Marché du film : Rachel McAdams retrouve Will Ferrell pour un « Eurovision » sur Netflix

Posté par wyzman, le 18 mai 2019

Quinze ans après le succès de Serial noceurs, Rachel McAdams serait en négociation avec Netflix pour retrouver le réalisateur de la comédie, David Dobkin, et sa co-star Will Ferrell. Si l’on en croit les informations de Deadline, Eurovision devrait se dérouler pendant le concours de chant international du même nom et permettre aux deux acteurs de nous montrer une fois de plus l’étendue de leur talent comique.

Ecrit par Will Ferrell et Andrew Steel, Eurovision sera produit par Jessica Elbaum, Chris Henchy de Gary Sanchez. Adam McKay est d’ores et déjà annoncé comme producteur exécutif.

Pour rappel, Rachel McAdams a récemment brillé dans Passion de Brian de Palma, Spotlight de Thomas McCarthy et Désobéissance de Sebastian Lelio. De son côté, Will Ferrell était il y a peu l'une des stars de Zoolander 2 de Ben Stiller et Holmes & Watson d'Etan Cohen.

[Dossier] Cannes, centre du monde cinématographique ?

Posté par vincy, le 14 mai 2019

Qu'on le veuille ou non, le Festival de Cannes reste un des épicentres du cinéma mondial. Il n'en a jamais eu le monopole. Mais il est clairement parmi les événements majeurs du 7e art. Depuis sa création, il mue, au gré des révolutions. Les révolutions formelles et artistiques pour commencer, avec la Nouvelle Vague, le Nouveau cinéma américain, la 5e génération de cinéastes chinois, le surgissement de films venus de pays jusque là inconnus, les films tournés en numérique, etc... La concurrence actuelle des plateformes de streaming, des séries et des jeux vidéos équivaut à celle dans les années 1960, quand la télévision détournait les spectateurs du grand écran.

[Dossier] Cannes, centre du monde cinématographique ? — Rencontre avec le réalisateur Erwan Le Duc

Mais il est incontestable que d'un point de vue comptable, Cannes a moins d'impact que les blockbusters d'Hollywood, notamment auprès des millennials, qui ne retiennent souvent que l'actu "glamour" du festival, relayée par la presse populaire et les influenceurs et influenceuses. Ceci dit, ce n'est pas l'objectif du Festival.

Les marques Disney, Netflix et autres Apple et Amazon (sans oublier les Chinois) imposent un marketing de masse qui concentrent aujourd'hui les spectateurs sur certains films, ou, pire, chez eux. Cannes - comme Berlin, Venise, Toronto, Sundance, Locarno, Telluride, Busan, etc - a vocation à résister à cette tendance. Le glam et les stars, tout ce cérémonial pour les télévisions et la presse people, ne font qu'attirer le regard des fans pour leur parler d'autres films.

[Dossier] Cannes, centre du monde cinématographique ? — Rencontre avec Jérémy Redler, président de la Commission du Film Ile-de-France

Avec les Oscars, la Palme d'or reste ainsi la récompense suprême du 7e art. Une sorte de Nobel. Même si ces derniers temps, ce sont plutôt les films présentés à Venise qui ont la cote aux Etats-Unis. Il n'empêche, année après année, même si les blasés évaluent le Festival de Cannes sur un échelle de médiocre à grandiose (c'était toujours mieux avant parait-il), même si les plus fidèles oublient que ce sont souvent les surprises et les nouveaux talents qui donnent de la saveur à une compétition, Cannes s'impose à chaque foi dans les bilans annuels et palmarès de critiques.

Qu'on prenne l'édition 2018, plutôt ratée pour le cinéma français en sélection officielle hormis l'excellent "coup" du Grand bain et le snobé jusqu'au bout En guerre, et on retrouve Dogman (9 Donatello et 3 European Film Awards), Plaire, aimer et courir vite (Prix Louis Delluc), Blackkklansman (un Oscar au final), Capharnaüm, Une affaire de famille et Cold War tous trois cités aux Oscars. Une affaire de famille a fait un doublé Palme d'or-César et raflé 8 prix aux Oscars japonais. Il y a pire bilan.

[Dossier] Cannes, centre du monde cinématographique ? — Rencontre avec Jean-Marc Thérouanne, Délégué général du Festival des Cinémas d’Asie de Vesoul

A chaque édition, un bon tiers de la compétition, et une bonne dizaine de films des autres sélections, sont parmi les films favoris en France et ailleurs au moment des Top 10 de fin d'année. Ce n'est pas le cas forcément des autres festivals, à l'exception de Venise ces dernières années.

Cannes reste donc le temple de la cinéphilie mondiale. Les grands auteurs sont fiers d'y aller, et font tout pour y aller (tournant et post-produisant leurs films à temps pour les sélections). Le Festival ne peut de toute façon pas accueillir tous les grands films de l'année. Mais il y a une variété et une diversité suffisamment forte pour que le logo du festival ait encore une vraie valeur sur les affiches.

Par ailleurs, avec plus de 4000 journalistes, cela reste l'événement culturel le plus suivi du monde, devant les Oscars, qui sont surtout suivis par le grand public. De quoi donner de l'écho à un film, ce qui vaut toutes les campagnes de marketing et un bon indicateur pour la sortie en salles. Certes, cela peut aussi "tuer" un film. Mais n'oublions pas que Cannes a donné de la valeur marchande et artistique en découvrant ou primant au début de leurs carrières des cinéastes comme Martin Scorsese, Xavier Dolan, Quentin Tarantino ou Sofia Coppola. Cela en surévalue certains aussi, mais le temps trie le bon grain de l'ivraie.

[Dossier] Cannes, centre du monde cinématographique ? — Rencontre avec Ron Dyens, producteur chez Sacrebleu productions

Tout est question de marché. Tant que la presse professionnelle américaine est présente quotidiennement, on peut se rassurer: c'est qu'il y a du business. Certes, le marché évolue. Les négociations sont plus difficiles. Les sorties sont aussi plus risquées.

Dans une interview au Monde, Jérôme Seydoux explique: "Dans le temps, les majors avaient une filiale spécialisée en films plus « metteurs en scène ». Beaucoup des studios ont abandonné, tout simplement parce qu’ils perdaient de l’argent. Aujourd’hui, ce cinéma-là est entre les mains de Netflix, Amazon, Apple ou d’autres. Il n’a pas disparu. Quand Netflix fait Roma, c’est un film qui a du mal à financer sa sortie en salle. Idem pour celui de Scorsese. Prenons un film indépendant qui a coûté 20 millions de dollars. Netflix en offre 25, alors que sa sortie en salle nécessiterait entre 15 à 20 millions de dollars aux Etats-Unis. Il faudrait donc 40 millions de dollars de recettes en salle pour le rentabiliser, alors qu’avec les 25 millions de Netflix, le producteur gagne sa vie sans prendre de risques. Le cinéma indépendant américain s’est beaucoup amoindri faute de combattants et de clients. Aux Etats-Unis, les blockbusters se portent de mieux en mieux, alors que les films indépendants et les films étrangers ont quasiment disparu."

