Boy George, Aretha Franklin, David Bowie, Judy Garland… Le biopic musical est hype

Posté par vincy, le 7 juin 2019

Le carton de Bohemian Rhapsody (900M$ dans le monde) et le succès critique en Amérique du nord de Rocketman (qui s'approche déjà des 100M$ dans le monde malgré un récit plus sombre et ouvertement gay) ouvre les appétits. Sans compter les films comme La La Land et A Star is Born qui ont rouvert un boulevard aux "musicals" (Spielberg va bientôt commencer le tournage de son West Side Story). Mettons à part Céline Dion (un hommage façon Valérie Lemercier, avec un confortable budget, intitulé Dis-moi Céline) et les Beatles (détournés par Danny Boyle dans Yesterday). Les studios ont un nombre de biopics de stars de la musiques assez impressionnant dans leurs cartons.

Ainsi Baz Luhrman prépare un film extravagant (forcément) sur Elvis Presley. Stardust, un film sur David Bowie, non approuvé par les héritiers, est en cours de développement. Judy Garland, incarnée par Renée Zellweger, arrive sur les écrans cet automne. a href="http://ecrannoir.fr/blog/blog/2018/08/28/aretha-franklin-un-biopic-en-preparation-un-docu-dans-le-maquis/">Aretha Franklin avait choisi Jennifer Hudson et validé un script avant son décès pour une version ciné de sa vie. Et on parle de projets autour de Carole King ou de Bruce Springsteen.

Le dernier en date est celui sur Boy George. La MGM - qui prépare le film sur Aretha - a confirmé le projet le jour de la sortie de Rocketman. Sacha Gervasi écrira et réalisera le film sur le chanteur de Culture Club.

Boy George, avec ses origines modestes, ses looks excentriques, sa musique pop parfois audacieuse, a vendu plus de 50 millions d'albums, avec son groupe ou en solo. Pour le chanteur, c'est l'assurance de faire découvrir son répertoire à une nouvelle génération. Le cinéma sauve la musique.

Pour l'acteur qui l'incarnera, c'est presque un visa vers les Oscars. Rappelez-vous Marion Cotillard en Edith Piaf, Jamie Foxx en Ray Charles, Joaquin Phoenix en Johnny Cash, Angela Bassett en Tina Turner ou Rami Malek en Freddie Mercury.

D'autres films ont marqué leur époque, car le phénomène n'est pas nouveau même s'il retrouve une véritable dynamique: The Doors, Nowhere boy (John Lennon), Get on up (James Brown), Control (Ian Curtis et Joy Division), Bird (Charlie Parker), 8 Mile (Eminem), La Bamba (Ritchie Valens), etc... Et le cinéma français n'est pas en reste avec Cloclo, Dalida et Gainsbourg.

Amazing Grace: la résurrection d’Aretha Franklin

Posté par vincy, le 5 juin 2019

En janvier 1972, Aretha Franklin enregistre un album live dans une église intimiste du quartier de Watts à Los Angeles. Le disque de ce concert mythique, Amazing Grace, devient l'album de Gospel le plus vendu de tous les temps, consacrant le succès de la Reine de la Soul.

Un film inédit et maudit

Ce docu-concert date de 1972. Il a été sauvé et achevé en 2010. Mais la chanteuse a traîné le film en justice pour de sombres histoires de droits, l'empêchant ainsi d'être diffusé. Jusqu'à la mort d'Aretha Franklin en août dernier, Amazing Grace était entre les mains des avocats, agents, managers, juges et autres intermédiaires. A l'origine, Sydney Pollack (16 Oscars au total) filme durant deux nuits dans une église d'un quartier défavorisé et essentiellement afro--américain  de Los Angeles une performance de la chanteuse. Cet enregistrement (sur deux jours) sonore et cinématographique aboutit à un disque et à un docu dont les rushs cumulent 40 heures de durée. Mais le montage s'avère impossible techniquement et la Warner décide d'abandonner le projet. Pollack revient alors à la fiction, et ne retournera plus aucun documentaire. Il n'abandonne pas pour autant: il se remet en contact avec Aretha Franklin dans les années 1990. C'est le producteur Alan Elliott qui décide au milieu des années 2000 de finir le travail en achetant les droits à la Warner et en recevant l'accord en 2008 de Pollack, qui est en phase terminale.

