Sundance 2012 : premier gros deal avec un documentaire suédois

Posté par vincy, le 21 janvier 2012

seaching for sugar manLe premier gros contrat de Sundance a été signé par Sony Pictures Classics, qui a acquis les droits de distribution nord-américains du premier film de Malik Bendjelloul, réalisateur suédois du documentaire Searching for Sugar Man.

Dès le premier jour, Sony s'est emballé pour ce documentaire, véritable exploration archéologique d'une musique oubliée, sélectionné en compétition internationale. Le film retrace l'histoire de Rodriguez, chanteur de Detroit de la fin des années 60 qui n'a pas réussi à percer commercialement et qui a mystérieusement disparu avant qu'on ne le retrouve en Afrique du sud où il est devenu un phénomène musical. Sixto Diaz Rodriguez, alias The Sugar Man, qui aura 70 ans cette années, était comparé à Bob Dylan.

Le film a bouleversé le public tout en lui faisant taper des pieds lors des séquences musicales. Il apparait déjà comme un bon compétiteur pour le prix du public dans sa catégorie.

Malik Bendjelloul avait déjà réalisé de nombreux documentaires en formats courts sur des artistes tels que Björk, Kraftwerk, Sting, Elton John, Rod Stewart et Madonna.

Rencontres Henri Langlois 2011 : entretien avec Michel Hazanavicius et Ludovic Bource

Posté par redaction, le 10 décembre 2011

Venus présenter la traditionnelle "Leçon de cinéma" des Rencontres Henri Langlois 2011, consacrée cette année à la musique, Michel Hazanavicius et Ludovic Bource (récemment primé aux European Film Awards) ont accordé quelques minutes aux journalistes. L’occasion de revenir sur l’un des succès de l’année, le film muet The artist.

Ecran Noir : The Artist a dû être un véritable défi pour vous, dans la mesure où le spectateur du 21e siècle a évolué avec l’idée du « parlant ». Cela devait représenter un risque en soi pour ce film où la musique est omniprésente. N’aviez vous pas peur de la manière dont il allait être reçu ?

Michel Hazanavicius : Je n’ai pas vraiment peur en réalité…

Ludovic Bource : Moi si ! (rires) Michel m’a dit : « eh bien écoute, tu va être condamné à l’excellence ! »

MH : Je travaille personnellement plus sur le désir. Si on m’avait forcé à le faire, j’aurais sans doute eu peur. Je n’ai donc pas eu peur car je savais qu’il y avait un beau film à faire quoi qu’il arrive. A tout prendre, je préfère me planter avec un film que j’ai désiré plutôt qu’avec un film qui est le projet de quelqu’un d’autre. La notion de risque reste tout de même très relative. D’abord, il n’y a pas de risque réel ; au pire on fait un mauvais film et voilà ! Mais très honnêtement, je ne serais pas le premier à en faire un... Celui qui a réellement pris un risque, c’est celui qui a investi dans ce projet, à savoir le producteur Thomas Langmann. Et en troisième lieu, je considère qu’il est beaucoup plus « casse-gueule » de faire une comédie romantique aujourd’hui avec des trentenaires qui habitent à Paris que de faire un film muet en noir et blanc.

LB : C’était plutôt un projet qui présentait une part de risque par rapport au temps qui nous était imparti pour être en temps et en heure à Cannes pour le défendre. Ca a été une véritable course. C’est une chose que j’aime : lorsqu’un projet est atypique, ou présente quelque chose qui va me faire évoluer, avancer… Là,  c’était vraiment quelque chose d’extrême.

EN  : Pour la composition du film, vous êtes vous appuyés sur certains artistes ?

LB : Au départ, on s’inspire évidemment du climat général de l’époque. J’ai étudié certaines biographies, éventuellement la vie de certains compositeurs qui ont été influents pendant l’âge d’or du cinéma hollywoodien, en passant par les classiques et les grands compositeurs de l’Europe de l’est. Max Steiner et d’autres notamment qui maitrisaient la symphonie, qui sortaient du style romantique. C’était une ère totalement différente, donc une musique émotionnellement différente. Mais je pense aussi que The Artist n’est pas complètement désuet dans l’image, car certains caractères du film sont assez modernes. Il y a par exemple cette scène incroyable avec le rêve de George Valentin. A cet instant il y a du « sound design » (bruits intra-diégétiques), les gens trouvent ça génial mais à l’époque personne n’a jamais fait ça. Il y a donc plusieurs relectures différentes sur le film, presque actuelles et politiques.