Mais, heureusement, il y a toujours un appétit pour le cinéma d'ailleurs. Les 12000 (et plus) de professionnels venus du monde entier, inscrits au Marché international du film, leader mondial qui fête ses 60 ans cette année, ne s'installent pas une semaine sur la Croisette pour bronzer. Dès la mi-avril, les agents, vendeurs et producteurs préparent leurs annonces. Cannes reste un gage de curiosité et d'éclectisme qui peut satisfaire tout le monde. Ni le marché de Berlin, ni celui de Sundance n'arrivent à son niveau. Une preuve supplémentaire.

[Dossier] Cannes, centre du monde cinématographique ? — Anne-Laure Brénéol et Lionel Ithurralde de Malavida Films

Si les films de Netflix n'ont pas accès aux sélections cannoises (les exploitants français s'attachant à la chronologie des médias, la diffusion en salle et finalement à l'exception culturelle française), les acheteurs de Netflix seront bien présents pour opérer une razzia sur certains films présentés au Palais des festivals, à la Quinzaine ou à la Semaine.

Non, le seul problème c'est bien ce ressenti que les films cannois ne sont pas populaires. Ils gagnent des prix dans leurs pays par la suite, vont parfois aux Oscars (mais ce n'est pas le bon critère pour juger d'un Festival). Mais séduisent-ils le public? On affirme que oui. Le Grand bain a été un succès. On oublie que E.T. a été un film de clôture. On oublie surtout qu'il y a un effet Palme d'or. Outre les gros hits (Apocalypse Now, Un homme et une femme, la dolce vita, Pulp Fiction, ...), combien de films auraient obtenu leur score final sans une Palme? Impossible d'imaginer que La vie d'Adèle ou Entre les murs dépassent le million de spectateurs (et soient si bien exportés), que La leçon de Piano soit au-dessus des 2 millions d'entrées, qu'un film thaïlandais comme Oncle Boonmee intrigue 130000 Français, qu'Une affaire de famille ou Amour finissent aux alentours de 800000 tickets vendus. Jamais ces films n'auraient eu de tels scores sans la Palme. Et allons même sans Palme, Mummy ou 120 battements par minute n'auraient jamais pu élargir leur public comme ils l'ont fait.

Alors, oui, il n'y a pas que Cannes. le cinéma tourne autour de quelques rendez-vous majeurs - Sundance, Cannes, le trio de la rentrée Telluride-Venise-Toronto, - et quelques marchés - Berlin, Cannes, Toronto, Busan, l'AFI de Los Angeles. Mais en étant situé au printemps, la montée des marches donne le coup de sifflet à l'année du cinéma "art et essai" (mais pas seulement, puisque les studios s'en servent aussi pour le lancement de grosses productions).

Il ne s'agit pas de concurrencer Marvel ou la soft power asiatique. Il ne s'agit pas de refléter tout le cinéma romanesque et populaire indien, turc ou nigérien. Le Festival a une autre mission. Cannes devient une forteresse, pour le moment, chargée de protéger un cinéma hétérogène réalisé par des artistes qui croient encore qu'on peut raconter des histoires autrement: ni binaires, ni formatées, ni infantilisantes.

En cela, dans ce domaine, le Festival de Cannes reste incontournable, essentiel et même vital.

Netflix gonfle les salaires des stars d’Hollywood

Posté par wyzman, le 2 mai 2019

Le très sérieux magazine Variety a dévoilé les cachets de certaines des plus grandes stars américaines dans un long exposé.

Gros cachet, zéro avantage

Désormais incontournable, Netflix ne lésine pas sur les sommes qu’il offre aux grosses stars qu’il débauche. Ainsi, Ryan Murphy aurait touché 300 millions de dollars au moment de signer un contrat d’exclusivité, Shonda Rhimes aurait signé un contrat de 100 millions de dollars s’étalant sur plusieurs années, Beyoncé aurait touché 60 millions d dollars pour son documentaire Homecoming et deux autres projets et personne n’ose imaginer ce qui a été proposé au couple Obama pour ses documentaire et série politique à venir.

Dans un tel contexte, les grands studios américains tentent de suivre le rythme sans pour autant prendre davantage de risques que par le passé. Si les sommes offertes par Netflix peuvent sembler insensées, précisons que celles-ci n’impliquent aucun avantage. Eh oui, pour un film Netflix, le salaire reste le même peu importe le nombre de personnes qui regardent le programme en question. En d’autres termes, le géant du streaming n’étant pas distribué à grande échelle dans des salles de cinéma, les acteurs, scénaristes et réalisateurs peuvent difficilement négocier un quelconque pourcentage sur les recettes du projet en question. Pour rappel, les revenus de Netflix viennent exclusivement de ses abonnements.

Voilà pourquoi il n’est pas surprenant de voir que Ryan Reynolds a reçu pas moins de 27 millions de dollars pour jouer le film Six Underground de Michael Bay pour Netflix. De son côté, Will Smith devrait se voir offrir pas moins de 35 millions de dollars pour Bright 2, la suite du film réalisé par David Ayer pour la plateforme et pourtant descendu par la critique. Si les années précédentes Martin Lawrence et Will Smith ont pu recevoir jusqu’à 20 millions de dollars par film, le premier a accepté de baisser drastiquement son cachet (sans les recettes annexes) afin de permettre à Bad Boys for Life de se faire. Ainsi, Martin Lawrence devrait toucher 6 millions de dollars quand le toujours incontournable Will Smith a rempilé pour 17 millions de dollars !

Petit cachet pour gros réalisateur

Le dernier enseignement du grand exposé de Variety est sans doute le plus important : les grandes stars hollywoodiennes n’ont plus peur de se mettre "au régime" afin d’avoir la chance de tourner pour de grands réalisateurs. Oscarisée et ultra branchée, Lupita Nyong’o aurait gagné moins d'un million de dollars pour Us de Jordan Peele, se rattrapant avec la vidéo à la demande et les recettes à l'étranger. De son côté, Ansel Elgort n’a demandé que 5 millions de dollars afin de ne pas compromettre le West Side Story de Steven Spielberg. Enfin, Leonardo DiCaprio et Brad Pitt ont divisé leur cachet respectif par deux (10 millions de dollars) afin de se retrouver dans Il était une fois Hollywood de Quentin Tarantino.

