Un record de 93 films candidats à l’Oscar du meilleur film international

Posté par vincy, le 8 octobre 2019

93 films sont en course pour l'Oscar du meilleur film international (nouvelle dénomination de l'Oscar du meilleur film en langue étrangère). Une liste de semi-finalistes (10 films) sera dévoilée le 16 décembre tandis que les nominations finales  tomberont le 13 janvier 2020. le successeur de Roma sera connu le 9 février.

- Le précédent record datait d'il y a deux ans avec 92 films. L'an dernier, 87 films avaient tenté leur chance. Le Ghana, le Nigéria et l'Ouzbékistan concourent pour la première fois.

- Parmi les favoris, on note la présence de nombreux films cannois comme Parasite, Douleur et Gloire, Les Misérables, It must be Heaven, Atlantique, Les siffleurs, Le traître, La vie invisible d'Euridice Gusmao, And then we danced et Papicha, malgré l' interdiction de projection dans son pays, ce qui aurait du le disqualifier et en fait, finalement, une exception.

- Le Japon présente un film d'animation, une première depuis Princesse Mononoke, et le Royaume Uni ose un film Netflix du comédien Chiwetel Ejiofor.

- Si l'on dénombre aussi pas mal de primo-réalisateurs, on peut aussi remarquer que le truchement des coproductions permet à des pays comme la Belgique, le Luxembourg ou le Royaume-Uni justement de présenter des films qui sont davantage latino-aémricain, israélien ou africain, respectivement.

- De toute cette liste on retiendra aussi que seul Pedro Almodovar a déjà obtenu cet Oscar, pour Tout sur ma mère en 2000.

La liste

Afrique du sud: Knuckle City de Jahmil X.T. Qubeka
Albanie: The Delegation de Bujar Alimani
Algérie: Papicha de Mounia Meddour
Allemagne: System Crasher de Nora Fingscheidt
Arabie Saoudite: The Perfect Candidate de Haifaa Al Mansour
Argentine: Heroic Losers de Sebastián Borensztein
Arménie: Lengthy Night de Edgar Baghdasaryan
Australie: Buoyancy de Rodd Rathjen
Autriche: Joy de Sudabeh Mortezai

Bangladesh: Alpha de Nasiruddin Yousuff
Biélorussie: Debut de Anastasiya Miroshnichenko
Belgique: Nuestra Madres de César Díaz
Bolivie: I Miss You de Rodrigo Bellott
Bosnie-Herzégovine: The Son d'Ines Tanovic
Brésil: La vie invisible d'Euridice Gusmao de Karim Aïnouz
Bulgarie: Ága de Milko Lazarov

Cambodge: In the Life of Music de Caylee So et Sok Visal
Canada: Antigone de Sophie Deraspe
Chilie: Spider de Andrés Wood
Chine: Ne Zha de Yu Yang
Colombie: Monos de Alejandro Lande
Corée du sud: Parasite de Bong Joon Ho
Costa Rica: The Awakening of the Ants de Antonella Sudasassi Furniss
Croatie: Mali de Antonio Nuic
Cuba: A Translator de Rodrigo Barriuso et Sebastián Barriuso
Danemark: Queen of Hearts de May el-Toukhy
République Dominicaine: The Projectionist de José María Cabral

Equateur: The Longest Night de Gabriela Calvache
Egypte: Poisonous Roses de Ahmed Fawzi Saleh
Espagne: Douleur et gloire de Pedro Almodóvar
Estonie: Truth and Justice de Tanel Toom
Ethiopie: Running against the Wind de Jan Philipp Weyl
Finlande: Stupid Young Heart de Selma Vilhunen
France: Les Misérables de Ladj Ly
Géorgie: Shindisi de Dimitri Tsintsadze
Ghana: Azali de Kwabena Gyansah
Grèce: When Tomatoes Met Wagner de Marianna Economou