Ce qui n'était pas possible dans les années 1970 le devient avec les progrès du numérique: la synchronisation du son et de l'image est enfin possible à partir des rushs. Quand une bande annonce sort en 2010, la chanteuse lance une procédure pour empêcher la sortie du film, considérant qu'elle ne l'a pas validé. Acharnée, elle poursuit les festivals, comme Telluride, qui veulent le diffuser. Il est quand même présenté à Toronto en 2015. Lionsgate accepte de le distribuer. A ce moment là, Aretha Franklin est prête à signer le contrat (1 million de dollars). Mais elle ne le signe pas. Elle aime le film mais elle veut aussi plus d'argent. Concord remplace Lionsgate, et propose la même somme. Elle ne signe toujours rien. Malade, et énervée par l'histoire, elle donne finalement son accord avant son décès. Le film a finalement été présenté au Festival de Berlin en février.

Bénédiction et chansons

Il aura fallu 46 ans pour voir ce concert de gospel au New Temple Missionary Baptist Church de Los Angeles. Si voir un concert (enfin deux ici) au cinéma est toujours une expérience étrange, complètement passive, on peut au moins revoir avec plaisir Aretha et son génie prendre tout l'espace de cette église et partager ses saintes paroles à un public presque en transe. Pour ceux qui ont déjà vu une messe avec des chants gospels, ce ne sera pas forcément une surprise. Même si les caméras de Sydney Pollack parviennent, hors-champs ou par des plans de coupe à surprendre un choriste ou une fervente croyante dans un délire inattendu. Assurément cette grande idole avait une étonnante grâce quand elle chantait. Elle le prouve, malgré la chaleur et la transpiration. Elle maîtrise chacune des variations, sait monter quand il le faut, semble vivre les paroles et vibrer par la musique. Nul besoin de nous faire croire à la Vierge Marie ou prier sans confesser ses hypocrisies, sa voix était divine. Quelque part il y a cette voix surnaturelle, venue des cieux, qui revient à la vie. Ce n'est pas seulement la résurrection d'un film qu'on croyait cloué dans les archives, c'est celle aussi d'une chanteuse hors du commun, dont la voix revient ainsi à nos oreilles, comme si elle avait chanté hier. C'est une bête de scène, sans gesticulations, qui s'expose. Passionnée, elle donne un spectacle à la fois intime (dans cette église) et généreux (elle sait qu'elle passe à la postérité avec les caméras et les enregistreurs autour). Elle en avait conscience puisqu'elle interrompait parfois la chanson pour refaire une prise, sans se soucier des fidèles.

Intense, ce film, accouché dans la douleur, devient, post-mortem, un documentaire à la gloire de la Reine de la Soul. Il y a quelque chose de l'ordre du mythe. Avec cette déesse du R&B. Si on peut regretter que le film ne soit pas enrichi de son aventure cinématographique incroyable, si on peut reprocher la distance que l'écran de cinéma impose, on demeure ébloui par cette force vocale qui faisait d'Aretha Franklin une immense interprète, à la fois chef d'orchestre des musiciens et des choristes et au service des chansons et de la musique.

Cannes 2019 : la playlist (éclectique) de la Croisette

Posté par MpM, le 5 juin 2019

Comme souvent, la playlist la plus éclectique de Cannes ne se trouvait pas dans les soirées ou sur les plages, mais bien dans les films ! Côté musiques originales, on a été séduit par celle, mélancolique et bouleversante, du pianiste montréalais Jean-Michel Blais dans Matthias et Maxime de Xavier Dolan, ou encore par la nouvelle collaboration d'Alberto Iglesias avec le cinéaste Pedro Almodovar pour Douleur et gloire.

Côté classique, on a entendu deux fois le Lacrimosa de Mozart (chez Terrence Malick et Justine Triet) et l'Eté de Vivaldi (chez Céline Sciamma et Justine Triet). Et on a eu envie de danser (et/ou de chanter) sur le meilleur (et parfois le pire) de la variété internationale, de Joe Dassin à Leonard Cohen, de Nicole Croisille à Iggy Pop. Démonstration en 18 morceaux qui ne quitteront plus votre platine (ou pas).