J’ai donc suivi Michel par rapport à sa sensibilité musicale et cinématographique. Pendant plusieurs semaines, j’ai essayé de m’informer, d’ingurgiter des choses et à un moment donné, de m’arrêter, de me mettre au piano et de laisser faire les choses. Sans copier, sans s’influencer de ce patrimoine-là, car j’avais visité presque 50 années de la musique, jusqu’à Bernard Herrmann (musique de Vertigo) qui est en hommage à la fin. Il y a donc forcément un peu de musique contemporaine, parfois même de la pop des années 70 dans les love-thèmes entre Peppy et George.

EN : Vous avez travaillé pour ce tournage à Los Angeles avec des personnalités américaines comme John Goodman et James Cromwell. Comment ont-ils réagi à la lecture du scénario ?

MH : Bien étant donné qu’ils ont acceptés. Goodman a dit oui en 5 min, et Cromwell, qui voulait tout savoir, en deux heures. Il y a deux types de personnes à qui j’ai fait lire le scénario : ceux a qui j’ai demandé de l’argent, et ceux à qui j’ai proposé du travail. Ces derniers ont été ravis car c’est un film qui est très différent, et où ils n’ont rien à perdre.

EN : Tourner ce film à Hollywood, là où le cinéma muet avait connu sa plus grande effervescence, cela du vous procurer un léger pincement au cœur ?

MH : C’est surtout pendant la recherche et la préparation des décors qu’il m’est arrivé de me retrouver dans des endroits incroyables comme le bureau de Charlie Chaplin, les studios de la Ruée vers l’or et des Temps Modernes, la maison de Marie Pickford, des découvertes (toiles peintes de décors) qui avaient servi pour le film Casablanca... Toutes ces choses-là, comme tourner à la Paramount, sont très émouvantes. Après cela, il a fallu tourner le film en 35 jours, ce qui est relativement court, donc les pincements au cœur vous les avez surtout quand vous pensez que vous n’allez pas finir votre journée !

Lire l'intégralité de la rencontre

Propos recueillis par Yanne Yager

Rencontres Henri Langlois 2011 : une édition sous le signe de la musique

Posté par redaction, le 5 décembre 2011

rihl poitiers 2011Le TAP (théâtre et auditorium de Poitiers) a redoublé d’efforts, à l’occasion de la 34e édition des rencontres Henri Langlois, pour offrir à son public un large choix de spectacles et d’évènements culturels en tous genres, aboutissant à un programme des plus riches.

Cette année, le Festival concentre une partie de ses activités autour de la musique de film. Ainsi, Karol Beffa, compositeur et pianiste récompensé en 2008 par la SACEM et l’Académie des Beaux-Arts, et Raphaël Imbert, saxophoniste et compositeur d’improvisation, animaient lors de la soirée d’ouverture deux ciné-concerts. L’opportunité pour les spectateurs de se replonger directement au cœur des années 30, et de (re)découvrir de grands classiques du cinéma muet comme Monte là-dessus, de 1923 avec Harold Lloyd, en profitant en live du travail d’improvisation des deux musiciens.

Plus tôt dans l’après-midi, Beffa et Imbert confiaient leurs inquiétudes quant à l’essoufflement de la pratique de la composition d’improvisation sur la BO des films contemporains, et la perdition d’une tradition pourtant indispensable pour préserver l’originalité et la diversité de la musique à l’écran : « En France, la relation à la musique est complètement mise de côté. On est très souvent confrontés dans les écoles de cinéma à une ignorance, un rejet, de cette histoire de la musique. C’est une pratique qui s’est perdue malheureusement.[…] Un bon film peut être gâché par sa musique, mais un mauvais film ne sera jamais sauvé par sa bande son. On peut même aimer un film pour sa musique et ne pas s’en rendre compte. »

Plus tard dans la semaine, la musique sera à nouveau à l’honneur lors de la traditionnelle leçon de cinéma, transformée en leçon de musique, et qui sera animée par le réalisateur Michel Hazanavicius et le compositeur Ludovic Bource, à propos de The artist. Après deux collaborations sur les OSS 117, les deux invités se sont retrouvés pour cet hommage au film muet qui se base justement sur la mise en abime de l’histoire de l’entrée du parlant dans le 7e art : du son, du bruit et de la parole au sein de la vie d’un « art »-iste qui ne vivait que de la réussite du muet.

