Cannes 2019 sans Netflix selon « Variety »

Posté par redaction, le 18 mars 2019

Ce sera la deuxième année consécutive sans productions Netflix au festival de Cannes. Selon les informations exclusives de Variety, Netflix n'aura aucun film en compétition ou hors-compétition sur la Croisette cette année. On savait déjà que The Irishman de Martin Scorsese ne serait sans doute pas prêt. Si l'information est juste, on peut désormais éliminer The Laudromat de Steven Soderbergh, le nouveau film de Noah Baumbach, The King de David Michôd et Uncut Gems des frères Safdie, pourtant en compétition il y a deux ans.

Aucune solution n'aurait été trouvée malgré d'intenses discussions depuis plusieurs mois. Netflix n'enverra donc que ses acheteurs au marché pour faire ses emplettes (et pourra quand même s'enorgueillir du logo cannois si la société achète les droits de distribution d'un film en sélection officielle). Les exploitants européens seront rassurés de constater que leurs revendications sont écoutées. La chronologie des médias ne sera pas entamée. Les seuls perdants restent les cinéphiles et les festivaliers. Le grand gagnant, éventuellement, sera Venise qui récupèrera les films potentiels, comme l'an dernier la Mostra avait sélectionné un certain Roma ou l'inédit d'Orson Welles, The Other Side of the Wind.

Après tout, ce n'est pas si important. Il y a suffisamment de prétendants pour Cannes, et l'an dernier, avec des films comme Une affaire de famille, Cold War, Capharnaüm, Burning et Blackkklansman, le Festival de Cannes a su trouver sa place aux Oscars comme dans les palmarès de fin d'année. Cannes sera surtout le seul grand festival à ne pas avoir de productions Netflix cette année puisque même Berlin a placé un film de la plateforme de streaming dans sa compétition cette année.

Les prétendants américains ne manquent pas

Mais, contrairement à l'année dernière, le festival de Cannes ne manquera pas de poids lourds américains, répondant ainsi indirectement à la critique entendue (et infondée selon nous vu la qualité de la sélection globale). Outre Once Upon a Time in Hollywood de Quentin Tarantino, quasiment sécurisé, on pourrait trouver les derniers films de James Gray, Jim Jarmusch, Richard Linklater, Ari Aster, James Mangold, Terrence Malick, Harmony Korine (pas en compétition puisque déjà présenté à SXSW), Kelly Reichardt, Ira Sachs ou encore Benh Zeitlin... On n'est pas non plus à l'abri d'une surprise comme Aladdin, Rocketman, Toy Story 4, Men in Black International en séances glam hors-compétition.

Cannes affichera un peu plus son statut de résistant dans une industrie qui cherche à distinguer la salle de cinéma au cinéma à la maison, malgré les milliards d'investissements que promettent Netflix, Amazon ou Apple pour des auteurs prestigieux, respectés, qui ne trouvent plus forcément de financement auprès des studios. Mais cannes reste une rampe de lancement incomparable pour un film d'auteur américain. Même sans Netflix au générique.

The Irishman de Martin Scorsese (enfin) en montage

Posté par vincy, le 14 mars 2019

Thierry Frémaux était le week-end dernier à Los Angeles. S'il parlait restauration, on imagine qu'il en a profité pour faire le tour des studios. Et peut-être pour négocier avec Netflix la présence de quelques uns des gros films qu'il pourrait projeter à Cannes.

Parmi ceux-ci, il y a le nouveau Martin Scorsese, Palme d'or en 1976 et président du jury en 1998. The Irishman est l'un des plus gros budgets de Netflix (140M$). Cependant, même si Netflix et Cannes parviennent à pactiser de nouveau, rien n'est certain sur le présence du film sur la Croisette. Le montage vient à peine de commencer. Et il y aurait plus de 300 scènes entre les mains de la vénérable Thelma Schoonmaker, la monteuse fidèle du cinéaste.

Car cette fois-ci, Scorsese a abandonné sa technique du storyboard pour mettre en scène au jour le jour chaque plan et laisser les comédiens s'emparer de la séquence..

Le film réunit Robert De Niro et Joe Pesci, qui ont partagé l'affiche de Raging Bull, Les Affranchis et Casino, trois des plus grands Scorsese. Anna Paquin, Ray Romano (qui était dans la série Vinyl, produite par le réalisateur) et Harvey Keitel (au générique de Mean Streets et Taxi Driver) sont aussi du casting. Mais le bonus c'est Al Pacino dans le rôle de Jimmy Hoffa (déjà incarné par Jack Nicholson dans Hoffa en 1992). Pour lui, c'est une première avec Scorsese. Il a déjà été face à De Niro dans Heat de Michael Mann, un événement à l'époque tant les deux acteurs représentaient la nouvelle génération du cinéma américain des années 1970. Pacino sera aussi à l'affiche de Once Upon a Time in Hollywood de Quentin Tarantino, promis pour la compétition cannoise.

L'histoire est celle du maffieux Frank "L'irlandais" Sheeran, soupçonné d'avoir assassiné le chef de la mafia Jimmy Hoffa.

Netflix a prévu de diffuser The Irishman au second semestre 2019 en vue de concourir pour les Oscars, si les règles de l'Académie ne changent pas sous la pression du lobbying de Steven Spielberg.

Trois films et deux projets pour Ben Affleck

Posté par vincy, le 26 février 2019

Ben Affleck abandonne le costume de Batman mais enchaîne les projets. L'acteur, absent des écrans depuis Justice League fin 2017, est attendu dans 3 films et vient de confirmer un quatrième.

Universal Pictures a acquis les droits de distribution de I Am Still Alive, adaptation du roman éponyme de Kate Alice Marshall, qui, selon l'éditeur américain est un mix entre Into the Wild et The Revenant, avec une dose de girl power.

Lori Evans Taylor écrira le scénario: l'histoire d'une adolescente gravement blessée après un accident de voiture, qui a tué sa mère. Elle est obligée de migrer chez son père, qui vit reclus dans le Canada sauvage, et va devoir trouver des ressources en elle pour s'adapter à cet environnement isolé et hostile. Affleck incarnerait le père.

L'acteur va être en vedette d'une prochaine sortie attendue sur Netflix le 13 mars, Triple frontière, réalisé par J.C. Chandor, avec Charlie Hunnam, Adria Arjona, Oscar Isaac, Garrett Hedlund et Pedro Pascal.

Toujours sur Netflix, il sera ensuite aux côtés d'Anne Hathaway et Willem Dafoe dans The Last Thing He wanted de Dee Rees. Enfin, cette fois-ci en salles, il sera une ancienne star de basket et veuf dans le drame Torrance de Gavin O'Connor.

Côté réalisation, après l'immense flop de Live at night, le réalisateur d'Argo, a en projet l'adaptation d'un Agatha Crhistie, Witness for the Prosecution (Témoin à charge), déjà transposé au cinéma en 1957 par Billy Wilder avec Marlène Dietrich et Charles Laughton. Le scénario a été confié à Christopher Keyser.

L’Association Française des cinémas Art et Essai interpelle les réalisateurs pactisant avec le diable Netflix

Posté par redaction, le 22 février 2019

Dans une tribune parue dans Le Monde du samedi 23 février, François Aymé, Président de l’Association Française des cinémas Art et Essai, interpelle dans un long texte les frères Coen et Alfonso Cuaron, dont les récents films ont été diffusés sur Netflix, et absents des salles de cinéma, malgré leurs prix au Festival de Venise en septembre dernier.