Cela étant, d’autres acteurs n’ont pas à se priver. Désormais omniprésent grâce aux franchises Fast and Furious et Jumanji ainsi que les blockbusters qu’il est le seul à pouvoir porter (San Andreas, Rampage, Skyscraper), Dwayne Johnson demeure l’un des rares à pouvoir demander 20 millions de dollars à un studio sans crainte. Après 11 années de bonnes loyaux services chez Marvel, Robert Downey Jr. peut exiger la même somme peu importe le projet - même Le Voyage de Docteur Dolittle attendu pour le 29 janvier 2020. Enfin, après avoir été éclipsée par ses collègues masculin dans Batman v Superman : L’Aube de la justice et le carton de Wonder Woman, personne ne sera surpris d’apprendre que Gal Gadot touchera 10 millions de dollars pour Wonder Woman 1984.

27M$Ryan Reynolds pour Six Underground (Netflix)
20M$Dwayne Johnson pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
20M$Robert Downey Jr. pour Le Voyage de Docteur Dolittle (Universal)
17M$Will Smith pour Bad Boys for Life (Sony)
13M$Jason Statham pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
12-14M$Tom Cruise pour Top Gun : Maverick (Paramount)
12-13M$Emily Blunt pour Sans un bruit 2 (Paramount)
10M$Brad Pitt pour Il était une fois Hollywood (Sony)
10M$Gal Gadot pour Wonder Woman 1984 (Warner Bros.)
10M$Leonardo DiCaprio pour Il était une fois Hollywood (Sony)
9-10M$Margot Robbie pour Birds Of Prey (Warner Bros., également productrice)
8M$Idris Elba pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
8M$Ben Affleck pour Triple Frontière (Netflix)
7M$Kristen Stewart pour Charlie’s Angels (Sony)
6M$Martin Lawrence pour Bad Boys for Life (Sony)
4.5M$Joaquin Phoenix pour Joker (Warner Bros.)
2.5M$Jessica Chastain pour Ça 2 (Warner Bros.)

BIFFF 2019 : l’Espagne a son super-héros avec SuperLopez

Posté par kristofy, le 15 avril 2019

Le réalisateur Javier Ruiz Caldera est populaire en Espagne, mais aussi à Bruxelles en tant que fidèle du BIFFF. Du côté françai,s on est un peu à la traine côté distribution de ses films (comme pour de nombreux cinéastes espagnols d’ailleurs). En 2003 le Festival était surpris par sa comédie fantômatique Ghost Graduation :  il y rempote le Grand Prix (ce qui est plutôt rares pour une comédie) doublé du Prix du Public. Il y est revenu en 2006 avec Spy Time qui lui a valu encore une fois le Prix du Public. Cette année, il est l’un des favoris, une fois de plus, avec son SuperLopez.

Sur une planète lointaine où règne un dictateur, deux scientifiques ont conçu un bébé avec des super pouvoirs qui pourrait être une arme pour le contrer. Pour le cacher, ils l'envoient vers la Terre. Le dictateur réplique en envoyant sa propre fille qui doit capturer et neutraliser ce bébé. Cependant la capsule du bébé est accidentellement déviée vers l’Espagne où elle tombe dans un petit village. Les Lopez, un couple de garagistes, vont adopter cet enfant un peu particulier. Voila pour l’ouverture du film, 30 ans plus tard, il est devenu un employé de bureau. Il cache ses quelques pouvoirs de rapidité et de force et voit débarquer une nouvelle collègue, qui lui plaisait à l’université. Un problème de métro sans frein l’incite à intervenir pour la première fois comme super-héros, et il est désormais repéré par ceux qui le cherchaient depuis longtemps…

Les première minutes du film SuperLopez évoque un peu Superman, puis on bascule très vite dans l’univers habituel et rigolo de Javier Ruiz Caldera : c’est encore une fois un anti-héros qui devient un héros presque malgré lui, avec les complications que ça engendre vis-à-vis de ses proches. L’acteur Dani Rovira incarne ce héros qui doit gérer une vie secrète (comme dans Ghost Graduation et Spy Time), Alexandra Jimenez hérite du rôle de la fiancée avec du caractère, et c’est la géniale Maribel Verdu qui joue ici la méchante (elle est aussi l’héroïne de Crime Wave au BIFFF). L’histoire s’amuse autant avec des quiproquos romantiques (il y a un triangle amoureux) qu’avec la figure d’un super-héros espagnol que personne n’imagine croyable ("il va combattre quoi, la ponctualité ?"), tandis que la planète même serait menacée…

Pour Javier Ruiz Caldera,  "Le film s’inspire de la bande-dessinée SuperLopez mais ne se veut pas être en compétition avec elle, ce n’est pas une traduction de la BD mais beaucoup plus une adaptation très libre du personnage. Dans la BD on le découvre quand il a déjà 30 ans, pour le film on a décidé avec mes scénaristes de commencer par sa naissance et son origine, on a totalement inventé un passé à ce personnage. On a glissé dans le film notre humour à propos de certains clichés de l’Espagne, et puis des choses qui me sont plutôt personnelles. Par exemple pendant un tournage ma mère me demande si j’ai assez mangé, certaines choses de la mère dans le film viennent de ma maman. Je me suis aussi demandé qui avait fait le costume de super-héros et c’est donc la mère de SuperLopez qui le lui a fait."


"On voulait surtout développer le personnage qui dévoile ses pouvoirs avec ses rapports à sa famille et à ses amis, sans porter l’accent sur une accumulation de scènes d’action. Evidemment, on n’avait pas le budget pour en faire des dizaines mais on a pu faire plusieurs grosses séquences d’action qui sont très spectaculaires et un peu drôles aussi. Il y a quelques plans qui sont un hommage direct au film Superman. Superman dans la vie c’est un peu un loser mais quand il met son costume et sa cape c’est un vrai super-héros, SuperLopez même avec le costume il reste un peu un loser. En Espagne SuperLopez a eu du succès et on a même gagné un Goya pour les effets spéciaux, ça m’a fait plaisir que ce film reçoive un Goya. » En remportant ce Goya, Lluís Rivera & Laura Pedro, c'est aussi la première fois qu'une femme superviseur des effets visuels est récompensée dans cette catégorie technique, à 28 ans.

A la dernière cérémonie des Goya (les César espagnols) SuperLopez avait reçu deux autres nominations (meilleur scénario adapté, meilleure direction artistique). Pour découvrir le film en France il faudra se tourner vers Netflix

Cannes 2019 sans Netflix selon « Variety »

Posté par redaction, le 18 mars 2019

Ce sera la deuxième année consécutive sans productions Netflix au festival de Cannes. Selon les informations exclusives de Variety, Netflix n'aura aucun film en compétition ou hors-compétition sur la Croisette cette année. On savait déjà que The Irishman de Martin Scorsese ne serait sans doute pas prêt. Si l'information est juste, on peut désormais éliminer The Laudromat de Steven Soderbergh, le nouveau film de Noah Baumbach, The King de David Michôd et Uncut Gems des frères Safdie, pourtant en compétition il y a deux ans.

