissime depuis la saga Twilight) n’a pas pu convaincre beaucoup de nouvelles salles. Le film est toujours diffusé dans 283 cinémas.  Il n’a rapporté que 14,7 millions de $ à date au box office nord-américain. C’est l’Oscar du meilleur film qui a le plus faible box office depuis l’ère des blockbusters (1976). Le dernier Empereur, ancien détenteur du “record” avait quand même récolté 18 millions de $ avant sa glorieuse razzia, pour finir à 44 millions de $.

AMC Entertainment et Cinemark ont quand même accepté de le projeter dans quelques salles. Mais le leader des multiplexes, Regal Entertainment a refusé la proposition. Au total, Démineurs gagnera 35 salles pour être diffusé dans 318 cinémas, la plupart indépendants.

Le film peut se consoler avec ses 780 000 DVD déjà vendus ou télechargés et ses 5,4 millions de locations.

Démineurs s’offre une deuxième chance dans 36 salles françaises

Posté par vincy, le 10 mars 2010

Sorti fin septembre 2009, Démineurs, désormais auréolé de 6 Oscars dont celui du meilleur film, avait attiré seulement 200 000 curieux.

Son distributeur SND (groupe M6) ressort aujourd’hui le film dans 36 salles françaises, dont 7 à Paris (Bretagne, Médicis, Escurial, Saint-Lambert sur la Rive Gauche et Mac-Mahon, Publicis, UGC Orient-Express sur la Rive Droite).

Pour l’Île de France comme pour la France, ce ne sont pas forcément les plus grandes villes qui sont privilégiées, hormis Lille et Strasbourg. Une stratégie de diffusion dans des villes moyennes comme Poitiers, Avignon, Brest ou Perpignan qui permet une séance de rattrapage dans des pôles souvent oubliés par des sorties confidentielles.

Pour les autres, Démineurs est disponible en DVD et en VOD.

Oscars : la soirée de la femme

Posté par vincy, le 8 mars 2010

demineurs

Un palmarès déminé, dominé par le film de Kathryn Bigelow. Peu de surprises finalement durant cette loooooooooongue cérémonie, malgré quelques “premières” dans l’histoire des Oscars, à commencer par le prix de la meilleure réalisation qui revient (enfin) à une femme, Kathryn Bigelow.

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- Démineurs notre critique

Félicitations au producteur Nicolas Schmerkin et au collectif H5, les réalisateurs Ludovic Houplain, Hervé de Crécy et François Alaux, (Logorama) pour leur Oscar du meilleur court métrage animé, seuls français vainqueur de la soirée. (voir le film sur Vimeo).

Oscars : le co-réalisateur d’Ajami lance une nouvelle polémique

Posté par vincy, le 7 mars 2010

ajami oscarsDécidément, ces Oscars ne se préparent pas dans la sérénité. Après l’exclusion de la cérémonie du producteur français de Démineurs, c’est l’un des réalisateurs du film Ajami, en course pour l’Oscar du  meilleur film en langue étrangère, qui a fait parler de lui. Scandar Copti (à droite sur la photo) a déclaré à une télévision israélienne, Channel 2, qu’il ne veut pas représenter Israël à cette cérémonie. “Je ne peux pas représenter un pays qui ne me représente pas“. “Il y a un cinéaste palestinien et des acteurs palestiniens et des acteurs israéliens. Techniquement, il représente israël, mais je ne représent epas Israël.

Scandar Copti est membre de la communauté arabe israélienne, tandis que son co-réalisateur, Yaron Shani (à gauche sur la photo), est de confession juive. Les Arabes israéliens (1,5 millions) ont les mêmes droits que les Juifs mais nombreux accusent Israël de pratiquer des discriminations à leur égard.

Ajami est justement le reflet de ce quotidien entre Arabes et Juifs à Tel Aviv.

Les propos de Copti ont déclenché un tollé en Israël, où l’on a vite fait de mélanger la politique, la passion religieuse et les enjeux cinématographiques. Yaron Shani n’est lui-même pas d’accord avec son partenaire. “C’est un film israélien, il représente ce pays, il parle “israélien” et évoque des problèmes en rapport avec Israël. La question de la représentation est justement au coeur des enjeux politiques et de la perspective à donner aux relations entre les deux communautés, problèmes qui ont besoin de solution.”

Selon un communiqué, la ministre de la Culture, Limor Livnat, a rappelé que le réalisateur devait sa présence à Hollywood uniquement grâce aux fonds publics israéliens : “Sans le support financier de l’Etat d’Israël, Copti ne se tiendrait pas dimanche soir sur le tapis rouge“.