Le conflit continue donc. Il souligne plusieurs craintes de la part des exploitants qui voient Netflix (et les plateformes de SVàD) et ses milliards d'euros d'investissements dans les contenus comme une menace à plusieurs visages. Celle de détourner les gens des salles au profit de leur salon. Celle de d'ôter aux salles de cinéma plusieurs films signés d'auteurs populaires. On pourrait rétorquer que Netflix & co ne sont pas les seuls concurrents au cinéma puisque le temps de loisirs, pas forcément extensible, et le pouvoir d'achat, pas plus croissant, contraignent de faire des choix, avec notamment la capacité du jeu vidéo (Fortnite en premier lieu cette année) à être chronophage et parfois coûteux. Qu'il n'y a pas forcément de salles de cinéma ou de diversité de films à proximité. Qu'une sortie au ciné coûte aussi très chère, ce qui amène souvent à une concentration du public sur quelques films qui "rassurent".

Toujours est-il que l'Afcae regrette "que cette longue relation de confiance et de mise en valeur de vos oeuvres sur grand écran, devant un public d’aficionados, s’arrête, comme ça, brutalement".

"Les temps changent, c’est tout, répondez-vous en substance dans de multiples entretiens. Oui mais la question est de savoir, dans quel sens et pourquoi ? Pour le bien des diffuseurs ? Des auteurs ? Du public ? Des oeuvres elles-mêmes ?" poursuit le texte.

L'Afcae souligne que les films, quand ils n'étaient pas exclusivement réservés à Netflix, avaient plusieurs vies - la salle, la VàD, le DVD, la télévision -, et plusieurs supports, du smartphone à Canal + en passant par l'ordi ou le grand écran. "Ce n’est pas vous qui vous adaptez au public mais l’inverse : le public doit s’adapter aux choix que vous avez faits : confier l’exclusivité durable de votre dernière œuvre à une plate-forme. Le choix que vous laissez à votre public, c’est : ou bien vous vous abonnez à Netflix et vous pouvez découvrir notre film sur un petit écran, ou bien vous ne le voyez pas. Ce n’est pas un choix, c’est une obligation, en tout cas pour vos fans" explique François Aymé, qui ajoute: "Cela s’appelle la privatisation d’une œuvre."

La tribune, sous forme de publicité dans Le Monde, souligne "que toutes les évolutions, adaptations, mutations du cinéma se sont faites dans le sens d’un progrès concret, technique, objectif : passage au parlant, à la couleur, au cinémascope, au Dolby, confort des salles… À chaque fois, il s’est agi d’améliorer la qualité du spectacle cinématographique et la valorisation des œuvres, quand bien même la diffusion décalée de cette œuvre se démultipliait au fil des ans sur d’autre supports."

Le constat est qu'il ne s'agit pas d'un "progrès" mais d'une "régression". "En faisant ce choix, vous assumez un double renoncement. Vous renoncez à la valorisation optimale et technique de votre œuvre sur un grand écran et via une chaine sonore qui restituent les subtilités, les nuances de votre travail. Et vous renoncez à la dimension collective de la découverte de votre œuvre. Vous renoncez au fait que votre film soit un spectacle public." Tout en ayant conscience que "le visionnement d’une œuvre cinématographique se fait très majoritairement sur un autre support que le grand écran, est-ce une raison valable pour s’en passer complètement ? Est-ce qu’un compositeur, un musicien, un chanteur renoncerait aux concerts sous prétexte que la plupart des gens écoutent ses oeuvres sur Youtube ou bien sur une plateforme dédiée ?" s'interroge François Aymé.

Mais le vrai problème est ailleurs. Si des auteurs aussi prestigieux que les Coen, Cuaron, Coixet, Bier, Michod, Scorsese vont chez Netflix (ou autres Apple, Amazon et cie), c'est parce qu'ils ne trouvent plus forcément le financement pour leurs films, à l'écart des blockbusters ou trop chers / audacieux pour la niche du cinéma art et essai. Cette crise du "cinéma du milieu" a déjà été constatée et expliquée en France. Aux Etats-Unis, le box office de ces films atteint rarement les 100M$ en salles (la moyenne étant plutôt autour de 40M$).

On ne sait rien (sauf en cas de record) du nombre de visionnages des films sur Netflix. La société californienne investit sur du prestige, comme un grand magasin a besoin de Louis Vuitton et Chanel pour séduire les clientèles haut-de-gamme. Ce n'est pas la France qui va résoudre ce problème. Mais, comme s'interroge le texte: "Est-ce que le fait d’avoir acheté un film mexicain en noir et blanc est le signe d’une stratégie volontariste de défense de la diversité qui ira au-delà des seules productions anglo-saxonnes ? Est-ce que Netflix (comme d’autres) envisage de respecter les règles de fiscalité des pays où il diffuse, contribuant ainsi à la vie commune d’un territoire dont il tire des profits ? Est-ce que Netflix est susceptible de produire ou d’acheter des films critiques envers l’Iran, la Chine, la Russie, le Brésil, l’Arabie saoudite, la Turquie ? Si Netflix montre un vrai empressement à financer les films de grands auteurs confirmés, aura-t-il la même motivation à suivre des nouveaux talents [c'est le cas, ndlr] ? Continuera-t-il même à financer ces grands talents s’il atteint ses objectifs d’abonnés ? Est-ce que vraiment la contribution de Netflix à la production et/ou à la diffusion était indispensable à votre film ou bien s’agit-il d’un choix délibéré et assumé de votre part ?"

"Ainsi, confier votre film à Netflix, c’est non seulement renoncer à la possibilité offerte de voir vos titres en salles de manière collective, mais aussi apporter votre nom et, de ce fait, cautionner un opérateur puissant qui sait profiter d’un système et ne pas s’y conformer quand cela est contraire à ses intérêts. Comment jouer avec quelqu’un qui change les règles du jeu à son seul profit ? En tentant de lui faire respecter les règles ou bien en rejoignant son camp ? À chacun sa réponse."

Et bien malin celui qui a des certitudes aujourd'hui. Une chose est sûre: cette mutation des comportements et des technologies (qui bousculent le marché comme Uber a transformé le transport local véhiculé) n'a pas finit d'opposer défenseurs de l'art cinématographique partagé en salles et ceux qui plaident pour une démocratisation culturelle coûte que coûte. Ce glissement s'accompagne d'ailleurs du déclin de la cinéphilie et de la réduction de la place laissée à la critique. Le film devient un produit de consommation, qu'on consomme chez soi, plutôt qu'une aventure collective choisie qu'on partage avec les autres. Il ne s'agit pas forcément de les opposer. mais pour l'instant personne n'a la solution pour les faire coexister en paix.

Black Panther en tête des nominations aux NAACP Image Awards 2019

Posté par wyzman, le 18 février 2019

Avec pas moins de 16 nominations toutes catégories confondues, le blockbuster de Ryan Coogler n'en finit plus de faire parler de lui.

Des nominations solides

Plus gros carton sur le sol américain de 2018, Black Panther ne pouvait qu'être à l'honneur des prochains NAACP Image Awards. Pour rappel, depuis 1967, cette cérémonie créée par l'Association nationale pour la promotion des gens de couleur récompense les films films, séries, émissions, musiques et personnalités issus des minorités qui ont marqué l'année.

