L’instant Court : En t’attendant, Mélanie Laurent joue la chanteuse

Posté par kristofy, le 2 mai 2011

Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après l’acteur Emile Hirsch qui réalise le clip Alive (Daft Punk),voici l’instant Court n° 30.

On connaissait Mélanie Laurent actrice, elle est encore à l’affiche du film Et soudain, tout le monde me manque sorti le 20 avril. On connaissait aussi Mélanie Laurent réalisatrice, après quelques courts-métrages, elle monte son premier long : Les Adoptés. Entre deux passages devant et derrière la caméra, Mélanie Laurent est aussi chanteuse. En fait elle a déjà fait entendre son joli brin de voix : sur la bande-originale du film Thelma, Louise et Chantal, sur la compilation Madame Aime, un duo avec Jérôme Attal… Elle démarre désormais le métier de chanteuse avec un premier album.

Sa rencontre avec l’Irlandais Damien Rice, dont on vous recommande très chaleureusement les magnifiques disques magnifiques, va donner sa couleur aux textes de Mélanie Laurent. Après une première écoute on est surtout accroché par les textures piano-cordes typiques du style de Damien Rice plus que par les chansons de Mélanie Laurent. On est séduit avec les trois premiers titres (un instrumental, le single En t'attendant, puis un duo), pour les autres l’ensemble est joli mais manque peut-être un peu de sentiments et de mélodies… Une série de concerts est déjà programmée, et c’est sur scène que Mélanie Laurent deviendra plus véritablement chanteuse.

Voila donc En t'attendant, le clip est réalisé par Nicolas Davenel. Le disque de Mélanie Laurent est disponible ces jours-ci, sortie digitale le 26 avril et sortie en cd le 2 mai.

Mélanie Laurent sera dans une dizaine de jours la maîtresse des cérémonies d’ouverture et de clôture du Festival de Cannes. On sait déjà que la robe est choisie et que le brouillon du discours est écrit, rendez-vous ici mercredi 11 mai.

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film En t'attendant.

L’instant Court : Fuck You, clip de Lily Allen réalisé par les Français AB/CD/CD

Posté par kristofy, le 1 avril 2011

lily allenComme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après Born That way, réalisé par Tony McNeal, voici l’instant Court n° 26.

Vendredi 1er avril oblige, alors c’est poisson d’avril. Dans les médias, la traditionnelle blague du poisson dans le dos prend la forme  de quelques canulars plus ou moins fantaisistes.

Comme les plaisanteries les meilleures sont toujours les plus courtes, alors évidement c’est l’occasion d’un film court plein de fantaisie. Avec les récentes technologies de trucages numériques et de compositing (superposition de plusieurs calques pour transformer une image) on peut presque tout faire, et le clip musical est le format idéal pour ça. On peut s’amuser à déformer des visages, allonger le corps d’un petit chien, ajouter des kilos à une dame, transformer des bâtiments, faire n’importe quelle blague autour de soi.

C’est ce que fait la chanteuse Lily Allen dans son clip Fuck You. A noter que si la mélodie ressemble à une ritournelle légère les paroles dénoncent à la fois l’homophobie et  la guerre en Irak, la chanson semblant cibler en même temps les idées et la politique de l’ex-président américain George W. Bush et celles du British National Party anglais. Le clip s’éloigne des paroles pour jouer avec la ville : en déformer des éléments et imaginer d’autres horizons derrière les vitres. En plus de sa fantaisie amusante, ce clip a aussi comme intérêt d’avoir été réalisé avec l’illusion de la caméra subjective. L’objectif de la caméra représente les yeux d’un personnage à travers lesquels vous regardez. Ici le spectateur se retrouve dans la peau de la chanteuse Lily Allen qui s’en va de sa chambre d’hôtel pour rejoindre le plateau d’une émission télé. Garder le principe de caméra subjective pendant toute la durée d’un film est d’ailleurs assez rare (Gaspar Noé a essayé avec Enter the void), là encore le clip musical est le format idéal pour ça (celui de Prodigy Smack my bith up est devenu interdit aux plus jeunes).

Voila donc le clip Fuck You réalisé à Paris par les Français AB/CD/CD. Derrières ces initiales il y a en fait un trio formé par Arnaud Boutin, Clément Dozier et Camille Dauteuille. Leur formation au multimédia et à l’image les a conduit aux techniques d’animation pour maintenant réaliser des publicités et des clips, dont celui-ci pour Lily Allen :


Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Fuck you..