Honduras: Blood, Passion, and Coffee de Carlos Membreño
Hong Kong: The White Storm 2 Drug Lords de Herman Yau
Hongrie: Those Who Remained de Barnabás Tóth
Islande: A White, White Day de Hlynur Pálmason
Inde: Gully Boy de Zoya Akhtar
Indonésie: Memories of My Body de Garin Nugroho
Iran: Finding Farideh de Azadeh Moussavi et Kourosh Ataee
Irlande: Gaza de Garry Keane et Andrew McConnell
Israël: Incitement de Yaron Zilberman
Italie: Le traître de Marco Bellocchio
Japon: Weathering with You de Makoto Shinkai

Kazakhstan: Kazakh Khanate. The Golden Throne de Rustem Abdrashov
Kenya: Subira de Ravneet Singh (Sippy) Chadha
Kosovo: Zana de Antoneta Kastrati
Kirghizistan: Aurora de Bekzat Pirmatov
Lettonie: The Mover de Davis Simanis
Liban: 1982 de Oualid Mouaness
Lituanie: Bridges of Time de Audrius Stonys et Kristine Briede
Luxembourg: Tel Aviv on Fire de Sameh Zoabi

Macédoine du nord: Honeyland de Ljubo Stefanov et Tamara Kotevska
Malaisie: M for Malaysia de Dian Lee et Ineza Roussille
Maroc: Adam de Maryam Touzani
Mexique: The Chambermaid de Lila Avilés
Mongolie: The Steed de Erdenebileg Ganbold
Monténegro: Neverending Past de Andro Martinovi
Népal: Bulbul de Binod Paudel
Nigéria: Lionheart de Genevieve Nnaji
Norvège: Out Stealing Horses de Hans Petter Moland
Ouzbekistan: Hot Bread de Umid Khamdamov

Pakistan: Laal Kabootar de Kamal Khan
Palestine: It Must Be Heaven de Elia Suleiman
Panama: Everybody Changes de Arturo Montenegro
Pays-Bas: Instinct de Halina Reijn
Pérou: Retablo de Alvaro Delgado Aparicio
Philippines: Verdict de Raymund Ribay Gutierrez
Pologne: Corpus Christi de Jan Komasa
Portugal: The Domain de Tiago Guedes
République Tchèque: The Painted Bird de Václav Marhoul
Roumanie: The Whistlers (Les siffleurs) de Corneliu Porumboiu
Royaume-Uni: Le garçon qui dompta le vent de Chiwetel Ejiofor
Russie: Beanpole de Kantemir Balagov

Sénégal: Atlantique de Mati Diop
Serbie: King Petar the First de Petar Ristovski
Singapour: A Land Imagined de Yeo Siew Hua
Slovaquie: Let There Be Light de Marko Skop
Slovénie: History of Love de Sonja Prosenc
Suède: And Then We Danced de Levan Akin
Suisse: Wolkenbruch’s Wondrous Journey into the Arms of a Shiksa de Michael Steiner
Taïwan: Dear Ex de Mag Hsu et Chih-Yen Hsu
Thaïlande: Krasue: Inhuman Kiss de Sitisiri Mongkolsiri
Tunisie: Mon cher enfant de Mohamed Ben Attia
Turquie: Commitment Asli de Semih Kaplanoglu

Ukraine: Homeward de Nariman Aliev
Uruguay: The Moneychanger de Federico Veiroj
Vénezuela: Being Impossible de Patricia Ortega
Vietnam: Furie de Le Van Kiet

1917 de Sam Mendes : première claque visuelle de 2020 ?

Posté par wyzman, le 6 octobre 2019

Alors que l'année 2019 aura été marquée par le cannois Parasite et les vénitiens Ad Astra et Joker, le cru 2020 pourrait être tout aussi extraordinaire.

Film historique et blockbuster auteurisé

Le pitch de 1917 est simple : en pleine Première Guerre Mondiale, Schofield et Blake, deux jeunes soldats britanniques, se voient assigner une mission tout simplement impossible. Porteurs d’un message qui pourrait empêcher une attaque dévastatrice et la mort de centaines de soldats, dont le frère de Blake, ils se lancent dans une véritable course contre la montre, derrière les lignes ennemies.