Symbole d'une culture trop souvent pillée et pas assez célébrée, Black Panther est parvenu à décrocher 16 nominations dont 3 dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle. En effet, les performances de Danai Gurira, Letitia Wright et Lupita Nyong'o n'ont laissé personne indifférent. Outre ses acteurs, Black Panther est également cité pour sa musique, son adaptation télévisuelle pour enfants, son scénario, sa réalisation et même sa prose puisque le roman Black Panther: Who Is The Black Panther? de Jesse James Holland Jr est nommé.

Côté télévision, on notera que Netflix et HBO sont comme souvent les diffuseurs les plus mentionnés, avec cette année 26 et 22 citations chacun. Le premier peut compter sur la mini-série Seven Seconds quand le second a su tirer son épingle du jeu avec la comédie Insecure et le téléfilm Fahrenheit 451.

PRIX SPECIAL

Artiste de l’année

Beyoncé
Chadwick Boseman
LeBron James
Regina King
Ryan Coogler

CINEMA

Meilleur acteur

Chadwick Boseman – Black Panther (Marvel Studios)
Michael B Jordan – Creed II (Metro-Goldwyn-Mayer Studios)
Denzel Washington – Equalizer 2 (Columbia Pictures)
John David Washington – BlacKkKlansman (Focus Features)
Stephan James – If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)

Meilleure actrice

Amandla Stenberg – The Hate U Give (20th Century Fox)
Constance Wu – Crazy Rich Asians (Warner Bros. Pictures)
KiKi Layne – If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)
Sanaa Lathan – Nappily Ever After (Marc Platt Production/Badabing Pictures Production for Netflix)
Viola Davis – Widows (20th Century Fox)

Meilleur acteur dans un second rôle

Brian Tyree Henry – If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)
Mahershala Ali – Green Book (Universal Pictures, Participant Media, DreamWorks)
Michael B. Jordan – Black Panther (Marvel Studios)
Russell Hornsby – The Hate U Give (20th Century Fox)
Winston Duke – Black Panther (Marvel Studios)

Meilleure actrice dans un second rôle

Danai Gurira – Black Panther (Marvel Studios)
Letitia Wright – Black Panther (Marvel Studios)
Lupita Nyong’o – Black Panther (Marvel Studios)
Regina Hall – The Hate U Give (20th Century Fox)
Regina King – If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)

Meilleur film indépendant

BlacKkKlansman (Focus Features)
If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)
Nappily Ever After (Marc Platt Production/Badabing Pictures Production for Netflix)
Sorry To Bother You (Annapurna Pictures)
Traffik (Codeblack Films/Lionsgate Entertainment)

Acteur.trice révélation de l’année

Storm Reid – A Wrinkle In Time (Walt Disney Studios)
Letitia Wright – Black Panther (Marvel Studios)
Winston Duke – Black Panther (Marvel Studios)
John David Washington – BlackKklansman (Focus Features)
KiKi Layne – If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)

Meilleure distribution

Black Panther (Marvel Studios)
BlacKkKlansman (Focus Features)
Crazy Rich Asians (Warner Bros. Pictures)
The Hate U Give (20th Century Fox)
Widows (20th Century Fox)

Meilleur film

Black Panther (Marvel Studios)
BlacKkKlansman (Focus Features)
Crazy Rich Asians (Warner Bros. Pictures)
If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)
The Hate U Give (20th Century Fox)

TELEVISION

Meilleure série comique

Atlanta (FX Networks)
Black-ish (ABC)
Dear White People (Netflix)
Grown-ish (Freeform)
Insecure (HBO)

Meilleur acteur dans une série comique

Anthony Anderson, Black-ish (ABC)
Cedric the Entertainer, The Neighborhood (CBS)
Donald Glover, Atlanta (FX Networks)
Dwayne Johnson, Ballers (HBO)
Tracy Morgan, The Last O.G. (TBS)

Meilleure actrice dans une série comique

Danielle Brooks, Orange is the New Black (Netflix)
Issa Rae, Insecure (HBO)
Logan Browning, Dear White People (Netflix)
Tracee Ellis Ross, Black-ish (ABC)
Yara Shahidi, Grown-ish (Freeform)

Meilleur acteur dans un second rôle dans une série comique

Jay Ellis, Insecure (HBO)
John David Washington, Ballers (HBO)
Laurence Fishburne, black-ish (ABC)
Marcus Scribner, black-ish (ABC)
Tituss Burgess, Unbreakable Kimmy Schmidt (Netflix)

Meilleure actrice dans un second rôle dans une série comique

Essence Atkins, Marlon (NBC)
Marsai Martin, Black-ish (ABC)
Natasha Rothwell, Insecure (HBO)
Uzo Aduba, Orange is the New Black (Netflix)
Yvonne Orji, Insecure (HBO)

Meilleure série dramatique

How To Get Away With Murder (ABC)
Power (Starz)
Queen Sugar (OWN)
The Chi (Showtime)
This Is Us (NBC)

Meilleur acteur dans une série dramatique

Jason Mitchell, The Chi (Showtime)
Keith David, Greenleaf (OWN)
Kofi Siriboe, Queen Sugar (OWN)
Omari Hardwick, Power (Starz)
Sterling K. Brown, This Is Us (NBC)

Meilleure actrice dans une série dramatique

Alfre Woodard, Marvel’s Luke Cage (Netflix)
Naturi Naughton, Power (Starz)
Rutina Wesley, Queen Sugar (OWN)
Taraji P. Henson, Empire (FOX)
Viola Davis, How to Get Away with Murder (ABC)

Meilleur dans un second rôle dans une série dramatique

Jesse Williams, Grey’s Anatomy (ABC)
Joe Morton, Scandal (ABC)
Jussie Smollett, Empire (FOX)
Romany Malco, A Million Little Things (ABC)
Wendell Pierce, Tom Clancy’s Jack Ryan (Prime Video)

Meilleure actrice dans un second rôle dans une série dramatique

CCH Pounder, NCIS: New Orleans (CBS)
Lynn Whitfield, Greenleaf (OWN)
Sanaa Lathan, The Affair (Showtime)
Susan Kelechi Watson, This Is Us (NBC)
Thandie Newton, Westworld (HBO)

Meilleur guest-star de série comique ou dramatique

Erika Alexander – Black Lightning – "Book of Consequences: Chapter Three: Master Lowery" (CW)
Kendrick Lamar – Power – "Happy Birthday" (Starz)
Kerry Washington – How to Get Away with Murder – "Lahey v. Commonwealth of Pennsylvania" (ABC)
Loretta Devine – Love Is_ – "Rose" (Going Home) (OWN)
Tisha Campbell-Martin – Empire – "Without Apology" (Fox)

Meilleur téléfilm, mini-série ou épisode spécial

Behind The Movement (TV One)
Jesus Christ Superstar Live in Concert (NBC)
Seven Seconds (Netflix)
The Bobby Brown Story (BET)
The Simone Biles Story: Courage to Soar (Lifetime)

Meilleur acteur dans un téléfilm, une mini-série ou un épisode spécial

Brandon Victor Dixon, Jesus Christ Superstar Live in Concert (NBC)
John Legend, Jesus Christ Superstar Live in Concert (NBC)
Michael B. Jordan, Fahrenheit 451 (HBO)
Russell Hornsby, Seven Seconds (Netflix)
Woody McClain, The Bobby Brown Story (BET)