L’instant Court : Thriller, un lip dub

Posté par kristofy, le 19 mars 2011

lip dubComme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après Bumf de Julien Lemore voici l’instant Court n° 24.

Chaque semaine, nous montrons ici les différentes formes que peut prendre un court métrage : en couleurs ou en noir et blanc, filmé avec une caméra ou un appareil photo, animation par ordinateur, clip musical, diaporama, spot publicitaire… Aujourd'hui, un autre format : le lip dub.

Le lip dub est un film court dont la vocation est d’ailleurs de circuler sur internet, il est fait par des amateurs qui font semblant de chanter une chanson. La particularité d’un lip dub est d’être réalisé en un seul plan-séquence où la caméra passe devant chaque participant en circulant dans le lieu qui les rassemble. La vidéo d’un lip dub (traduisible par doublage avec les lèvres, soit chanter en playback) peut vouloir valoriser une association (ou une école, ou une entreprise… ou un parti politique) et aussi renforcer la cohésion dans le groupe de personnes liées à ce projet. La chanson choisie est utilisée sans en avoir légalement le droit mais la tolérance est d’usage, le buzz sur le web peut aussi être bénéfique pour certains artistes (les Black Eyed Peas à la télévision ont félicité des étudiants pour leur vidéo).

Depuis mercredi dernier est visible dans les cinémas The silent house de Gustavo Hernandez, un film d’épouvante avec un unique plan-séquence dans une maison isolée. Puisque le plan-séquence est la règle pour un lip dub, en voici un bon exemple : la vidéo du lip dub d’étudiants de l’IUT de Rouen, avec le tube Thriller de Michael Jackson. Plus un lieu est vaste (avec des escaliers) et plus il y a de participants (déguisés) alors plus le lip dub sera réussi...

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du lip dub Thriller.

BENDA BILILI ! en DVD

Posté par Claire Fayau, le 6 mars 2011

Benda BililiAvant d'être un titre de film, Benda Bilili est un orchestre de rue du Congo Kinshasa composé de musiciens paraplégiques qui se produisent désormais dans les plus grandes villes du monde. C'est donc un véritable conte de fées qu'ont suivi les documentaristes Renaud Barret et Florent de La Tullaye pendant les 5 ans qu'a duré leur aventure auprès du Staff Benda Bilili.

Pourtant, au départ, le sujet pouvait paraître plombant, voire carrément misérabiliste : la pauvreté, la galère, la maladie... Il fallait une bonne dose d'optimisme pour percevoir le potentiel à la fois joyeux et universel de ces destins hors normes, et pour en faire ce documentaire chaleureux et empathique. Mais la force de Benda Bilili!, c'est justement d’aller au-delà des apparences, et c'est pourquoi il faut voir ce film qui va au-delà des clichés que l’on pourrait avoir sur la musique, l’Afrique ou le handicap.

Cela tombe bien, depuis le 1er mars dernier, le film est disponible en DVD. L'occasion de (re)découvrir Roger, l'enfant des rues, et Ricky, qui rêve de faire du Staff Benda Bilili le meilleur orchestre du Congo Kinshasa, mais aussi de suivre tout le staff de répétitions en galères, de déconvenues en bonnes surprises. Jusqu'au jour du départ, quand les musiciens s'envolent pour la première fois hors du pays pour se produire sur scène. Et puis bien sûr, il y a les traditionnels bonus, parmi lesquels des titres à télécharger, le récit de leurs aventures cannoises (le film a fait l'ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs en 2010) et de nombreuses scènes coupées.

On découvre ainsi comment Roger construit son monocorde à partir d'éléments de récupération. Au travers de plusieurs séquences de rue, on perçoit l'ambiance mais aussi les rapports de force entre les musiciens. Certains passages sont carrément savoureux, comme la perplexité gourmande des membres du staff devant une statue de Kate Moss à Oslo.

Enfin, il y a les extraits musicaux, bien sûr ! Une musique pleine d’énergie et de joie de vivre communicative à découvrir absolument en live. Justement, le staff est en tournée en France à partir du 15 mars. Parmi les 27 dates qu'ils assurent dans le pays,  il y en a forcément une près de chez vous...