Dans un genre très différent, la venue d’un autre invité d’honneur, Arturo Ripstein, grand scénariste et réalisateur mexicain, fait également beaucoup de bruit. En effet, ce dernier vient présenter en avant-première son dernier long métrage, Las Razones del Corazon (qui n’a pour le moment pas de distributeur en France). Dans le cadre d’une redécouverte du cinéma d’Amérique Latine, Ripstein sera présent pour accompagner plusieurs œuvres de sa très remarquable filmographie.

Parallèlement, le public poitevin pourra aussi, et surtout, découvrir les 40 films de la compétition de courts métrages. Certains réalisateurs, notamment Olga Tomenko pour Reaching Out to Mama, semblent déjà avoir fait bonne impression lors des premières projections du week-end. Une candidate sérieuse pour figurer dans le palmarès final ? Un peu tôt pour le dire... Mais quoi qu’il en soit, les 34e rencontres Henri Langlois ont, elles, d’ores et déjà gagné le prix de l’édition la plus prometteuse !

Yanne Yager

Rencontres Henri Langlois : The artist fait sa leçon de cinéma

Posté par Benjamin, le 5 novembre 2011

Les Rencontres Henri Langlois de Poitiers ne manquent jamais de nous réserver de bonnes surprises et parviennent toujours à se placer dans la mouvance actuelle.

Après avoir pris au vol le succès de Tournée de Mathieu Amalric, et du "new burlesque", en confiant la soirée d'ouverture 2010 aux plantureuses girls du film, le festival invite en décembre prochain un cinéaste qui fait parler de lui et un film, tout comme Tournée, remarqué à Cannes : The Artist.

En effet, cette année, la traditionnelle leçon de cinéma sera donnée par le compositeur Ludovic Bource et le réalisateur Michel Hazanavicius sur le thème de la musique de films. Ils succèdent à la leçon sur la mise en scène de Nicolas Saada qui lui, avait organisé le tournage d'un court métrage avec Grégoire Leprince-Ringet.

La venue des deux hommes dans la capitale poitevine est particulièrement judicieuse pour ce festival dédié à la recherche entre passé et futur du cinéma. Avec The Artist, ils ont redonné un léger souffle à la grande époque du cinéma muet (et séduit plus d'un million de spectateurs depuis sa sortie en salles), et ils ont essayé d'offrir une réflexion sur le son au cinéma et plus largement sur le cinéma d'aujourd'hui (une mise en miroir avec le muet).

Cette leçon peut donc avoir plusieurs points d'approches, différents angles d'interrogation : quel a été le challenge musicalement parlant de The Artist ? Quelle sera la forme de cette leçon de cinéma ? La musique était souvent le personnage principal des films muets : elle pouvait être une "voix" à part entière. En tout cas, son usage et sa fonction sont très éloignés des B.O.F. actuelles .

Bource et Hazanavicius ont également collaboré sur les deux OSS 117 : la question de la musique de genre peut aussi être posée. Car le grand point fort de cette leçon est de convier un réalisateur (et son compositeur) qui ne cesse de sortir des sentiers battus du cinéma français. Cela ne peut que convenir au festival qui est toujours partisan de l'originalité et qui possède lui-même son brin de folie.

Rendez-vous donc le mardi 6 décembre pour un voyage dans le temps qui risque d'être passionnant. Ecran Noir sera bien entendu de la partie pour cette soirée d'ors et déjà très attendue.

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bande annonce du Festival

L’instant Court : Signatune de DJ Mehdi, réalisé par Romain Gavras.

Posté par kristofy, le 16 septembre 2011

Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après Bluff Road, un court-métrage réalisé par Nicolas Romieu, voici l’instant Court n° 45.

Cette semaine, l’artiste DJ Mehdi a fait une chute mortelle, il avait 34 ans. Une vague de messages de deuil a enflé sur internet, de part et d’autre de l'Atlantique, en France (Pedro Winter, Cut Killer, Uffie, Rockin' Squat…) comme aux Etats-Unis (Pharrell Williams, Katy Perry, Scott Sanders…).