Meilleure actrice dans un téléfilm, une mini-série ou un épisode spécial

Anna Deavere Smith, Notes From the Field (HBO)
Gabrielle Dennis, The Bobby Brown Story (BET)
Jeanté Godlock, The Simone Biles Story: Courage to Soar (Lifetime)
Regina King, Seven Seconds (Netflix)
Toni Braxton, Faith Under Fire: The Antoinette Tuff Story (Lifetime)

Meilleure émission de télé-réalité, de compétition ou de jeux

Iyanla: Fix My Life (OWN)
Lip Sync Battle (Paramount Network)
RuPaul’s Drag Race (VH1)
Shark Tank (ABC)
The Voice (NBC)

Meilleure émission de variété

2 Dope Queens (HBO)
Black Girls Rock! (BET)
Bruno Mars: 24K Magic Live at the Apollo (CBS)
Saturday Night Live (NBC)
Trevor Noah: Son of Patricia (Netflix)

Meilleur programme pour enfants

Doc McStuffins (Disney Junior)
Marvel’s Avengers: Black Panther’s Quest (Disney XD)
Motown Magic (Netflix)
Sesame Street (HBO)
Top Chef Junior (Universal Kids)

Jeune acteur.trice révélation dans une série, une mini-série, un téléfilm ou un épisode spécial

Alex R. Hibbert – The Chi (Showtime)
Lonnie Chavis -This Is Us (NBC)
Lyric Ross – This Is Us (NBC)
Marsai Martin – Black-ish (ABC)
Miles Brown – Black-ish (ABC)

Meilleur.e animateur.trice de talk-show ou programme d’infotainment

Jada Pinkett Smith, Adrienne Banfield Norris, Willow Smith – Red Table Talk (Facebook Watch)
Joy Reid – AM Joy (MSNBC)
LeBron James – The Shop (HBO)
Lester Holt – NBC Nightly News with Lester Holt (NBC)
Trevor Noah – The Daily Show with Trevor Noah (Comedy Central)

Meilleur.e animateur.trice d’émission de variété

Iyanla Vanzant – Iyanla: Fix My Life (OWN)
LL Cool J – Lip Sync Battle (Paramount Network)
Queen Latifah – Black Girls Rock (BET)
RuPaul – RuPaul’s Drag Race (VH1)
Steve Harvey – Family Feud (Syndication)

DOCUMENTAIRE

Meilleur film documentaire

Amazing Grace (Sundial Pictures/Neon)
Making The Five Heartbeats (Green Lighthouse)
Quincy (Netflix)
RBG (CNN)
Whitney (Roadside Attractions/Miramax)

Meilleur film documentaire pour la télévision

Hope & Fury: MLK, The Movement and the Media (NBC)
King in the Wilderness (HBO)
Say Her Name: The Life and Death of Sandra Bland (HBO)
Shut Up & Dribble (Showtime)
Time For Ilhan (Fuse)

ECRITURE

Meilleur scénario de série comique

Justin Simien – Dear White People – "Chapter 1" (Netflix)
Marquita J. Robinson – GLOW – "Work the Leg" (Netflix)
Peter H. Saji – Black-ish – "Purple Rain" (ABC)
Regina Y. Hicks – Insecure – "High-Like" (HBO)
Trevor Noah , Steve Budow, David Kibuuka, Zhubin Parang, Dan Amira, Lauren Sarver Means, Mr. Daniel Radosh, David Angelo, Devin Trey Delliquanti, Zachary DiLanzo – The Daily Show with Trevor Noah – "23087 Alex Wagner" (Comedy Central)

Meilleur scénario de série dramatique

Janine Sherman Barrois – Claws – "Cracker Casserole" (TNT)
Kay Oyegun — This Is Us – "This Big, Amazing, Beautiful Life" (NBC)
Lena Waithe – The Chi – "Pilot" (Showtime)
Patrick Joseph Charles – Black Lightning – "Sins of the Father: The Book of Redemption" (The CW/Netflix)
Lena Waithe, Dime Davis – The Chi – "The Whistle" (Showtime)

Meilleur scénario d’un téléfilm

Anna Deavere Smith – Notes From the Field (HBO)
J. David Shanks – Seven Seconds: Matters of Life and Death (Netflix)
Katrina M. O’Gilvie – Behind the Movement (TV One)
Ramin Bahrani, Amir Naderi – Fahrenheit 451 (HBO)
Shalisha Francis – Seven Seconds: Of Gods and Men (Netflix)

Meilleur scénario de film

Barry Jenkins – If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)
Boots Riley – Sorry To Bother You (Annapurna Pictures)
Charlie Wachtel, David Rabinowitz, Kevin Willmott, Spike Lee – BlacKkKlansman (Focus Features)
Peter Chiarelli, Adele Lim – Crazy Rich Asians (Warner Bros. Pictures)
Ryan Coogler, Joe Robert Cole – Black Panther (Marvel Studios)

REALISATION

Meilleure réalisation de série comique

Donald Glover – Atlanta – "FUBU" (FX Networks)
Gina Rodriguez – Jane the Virgin – "Chapter Seventy-Four" (CW)
Hiro Murai – Atlanta – "Teddy Perkins" (FX Networks)
Ken Whittingham – Atypical – “Ernest Shackleton’s Rules for Survival” (Netflix)
Millicent Shelton – Insecure – "High-Like" (HBO)

Meilleure réalisation de série dramatique

Ayoka Chenzira – Queen Sugar – "Here Beside the River" (OWN)
Deborah Ann Chow – Better Call Saul – "Something Stupid" (AMC)
Dee Rees – Philip K. Dick’s Electric Dreams – "Kill All Others" (Prime Video)
Salli Richardson-Whitfield – Marvel’s Luke Cage – "I Get Physical" (Netflix)
Zetna Fuentes – How To Get Away With Murder – "Lahey v. Commonwealth of Pennsylvania" (ABC)

Meilleure réalisation de téléfilm

Ernest Dickerson – Seven Seconds: Until It Do (Netflix)
Ramin Bahrani – Fahrenheit 451 (HBO)
Tanya Hamilton – Seven Seconds: That What Follows (Netflix)
Tracy Heather Strai – Lorraine Hansberry: Sighted Eyes/Feeling Heart (PBS)
Victoria Mahoney – Seven Seconds: Witness for the Prosecution (Netflix)

Meilleure réalisation de film de cinéma

Barry Jenkins – If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)
Spike Lee – BlacKkKlansman (Focus Features)
Steve McQueen – Widows (20th Century Fox)
Ryan Coogler – Black Panther (Marvel Studios)
Alan Hicks, Rashida Jones – Quincy (A Le Train Train\Bob’s Your Uncle\Tribeca Production pour Netflix)

ANIMATION/EFFETS SPECIAUX ANIMATED/CGI

Meilleur doublage de personnage (télévision ou cinéma)

Issa Rae – Bojack Horseman (Netflix)
Laya Deleon Hayes – Doc McStuffins (Disney Junior)
Mahershala Ali – Spider-Man: Into the Spider-Verse (Columbia Pictures/Sony Pictures Animation & Marvel)
Samuel L. Jackson – Les Indestructibles 2 (Disney & Pixar Animation Studios)
Shameik Moore – Spider-Man: Into the Spider-Verse (Columbia Pictures/Sony Pictures Animation & Marvel)

Berlinale 2019: polémiques à cause de la présence de Netflix dans la sélection officielle

Posté par vincy, le 14 février 2019


Désormais, avec une petite musique, c'est un grand N qui s'affiche et non plus la marque au complet, Netflix. La plateforme a récemment fait son entrée parmi les studios en adhérant à la MPAA (Motion Picture Association of America), le puissant comité de censure américain, jusque là club réservé aux six grands studios américains : Paramount Pictures, Sony Pictures Entertainment, Twentieth Century Fox, Universal City Studios, Walt Disney Studios Motion Pictures et Warner Bros. Entertainment.