Inspiré de faits réels (Sam Mendes tient cette histoire de son grand-père), 1917 est sans l'ombre d'un doute l'un des films les plus attendus de cette fin d'année aux Etats-Unis. Toujours bien informé sur le sujet, Collider l'imagine très bien dans la course aux Oscars tant le premier film de Sa Mendes post-007 Spectre semble s'approcher d'un jamais-vu jusque-là au cinéma. A l'instar de Gravity il y a quelques années, 1917 a sur le papier tout d'une claque visuelle. Fier de son expérience acquise sur Jarhead : la fin de l'innocence et Skyfall, Sam Mendes a ici disposé de 100 millions de dollars de budget de production pour réaliser son pari fou : tourner son film en plan séquence.

Dans Vanity Fair, il explique notamment : "C'était un choix fondamentalement émotionnel. Je voulais voyager chaque pas avec ces hommes pour respirer chaque souffle avec eux. Elle devait être viscérale et immersive. Ce qu'on leur demande de faire est presque incroyablement difficile. La façon dont le film est réalisé est conçue pour vous rapprocher le plus possible de cette expérience." Si Amblin a d'ores et déjà dégainé les behind the scenes pour nous conforter dans l'idée d'une expérience immersive, le film dispose avant tout d'un casting quatre étoiles.

Nouvelle génération et talents confirmés

Pour incarner les deux jeunes soldats, DreamWorks Pictures, Reliance Entertainment, New Republic Pictures, Neal Street Productions et Amblin Partners ont choisi George MacKay et Dean-Charles Chapman. Le premier, âgé de 27 ans, a fait ses preuves dans Pride et Captain Fantastic. Le second, âgé de 22 ans, est également loin d'être inconnu au bataillon puisqu'il incarnait Tommen Baratheon dans Game Of Thrones et sera prochainement à l'affiche du film Netflix Le Roi. 1917 réunit également une belle brochette de stars au CV impressionnant : Mark Strong, Andrew Scott, Richard Madden, Colin Firth, Benedict Cumberbatch.

Et bien que l'on apprécie de voir tous ces visages réunis dans un seul et même film, force est de reconnaître que l'équipe technique de 1917 mérite autant d'attention. Le scénario a été écrit par Sam Mendes et Krysty Wilson-Cairns, la femme à qui l'on doit la très bonne série horrifique Penny Dreadful. La photographie est signée Roger Deakins, l'homme à qui l'on doit les belles images de No Country for Old Men, The ReaderTrue Grit, Sicario et Blade Runner 2049. Et comme si cela ne suffisait pas, on ne saurait qu'être enthousiaste à l'idée de découvrir la bande originale composée par Thomas Newman (La Couleur des sentiments, Le Pont des espions, Le Monde de Dory).

Outre une prouesse technique, 1917 pourrait créer un consensus lors des prochains Oscars. Déjà salués par la critique, The Irishman, Jojo Rabbit, Marriage Story, Once Upon a Time in Hollywood et Parasite doivent s'attendre au pire face à un film de guerre inspiré de faits réels et réalisé par un homme dont les 7 films cumulent 23 nominations aux Oscars. Attendu aux Etats-Unis le 25 décembre prochain, 1917 sortira en France le 15 janvier 2020.

« Les misérables » candidat de la France aux Oscars

Posté par vincy, le 20 septembre 2019

Ce ne sera pas une réalisatrice. Céline Sciamma avec Portrait de la jeune fille en feu et Alice Winocour avec Proxima n'ont pas été retenus pas la commission chargée de désigner le film qui représentera la France aux prochains Oscars. Les Misérables de Ladj Ly, produit par SRAB Films, tentera donc sa chance pour être le 9 février prochain à Los Angeles.

Prix du jury à Cannes, vendu dans une vingtaine de territoires dans le monde, le film sortira aux USA le 10 janvier 2020, avec le distributeur Amazon Studios. En France, il est prévu dans les salles le 20 novembre. Il a déjà fait le tour de festivals comme Sydney, Shanghai, Durban et Toronto...