Aucune solution n'aurait été trouvée malgré d'intenses discussions depuis plusieurs mois. Netflix n'enverra donc que ses acheteurs au marché pour faire ses emplettes (et pourra quand même s'enorgueillir du logo cannois si la société achète les droits de distribution d'un film en sélection officielle). Les exploitants européens seront rassurés de constater que leurs revendications sont écoutées. La chronologie des médias ne sera pas entamée. Les seuls perdants restent les cinéphiles et les festivaliers. Le grand gagnant, éventuellement, sera Venise qui récupèrera les films potentiels, comme l'an dernier la Mostra avait sélectionné un certain Roma ou l'inédit d'Orson Welles, The Other Side of the Wind.

Après tout, ce n'est pas si important. Il y a suffisamment de prétendants pour Cannes, et l'an dernier, avec des films comme Une affaire de famille, Cold War, Capharnaüm, Burning et Blackkklansman, le Festival de Cannes a su trouver sa place aux Oscars comme dans les palmarès de fin d'année. Cannes sera surtout le seul grand festival à ne pas avoir de productions Netflix cette année puisque même Berlin a placé un film de la plateforme de streaming dans sa compétition cette année.

Les prétendants américains ne manquent pas

Mais, contrairement à l'année dernière, le festival de Cannes ne manquera pas de poids lourds américains, répondant ainsi indirectement à la critique entendue (et infondée selon nous vu la qualité de la sélection globale). Outre Once Upon a Time in Hollywood de Quentin Tarantino, quasiment sécurisé, on pourrait trouver les derniers films de James Gray, Jim Jarmusch, Richard Linklater, Ari Aster, James Mangold, Terrence Malick, Harmony Korine (pas en compétition puisque déjà présenté à SXSW), Kelly Reichardt, Ira Sachs ou encore Benh Zeitlin... On n'est pas non plus à l'abri d'une surprise comme Aladdin, Rocketman, Toy Story 4, Men in Black International en séances glam hors-compétition.

Cannes affichera un peu plus son statut de résistant dans une industrie qui cherche à distinguer la salle de cinéma au cinéma à la maison, malgré les milliards d'investissements que promettent Netflix, Amazon ou Apple pour des auteurs prestigieux, respectés, qui ne trouvent plus forcément de financement auprès des studios. Mais cannes reste une rampe de lancement incomparable pour un film d'auteur américain. Même sans Netflix au générique.

The Irishman de Martin Scorsese (enfin) en montage

Posté par vincy, le 14 mars 2019

Thierry Frémaux était le week-end dernier à Los Angeles. S'il parlait restauration, on imagine qu'il en a profité pour faire le tour des studios. Et peut-être pour négocier avec Netflix la présence de quelques uns des gros films qu'il pourrait projeter à Cannes.

Parmi ceux-ci, il y a le nouveau Martin Scorsese, Palme d'or en 1976 et président du jury en 1998. The Irishman est l'un des plus gros budgets de Netflix (140M$). Cependant, même si Netflix et Cannes parviennent à pactiser de nouveau, rien n'est certain sur le présence du film sur la Croisette. Le montage vient à peine de commencer. Et il y aurait plus de 300 scènes entre les mains de la vénérable Thelma Schoonmaker, la monteuse fidèle du cinéaste.

Car cette fois-ci, Scorsese a abandonné sa technique du storyboard pour mettre en scène au jour le jour chaque plan et laisser les comédiens s'emparer de la séquence..

Le film réunit Robert De Niro et Joe Pesci, qui ont partagé l'affiche de Raging Bull, Les Affranchis et Casino, trois des plus grands Scorsese. Anna Paquin, Ray Romano (qui était dans la série Vinyl, produite par le réalisateur) et Harvey Keitel (au générique de Mean Streets et Taxi Driver) sont aussi du casting. Mais le bonus c'est Al Pacino dans le rôle de Jimmy Hoffa (déjà incarné par Jack Nicholson dans Hoffa en 1992). Pour lui, c'est une première avec Scorsese. Il a déjà été face à De Niro dans Heat de Michael Mann, un événement à l'époque tant les deux acteurs représentaient la nouvelle génération du cinéma américain des années 1970. Pacino sera aussi à l'affiche de Once Upon a Time in Hollywood de Quentin Tarantino, promis pour la compétition cannoise.

L'histoire est celle du maffieux Frank "L'irlandais" Sheeran, soupçonné d'avoir assassiné le chef de la mafia Jimmy Hoffa.

Netflix a prévu de diffuser The Irishman au second semestre 2019 en vue de concourir pour les Oscars, si les règles de l'Académie ne changent pas sous la pression du lobbying de Steven Spielberg.

Trois films et deux projets pour Ben Affleck

Posté par vincy, le 26 février 2019

Ben Affleck abandonne le costume de Batman mais enchaîne les projets. L'acteur, absent des écrans depuis Justice League fin 2017, est attendu dans 3 films et vient de confirmer un quatrième.

Universal Pictures a acquis les droits de distribution de I Am Still Alive, adaptation du roman éponyme de Kate Alice Marshall, qui, selon l'éditeur américain est un mix entre Into the Wild et The Revenant, avec une dose de girl power.

Lori Evans Taylor écrira le scénario: l'histoire d'une adolescente gravement blessée après un accident de voiture, qui a tué sa mère. Elle est obligée de migrer chez son père, qui vit reclus dans le Canada sauvage, et va devoir trouver des ressources en elle pour s'adapter à cet environnement isolé et hostile. Affleck incarnerait le père.

L'acteur va être en vedette d'une prochaine sortie attendue sur Netflix le 13 mars, Triple frontière, réalisé par J.C. Chandor, avec Charlie Hunnam, Adria Arjona, Oscar Isaac, Garrett Hedlund et Pedro Pascal.

Toujours sur Netflix, il sera ensuite aux côtés d'Anne Hathaway et Willem Dafoe dans The Last Thing He wanted de Dee Rees. Enfin, cette fois-ci en salles, il sera une ancienne star de basket et veuf dans le drame Torrance de Gavin O'Connor.

Côté réalisation, après l'immense flop de Live at night, le réalisateur d'Argo, a en projet l'adaptation d'un Agatha Crhistie, Witness for the Prosecution (Témoin à charge), déjà transposé au cinéma en 1957 par Billy Wilder avec Marlène Dietrich et Charles Laughton. Le scénario a été confié à Christopher Keyser.

L’Association Française des cinémas Art et Essai interpelle les réalisateurs pactisant avec le diable Netflix

Posté par redaction, le 22 février 2019

Dans une tribune parue dans Le Monde du samedi 23 février, François Aymé, Président de l’Association Française des cinémas Art et Essai, interpelle dans un long texte les frères Coen et Alfonso Cuaron, dont les récents films ont été diffusés sur Netflix, et absents des salles de cinéma, malgré leurs prix au Festival de Venise en septembre dernier.