La MPAA régule la classification des œuvres (G, PG, PG-13, R-Rated, NC-17) et combat le piratage.

Netflix, un studio comme les autres? A Berlin, comme à Cannes et à Venise, la polémique a continué. Si on remarque que les journalistes font moins "bouh" à l'arrivée du logo (il y a même désormais des applaudissements), les exploitants allemands ont critiqué le Festival d'avoir sélectionné des films de la compagnie alors qu'elle se réserve toujours le droit de ne pas les montrer dans les salles de cinéma.

160 exploitants allemands ont adressé une lettre ouverte adressée à la direction de la Berlinale et à la ministre de la Culture, Monika Grütters, pour réclamer le retrait de la compétition du nouveau film d'Isabel Coixet, Elisa y Marcela. Mais personne ne s'est offusqué de la présence hors-compétition, dans le cadre des soirées "Galas" de celle d'un autre film Netflix: The Boy Who Harnessed the Wind (Le garçon qui dompta le vent), premier long métrage du comédien Chiwetel Ejiofor (déjà présenté à Sundance).

Le Festival a répliqué que Elisa y Marcela sortirait en salle en Espagne, ce qui ne contrevient pas au règlement du festival.

Le directeur artistique de la Berlinale, Dieter Kosslick, qui fait sa dernière année de mandat, a déclaré que les festivals internationaux devraient emprunter à l'avenir une position commune afin de savoir comment gérer les films de cinéma destinés aux plateformes. Venise a décerné son Lion d'or à un film Netflix (Roma, un des favoris pour l'Oscar du meilleur film). Cannes a du abandonner la sélection de films de la plateforme, puisque son règlement ne permet plus leur place dans la Compétition.

Il y a urgence à faire un choix. Non pas que les films de Netflix soient meilleurs que les autres. Mais la plateforme, qui revendique désormais rien qu'en France 5 millions d'abonnés, a signé quelques uns des prochains projets d'auteurs réputés et primés, à commencer par Martin Scorsese, David Michôd et Noah Baumbach. Netflix, acteur désormais incontournable, s'invite aussi sur les marchés en prenant les droits internationaux de films étrangers (dernier en date: Le chant du loup). Il va être difficile d'ignorer ces films en festivals, surtout quand ces festivals (à l'instar de Berlin) s'offre une sélection dédiée aux séries ... télévisées.

On a souvent regretté qu'en France la chronologie des médias (qui n'est clairement pas en faveur de Netflix, Amazon et Apple) empêche la distribution dans quelques salles d'un film comme Roma, qui méritait amplement une diffusion sur grand écran. Roma, comme d'autres films Netflix, ont pourtant pu être montré en salles durant une courte durée. A défaut de changer les règles, les festivals permettent au moins de profiter pleinement d'une projection grand écran.

La Berlinale a fait ce choix. Festival public plus que critique, il a projeté le nouveau film d'Isabel Coixet et celui de Chiwetel Ejiofor, tous deux inspirés d'une histoire vraie, dans de grandes salles.

Elisa y Marcela est le récit de deux femmes qui s'aiment dans l'Espagne conservatrice et catholique du début du XXe siècle. En noir et blanc, il raconte l'hostilité et l'homophobie qu'elles subissent, jusqu'à ce que l'une d'elles décide de se travestir en homme et de se marier avec sa compagne à l'église. Et ce plus d'un siècle avant la légalisation du mariage pour tous. Isabel Coixet rate complètement son sujet, en le dévitalisant et en frôlant le grotesque à certains moments. Ses bonnes intentions sont bousillées par un scénario répétitif et une mise en scène vaniteuse. Il n'empêche, on aura appris quelque chose : ce mariage lesbien n'a jamais été annulé par l'Eglise, ce qui en fait le premier mariage entre personnes du même sexe de l'histoire.

Netflix ou pas Netflix, ce film n'aurait jamais du être dans une compétition comme celle de Berlin, affaiblissant un peu plus la Berlinale cette année.

En revanche, Le garçon qui dompta le vent a fait forte impression aux spectateurs qui ont applaudit à la fin du film. A juste titre. S'il est très classique dans sa narration et ne révolutionne en rien la réalisation, le film s'avère très efficace et touchant. Entièrement tourné au Malawi, avec le réalisateur Chiwetel Ejiofor et Aïssa Maïga comme seules vedettes, cette histoire s'inspire d'un jeune garçon d'un village africain (aujourd'hui très diplômé y compris aux USA) qui va entreprendre la construction d'une éolienne pour apporter l'électricité à une pompe à eau permettant d'irriguer les champs infertiles pour cause de sècheresse. De l'écologie aux bons sentiments, en passant par les drames familiaux et les personnages réellement attachants, tout y est. Et c'est typiquement le film qui peut trouver son public en salles.

On pourra le voir chez soi, sur Netflix, à compter du 1er mars.

Oscars 2019 : Roma et La Favorite en tête des nominations

Posté par wyzman, le 22 janvier 2019

Deux semaines et demi après les Golden Globes où il a été sacré meilleure film (comédie ou musical), Green Book de Peter Farrelly continue de faire parler. Après être devenu le grand favori de la catégorie meilleur film de la 91e cérémonie des Oscars, Green Book part dans la course aux Oscars aux côtés de A Star is Born, BlacKkKlansman, Bohemian Rhapsody, La Favorite et Roma. Ces deux derniers dominent la liste avec 10 nominations chacun: Hollywood a plébiscité un cinéaste mexicain et un réalisateur grec. Roma est le premier film "Netflix" nommé dans la catégorie suprême, ce qui est un tournant dans l'industrie hollywoodienne à coup sûr. C'est le premier film en langue étrangère depuis Amour en 2012 à être nommé en meilleur film. Pour Alfonso Cuaron, c'est carrément un carton plein puisqu'en son seul nom, il glane 4 nominations (producteur, réalisateur, scénariste, directeur de la photo), le faisant entrer dans un club très select où règnent Warren Beatty, Alan Menken, et les frères Coen.

Grâce à La Favorite et Bohemian Rhapsody mais aussi L'île aux chiens et Can You Ever Forgive Me? la Fox domine la course cette année avec 25 nominations pour le studio (Fox Searchlight et 20th Century Fox), devant Universal et Focus Features (17), Walt Disney (16), Netflix (13), Annapurna Pictures (9), Warner Bros (8). Amazon Studios repart avec 3 nominations

Signalons, même si ce n'est pas une surprise, la nomination d'un Marvel, Black Panther, pour la première fois dans la catégorie meilleur film, en plus de six autres citations (là aussi un record dans le genre). Trois des cinq réalisateurs nommés sont étrangers (ce qui évince Bradley Cooper comme Ryan Coogler). Mais pour Spike Lee, c'est aussi sa première nomination dans les deux catégories reines (film, réalisateur)! Avec BlacKkKlansman, au total six fois nommé, il devient le 6e cinéaste afro-américain à être distingué dans la catégorie réalisateur, qui ne compte cette année aucune réalisatrice. Cannes (avec 3 films, dont la Palme d'or) et Venise (avec 2 films, dont le Lion d'or) se disputent l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

A Star is Born et Vice remportent 8 nominations chacun. Glenn Close capte sa 7e nomination, et enfin une victoire?