L'objectif réaliste sera d'être finaliste, ce qui n'est pas arrivé depuis 2016 (avec Mustang), à défaut d'être lauréat. Parasite, Palme d'or à Cannes, de Bong Joon-ho part largement favori et devrait offrir le premier Oscar du film international (nouvelle dénomination) à la Corée du sud. Aussi surprenant que cela paraisse aucun film sud-coréen n'a jamais été nommé dans cette catégorie!

Parmi les autres poids lourds attendus, on retrouve Douleur et gloire de Pedro Almodovar, La vie invisible d’Euridice Gusmão de Karim Aïnouz, It Must Be Heaven d'Elia Suleiman, Et puis nous danserons de Levan Akin, Les siffleurs de Corneliu Porumboiu  et le film d'animayion de Makoto Shinkai Weathering with You. Plusieurs pays n'ont pas encore fait leur choix tels le Canada, la Chine, l'Italie, Israël ou la Russie.

Oscars 2020 : Deux films cannois en lice pour représenter la France

Posté par wyzman, le 16 septembre 2019

Cette année encore, le Festival de Cannes conserve son titre de place to be pour découvrir "avant tout le monde" l'éventuel représentant de la France aux prochains Oscars.

Trois films présélectionnés

Si l'on vous disait cet été que le CNC a modifié les conditions d’éligibilité des candidats français, ce n'était pas pour rien. En effet, avec sa nouvelle réglementation, le Centre national du cinéma et de l'image animée s'est assuré qu'un film français puisse déposer sa candidature dès lors qu’il a connu une exploitation en salle (même limitée) avant le 30 septembre. Une manière d'offrir à plus de films la possibilité de concourir. Plus encore, si l'on en croit Le film français, la commission chargée de désigner le futur représentant de la France s'est réunie une première fois aujourd'hui.

Les trois films désormais présents dans la shortlist ne sont autres que Les misérables de Ladj Ly (en salle le 20 novembre), Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma (en salle ce mercredi) et Proxima d'Alice Winocour (en salle le 27 novembre). Les deux premiers ont marqué le dernier Festival de Cannes puisque Les misérables a reçu le Prix du jury (ex-aequo avec Bacurau de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles) tandis que Portrait de la jeune fille en feu s'est vu décerner le Prix du scénario.

Pour rappel, la commission est désormais composée de six professionnels du cinéma (deux réalisateurs, deux producteurs et deux vendeurs internationaux) choisis chaque année par le ministre de la Culture sur proposition du CNC et de trois membres de droit (le président d’UniFrance, le directeur général délégué du Festival de Cannes et le président des César). La commission se réunira à nouveau le 20 septembre pour choisir l'heureux élu.

Il convient de rappeler que le film en question doit en outre avoir un contrôle artistique majoritairement détenu par des citoyens ou résidents français et être réalisé en langue étrangère (pour l’Académie), c’est-à-dire dans une langue autre que l’anglais mais sans que la langue soit nécessairement celle du pays d’origine. Les prochains Oscars se tiendront le 9 février 2020.

Oscars 2020 : Le CNC modifie les conditions d’éligibilité des candidats français

Posté par wyzman, le 3 juillet 2019

Cette année, la France ne va pas manquer de candidats sérieux pour la représenter dans la catégorie meilleur film en langue étrangère des Oscars 2020. Mais avant de se lancer dans l’éternel casse-tête du "Qui nous représentera ?", le CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée) est en train d’opérer quelques changements afin d’élargir le nombre de candidats possibles.

Une exploitation bouleversée

Selon le média américain Variety, le CNC serait en train de modifier ses critères d’éligibilité. Jusqu’ici, pour qu’un film puisse représenter la France aux Oscars de l’année suivante, il fallait qu’il ait été exploité en salle sur plusieurs dizaines d’écrans avant le 30 septembre. Avec son nouveau système, un film français pourra déposer sa candidature dès lors qu’il aura connu une exploitation en salle (même limitée) avant le 30 septembre. Si certains détails doivent encore être peaufinés, ces sorties limitées pourraient être de l’ordre d’au moins 6 projections sur une durée d’au moins sept jours, confie une source au magazine américain.