Du coup, des communiqués officiels ont suivis pour lui rendre hommage. Le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand veut reconnaître "un magicien des platines mais aussi producteur audacieux, virtuose du métissage des genres musicaux complètement différents, qui a su faire résonner la musique électro à la française à travers le monde", et pour Jeannette Bougrab, la Secrétaire d'Etat à la jeunesse et à la vie associative, "DJ Medhi incarnait le rêve à la française, jeune des quartiers populaires de la ville de Gennevilliers, il a réussi dans un domaine difficile : la musique. Il a su faire aimer à un public toujours plus nombreux les musiques urbaines, son talent irremplaçable manquera".

DJ Mehdi avait développé son goût des instrumentations avec le rap (avec Ideal J, 113) en devenant producteur, puis il était devenu un compositeur qui explore un groove protéiforme (à l’instar de RJD2 ou de Beat Assaillant) avec par exemple son disque The story of espion. Il s’est ensuite dirigé plutôt vers l’electro et des remix, et il était devenu une nouvelle figure de la ‘French touch’ (aux côtés de Cassius et de Justice).

Parfois, certaines de ses musiques se faisaient entendre dans des bandes-originales de films comme Femme fatale de Brian de Palma, Rois et Reines de Arnaud Desplechin, Sheitan de Kim Chapiron ou Taxi 3. Son disque Des friandises pour ta bouche était accompagné d’un dvd avec le court-métrage Megalopolis (en collaboration avec le collectif Kourtrajme).

Voila donc Signatune, un titre de DJ Mehdi dont le clip est signé par le réalisateur Romain Gavras. On remarque ici l’acteur Olivier Barthelemy dans un environnement qui évoque le nord de la France, des éléments qui allaient par la suite se retrouver dans le premier long-métrage de Romain Gavras Notre jour viendra

Les Compositeurs de Musiques de Films s’interrogent sur leur médiatisation

Posté par vincy, le 25 juin 2011

Le jeudi 30 juin à  la Cinémathèque française, les Compositeurs de musiques de films se donnent rendez-vous entre 17h30 et 21h pour débattre de leur place dans les médias. "La Musique de films et les Médias" est un débat animé par Vincent Perrot, auteur il y a quelques années de B.O.F. : les musiques de l'écran, pour expliquer la position marginale de la musique de film dans notre culture.

Organisée par l'Union des Compositeurs de Musiques de Films, cette Rencontre réunira Catherine Ruelle (RFI), Frédéric Gimello-Mesplomb (ESJ tours/Université de Metz), Pierre Langlais (Le Mouv’, Télérama...), Thierry Jousse (Radio France), Olivier Desbrosses (UnderScores) et Benoît Basirico (Cinezik).

La musique de film souffre de notoriété voire de respect. Absente de la plupart des radios (hormis FIP, les radios de musique classique et de jazz), maltraitée par les producteurs qui trouve l'investissement superflu, pas forcément intégrée dans les dossiers de presse, rarement distribuée sous forme de disque : les maux ne manquent pas.

En quête de valorisation et de respectabilité, les compositeurs cherchent, à travers ce débat, des réponses à leurs questions :  Quelles relations entretiennent les journalistes avec les compositeurs et vice-versa ? Quel est l’intérêt des rédactions pour la profession et pour ses oeuvres ? La musique de film au sens le plus large est-elle reconnue comme une oeuvre artistique par la presse ? Comment le dossier de presse d’un film parle t-il de la musique de ce même film ?

Une mission spécifique commandée par le CNC

Parallèlement, le Centre national de la cinématographie et de l'image animée (CNC) a renouvelé la composition du comité d'aide à la musique de films de longs métrages pour une durée de deux ans. Cinq nouveaux membres ont été nommés : Marc-Olivier Dupin - à qui a été confié une mission de réflexion sur la place de la musique originale dans le processus de création cinématographique et audiovisuel au sens le plus large et sur les moyens à mettre en œuvre pour améliorer cette place - a rejoint le comité d'aide à la musique où siègent Bertrand Bonello, compositeur et réalisateur, Mishka Assayas, journaliste, Cyril Holtz, ingénieur du son et de Bertrand Burgalat, compositeur et producteur.

Ce comité étudiera et sélectionnera les projets musicaux pour distribuer des subventions (4 000 à 20 000 €). En 2011, l'enveloppe globale de la dotation s'élève à 400 000€.

Du ciné à Ménilmontant… et pas seulement !