Des snobés

Parmi les surprises, notons les absences de Thimothee Chalamet (Beautiful Boy) et Ethan Hawke (First Reformed, pourtant nommés partout depuis 3 mois,, des actrices de films de genre (Emily Blunt et Toni Collette), mais aussi de Michael B. Jordan, Margot Robbie, Saoirse Ronan, John David Washington, Claire Foy et Nicole Kidman, de cinéastes comme Barry Jenkins et Peter Farrelly, de films attendus (mais surestimés) comme Crazy Rich Asians ou La mule (Eastwood est complètement snobé). Leave no trace ne marque pas plus de points malgré les faveurs des critiques, tout comme le documentaire à succès Won't you be my Neighbor?. First man fait aussi partie des perdants tout comme Burning évincé des films en langue étrangère comme des catégories d'interprétation.

Au moins la diversité et reine, du film en costumes au blockbuster de super-héros, du remake musical au biopic musical, de fresques sociales en noir et blanc ou en couleurs pops, du drame politique à la comédie dramatique humaniste. La liste révèle une variété de styles mais aussi de cultures (il suffit de voir les multiples nominations de Cold War, Roma, La favorite, Never Look Away ou celles dans les catégories courts métrages). C'est d'ailleurs la leçon à retenir: les films qui ont triomphé à Cannes et Venise jouent à égalité avec les productions américaines, prenant même des nominations dans des catégories reines, rendant ces Oscars plus cosmopolites que jamais.

On connaîtra les gagnants le 24 février.

Voici la liste complète des nominations:

Meilleur film
Black Panther
BlacKkKlansman
Bohemian Rhapsody
La favorite
Green Book
Roma
A Star Is Born
Vice

Meilleur réalisateur
Spike Lee, BlacKkKlansman
Pawel Pawlikowski, Cold War
Yorgos Lanthimos, La favorite
Alfonso Cuarón, Roma
Adam McKay, Vice

Meilleur acteur
Christian Bale, Vice
Bradley Cooper, A Star Is Born
Willem Dafoe, At Eternity’s Gate
Rami Malek, Bohemian Rhapsody
Viggo Mortensen, Green Book

Meilleure actrice
Yalitza Aparicio, Roma
Glenn Close, The Wife
Olivia Colman, La Favorite
Lady Gaga, A Star Is Born
Melissa McCarthy, Can You Ever Forgive Me?

Meilleur acteur dans un second rôle
Mahershala Ali, Green Book
Adam Driver, BlacKkKlansman
Sam Elliott, A Star Is Born
Richard E. Grant, Can You Ever Forgive Me?
Sam Rockwell, Vice

Meilleure actrice dans un second rôle
Amy Adams, Vice
Marina de Tavira, Roma
Regina King, Si Beale Street pouvait parler
Emma Stone, La favorite
Rachel Weisz, La favorite

Meilleur scénario original
La Favorite ; First Reformed ; Green Book ; Roma ; Vice

Meilleur scénario adapté
The Ballad of Buster Scruggs ; BlacKkKlansman ; Can You Ever Forgive Me? ; If Beale Street Could Talk ; A Star Is Born

Meilleurs décors (et direction artistique)
Black Panther ; First Man ; La favorite ; Le retour de Mary Poppins ; Roma

Meilleurs costumes
Ballad of Buster Scruggs ; Black Panther : La Favorite : Le retour de Mary Poppins ; Mary, reine d'Ecosse

Meilleurs maquillages et coiffures
Border ; Mary, reine d'Ecosse ; Vice

Meilleure photographie
Cold War ; La favorite ; Never Look Away ; Roma ; A Star is born

Meilleur montage
BlacKkKlansman ; Bohemian Rhapsody ; Green Book ; La Favorite ; Vice

Meilleur montage son
Black änther ; Bohemian Rhapsody ; First Man ; Sans un bruit ; Roma

Meilleur mixage de son
Black Panther ; Bohemian Rhapsody ; First Man ; Roma ; A Star is Born

Meilleurs effets visuels
Avengers: Infinity War ; Christopher Robin ; First Man ; Ready Player One ; Solo: A Star Wars Story

Meilleure chanson originale
“All The Stars”(Black Panther), Kendrick Lamar, SZA
“I’ll Fight” (RBG), Diane Warren, Jennifer Hudson
“The Place Where Lost Things Go” (Le retour de Mary Poppins), Marc Shaiman, Scott Wittman
“Shallow” (A Star Is Born), Lady Gaga, Mark Ronson, Anthony Rossomando, Andrew Wyatt et Benjamin Rice
“When A Cowboy Trades His Spurs For Wings” (The Ballad of Buster Scruggs), Willie Watson, Tim Blake Nelson

Meilleure musique de film
Black Panther ; BlacKkKlansman ;L'île aux chiens ; Si Beale Street pouvait parler ; Le retour de Mary Poppins

Meilleur film en langue étrangère
Capharnaüm (Liban)
Cold War (Pologne)
Never Look Away (Allemagne)
Roma (Mexique)
Une affaire de famille (Japon)

Meilleur film d’animation
Les indéstructibles 2 ; L'île aux chiens ; Mirai ; Ralph 2.0 ; Spider-Man: Into the Spider-Verse

Meilleur film documentaire
Free Solo ; Hale County This Morning, This Evening ; Minding the Gap ; Of Fathers and Sons ; RBG

Meilleur court-métrage de fiction
Detainment ; Fauve ; Marguerite ; Mother ; Skin

Meilleur court-métrage d’animation
Animal Behaviour ; Bao ; Late Afternoon ; One Small Step ; Weekends

Meilleur court-métrage documentaire
Black Sheep ; End Game ; Lifeboat ; A Night at the Garden ; Period. End of Sentence

Oscars d’honneur

Sharon Stone rejoint le casting du prequel de « Vol au-dessus d’un nid de coucou »

Posté par vincy, le 15 janvier 2019

sharon stone sur le tournage de il ragazzo d'oroRyan Murphy a complété son casting pour Ratched, sa nouvelle série, qui sera diffusée sur Netflix. Rached est présenté comme un prequel du film Vol au dessus d'un nid de coucou. Sorti en 1975, cette adaptation du roman éponyme de Ken Kesey (1962) et de la pièce de théâtre à Broadway (1963), avait reçu les cinq principaux Oscars: Meilleur film pour Michael Douglas et Saul Zaentz, Meilleur réalisateur pour Milos Forman, décédé l'an dernier, Meilleur acteur pour Jack Nicholson, Meilleure actrice pour Louise Fletcher et Meilleur scénario adapté pour Bo Goldman et Lawrence Hauben.

Ryan Murphy, créateur des séries Nip/Tuck, Glee, American Horror Story, Feud et Pose, et réalisateur du film Mange, prie, aime et du téléfilm The Normal Heart, va tourner cette nouvelle série dès février. Deux saisons (au total 18 épisodes) ont été commandés. Ce prequel mettra en vedette Sarah Paulson dans le rôle autrefois tenu par Louise Fletcher, l'infirmière en chef Mildred Ratched.