En plus d’offrir de nouvelles possibilités d’exploitations aux différents acteurs du secteur cinématographique, ces modifications laissent la possibilité à des films dont la sortie est prévue à l’hiver d’avoir leur chance. Car il convient de rappeler qu’auparavant, les films présentés à la Mostra (Venise), au TIFF (Toronto) ou au Zinemaldia (Saint-Sebastien) se retrouvaient systématiquement hors-course pour les Oscars. Voilà pourquoi personne ne semblait plus surpris de voir les films sélectionnés au Festival de Cannes toujours présents dans la shortlist. Pour rappel, 7 des 10 derniers candidats français ont été présentés sur la Croisette !

D’autres changements à venir

Petit bouleversement pour les exploitants de salles, la nouvelle éligibilité des candidats français pour les Oscars n’est pas le seul sujet d’interrogations. Et cela notamment parce que le CNC pourrait bien surprendre la presse en dévoilant les noms des nouveaux membres de la Commission chargée de la sélection de notre représentant. Pour assurer un meilleur équilibre, il se dit de plus en plus fort que Thierry Frémaux, l’actuel délégué général du Festival de Cannes et président de l’Institut Lumière de Lyon, devrait annoncer prochainement qu’il quitte son siège.

En attendant, le premier semestre désormais écoulé, certains candidats semblent déjà très sérieux. Il y a tout d’abord Les Misérables de Lady Ly qui fait la part belle aux violence policières et dont la sortie en salle est prévue pour le 20 novembre. Malheureusement, l’achat des droits américains par Amazon Studios pourrait faire grincer des dents le comité de sélection comme ce fut au cas au moment de l’annonce, à Cannes.

Ce qui laisse le champ un peu plus libre pour Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma. Le film visible dès le 18 septembre au cinéma évoque le désir ardent et la passion amoureux de deux femmes respectables au 18e siècle. Mais le François Ozon n’a pas dit son dernier mot. Dans le déjà sorti Grâce à Dieu, le cinéaste s’intéresse au combat des victimes d'abus sexuels sur mineurs dans l’Eglise avec pour source d’inspiration, l’affaire Barbarin.

Oscars 2020 : La moitié des nouveaux membres pourrait être des femmes

Posté par wyzman, le 1 juillet 2019
L'Académie des Arts et Sciences du Cinéma vient d'annoncer que la moitié des 842 nouveaux membres invités à la rejoindre sont des femmes.

Des progrès notables

Critiquée ces dernières années pour son manque de représentativité (comprenez par là de diversité raciale et sexuelle), l'organisation à l'origine des Oscars ajoute dans son communiqué que 29% des nouveaux invités sont des personnes de couleur. Comme c'est souvent le cas, si ces nouveaux membres invités acceptaient, l'Académie doublerait ainsi le pourcentage de personnes non blanches dans ses rangs en l'espace de quatre ans. Du côté des sections, sur les 17 que comptent l'Académie, cette année, 10 d'entre elles ont envoyé autant d'invitation à des hommes que des femmes.

Parmi ces nouveaux membres invités, on trouve pas mal d'acteurs très vue cette année : Jamie Bell de RocketmanSterling K. BrownLetitia Wright de Black PantherCamille Cottin de Chambre 212Claire Foy de First ManTom Holland d'Avengers : EndgameLady Gaga d'A Star Is BornWill Poulter de Detroit. Mais également des réalisateurs tels que Matteo Garrone (Dogman) et Mélanie Laurent (Galveston). Comme le rappelle très bien Variety, en 2015, les personnes de couleur ne représentaient que 8% des membres de l'Académie. En 2019, ce nombre est passé à 16% d'après l'Académie. Sur ces 8 946 membres actifs, 8 733 ont le droit de voter pour les Oscars.

Pour rappel, les Oscars 2019 avaient tout d'une victoire pour la diversité. Après le backlash du mouvement #OscarsSoWhite en 2016, les décoratrices Hannah Beachler et Ruth E. Carter ont été récompensées pour leur travail sur Black Panther. Regina King (Si Beale Street pouvait parler) et Mahershala Ali (Green Book) ont été sacrés meilleurs acteurs dans des rôles secondaires. De leurs côtés, Spike Lee et Kevin Willmott sont repartis avec l'Oscar du meilleur scénario adapté pour BlackKklansman.