Le conflit continue donc. Il souligne plusieurs craintes de la part des exploitants qui voient Netflix (et les plateformes de SVàD) et ses milliards d'euros d'investissements dans les contenus comme une menace à plusieurs visages. Celle de détourner les gens des salles au profit de leur salon. Celle de d'ôter aux salles de cinéma plusieurs films signés d'auteurs populaires. On pourrait rétorquer que Netflix & co ne sont pas les seuls concurrents au cinéma puisque le temps de loisirs, pas forcément extensible, et le pouvoir d'achat, pas plus croissant, contraignent de faire des choix, avec notamment la capacité du jeu vidéo (Fortnite en premier lieu cette année) à être chronophage et parfois coûteux. Qu'il n'y a pas forcément de salles de cinéma ou de diversité de films à proximité. Qu'une sortie au ciné coûte aussi très chère, ce qui amène souvent à une concentration du public sur quelques films qui "rassurent".

Toujours est-il que l'Afcae regrette "que cette longue relation de confiance et de mise en valeur de vos oeuvres sur grand écran, devant un public d’aficionados, s’arrête, comme ça, brutalement".

"Les temps changent, c’est tout, répondez-vous en substance dans de multiples entretiens. Oui mais la question est de savoir, dans quel sens et pourquoi ? Pour le bien des diffuseurs ? Des auteurs ? Du public ? Des oeuvres elles-mêmes ?" poursuit le texte.

L'Afcae souligne que les films, quand ils n'étaient pas exclusivement réservés à Netflix, avaient plusieurs vies - la salle, la VàD, le DVD, la télévision -, et plusieurs supports, du smartphone à Canal + en passant par l'ordi ou le grand écran. "Ce n’est pas vous qui vous adaptez au public mais l’inverse : le public doit s’adapter aux choix que vous avez faits : confier l’exclusivité durable de votre dernière œuvre à une plate-forme. Le choix que vous laissez à votre public, c’est : ou bien vous vous abonnez à Netflix et vous pouvez découvrir notre film sur un petit écran, ou bien vous ne le voyez pas. Ce n’est pas un choix, c’est une obligation, en tout cas pour vos fans" explique François Aymé, qui ajoute: "Cela s’appelle la privatisation d’une œuvre."

La tribune, sous forme de publicité dans Le Monde, souligne "que toutes les évolutions, adaptations, mutations du cinéma se sont faites dans le sens d’un progrès concret, technique, objectif : passage au parlant, à la couleur, au cinémascope, au Dolby, confort des salles… À chaque fois, il s’est agi d’améliorer la qualité du spectacle cinématographique et la valorisation des œuvres, quand bien même la diffusion décalée de cette œuvre se démultipliait au fil des ans sur d’autre supports."

Le constat est qu'il ne s'agit pas d'un "progrès" mais d'une "régression". "En faisant ce choix, vous assumez un double renoncement. Vous renoncez à la valorisation optimale et technique de votre œuvre sur un grand écran et via une chaine sonore qui restituent les subtilités, les nuances de votre travail. Et vous renoncez à la dimension collective de la découverte de votre œuvre. Vous renoncez au fait que votre film soit un spectacle public." Tout en ayant conscience que "le visionnement d’une œuvre cinématographique se fait très majoritairement sur un autre support que le grand écran, est-ce une raison valable pour s’en passer complètement ? Est-ce qu’un compositeur, un musicien, un chanteur renoncerait aux concerts sous prétexte que la plupart des gens écoutent ses oeuvres sur Youtube ou bien sur une plateforme dédiée ?" s'interroge François Aymé.

Mais le vrai problème est ailleurs. Si des auteurs aussi prestigieux que les Coen, Cuaron, Coixet, Bier, Michod, Scorsese vont chez Netflix (ou autres Apple, Amazon et cie), c'est parce qu'ils ne trouvent plus forcément le financement pour leurs films, à l'écart des blockbusters ou trop chers / audacieux pour la niche du cinéma art et essai. Cette crise du "cinéma du milieu" a déjà été constatée et expliquée en France. Aux Etats-Unis, le box office de ces films atteint rarement les 100M$ en salles (la moyenne étant plutôt autour de 40M$).

On ne sait rien (sauf en cas de record) du nombre de visionnages des films sur Netflix. La société californienne investit sur du prestige, comme un grand magasin a besoin de Louis Vuitton et Chanel pour séduire les clientèles haut-de-gamme. Ce n'est pas la France qui va résoudre ce problème. Mais, comme s'interroge le texte: "Est-ce que le fait d’avoir acheté un film mexicain en noir et blanc est le signe d’une stratégie volontariste de défense de la diversité qui ira au-delà des seules productions anglo-saxonnes ? Est-ce que Netflix (comme d’autres) envisage de respecter les règles de fiscalité des pays où il diffuse, contribuant ainsi à la vie commune d’un territoire dont il tire des profits ? Est-ce que Netflix est susceptible de produire ou d’acheter des films critiques envers l’Iran, la Chine, la Russie, le Brésil, l’Arabie saoudite, la Turquie ? Si Netflix montre un vrai empressement à financer les films de grands auteurs confirmés, aura-t-il la même motivation à suivre des nouveaux talents [c'est le cas, ndlr] ? Continuera-t-il même à financer ces grands talents s’il atteint ses objectifs d’abonnés ? Est-ce que vraiment la contribution de Netflix à la production et/ou à la diffusion était indispensable à votre film ou bien s’agit-il d’un choix délibéré et assumé de votre part ?"

"Ainsi, confier votre film à Netflix, c’est non seulement renoncer à la possibilité offerte de voir vos titres en salles de manière collective, mais aussi apporter votre nom et, de ce fait, cautionner un opérateur puissant qui sait profiter d’un système et ne pas s’y conformer quand cela est contraire à ses intérêts. Comment jouer avec quelqu’un qui change les règles du jeu à son seul profit ? En tentant de lui faire respecter les règles ou bien en rejoignant son camp ? À chacun sa réponse."

Et bien malin celui qui a des certitudes aujourd'hui. Une chose est sûre: cette mutation des comportements et des technologies (qui bousculent le marché comme Uber a transformé le transport local véhiculé) n'a pas finit d'opposer défenseurs de l'art cinématographique partagé en salles et ceux qui plaident pour une démocratisation culturelle coûte que coûte. Ce glissement s'accompagne d'ailleurs du déclin de la cinéphilie et de la réduction de la place laissée à la critique. Le film devient un produit de consommation, qu'on consomme chez soi, plutôt qu'une aventure collective choisie qu'on partage avec les autres. Il ne s'agit pas forcément de les opposer. mais pour l'instant personne n'a la solution pour les faire coexister en paix.

Black Panther en tête des nominations aux NAACP Image Awards 2019

Posté par wyzman, le 18 février 2019

Avec pas moins de 16 nominations toutes catégories confondues, le blockbuster de Ryan Coogler n'en finit plus de faire parler de lui.