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Benda Bilili! de Florent de la Tullaye et Renaud Barret
DVD disponible à partir du 1er mars 2011
Éditions Studio 37 et Sophie Dulac Distribution

A voir : le site internet officiel
A écouter : l'album "Très très fort"

Silence infini pour John Barry (1933-2011)

Posté par vincy, le 31 janvier 2011

Il était sans aucun doute l'un des plus grands compositeurs de musiques de films de la deuxième moitié du XXe siècle. John Barry est décédé d'une attaque cardiaque à l'âge de 77 ans. On lui doit la réécriture du mythique thème de James Bond, sans doute l'un des airs les plus connus de la culture populaire.

Cinq fois oscarisé (Vivre libre - musique de film et chanson de film, Le lion en hiver, Out of Africa - sans doute sa plus belle partition, Danse avec les Loups), gagnant d'un Grammy Award (Danse avec les loups), cet insatisfait perpétuel a rythmé des films en tous genres : King Kong, Les grands fonds, Chaplin, Peggy Sue s'est mariée, Macadam Cowboy, Proposition indécente, La fièvre au corps... et même la série Amicalement vôtre) était réputé pour son goût de l'orchestration symphonique et des mélodies romantiques.

Cela ne l'empêchait pas de flirter avec le jazz et des sons plus "pop". Pianiste et trompettiste, Barry était né dans une famille tournée vers le spectacle et avait grandi au contact du grand écran: sa mère jouait du piano et son père dirigeait plusieurs cinémas, où il avait su très rapidement jouer les projectionnistes. Ce compositeur à l'ancienne aimait les trames sonores "classe" et fluides. Même si son oeuvre, plus variée qu'on ne l'imagine, était au croisement de celles de Maurice Jarre et de Lalo Schifrin.

Il fut aussi le premier mari de Jane Birkin, avec qui il a eut une fille, la photographe Kate Barry.

John Barry dirigeant lui-même Goldfinger
Out of Africa
James Bond : Au service secret de sa majesté
The Icpress File
Danse avec les loups

Première soirée Warp Films à la Machine du Moulin Rouge le 21 janvier

Posté par MpM, le 18 janvier 2011

Warp films premièreC'est une première à Paris, la tenue d'une soirée exceptionnelle consacrée au label Warp Films, celui-là même auquel on doit We Are Four Lions de Chris Morris, Trash Humpers d'Harmony Korine ou encore This is England de Shane Meadows. Autant dire trois oeuvres du cinéma britannique indépendant qui se sont fait remarquer ces dernières années par leur liberté de ton et leur originalité.

Au programme de cette "Warp films Première", la projection du film All tomorrow's parties de Jonathan Caouette, documentaire sur le festival britannique  "All Tomorrow’s Parties", réalisé partiellement à partir d'images proposées par les festivaliers ou les groupes eux-même, et dans lequel on croise entre autres Belle & Sebastian, Mogwai ou encore Sonic Youth.

Plusieurs courts métrages (Cinema16) et clips produits par Warp seront également diffusés tout au long de la soirée et de la nuit.

Bien sûr, la musique ne sera pas en reste, puisque le label s'est tout d'abord fait connaître par ses choix exigeants en matière de musique. Joueront en live Plaid et Darkstar (pour la première fois à Paris !), tandis que Rustie, Jackson et leurs invités gratifieront le public de leurs fameux DJ Sets. De quoi ne pas laisser cette première soirée "Warp Films" rester unique en son genre !

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WARP FILMS Première !
Une soirée WARP FILMS et SINNY & OOKO
à la Machine du Moulin Rouge
21 janvier 2011, 22h/5h
15€ en prévente (hors frais de location) / 18€ sur place

L’instant court : Music for one apartment and six drummers, « l’ancêtre » de Sound of noise

Posté par MpM, le 29 décembre 2010

Comme à Ecran Noir, on aime vous faire partager nos découvertes, alors après Le jour d'avant réalisé par Denys Quélever, voici l’instant Court n° 13.

A partir d'aujourd'hui, on peut découvrir en salles un premier long métrage intelligent et jubilatoire, Sound of noise des Suédois Ola Simonsson et Johannes Stjarne Nilsson, qui a reçu le prix de la (toute) jeune critique ainsi que le Grand rail d'or lors du dernier festival de Cannes. On y suit un officier de police nommé Amadeus, né dans une famille de grands musiciens, mais lui-même allergique à la musique, qui croise le chemin d'un collectif de percussionnistes déjantés ayant décidé d'utiliser la ville comme instrument.

Or, en 2001, les deux réalisateurs étaient déjà venus à Cannes avec un court métrage intitulé Music for one apartment and six drummers, où six musiciens prennent possession d'un appartement inoccupé et jouent plusieurs morceaux de musique en utilisant le mobilier et les objets présents. Un petit bijou d'humour et de virtuosité qui a reçu plus de trente récompenses internationales, à (re)découvrir dès maintenant.