Ce film a mis sept ans à se faire. La plupart des scènes ont été improvisées avec des acteurs tous amateurs. Mention spciéale pour la Caméra d’or à Cannes, il a gagné 5 “Oscars” du cinéma israélien, dont le meilleur film. Shani et Copti ont aussi ramené chez eux les prix des meilleurs réalisateurs, scénaristes et monteurs.

Razzie Awards : Transformers 2, pire film de l’année

Posté par vincy, le 7 mars 2010

razzie awards framboises dLes Razzie Awards (voir toutes les nominations) ont sacré Transformers 2 pire film de l’année, mais aussi son réalisateur Michael Bay et ses scénaristes. Trois prix bien mérités pour ce blockbuster “hyper lourd, hyper long, et immensément stupide“.

Autre grande “gagnante”, Sandra Bullock, Razzie de la pire actrice (All about Steve) et du pire couple (avec Bradley Cooper). L’actrice est pourtant favorite à l’Oscar de la meilleure actrice. Un doublé unique si elle emporte dans le même week-end l’Oscar et le Razzie, mais pas pour les mêmes films. Bullock, comme Halle Berry en 2005, est venue elle-même chercher son trophée. Elle a quand même déclaré avec une pointe d’ironie : “Je reviendrai l’an prochain si vous me promettez de voir le film et de vous demander si c’était vraiment la pire interprétation de l’année. Si ce n’est pas le cas, je rendrai mon Razzie.” Ayant interrompu un dîner de charité avec Jeffrey Katzenberg (patron de DreamWorks Animations) pour assister à cette farce rituelle hollywoodienne, elle a conclu : “Maintenant, il faut que j’y retourne car vous comprenez, c’est Jeffrey Katzenberg et clairement, il peut me griller à vie“. Un Razzie n’a jamais grillé qui que ce soit.

Dommage car les Jonas Brothers, pires acteurs, ne trouveraient plus de boulot au cinéma. Ce qui serait réjouissant pour tout le monde.

Pour le 30e anniversaire des récompenses, les Razzie ont ont aussi décerné des prix aux multinominés représentant le pire de la décennie. Et finalement voilà le résultat : Le navet de la décennie est Battlefield Earth, Terre champ de bataille, hymne déguisé à la scientologie avec l’un de ses adeptes John Travolta. Eddie Murphy et Paris Hilton ont été reconnus pour leur immense talent à être les pires comédiens de cette décennie.

Oscars : les français font parler d’eux

Posté par vincy, le 6 mars 2010

La semaine du compte-à-rebours a commencé en trombe pour les Oscars. Démineurs, qui part favori pour l’Oscar du meilleur film et l’Oscar du meilleur réalisateur (qui serait pour la première fois de l’Histoire de la cérémonie une réalisatrice), a fait l’objet d’une violente controverse. L’un de ses producteurs, le Français Nicolas Chartier, sera interdit d’Oscars. Il garde sa nomination mais ne foulera pas le tapis rouge.

Il a en effet enfreint le règlement de l’Académie en adressant un courriel (maladroit) aux votants, les exhortant à préféré un film indépendant à “un long métrage à 500 millions de $“. Pourtant, selon des sources bien informées, ce courriel aura eu peu d’impact. Il semblerait que ce soit plié en faveur de Démineurs. Il restait un quart des bulletins de vote à recevoir lorsque l’affaire a éclaté.Les votes sont clos depuis mardi après midi.

L’Académie a été sévère. Elle n’a pas vraiment tenu compte du mea culpa du producteur. Il aurait du savoir que les candidats ne doivent pas émettre une opinion négative ou désobligeante sur les films en compétition.

French Touch

Si Chartier ne montera pas sur scène, il risque, si le film gagne, d’être l’un des français heureux de la soirée. Le cinéma hexagonal est la vedette américaine de cette course aux Oscars. Un prophète (film en langue étrangère) et Le Ruban Blanc (co-production française dans la même catégorie) ne sont pas favoris face au film argentin, El secreto de sus ojos. Deux courts-métrages - French roast (Fabrice Joubert) et Logorama  (Alaux, de Crecy et Houplain)vont devoir affronter les multi-oscarisés Wallace et Gromit.

Coco avant Chanel est sélectionné pour ses costumes, une semaine après son César dans cette catégorie.  Déjà deux fois nommé, Bruno Delbonnel est en lice pour la meilleure photo (Harry Potter 6). Alexandre Desplats en est lui aussi à sa troisième nomination pour sa musique de Fantastic Mr. Fox. La production franco-irlandaise Brendan et le Secret de Kells concourt pour le prix du meilleur film d’animation qui devrait être emporté haut la main par Là-haut.

Enfin côté chanson, Marion Cotillard est indirectement nommée pour “Take it All” dans Nine et a pour rival “Loin de Paname” (Faubourg 36).