David Lynch, Geena Davis, Wes Studi et Lina Wertmüller honorés par les Oscars

Posté par vincy, le 3 juin 2019

L'Académie des Oscars avance toutes ses dates pour la saison 2019/2020, y compris celle du conseil des Governors Awards, entité qui se charge depuis 11 ans de décerner les Oscars d'honneur. Ce conseil des gouverneurs a choisi quatre personnalités - deux hommes, deux femmes - pour l'éidtion 2019: les comédiens Wes Studi et Geena Davis et les cinéastes David Lynch et Lina Wertmüller.

On comprend à la lecture de ces quatre noms que les conseil a été soucieux d'une ouverture aux minorités mais aussi à des formes de cinéma rarement oscarisés. Studi, Lynch et Wertmuller recevront un Oscar d'honneur pour l'ensemble de leur carrière tandis que Davis, seule oscarisée des autres (meilleur second-rôle féminin dans Voyageur malgré lui en 1988) sera distinguée par le Jean Hersholt Humanitarian Award.

La cérémonie, habituellement à la mi novembre, se déroulera cette année le 27 octobre.

Wes Studi, acteur amérindien de 71 ans, a été remarqué dans des films comme Danse avec les Loups, Le dernier des Mohicans, Heat, Avatar, ou le récent Hostiles. C'est le premier comédien d'origine amérindienne à recevoir une statuette. Jusque là, seuls Graham Greene et Chef Dan George avaient été les seuls amérindiens nommés à un Oscar d'interprétation.

L'italienne Lina Wertmüller, 90 ans, a été la première réalisatrice nommée à l'Osacr dans la catégorie réalisateur, en 1975 avec Pasqualino (elle était également nommée dans la catégorie meilleur film en langue étrangère et meilleur scénario original), présenté à Cannes Classics cette année.. Deux fois en compétition à Cannes comme à Berlin, une fois à Venise, la cinéaste a été l'une des figures du nouveau cinéma italien dans les années 1970, tournant avec Giancarlo Giannini, Sophia Loren et Marcelo Mastroianni.

David Lynch est culte, indéniablement. Palme d'or en 1990 avec Sailor et Lula (l'un de ses quatre films en compétition à Cannes), le cinéaste a été trois fois nommé à l'Oscar en tant que réalisateur (Elephant Man, Blue Velvet, Mulholland Drive) et une fois en tant que scénariste (Elephant Man). Lynch c'est évidemment, aussi, Twin Peaks pour le petit écran et un cinéma de plus en plus expérimental et formaliste depuis 20 ans. Producteur, scénariste, comédien, musicien, chef opérateur, il est l'un des auteurs les plus singuliers du cinéma américain.

Enfin, Geena Davis sera distinguée en tant que fondatrice du Geena Davis Institute on Gender in Media, une ONG qui cherche à améliorer la représentation des femmes et des minorités sexuelles au cinéma et à la télévision, notamment dans les programmes jeunesse. Elle a aussi lancé le Bentonville Film Festival pour soutenir les femmes et la diversité dans l'industrie. En tant que comédienne, elle a connu une belle période entre 1986 et 1992 (La mouche, Beetlejuice, Thelma et Louise, Héros malgré lui) avant de glisser progressivement vers la production et la télévision.