Des nominations solides

Plus gros carton sur le sol américain de 2018, Black Panther ne pouvait qu'être à l'honneur des prochains NAACP Image Awards. Pour rappel, depuis 1967, cette cérémonie créée par l'Association nationale pour la promotion des gens de couleur récompense les films films, séries, émissions, musiques et personnalités issus des minorités qui ont marqué l'année.

Symbole d'une culture trop souvent pillée et pas assez célébrée, Black Panther est parvenu à décrocher 16 nominations dont 3 dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle. En effet, les performances de Danai Gurira, Letitia Wright et Lupita Nyong'o n'ont laissé personne indifférent. Outre ses acteurs, Black Panther est également cité pour sa musique, son adaptation télévisuelle pour enfants, son scénario, sa réalisation et même sa prose puisque le roman Black Panther: Who Is The Black Panther? de Jesse James Holland Jr est nommé.

Côté télévision, on notera que Netflix et HBO sont comme souvent les diffuseurs les plus mentionnés, avec cette année 26 et 22 citations chacun. Le premier peut compter sur la mini-série Seven Seconds quand le second a su tirer son épingle du jeu avec la comédie Insecure et le téléfilm Fahrenheit 451.

PRIX SPECIAL

Artiste de l’année

Beyoncé
Chadwick Boseman
LeBron James
Regina King
Ryan Coogler

CINEMA

Meilleur acteur

Chadwick Boseman – Black Panther (Marvel Studios)
Michael B Jordan – Creed II (Metro-Goldwyn-Mayer Studios)
Denzel Washington – Equalizer 2 (Columbia Pictures)
John David Washington – BlacKkKlansman (Focus Features)
Stephan James – If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)

Meilleure actrice

Amandla Stenberg – The Hate U Give (20th Century Fox)
Constance Wu – Crazy Rich Asians (Warner Bros. Pictures)
KiKi Layne – If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)
Sanaa Lathan – Nappily Ever After (Marc Platt Production/Badabing Pictures Production for Netflix)
Viola Davis – Widows (20th Century Fox)

Meilleur acteur dans un second rôle

Brian Tyree Henry – If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)
Mahershala Ali – Green Book (Universal Pictures, Participant Media, DreamWorks)
Michael B. Jordan – Black Panther (Marvel Studios)
Russell Hornsby – The Hate U Give (20th Century Fox)
Winston Duke – Black Panther (Marvel Studios)

Meilleure actrice dans un second rôle

Danai Gurira – Black Panther (Marvel Studios)
Letitia Wright – Black Panther (Marvel Studios)
Lupita Nyong’o – Black Panther (Marvel Studios)
Regina Hall – The Hate U Give (20th Century Fox)
Regina King – If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)

Meilleur film indépendant

BlacKkKlansman (Focus Features)
If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)
Nappily Ever After (Marc Platt Production/Badabing Pictures Production for Netflix)
Sorry To Bother You (Annapurna Pictures)
Traffik (Codeblack Films/Lionsgate Entertainment)

Acteur.trice révélation de l’année

Storm Reid – A Wrinkle In Time (Walt Disney Studios)
Letitia Wright – Black Panther (Marvel Studios)
Winston Duke – Black Panther (Marvel Studios)
John David Washington – BlackKklansman (Focus Features)
KiKi Layne – If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)

Meilleure distribution

Black Panther (Marvel Studios)
BlacKkKlansman (Focus Features)
Crazy Rich Asians (Warner Bros. Pictures)
The Hate U Give (20th Century Fox)
Widows (20th Century Fox)

Meilleur film

Black Panther (Marvel Studios)
BlacKkKlansman (Focus Features)
Crazy Rich Asians (Warner Bros. Pictures)
If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)
The Hate U Give (20th Century Fox)

TELEVISION

Meilleure série comique

Atlanta (FX Networks)
Black-ish (ABC)
Dear White People (Netflix)
Grown-ish (Freeform)
Insecure (HBO)

Meilleur acteur dans une série comique

Anthony Anderson, Black-ish (ABC)
Cedric the Entertainer, The Neighborhood (CBS)
Donald Glover, Atlanta (FX Networks)
Dwayne Johnson, Ballers (HBO)
Tracy Morgan, The Last O.G. (TBS)

Meilleure actrice dans une série comique

Danielle Brooks, Orange is the New Black (Netflix)
Issa Rae, Insecure (HBO)
Logan Browning, Dear White People (Netflix)
Tracee Ellis Ross, Black-ish (ABC)
Yara Shahidi, Grown-ish (Freeform)

Meilleur acteur dans un second rôle dans une série comique

Jay Ellis, Insecure (HBO)
John David Washington, Ballers (HBO)
Laurence Fishburne, black-ish (ABC)
Marcus Scribner, black-ish (ABC)
Tituss Burgess, Unbreakable Kimmy Schmidt (Netflix)

Meilleure actrice dans un second rôle dans une série comique

Essence Atkins, Marlon (NBC)
Marsai Martin, Black-ish (ABC)
Natasha Rothwell, Insecure (HBO)
Uzo Aduba, Orange is the New Black (Netflix)
Yvonne Orji, Insecure (HBO)

Meilleure série dramatique

How To Get Away With Murder (ABC)
Power (Starz)
Queen Sugar (OWN)
The Chi (Showtime)
This Is Us (NBC)

Meilleur acteur dans une série dramatique

Jason Mitchell, The Chi (Showtime)
Keith David, Greenleaf (OWN)
Kofi Siriboe, Queen Sugar (OWN)
Omari Hardwick, Power (Starz)
Sterling K. Brown, This Is Us (NBC)

Meilleure actrice dans une série dramatique

Alfre Woodard, Marvel’s Luke Cage (Netflix)
Naturi Naughton, Power (Starz)
Rutina Wesley, Queen Sugar (OWN)
Taraji P. Henson, Empire (FOX)
Viola Davis, How to Get Away with Murder (ABC)

Meilleur dans un second rôle dans une série dramatique

Jesse Williams, Grey’s Anatomy (ABC)
Joe Morton, Scandal (ABC)
Jussie Smollett, Empire (FOX)
Romany Malco, A Million Little Things (ABC)
Wendell Pierce, Tom Clancy’s Jack Ryan (Prime Video)

Meilleure actrice dans un second rôle dans une série dramatique

CCH Pounder, NCIS: New Orleans (CBS)
Lynn Whitfield, Greenleaf (OWN)
Sanaa Lathan, The Affair (Showtime)
Susan Kelechi Watson, This Is Us (NBC)
Thandie Newton, Westworld (HBO)

Meilleur guest-star de série comique ou dramatique

Erika Alexander – Black Lightning – "Book of Consequences: Chapter Three: Master Lowery" (CW)
Kendrick Lamar – Power – "Happy Birthday" (Starz)
Kerry Washington – How to Get Away with Murder – "Lahey v. Commonwealth of Pennsylvania" (ABC)
Loretta Devine – Love Is_ – "Rose" (Going Home) (OWN)
Tisha Campbell-Martin – Empire – "Without Apology" (Fox)