Posté par MpM, le 16 juin 2011

A quelques jours du début de l'été, les festivals, manifestations culturelles et autres festivités semblent se multiplier. Pour le plus grand bonheur des Franciliens cinéphiles qui ont l'embarras du choix entre une petite virée engagée au Brésil (7e festival Brésil en mouvements) et la découverte d'une facette inconnue du cinéma espagnol (4e festival Différent !). Sans oublier Paris cinéma début juillet...

En attendant, curieux et cinéphiles peuvent profiter de la douceur des soirées parisiennes pour assister à un événement gratuit et presque entièrement en plein air, la 4e édition du festival "du ciné à Ménilmontant" qui se tient dans le XXe arrondissement de Paris du 16 au 18 juin.

Durant trois jours, des projections, performances et concerts de fanfare sont en effet organisés sur la place Maurice Chevalier par l’association Ciné Ménilmontant, avec le parrainage de Jean-Michel Ribbes, et en partenariat avec la mairie du 20ème arrondissement, le festival Et 20 l’été, l’association des commerçants Les Canotiers et les associations de quartiers Belleville, Ménilmontant, Amandiers.

Se succèderont notamment les formations Les muses tanguent, Les grizz-li et In the spirit, qui proposent des voyages musicaux aux quatre coins du monde, des rythmiques tribales au jazz conceptuel, en passant par le ska, le funk ou le rock. Coté ciné, le festival promet de nombreux courts métrages avec une séance consacrée aux producteurs du Belleville/Ménilmontant (Mezzanine films, Année Zéro, MPM films...) et une rétrospective des films d’animations réalisés par les étudiants de l'ENSAD (Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs) depuis 10 ans. Enfin, le format long ne sera pas oublié avec un hommage au réalisateur iranien Jafar Panahi à travers son film Hors jeu (Ours d'argent à Berlin).

Le tout sera accompagné de l'installation Entités Statiques d'Ugo Bienvenu, réalisateur et chercheur aux arts décoratifs,  qui transformera la façade de l’église et les murs qui lui font face grâce à "des projections d’images fixes tirées du mix vidéo projeté sur l’écran principal". Tout un programme, qui achèvera d'enchanter ces trois soirées festives, joyeuses et un peu hors du temps.

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Festival « Du cinéma à Ménilmontant »
du 16 au 18 juin
Place Maurice Chevalier (Paris, XXe)
entrée libre
informations et programme sur le site de la manifestation

Jeff Mills met en musique Le voyage fantastique de Richard Fleischer

Posté par vincy, le 9 mai 2011

Dans le cadre du cycle « La science-fiction » du 7 au 21 mai 2011, la Cité de la musique à Paris invite l'un des pionniers des musiques électroniques, Jeff Mills (son MySpace), à un ciné-mix.
Il nous promet une expérience qui dépasse le cinéma ce mardi 10 mai à 20h.

« Quand la Cité de la musique m’a m’invité à participer au cycle « La science- fiction », la première chose qui m’est venue à l’esprit était que je devais proposer un projet qui parle à tout le monde. Je ne voulais pas faire quelque chose qui n’intéresse que le public amateur de science-fiction, je voulais élargir le propos à d’autres sensibilités. La vie et ses mystères semblait alors être le thème le plus approprié et le film Le Voyage fantastique de Richard Fleischer l’aborde mieux que tout autre. C’est pour moi la tentative cinématographique la plus concluante pour expliquer la complexité des aspects physiques et psychologiques de l’être humain » justifie le musicien.

Le film de Richard Fleischer Le Voyage fantastique (1966), avec Stephen Boyd, Rachel Welch et Donald Pleasance, est doublement culte avec la novélisation d'Isaac Asimov ; c'est aussi une des oeuvres légendaires de la science-fiction, mélangeant l'univers extra-terrestre et l'intérieur humain, l'espace infini et la biologie la plus complexe. Il avait reçu deux oscars : direction artistique et effets visuels.

Jeff Mills réalisera en direct une bande originale inédite. En 2009, la Cinémathèque française lui avait déjà proposé une collaboration autour du film muet The Cheat (Forfaiture) de Cecil B.DeMille, avant de l’inviter à se confronter à l’univers d’Eisenstein (Octobre) l’année suivante.

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Tarif : 30€- 25€
Réservations : 01 44 84 44 84 ou www.cite-musique.fr

L’instant Court : En t’attendant, Mélanie Laurent joue la chanteuse

Posté par kristofy, le 2 mai 2011

Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après l’acteur Emile Hirsch qui réalise le clip Alive (Daft Punk),voici l’instant Court n° 30.