Le générique comprend Jon Jon Briones (Sons of Anarchy, American Horror Story: Apocalypse), Charlie Carver (Desperate Housewives, Teen Wolf), une fidèle de Woody Allen, Judy Davis (vue aussi dans Marie-Antoinette et Feud), Harriet Samsom Harris (Phantom Thread, Desperate Housewives), Cynthia Nixon (Sex and the City), Hunter Parrish (Weeds, The Good Wife), Amanda Plummer (Pulp Fiction, Battlestar Galactica), Corey Stoll (First Man, House of Cards, Los Angeles police judiciaire), et Finn Wittrock (American Horror Story, Si Beale Street pouvait parler).

Sharon Stone, récemment à l'affiche de The Disaster Artist de James Franco, a été la vedette l'an dernier de la mini-série Mosaic de Steven Soderbergh.

La série remontera le temps en commençant après la seconde guerre mondiale, où on suivra Mildred Ratched, infirmière normale, devenir le monstre que l'on connaît.

Velvet Buzzsaw : Jake Gyllenhaal, Rene Russo et Toni Collette frôlent la mort dans le thriller horrifique de Netflix

Posté par wyzman, le 12 janvier 2019

Si vous n'avez pas encore vu la bande-annonce de Velvet Buzzsaw, le nouveau film de Dan Gilroy, une séance de rattrapage s'impose !

Du grand cinéma pour petits écrans

Après avoir fait des étincelles dans Night Call, Jake Gyllenhaal retrouve Dan Gilroy dans un nouveau thriller à couper le souffle. En effet, Velvet Buzzsaw s"intéresse au milieu de l'art contemporain à Los Angeles. Artistes et collectionneurs y sont prêts à dépenser des fortunes dans des pièces qui peuvent leur rapporter gros. Tout semble aller pour le mieux pour Morf Vanderlwat (Jake Gyllenhaal) lorsqu'il décide d’exposer les œuvres d’un artiste mort dans des circonstances étranges. Cette idée pourtant synonyme de grosse recettes semble finalement le rendre cinglé dès lors que les personnages des tableaux commencent à se mouvoir et à sortir de leurs toiles pour l’attaquer. En parallèle, de vrais crimes se déroulant dans sa galerie finissent par être confondus avec des oeuvres artistiques.

Au casting, outre un Jake Gyllenhaal aussi fascinant que dans Prisoners de Denis Villeneuve, on retrouve Rene Russo et Toni Collette. Les deux figures féminines principales de ce thriller sont entourées par John Malkovich, Zawe Ashton, Billy Magnussen, Tom Sturridge, Natalia Dyer (Stranger Things), Daveed Diggs (Unbreakable Kimmy Schmidt) et Peter Gadiot (Supergirl).

Ecrit et réalisé par Dan Gilroy, Velvet Buzzsaw sera disponible sur Netflix dès le vendredi 1er février. Pour rappel, le géant du streaming a fait du bruit au début du mois après avoir annoncé que 45 millions de ses abonnés (soit le tiers) ont regardé le film d'horreur Bird Box avec Sandra Bullock.

Outre Night Call, Dan Gilroy a également écrit les scénarios de Chasers de Dennis Hoper, Jason Bourne : L'Héritage de son frère jumeau Tony Gilroy et Kong: Skull Island de Jordan Vogt-Roberts. L'an dernier, il nous est revenu en petite forme avec L'Affaire Roman J. qui a tout de même valu une nomination aux Oscars à Denzel Washington.

Les 18 qui ont fait 2018

Posté par vincy, le 1 janvier 2019

Juliette Binoche
On l'a vue chez Kawase et Denis, dans les forêts japonaises et dans l'espace. Nommée pour la 10e fois aux César en février, future présidente du jury de la prochaine Berlinale, elle est aux avant-postes de L'affaire du siècle, la pétition pro-écolo qui veut attaquer l'Etat français pour "crime" environnemental contre l'humanité.

Laure Calamy
Vedette incontestable de la série Dix pour cent, elle a brillé en second-rôle dans des films promis aux César, Nos batailles et Mademoiselle de Joncquières, sans oublier son passage dans Roulez jeunesse. Tout terrain, la comédienne, attendue chez Bertuccelli, Hamidi, Triet et Lespert, a été sacrée par un Molière de la comédienne dans un spectacle de théâtre privé pour Le Jeu de l'amour et du hasard.

Timothée Chalamet
En un an, il se sera imposé comme l'étoile montante à Hollywood. Nommé aux Oscars pour Call Me by Your Name, à l'affiche de Lady Bird et Hostiles, deux films chouchoutés par la critique, il a déjà une deuxième nomination consécutive aux Golden Globes avec Un Garçon magnifique (My Beautiful Boy) de Felix Van Groeningen, qui sort en février. Depuis il a enchainé The King de David Michôd pour Netflix, The French Dispatch de Wes Anderson, Les Quatre Filles du docteur March de Greta Gerwig et prépare Dune de Denis Villeneuve.

Bradley Cooper
Difficile d'échapper à cette star francophone cette année. Il est toujours la voix de Rocket Raccoon dans Avengers, qu'on retrouvera en mai pour le final. Il a aussi retrouvé Clint Eastwood avec La Mule, sorti en fin d'année aux USA et joli succès au box office. Mais c'est évidemment avec A Star Is Born qu'il a marqué les esprits: Il en est l'acteur principal et le producteur, avec Eastwood. Il en est surtout le réalisateur. Son premier film a révélé Lady Gaga en actrice, récolté 5 nominations aux Golden Globes, et amassé près de 400M$ de recettes dans le monde.

Penélope Cruz
Omniprésente, l'actrice espagnole a enchaîné les promos avec Escobar, Everybody Knows, film d'ouverture de Cannes, la série American Crime Story - Versace qui lui a valu plusieurs nominations, dont une aux prochains Golden Globes. Elle a aussi amené du glamour à Paris en recevant un César d'honneur en février. La Cruz continue sa carrière globe-trotter en passant du nouvel Almodovar, celui à qui elle doit beaucoup, Douleur et Gloire, au nouvel Olivier Assayas, Wasp Network.

Alfonso Cuaron
Un Lion d'or à Venise, de probables nominations aux Oscars. Cuaron est incontestablement l'un des grands cinéastes de ce début de siècle, tant par ses succès passés que par le prestige de son œuvre. Roma a fait l'événement: un film ample, splendide, hors des sentiers battus (noir et blanc, en dialecte mexicain, sans structure narrative classique). Sa diffusion sur Netflix a provoqué le débat de l'année sur la chronologie des médias en Italie, en France, aux Etats-Unis. En se différenciant de la production hollywoodienne par son style et sa diffusion, Roma est, quelque part, le symbole d'une époque en mutation.

Michael B. Jordan
Et si c'était lui la star de demain? On va commencer à le croire. Il est l'un des "héros" du hit de l'année, Black Panther. Il est la tête d'affiche de la suite de Creed, gros succès aux USA en fin d'année, prolongeant ainsi la franchise Rocky avec classe. Il a aussi produit et joué dans Kin le commencement, et foulé le tapis rouge de Cannes avec le remake de Fahrenheit 451, téléfilm HBO. Michael B. Jordan enchaîne les projets pour le cinéma et la télévision, acteur comme producteur. Last but not least, il est apparu dans le clip de Family Feud de Jay-Z et Beyoncé.