Meilleur téléfilm, mini-série ou épisode spécial

Behind The Movement (TV One)
Jesus Christ Superstar Live in Concert (NBC)
Seven Seconds (Netflix)
The Bobby Brown Story (BET)
The Simone Biles Story: Courage to Soar (Lifetime)

Meilleur acteur dans un téléfilm, une mini-série ou un épisode spécial

Brandon Victor Dixon, Jesus Christ Superstar Live in Concert (NBC)
John Legend, Jesus Christ Superstar Live in Concert (NBC)
Michael B. Jordan, Fahrenheit 451 (HBO)
Russell Hornsby, Seven Seconds (Netflix)
Woody McClain, The Bobby Brown Story (BET)

Meilleure actrice dans un téléfilm, une mini-série ou un épisode spécial

Anna Deavere Smith, Notes From the Field (HBO)
Gabrielle Dennis, The Bobby Brown Story (BET)
Jeanté Godlock, The Simone Biles Story: Courage to Soar (Lifetime)
Regina King, Seven Seconds (Netflix)
Toni Braxton, Faith Under Fire: The Antoinette Tuff Story (Lifetime)

Meilleure émission de télé-réalité, de compétition ou de jeux

Iyanla: Fix My Life (OWN)
Lip Sync Battle (Paramount Network)
RuPaul’s Drag Race (VH1)
Shark Tank (ABC)
The Voice (NBC)

Meilleure émission de variété

2 Dope Queens (HBO)
Black Girls Rock! (BET)
Bruno Mars: 24K Magic Live at the Apollo (CBS)
Saturday Night Live (NBC)
Trevor Noah: Son of Patricia (Netflix)

Meilleur programme pour enfants

Doc McStuffins (Disney Junior)
Marvel’s Avengers: Black Panther’s Quest (Disney XD)
Motown Magic (Netflix)
Sesame Street (HBO)
Top Chef Junior (Universal Kids)

Jeune acteur.trice révélation dans une série, une mini-série, un téléfilm ou un épisode spécial

Alex R. Hibbert – The Chi (Showtime)
Lonnie Chavis -This Is Us (NBC)
Lyric Ross – This Is Us (NBC)
Marsai Martin – Black-ish (ABC)
Miles Brown – Black-ish (ABC)

Meilleur.e animateur.trice de talk-show ou programme d’infotainment

Jada Pinkett Smith, Adrienne Banfield Norris, Willow Smith – Red Table Talk (Facebook Watch)
Joy Reid – AM Joy (MSNBC)
LeBron James – The Shop (HBO)
Lester Holt – NBC Nightly News with Lester Holt (NBC)
Trevor Noah – The Daily Show with Trevor Noah (Comedy Central)

Meilleur.e animateur.trice d’émission de variété

Iyanla Vanzant – Iyanla: Fix My Life (OWN)
LL Cool J – Lip Sync Battle (Paramount Network)
Queen Latifah – Black Girls Rock (BET)
RuPaul – RuPaul’s Drag Race (VH1)
Steve Harvey – Family Feud (Syndication)

DOCUMENTAIRE

Meilleur film documentaire

Amazing Grace (Sundial Pictures/Neon)
Making The Five Heartbeats (Green Lighthouse)
Quincy (Netflix)
RBG (CNN)
Whitney (Roadside Attractions/Miramax)

Meilleur film documentaire pour la télévision

Hope & Fury: MLK, The Movement and the Media (NBC)
King in the Wilderness (HBO)
Say Her Name: The Life and Death of Sandra Bland (HBO)
Shut Up & Dribble (Showtime)
Time For Ilhan (Fuse)

ECRITURE

Meilleur scénario de série comique

Justin Simien – Dear White People – "Chapter 1" (Netflix)
Marquita J. Robinson – GLOW – "Work the Leg" (Netflix)
Peter H. Saji – Black-ish – "Purple Rain" (ABC)
Regina Y. Hicks – Insecure – "High-Like" (HBO)
Trevor Noah , Steve Budow, David Kibuuka, Zhubin Parang, Dan Amira, Lauren Sarver Means, Mr. Daniel Radosh, David Angelo, Devin Trey Delliquanti, Zachary DiLanzo – The Daily Show with Trevor Noah – "23087 Alex Wagner" (Comedy Central)

Meilleur scénario de série dramatique

Janine Sherman Barrois – Claws – "Cracker Casserole" (TNT)
Kay Oyegun — This Is Us – "This Big, Amazing, Beautiful Life" (NBC)
Lena Waithe – The Chi – "Pilot" (Showtime)
Patrick Joseph Charles – Black Lightning – "Sins of the Father: The Book of Redemption" (The CW/Netflix)
Lena Waithe, Dime Davis – The Chi – "The Whistle" (Showtime)

Meilleur scénario d’un téléfilm

Anna Deavere Smith – Notes From the Field (HBO)
J. David Shanks – Seven Seconds: Matters of Life and Death (Netflix)
Katrina M. O’Gilvie – Behind the Movement (TV One)
Ramin Bahrani, Amir Naderi – Fahrenheit 451 (HBO)
Shalisha Francis – Seven Seconds: Of Gods and Men (Netflix)

Meilleur scénario de film

Barry Jenkins – If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)
Boots Riley – Sorry To Bother You (Annapurna Pictures)
Charlie Wachtel, David Rabinowitz, Kevin Willmott, Spike Lee – BlacKkKlansman (Focus Features)
Peter Chiarelli, Adele Lim – Crazy Rich Asians (Warner Bros. Pictures)
Ryan Coogler, Joe Robert Cole – Black Panther (Marvel Studios)

REALISATION

Meilleure réalisation de série comique

Donald Glover – Atlanta – "FUBU" (FX Networks)
Gina Rodriguez – Jane the Virgin – "Chapter Seventy-Four" (CW)
Hiro Murai – Atlanta – "Teddy Perkins" (FX Networks)
Ken Whittingham – Atypical – “Ernest Shackleton’s Rules for Survival” (Netflix)
Millicent Shelton – Insecure – "High-Like" (HBO)

Meilleure réalisation de série dramatique

Ayoka Chenzira – Queen Sugar – "Here Beside the River" (OWN)
Deborah Ann Chow – Better Call Saul – "Something Stupid" (AMC)
Dee Rees – Philip K. Dick’s Electric Dreams – "Kill All Others" (Prime Video)
Salli Richardson-Whitfield – Marvel’s Luke Cage – "I Get Physical" (Netflix)
Zetna Fuentes – How To Get Away With Murder – "Lahey v. Commonwealth of Pennsylvania" (ABC)