Les deux réalisateurs Ola Simonsson & Johannes Stjarne Nilsson reviennent sur cette expérience :

Ecran Noir : D’où est venue l’idée de ce court métrage ?

Johannes Stjarne Nilsson : Lorsque nous avons commencé à travailler sur ce court métrage, c’était plus ou moins basé sur une expérience dont nous nous demandions si elle était réalisable : obtenir de la bonne musique à partir d’objets de tous les jours. Nous nous demandions aussi s’il était possible que la musique et le son soient les personnages principaux d’une histoire. Que le son soit aussi important que l’image. Quand nous avons fait ce film, nous avons vraiment pensé que c’était un concept limité et qu’il n’intéresserait pas tellement de gens. Nous avons été surpris quand le film s’est révélé être un succès et que des gens de pays différents l’ont apprécié ! La musique est un vraiment un langage universel. Mais à l’époque, nous n’avions pas du tout l’ambition d’en faire un long métrage.

Ola Simonsson : Je me souviens que pendant le tournage du film, l’un des acteurs, Johannes, celui qui a une moustache, a demandé : "est-ce que le film va vraiment être montré quelque part ?" On lui a répondu : "oui, on espère…" Mais on ne peut jamais savoir à l’avance ! Lorsque nous avons fait ce film, nous avons fait quelque chose auquel nous croyions et que nous aimions, mais on ne sait jamais si quelqu’un d’autre va l’aimer… Nous avons fait d’autres courts métrages que nous aimions autant que celui-là et qui n’ont pas été diffusés autant que Music for an apartment. Nous avons trouvé quelque chose dans ce film qui parle aux gens.

EN: Avez-vous essayé de jouer dans les conditions du film ?

OS : Après le court-métrage, nous avons faits de nombreuses performances…

JSN : …mais pas à cette échelle !

OS : Non, le morceau le plus ambitieux était peut-être "Musique pour deux chariots élévateurs". C’était un gros morceau ! Mais ils ont aussi joué sur des journaux, des voitures, des saladiers en plastique, du matériel industriel… Pendant ces sessions, nous avons réuni plein de nouvelles idées et au final, il nous est apparu qu’il fallait les utiliser !

EN : Quel était le plus gros challenge en passant au long métrage ?

OS : Faire une histoire qui soit intéressante sur toute la longueur d’un long métrage et ne pas aligner des scènes musicales qui donnent l’impression de regarder un concert filmé ou d’être répétitives. Ce que nous avons transposé dans le long métrage, c’est bien sûr la musique, mais aussi la musique face à la criminalité. Nous avons eu envie d’approfondir ce thème de "batteurs criminels".

Lire l'intégralité de l'interview

Quatre musiques de film disqualifiées des Oscars

Posté par vincy, le 22 décembre 2010

Black Swan (Clint Mansell), True Grit (Carter Burwell), The Kids are All Right et The Fighter ne peuvent pas concourir dans la catégorie meilleure musique des Oscars. Les deux premières bandes originales utilisent, selon le comité de l'Académie, trop de thèmes musicaux ou de musiques pré-existantes.

Ainsi la partition de Black Swan est considérée comme une adaptation du Lac des Cygnes de Tchaikovsky. Celle de True Grit s'inspire trop des musiques folkloriques du XIXe siècle.

Les deux autres sont "accusés" d'avoir trop de chansons par rapport à la musique originale, qui voit donc son impact diminuer et jouer les seconds rôles.

L’instant Court : Fire Escape, réalisé par Jamie Thraves

Posté par kristofy, le 5 novembre 2010

Fire escapeComme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après Attrapez-les toutes en animation, voici l’instant Court n° 5.

Quel est le point commun entre les cinéastes Michel Gondry (Eternal sunshine of the spotless mind) et Olivier Megaton (Le transporteur 3) ? Avant de réaliser des films de longs-métrages, ils se sont fait un nom en travaillant sur de nombreux courts-métrages d’un format particulier : le clip musical. C’est aussi le cas de Claude Lelouch avec à son actifs 80 clips, qu’on appelait à l’époque scopitone.

Si la fonction première du clip est de faire la promotion d’une chanson (et donc d’un disque) à la télévision (et maintenant sur internet), il peut aussi être un court-métrage avec une véritable dimension esthétique.