Wanuri Kahiu
La réalisatrice kényane de Rafiki a été la première de son pays à être sélectionnée à Cannes. Le film, une histoire d'amour entre deux femmes de Nairobi, est aussi l'un des rares du continent africain à être distribué en France cette année (et aux USA l'année prochaine). La cinéaste montre ainsi que le cinéma africain peut exister et s'exporter. Il a surtout été au cœur de l'actu avec un gouvernement, pourtant co-financeur du film, qui l'a censuré, symbolisant ainsi deux phénomènes de sociétés remarqués là-bas ou ailleurs: l'homophobie et l'atteinte à la liberté d'expression.

Hirokazu Kore-eda
Une Palme d'or à Cannes, c'est le sacre suprême pour ce réalisateur adoré plus souvent à l'extérieur de son pays. Une affaire de famille a fait consensus: gros succès au Japon, mais aussi en Chine. Il n'y a bien que le premier ministre, Shinzo Abe, qui n'a pas apprécié cette observation des exclus de la société nippone. Cela ne l'empêchera pas d'être l'un des favoris aux Oscars. San Sebastian lui a décerné un prix honorifique pour son œuvre. Et depuis, le réalisateur japonais a tourné en France l'un des films qui fera l'événement de l'année 2019, La vérité, avec Deneuve, Binoche et Hawke.

Vincent Lacoste
Impossible de passer à côté de l'acteur français cette année. Il a été jeune homo provincial dans Plaire, aimer et courir vite, en compétition à Cannes et Prix Louis-Delluc. Il fut étudiant déterminé en médecine dans Première année, un des films millionnaires en entrée en France. Et puis on l'a vu, différemment, touchant et mélancolique, dans Amanda, Grand prix du festival de Tokyo, où il affrontait les conséquences d'un attentat avec sa jeune nièce. Lacoste a définitivement changé de statut cette année, gagnant ses gallons d'acteur dramatique.

Gilles Lellouche
Mieux que Cassel et Canet, la star du cinéma français cette année fut Lellouche. On passera sur l'échec de L'amour est une fête, pourtant pas mauvais. Son année a débuté avec une nomination aux César, sa troisième seulement, pour Le sens de la fête. Elle se termine avec le joli succès de Pupille, où il continue de dévoiler une facette plus sensible. Mais c'est évidemment avec sa réalisation, 14 ans après son premier film, Le grand bain, qu'il laisse une empreinte dans le cinéma français: hors-compétition à Cannes, où il a été chaleureusement accueilli, il a enregistré 4,2 millions d'entrées, se classant 3e des films français de l'année, devant Taxi 5!

Thomas Lilti
Première année est son troisième hit d'affilée, et son troisième film sur le milieu médical. Il conforte ainsi son style, mélange de récit documenté et de comédie dramatique autour de personnages passionnés et dépassés. Paradoxalement, c'est pourtant avec la série télévisée Hippocrate, déclinée de son deuxième film éponyme sorti en 2014, avec Vincent Lacoste, qu'il a frappé le plus fort. La série Hippocrate, sur Canal +, est sans doute la plus belle réussite française dans ce format. Toujours en explorant les urgences, réas et autres services hospitaliers à travers un groupe de quatre internes, il pose un regard lucide et acide sur le système de santé. Brillant.

Félix Maritaud
L'espoir masculin de l'année. Avec sa belle gueule, son air farouche, ses tatouages, le comédien révélé il y a un an avec 120 battements par minute, s'est installé dans le paysage cinématographique "arty". Prix Louis Roederer de la révélation au Festival de Cannes et Valois de l'acteur au Festival du film francophone d'Angoulême, il a séduit par son charisme et son magnétisme dans Sauvage de Camille Vidal-Naquet. Il était aussi à Cannes, dans un petit rôle, avec Un couteau dans le cœur de Yann Gonzalez. Toujours enfermé dans les personnages gays, un peu marginaux, un peu en perdition, il a aussi porté la fiction d'Arte, Jonas de Christophe Charrier. On l'a enfin vu dans quatre courts. Une année bien remplie.

Marvel
Grand triomphateur de la saison, humiliant Star Wars, Pixar et autres marques de la galaxie Disney ou tout simplement du cosmos hollywoodien. Les super-héros ne sont pas prêts de mourir. Rien qu'aux USA, Black Panther et Avengers: Infinity War sont devenus les deux films Marvel les plus prospères du box office avec respectivement 700M$ et 680M$. Au BO américain, les deux films dominent l'année, mais Deadpool 2 (320M$) et Venom (215M$) se classent dans le Top 10 également. Et n'oublions pas le carton du film animé Spider-Man: Into The Spider-Verse (New Generation) qui file vers les 100M$ et une nomination aux Oscars. Ces 5 films ont récolté 5,2 milliards de dollars dans le monde. Une domination quasi sans partage qui se double, cette année, de bonnes critiques et même d'éloges pour ses audaces concernant Black Panther et le Spider-Man animé.

Netflix
Impossible de passer à côté de la plateforme de streaming cette année. D'un côté, elle cartonne en nombre d'abonnés (140 millions). De l'autre, elle donne une force de frappe aux séries (La casa del papel, Bodyguard, The Crown, Maniac, Stranger Things, OITNB, Mindhunter...) qui les rendent aussi bien cultes que populaires, lançant de nouvelles stars par la même occasion. Ses documentaires sont plébiscités par la critique et cités dans les palmarès. Désormais c'est le long métrage qui est la nouvelle ambition : des prix à foison à Venise, de possibles nominations aux Oscars à venir, Netflix est déjà le deuxième pourvoyeur de nominations aux Golden Globes. Reste à savoir si Cannes va passer à côté de noms prestigieux que la plateforme achète à prix d'or...

Hong Sang-soo
A 58 ans, le cinéaste sud-coréen n'arrête plus de tourner. Variations sur le même thème, et même sur le même "t'aime". On a pu ainsi voir Seule sur la plage la nuit, prix d'interprétation féminine pour sa muse Kim Min-hee à Berlin en 2017, La Caméra de Claire, avec Isabelle Huppert, et Grass, le plus abouti de tous, tout aussi romantique et existentialiste que les autres. Et c'est sans compter la rétrospective qui lui a été consacré à Bruxelles et Hotel by the River, qui lui a valu cet été le prix du meilleur acteur à Locarno pour Joo-Bong Ki, et trois prix, dont celui du meilleur film, au festival de Gijon. Tranquillement, il créé une œuvre "monstre" de films plus ou moins courts, pas si spontanés. Une respiration continuelle où chaque battement de cœur devient un petit bijou.

Steven Spielberg
40 ans après sa première nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur, l'homme le plus puissant d'Hollywood et l'un des rares producteur-réalisateur star du cinéma est toujours au top. Après l'échec du Bon gros géant, il a su rebondir deux fois. Avec un drame politique, Pentagon Papers, sorti en janvier: nommé à l'Oscar du meilleur film, succès au box office (1,3 million d'entrées en France, 165M$ dans le monde). Avec un divertissement régressif et futuriste merveilleux, Ready Player One, triomphe en salles (2,2 millions d'entrées en France, 582M$ dans le monde). Spielberg est toujours un roi. Comme producteur, il sait que Bumblebee ne sera pas un carton, mais il peut compter sur la franchise Jurassic née il y a 25 ans, avec un nouvel opus plus que rentable (1,3 milliard de $ dans le monde). Le vétéran se porte bien et prépare une nouvelle version de West Side Story.