Oscars 2019 : L’Académie annonce une petite révolution

Posté par wyzman, le 10 août 2018

Dans un message adressé aux membres, John Bail et Dawn Hudson (respectivement président et directrice générale de l'Académie des arts et des sciences du cinéma) ont annoncé que la cérémonie des Oscars allait subir quelques changements majeurs.
Bienvenue aux blockbusters ?
La première et principale raison du buzz autour des Oscars consiste en la création future d'une catégorie dédiés aux films populaires. Une décision qui a de quoi faire sourire. En effet, depuis plusieurs années, les votants sont vivement critiqués pour leurs choix, autant sur le plan de leur diversité de sujets et de protagonistes que sur leur caractère intellectuel. Malgré les changements déjà effectués sur l'éligibilité des votants, ces derniers demeurent majoritairement blancs, vieux et de sexe masculin.
Un facteur qui, pour certains, explique l'absence récurrente de films populaires et commerciaux parmi les nommés. L'an dernier, la moyenne des recettes générése par les nommés dans la catégorie meilleur film était la plus basse que l'on avait connue depuis 2011. Il va sans dire que la naissance d'une catégorie concentrée sur les blockbusters pourrait rendre la cérémonie plus alléchante pour le public jeune dont les annonceurs manquent cruellement. Mais cette décision a surtout engendré un sentiment de colère parmi de nombreux cinéphiles ces dernières heures. Pour beaucoup, l'Académie envoie ici un message clair : les films commerciaux ne sont pas dignes des récompenses majeures aux Oscars. Un affront !
Et bien que des films tels que Les Gardiens de la Galaxie, Star Wars : Le Réveil de la Force ou encore Suicide Squad aient récemment été récompensés, il s'agissait toujours de prix techniques. Un constat qui a de quoi surprendre lorsque l'on sait que quelques années plus tôt, Titanic et Gladiator repartaient avec les honneurs. La question est dès lors de savoir si ces dernières années, les membres de l'Académie et les votants ne se seraient pas un peu trop embourgeoisés. Cela expliquerait sans doute pourquoi ils préfèrent nommer des films "plus admirés que vus".
Persuadés que les blockbusters et les films commerciaux tuent le cinéma, les votants ont sans doute tout intérêt selon eux à perpétuer un tel entre-soi. Quel a dû être leur choc lorsqu'en 2009 la catégorie phare est passée de 5 à 10 films ! En attendant de connaître les premiers nommés de cette nouvelle catégorie, la direction de l'Académie a tenu à préciser qu'un blockbuster nommé dans sa catégorie pourrait toujours conquérir parmi les meilleurs films.
Faire revenir le public
Afin de redevenir plus attractive aux yeux des téléspectateurs et des annonceurs, l'Académie a également annoncé que la cérémonie ne durerait désormais plus que 3 heures au lieu des 4 presque atteintes lors de l'édition 2018. Pour parer à ce manque de temps, certains prix seront désormais remis pendant les coupures pub. Certains de ces moments seront rajoutés au montage et visibles plus tard. Si cette mesure a du sens, force est de reconnaître que les organisateurs sont dans une impasse.
L'an dernier, les Oscars ont connu leur plus basse audience historique avec "seulement" 26,5 millions de téléspectateurs branchés devant le sacre de The Shape Of Water. On est dès lors très loin des 57,2 millions de curieux pour Titanic en 1997 et des 43,7 millions de cinéphiles pour 12 Years A Slave en 2013. Et comme l'Académie ne fait jamais les choses à moitié, la cérémonie a été avancée de trois semaines, dès 2020. Considérée comme l'ultime cérémonie de remises de prix, les Oscars ont aujourd'hui lieu après d'autres cérémonies tells que les Golden Globes, les Screen Actors Guild Awards et Critics' Choice Awards. Fin d'un suspense pour certains, l'enchaînement donne à beaucoup l'impression que les Oscars ne sont que l'ultime couronnement, un événement plus très attendu car trop prévu et prévisible.
Si les Oscars 2019 se tiennent toujours le 24 février prochain, l'édition 2020 aura donc lieu le 9 février. Dans cette configuration, elle aura lieu avant les Satellite Awards, les BAFTA et les Spirit Awards et pourrait redevenir un moment synonyme de surprises. Il faut néanmoins se demander si la cérémonie parviendra à garder son âme malgré tous ces changements. Devenue particulièrement politique au cours de la dernière décennie, elle pourrait devoir faire face à une nouvelle controverse en cas de non nomination de Black Panther. Le film de Ryan Coogler et Marvel sorti en février dernier est d'ores et déjà donné gagnant dans la catégorie meilleure blockbuster - "une victoire de seconde classe".