Une soirée qui pourrait s’avérer décevante pour l’audimat

On s’attend à peu de surprises, cependant. Christoph Waltz, Mo’Nique, Sandra Bullock et Jeff Bridges devraient gagner le prix d’interprétation, chacun dans leur catégorie.  Démineurs (film), Kathryn Bigelow (réalisateur), Là haut (animation), In the Air (adaptation) paraissent incontournables.

Résultat dans la nuit de dimanche à lundi.

The Blind Side sur FilmoTV la veille des Oscars

Posté par vincy, le 5 mars 2010

The Blind Side est le succès surprise du second semestre 2009 aux Etats-Unis. 250 millions de $ plus tard, et un Oscar à portée de main pour Sandra Bullock, le film n’a toujours pas de date de sortie en France, mais, si vous vous abonnez à FilmoTV, vous pourrez le voir, légalement, dès le samedi 6 mars.

Warner s’interroge sur la sortie du film en salles, peu convaincue par l’attrait des films de sports auprès du public français.  Une sortie en DVD semble plus probable. FilmoTV sert surtout de laboratoire expérimental pour explorer d’autres manières de diffuser des films à faible potentiel.

Pour 4 euros 99,  et pour une durée pour l’instant indéterminée, ce gros hit sera en exclusivité sur cette chaîne qui propose aussi le catalogue de Clint Eastwood, ceux de Pathé, Bac Films, Wild Side, Wild Bunch…

Une cérémonie des César à oublier

Posté par geoffroy, le 4 mars 2010

cesar 2010La soirée des César 2010 n’a pas conquis les foules. L’audience, en chute libre, incite l’académie à revoir sa copie au plus vite.  

Soutenir que la 35e cérémonie des César fut sage et sans surprise relève du doux euphémisme tant elle aura été soporifique comme laborieuse. Ce triste constat, n’en déplaise aux lauréats, démontre la difficulté des César à célébrer comme il se doit – c’est-à-dire au-delà de la simple récompense – l’ensemble des professionnels du cinéma français. Sans remettre en cause le cru 2010, dominé par Un Prophète de Jacques Audiard, la cérémonie tourna court en égrenant sans âme les prix les uns à la suite des autres.

Vous me rétorquerez qu’un prix se décerne, s’acclame, se siffle à l’occasion – rarement aux César je vous l’accorde – et se remercie. Difficile, en effet, de changer un modus operandi balisé depuis 35 ans. Cela veut-il dire que la manière de s’y prendre n’aurait plus aucune importance ? A entendre les « pitch » d’avant récompense, oui. Au fil des années ils deviennent de plus en plus sirupeux et « télévisuellement » très plats, à l’instar du traditionnel discours d’ouverture prononcé cette année par une Marion Cotillard sans conviction ni originalité.

Quelques mots mous et pompeux prononcés avec hésitation pour rappeler que nous avons la chance de “partager ici ce soir le même rêve de cinéma, la chance d’être dans un pays qui rend ce rêve possible, un cinéma d’une grande richesse“. Une chance en effet de pouvoir “aimer, vivre, rire” puis “de nous battre, nous mettre en colère… de hurler même si ça nous chante…

Comme de coutume, les invités discourent sans gêne à la recherche du plus bel aphorisme afin d’éviter l’errance du lieu commun. N’empêche qu’ils furent nombreux un peu à l’image d’une soirée lente, statique, verbeuse, déclarative à en perdre la tête et le fil. Pourquoi ne pas avoir lâché la bride sur la scène du Châtelet en proposant un spectacle fait de surprises et de rebondissements, de bonne humeur et de spontanéité ? Il semblerait, au grand dam des spectateurs, que cela ne soit pas le genre de la maison. Que voulez-vous, chez nous, on ne badine pas avec les César quitte à plomber sévèrement l’ambiance.

Conséquence : notre duo vedette Gad Elmaleh / Valérie Lemercier s’est laissé étouffer par le rythme de sénateur d’une cérémonie morne, sans vivacité ni liberté de ton. Trois heures à faire du surplace et à attendre que chaque lauréat termine son discours, faut quand même assumer. Dans ce registre ils ont été plutôt bons, comblant autant que faire se peut un vide artistique pour le moins troublant. La soirée, exceptés les grognements lyriques d’une Jeanne Balibar en transe n’ayant pas peur du ridicule, l’émotion vraie d’une Adjani en larmes, l’hommage « lucchinien » à l’immense Eric Rohmer et le César d’honneur rendu à la star hollywoodienne Harrison Ford fut, il faut le reconnaitre, d’une platitude rarement atteinte.