On connaissait Mélanie Laurent actrice, elle est encore à l’affiche du film Et soudain, tout le monde me manque sorti le 20 avril. On connaissait aussi Mélanie Laurent réalisatrice, après quelques courts-métrages, elle monte son premier long : Les Adoptés. Entre deux passages devant et derrière la caméra, Mélanie Laurent est aussi chanteuse. En fait elle a déjà fait entendre son joli brin de voix : sur la bande-originale du film Thelma, Louise et Chantal, sur la compilation Madame Aime, un duo avec Jérôme Attal… Elle démarre désormais le métier de chanteuse avec un premier album.

Sa rencontre avec l’Irlandais Damien Rice, dont on vous recommande très chaleureusement les magnifiques disques magnifiques, va donner sa couleur aux textes de Mélanie Laurent. Après une première écoute on est surtout accroché par les textures piano-cordes typiques du style de Damien Rice plus que par les chansons de Mélanie Laurent. On est séduit avec les trois premiers titres (un instrumental, le single En t'attendant, puis un duo), pour les autres l’ensemble est joli mais manque peut-être un peu de sentiments et de mélodies… Une série de concerts est déjà programmée, et c’est sur scène que Mélanie Laurent deviendra plus véritablement chanteuse.

Voila donc En t'attendant, le clip est réalisé par Nicolas Davenel. Le disque de Mélanie Laurent est disponible ces jours-ci, sortie digitale le 26 avril et sortie en cd le 2 mai.

Mélanie Laurent sera dans une dizaine de jours la maîtresse des cérémonies d’ouverture et de clôture du Festival de Cannes. On sait déjà que la robe est choisie et que le brouillon du discours est écrit, rendez-vous ici mercredi 11 mai.

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film En t'attendant.

L’instant Court : Fuck You, clip de Lily Allen réalisé par les Français AB/CD/CD

Posté par kristofy, le 1 avril 2011

lily allenComme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après Born That way, réalisé par Tony McNeal, voici l’instant Court n° 26.

Vendredi 1er avril oblige, alors c’est poisson d’avril. Dans les médias, la traditionnelle blague du poisson dans le dos prend la forme  de quelques canulars plus ou moins fantaisistes.

Comme les plaisanteries les meilleures sont toujours les plus courtes, alors évidement c’est l’occasion d’un film court plein de fantaisie. Avec les récentes technologies de trucages numériques et de compositing (superposition de plusieurs calques pour transformer une image) on peut presque tout faire, et le clip musical est le format idéal pour ça. On peut s’amuser à déformer des visages, allonger le corps d’un petit chien, ajouter des kilos à une dame, transformer des bâtiments, faire n’importe quelle blague autour de soi.

C’est ce que fait la chanteuse Lily Allen dans son clip Fuck You. A noter que si la mélodie ressemble à une ritournelle légère les paroles dénoncent à la fois l’homophobie et  la guerre en Irak, la chanson semblant cibler en même temps les idées et la politique de l’ex-président américain George W. Bush et celles du British National Party anglais. Le clip s’éloigne des paroles pour jouer avec la ville : en déformer des éléments et imaginer d’autres horizons derrière les vitres. En plus de sa fantaisie amusante, ce clip a aussi comme intérêt d’avoir été réalisé avec l’illusion de la caméra subjective. L’objectif de la caméra représente les yeux d’un personnage à travers lesquels vous regardez. Ici le spectateur se retrouve dans la peau de la chanteuse Lily Allen qui s’en va de sa chambre d’hôtel pour rejoindre le plateau d’une émission télé. Garder le principe de caméra subjective pendant toute la durée d’un film est d’ailleurs assez rare (Gaspar Noé a essayé avec Enter the void), là encore le clip musical est le format idéal pour ça (celui de Prodigy Smack my bith up est devenu interdit aux plus jeunes).

Voila donc le clip Fuck You réalisé à Paris par les Français AB/CD/CD. Derrières ces initiales il y a en fait un trio formé par Arnaud Boutin, Clément Dozier et Camille Dauteuille. Leur formation au multimédia et à l’image les a conduit aux techniques d’animation pour maintenant réaliser des publicités et des clips, dont celui-ci pour Lily Allen :


Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Fuck you..