Meilleure réalisation de téléfilm

Ernest Dickerson – Seven Seconds: Until It Do (Netflix)
Ramin Bahrani – Fahrenheit 451 (HBO)
Tanya Hamilton – Seven Seconds: That What Follows (Netflix)
Tracy Heather Strai – Lorraine Hansberry: Sighted Eyes/Feeling Heart (PBS)
Victoria Mahoney – Seven Seconds: Witness for the Prosecution (Netflix)

Meilleure réalisation de film de cinéma

Barry Jenkins – If Beale Street Could Talk (Annapurna Pictures)
Spike Lee – BlacKkKlansman (Focus Features)
Steve McQueen – Widows (20th Century Fox)
Ryan Coogler – Black Panther (Marvel Studios)
Alan Hicks, Rashida Jones – Quincy (A Le Train Train\Bob’s Your Uncle\Tribeca Production pour Netflix)

ANIMATION/EFFETS SPECIAUX ANIMATED/CGI

Meilleur doublage de personnage (télévision ou cinéma)

Issa Rae – Bojack Horseman (Netflix)
Laya Deleon Hayes – Doc McStuffins (Disney Junior)
Mahershala Ali – Spider-Man: Into the Spider-Verse (Columbia Pictures/Sony Pictures Animation & Marvel)
Samuel L. Jackson – Les Indestructibles 2 (Disney & Pixar Animation Studios)
Shameik Moore – Spider-Man: Into the Spider-Verse (Columbia Pictures/Sony Pictures Animation & Marvel)

Berlinale 2019: polémiques à cause de la présence de Netflix dans la sélection officielle

Posté par vincy, le 14 février 2019


Désormais, avec une petite musique, c'est un grand N qui s'affiche et non plus la marque au complet, Netflix. La plateforme a récemment fait son entrée parmi les studios en adhérant à la MPAA (Motion Picture Association of America), le puissant comité de censure américain, jusque là club réservé aux six grands studios américains : Paramount Pictures, Sony Pictures Entertainment, Twentieth Century Fox, Universal City Studios, Walt Disney Studios Motion Pictures et Warner Bros. Entertainment.

La MPAA régule la classification des œuvres (G, PG, PG-13, R-Rated, NC-17) et combat le piratage.

Netflix, un studio comme les autres? A Berlin, comme à Cannes et à Venise, la polémique a continué. Si on remarque que les journalistes font moins "bouh" à l'arrivée du logo (il y a même désormais des applaudissements), les exploitants allemands ont critiqué le Festival d'avoir sélectionné des films de la compagnie alors qu'elle se réserve toujours le droit de ne pas les montrer dans les salles de cinéma.

160 exploitants allemands ont adressé une lettre ouverte adressée à la direction de la Berlinale et à la ministre de la Culture, Monika Grütters, pour réclamer le retrait de la compétition du nouveau film d'Isabel Coixet, Elisa y Marcela. Mais personne ne s'est offusqué de la présence hors-compétition, dans le cadre des soirées "Galas" de celle d'un autre film Netflix: The Boy Who Harnessed the Wind (Le garçon qui dompta le vent), premier long métrage du comédien Chiwetel Ejiofor (déjà présenté à Sundance).

Le Festival a répliqué que Elisa y Marcela sortirait en salle en Espagne, ce qui ne contrevient pas au règlement du festival.

Le directeur artistique de la Berlinale, Dieter Kosslick, qui fait sa dernière année de mandat, a déclaré que les festivals internationaux devraient emprunter à l'avenir une position commune afin de savoir comment gérer les films de cinéma destinés aux plateformes. Venise a décerné son Lion d'or à un film Netflix (Roma, un des favoris pour l'Oscar du meilleur film). Cannes a du abandonner la sélection de films de la plateforme, puisque son règlement ne permet plus leur place dans la Compétition.

Il y a urgence à faire un choix. Non pas que les films de Netflix soient meilleurs que les autres. Mais la plateforme, qui revendique désormais rien qu'en France 5 millions d'abonnés, a signé quelques uns des prochains projets d'auteurs réputés et primés, à commencer par Martin Scorsese, David Michôd et Noah Baumbach. Netflix, acteur désormais incontournable, s'invite aussi sur les marchés en prenant les droits internationaux de films étrangers (dernier en date: Le chant du loup). Il va être difficile d'ignorer ces films en festivals, surtout quand ces festivals (à l'instar de Berlin) s'offre une sélection dédiée aux séries ... télévisées.

On a souvent regretté qu'en France la chronologie des médias (qui n'est clairement pas en faveur de Netflix, Amazon et Apple) empêche la distribution dans quelques salles d'un film comme Roma, qui méritait amplement une diffusion sur grand écran. Roma, comme d'autres films Netflix, ont pourtant pu être montré en salles durant une courte durée. A défaut de changer les règles, les festivals permettent au moins de profiter pleinement d'une projection grand écran.

La Berlinale a fait ce choix. Festival public plus que critique, il a projeté le nouveau film d'Isabel Coixet et celui de Chiwetel Ejiofor, tous deux inspirés d'une histoire vraie, dans de grandes salles.

Elisa y Marcela est le récit de deux femmes qui s'aiment dans l'Espagne conservatrice et catholique du début du XXe siècle. En noir et blanc, il raconte l'hostilité et l'homophobie qu'elles subissent, jusqu'à ce que l'une d'elles décide de se travestir en homme et de se marier avec sa compagne à l'église. Et ce plus d'un siècle avant la légalisation du mariage pour tous. Isabel Coixet rate complètement son sujet, en le dévitalisant et en frôlant le grotesque à certains moments. Ses bonnes intentions sont bousillées par un scénario répétitif et une mise en scène vaniteuse. Il n'empêche, on aura appris quelque chose : ce mariage lesbien n'a jamais été annulé par l'Eglise, ce qui en fait le premier mariage entre personnes du même sexe de l'histoire.

Netflix ou pas Netflix, ce film n'aurait jamais du être dans une compétition comme celle de Berlin, affaiblissant un peu plus la Berlinale cette année.

En revanche, Le garçon qui dompta le vent a fait forte impression aux spectateurs qui ont applaudit à la fin du film. A juste titre. S'il est très classique dans sa narration et ne révolutionne en rien la réalisation, le film s'avère très efficace et touchant. Entièrement tourné au Malawi, avec le réalisateur Chiwetel Ejiofor et Aïssa Maïga comme seules vedettes, cette histoire s'inspire d'un jeune garçon d'un village africain (aujourd'hui très diplômé y compris aux USA) qui va entreprendre la construction d'une éolienne pour apporter l'électricité à une pompe à eau permettant d'irriguer les champs infertiles pour cause de sècheresse. De l'écologie aux bons sentiments, en passant par les drames familiaux et les personnages réellement attachants, tout y est. Et c'est typiquement le film qui peut trouver son public en salles.

On pourra le voir chez soi, sur Netflix, à compter du 1er mars.