Sans forcément prendre en exemple la cérémonie des Oscars, rendons à César ce qui est aux Oscars : le souffle, le show, les paillettes, le rêve. Il suffit de voir ou revoir  la « perf » d’un Hugh Jackman survolté en président de cérémonie des Oscars 2009 pour s’en convaincre. A côté d’un tel savoir-faire scénique, notre édition 2010 fait pâle figure. Résultat des courses, le programme diffusé en clair sur Canal+ a réuni 1,7 millions de téléspectateurs (9,1% de part d’audience, divisée de moitié depuis 2005).

Si les César 2010 auront plébiscité Un Prophète, récompensé par deux fois Tahar Rahim (une première un peu étrange faisant du jeune acteur aussi bien le meilleur espoir masculin que le meilleur acteur), mis un zéro pointé au Welcome de Lioret et récompensé une comédie comme meilleur premier film (Les Beaux Gosses), un dernier point s’impose. Il est navrant de constater qu’il n’y a toujours pas de César du meilleur film d’animation. Un comble pour le pays inventeur du dessin animé (Emile Cohl a projeté sa Fantasmagorie le 17 août 1908 à Paris).

Il serait judicieux de réparer cette injustice dès la revue 2011 qui, on l’espère, sera bien plus palpitante. Le maintient de sa diffusion sur une chaîne nationale en dépend.

Un prophète, de nouveau en salles le 3 mars

Posté par vincy, le 3 mars 2010

UGC n’a pas tardé à réagir à la moisson de 9 Césars pour son film Un prophète. Le co-producteur et distributeur du film ressort le film ce mercredi 3 mars dans 150 cinémas français. Il avait séduit lors de sa première exploitation 1 252 000 spectateurs et est actuellement disponible en DVD.
Le film commence sa carrière aux Etats-Unis dans 9 salles. A quelques jours des Oscars, où il est nommé (mais pas favori), le film a déjà récolté près de 200 000 $ de recettes.

Une Education. Raisons et sentiments à retrouver en livre

Posté par kristofy, le 25 février 2010

J’ai tant à vous montrer…“.

Une éducation est sorti en salles mercredi 24 février. L’histoire de Jenny, élève brillante, qui se prépare à intégrer Oxford. Sa rencontre avec un homme deux fois plus âgé qu’elle va tout remettre en cause. Dans un monde qui se prépare à vivre la folie des années 60, Jenny va découvrir la vie, l’amour, Paris, et devoir choisir son existence.

Ce film immédiatement attachant où une histoire particulière a une portée universelle est réalisé par la danoise Lone Scherfig qui avait déjà montré avec Wilbur et surtout avec Italian for beginners combien elle savait filmer ses personnages. L’histoire est celle des souvenirs de Lynn Barber (une journaliste) scénarisés par Nick Hornby. Hornby fut professeur avant d’être journaliste puis romancier et scénariste. De nombreux livres ont déjà été adaptés en film comme Haute Fidélité, A propos d’un gamin (About a Boy). Vous pouvez les retrouver en poche chez 10-18, aux côtés d’autres romans : Carton jaune, La bonté mode d’emploi, 31 songs, Vous descendez?, Slam et, à venir Juliet nue.

Une éducation sort dans la même collection. Il s’agit du scénario du flm. 192 pages pour 6 euros 50. Une belle leçon de cinéma, par ailleurs citée à l’Oscar de la meilleure adaptation.

Vous pourrez revivre la transformation de la chenille en papillon, l’adolescente en jeune femme, qui s’ouvre aux autres et au monde. Une Education déjà remarqué au festival de Sundance avec notamment un prix du public ; c’était aussi un coup de cœur lors de sa découverte au Festival britannique de Dinard; enfin il est en lice pour les Oscars avec plusieurs nominations dont celle de la meilleure actrice, Carey Mulligan, qui fient de recevoir le prix de la meilleure actrice (et pas Meryl Streep). Elle est la belle révélation de ce film, transportant ce personnage de Jenny avec une subtilité confondante de naturel, tantôt naïve ou ingénue impossible de ne pas être sous le charme. Carey Mulligan est d’ailleurs en passe de devenir la nouvelle coqueluche de Hollywood, depuis elle a déjà tourné devant les caméras de Jim Sheridan, Mark Romanek ou Oliver Stone.

On pourra reprocher à la réalisatrice Lone Scherfig un académisme un peu trop sage, mais au moins elle s’est attachée à servir au mieux cette histoire illuminée par la surprenante/séduisante Carey Mulligan. Une Education ressemble à une leçon de cinéma populaire et réjouissant avec sa belle élégance teintée d’une légère irrévérence. Ce genre de scénario qu’on ne sait pas écrire en France : charmant et généreux.