Avant le cinéma (Notre jour viendra avec Vincent Cassel), Romain Gavras avait réalisé le fameux clip Stress pour le groupe Justice : son contenu sujet à polémique en a fait un des courts-métrages français le plus vu au monde. Et certains réalisateurs s’affranchissent de la contrainte de la durée de la chanson pour offrir un court-métrage bénéficiant d’un budget confortable (Laurent Boutonnat pour Mylène Farmer), le rappeur Kayne West a réalisé lui-même son dernier clip dont la version longue dure 34 minutes (39 minutes pour le Ghost de Michael Jackson).

Alors que cette semaine sort en salles le film Des filles en noir de Jean-Paul Civeyrac qui aborde le suicide chez des adolescents, il est intéressant de voir que ce sujet sensible et délicat à aborder peut aussi être celui d’un clip musical.

Voila donc le court-métrage Fire Escape réalisé par Jamie Thraves pour le groupe Fanfarlo.

Fanfarlo 'Fire Escape' from Trim Editing on Vimeo.

Jamie Thraves a réalisé des clips pour Radiohead, Blur, Coldplay, Damien Rice… et aussi trois longs-métrages. Son dernier film Treacle Jr a gagné le grand prix Hitchcock d’or (ex-aquo avec We want sex de Nigel Cole) lors du 21ème Festival du Film Britannique de Dinard.

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Fire escape

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Découvrez tous les courts métrages présentés dans L'instant court

Les Runaways : Kristen Stewart dans un biopic rockn’n’roll !

Posté par MpM, le 13 septembre 2010

"Une fille, ça ne joue pas de guitare électrique !"

L’histoire : La rencontre et l’ascension de Joan Jett et Cherie Currie, deux adolescentes rebelles du milieu des années 70 qui vont former l’un des plus célèbres groupes de glam rock féminin : les Runaways.

Notre avis : Cela commence comme une chronique adolescente, où l’on suit le parcours parallèle de deux adolescentes au caractère bien trempé. Joan Jett (Kristen Stewart, bouillonnante) porte un perfecto en cuir et joue de la guitare électrique. Cherie Currie (Dakota Fanning, faussement fragile) fume comme un pompier et se prend pour David Bowie. A travers elles, c’est d’abord le portrait de toute une génération que dresse Floria Sigismondi : looks déments, coiffure seventies, vent de liberté, musique omniprésente (la bande originale est un pur régal, de Bowie à Iggy Pop en passant bien sûr par The Runaways) mais aussi drogue et mal-être.

Puis petit à petit, la grande histoire rejoint la petite. Avec leur énergie et leur volonté, les deux héroïnes montent un groupe de rock’n roll féminin, les Runaways, qui devient rapidement la coqueluche de la jeunesse américaine puis mondiale. Commencent alors les tournées, et avec elles, le cercle infernal de la célébrité et de la drogue.

Construit de manière linéaire, le film évite intelligemment les allers et retours entre présent et passé qui parasitent trop souvent les biopics. Ici, pas de traumatisme originel expliquant les déboires des deux jeunes femmes ni de flash-back explicatif donnant au spectateur l’impression que toute l’histoire était écrite d’avance. On est dans le moment présent, à égalité avec les personnages, et découvrant par leurs yeux les réalités d’un monde qui se fissure.

Cela tient sans doute au fait que c’est avant tout l’aventure collective qui intéresse la réalisatrice. D’ailleurs, elle s’avère moins efficace dans le drame intimiste, et les relations complexes entre Joan et Cherie, Cherie et sa sœur ou encore Cherie et ses parents semblent plus convenues.

Toutefois, ce qui porte le film, c’est bien évidemment le charisme de ses interprètes principales. Kristen Stewart a toute la fougue de la jeune Joan Jett, aussi à l’aise dans les prestations scéniques que dans les séquences plus intimistes. Son duo avec Dakota Fanning apporte beaucoup de charme au film, permettant de jouer sur la complémentarité des deux actrices.

Tandis que Kristen se montre sous un nouveau jour en garçon manqué qui n’a pas froid aux yeux (un rôle relativement éloigné du personnage de Bella dans la saga Twillight), Dakota casse l’image de pré-adolescente qui lui colle à la peau depuis ses débuts, et parvient à être à la fois candide et sexy, vulnérable et déterminée. A elles deux, elles empêchent le film de n’être qu’un biopic de plus en lui apportant une touche supplémentaire de glamour et de rock’n’roll.