Et si tu n'existais pas de Joe Dassin

Quel film : Le daim de Quentin Dupieux
Degré de bonheur / nuisance : On l'a eu dans la tête toute la journée après avoir vu le film à 8h45 le matin, et rien que d'en parler, c'est reparti pour un tour. Mais il faut reconnaître que l'aspect kitsch des paroles colle parfaitement à la love story singulière entre Jean Dujardin... et une veste en daim.

The dead don't die de Sturgill Simpson

Quel film : The Dead don't die de Jim Jarmusch
Degré de bonheur / nuisance : La chanson, créée pour le film, a l'air d'avoir toujours existé, et donne lieu à l'un des gags les plus réjouissants du film. On valide.

Rasputin de Boney M

Quel film : Le lac aux oies sauvages de Diao Yinan
Degré de bonheur / nuisance : C'est d'autant plus réjouissant qu'on pense automatiquement à l'utilisation que fait son compatriote Jia Zhang Ke de Go west dans Au-delà des montagnes

La Jeune fille en feu de Para One (Jean-Baptiste de Laubier) et Arthur Simonini

Quel film : Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma
Degré de bonheur / nuisance : C'est tout simplement le plus beau moment du film, celui qui voit soudain naître l'émotion chez le spectateur.

Could it be magic de Barry Manilow

Quel film : Chambre 212 de Christophe Honoré
Degré de bonheur / nuisance : Un moment suspendu au piano, interprété par Camille Cottin, au sein d'un film qu'on aime de A à Z.

California dreamin de The Mamas and Papas

Quel film : Once upon a time... in Hollywood de Quentin Tarantino
Degré de bonheur / nuisance : Certes, elle reste longtemps dans la tête. Mais évidemment l'alchimie fonctionne : exactement le genre de chanson qu'on s'attend à entendre chez Tarantino.

Looking for knives de Dyan

Quel film : Matthias et Maxime de Xavier Dolan
Degré de bonheur / nuisance : Une manière explicite d'annoncer les mouvements du cœur qui émaillent le film.

L'italiano de Toto Cotugno

Quel film : Le traître de Marco Bellocchio
Degré de bonheur / nuisance : Dix jours après la clôture du festival, on la fredonne encore, mais dans la version du film où le "Siciliano" remplace l' "'Italiano".

Voulez-vous d'Abba

Quel film : Mektoub my love de Abdellatif Kechiche
Degré de bonheur / nuisance : On a l'impression que la chanson tourne en boucle dans la boîte de nuit où se déroule presque exclusivement le film, mais c'est sûrement une illusion sonore due à l'abus de scènes de danse.

Un giorno come un altro de Nino Ferrer

Quel film : Sibyl de Justine Triet
Degré de bonheur / nuisance : Moment satirique plutôt réjouissant dans un film qui ne l'est pas toujours.

Les plus belles années d'une vie par Nicole Croisille et Calogero

Quel film : Les plus belles années d'une vie de Claude Lelouch
Degré de bonheur / nuisance : On vous laisse écouter pour juger.

Here Comes The Hotstepper par Ini Kamoze

Quel film : Papicha de Mounia Meddour
Degré de bonheur / nuisance : L'hymne parfait pour un film sur la jeunesse et la liberté dans l'Algérie des années noires.

Suzanne de Leonard Cohen

Quel film : Viendra le feu d'Oliver Laxe
Degré de bonheur / nuisance : Entendons-nous bien, Suzanne élève toujours notre niveau de bonheur au maximum. Mais quand en plus elle survient par surprise dans un film minimaliste et taiseux, comme symbole d'une communion possible entre deux personnages, on voudrait qu'elle ne s'arrête jamais.

I put a spell on you de Nina Simone / Darkness de Leonard Cohen

Quel film :It must be heaven d'Elia Suleiman
Degré de bonheur / nuisance : La première accompagne des images idéalisées de Paris et de ses habitants, la deuxième une drôle de poursuite entre un ange Femen et des policiers new-yorkais. Dans les deux cas c'est beau, drôle et mélancolique à la fois.

La complainte du soleil de Laura Cahen

Quel film : J'ai perdu mon corps de Jeremy Clapin
Degré de bonheur / nuisance : Un petit miracle musical qui accompagne tout en douceur le générique final du film, et nous aide à reprendre pied dans la réalité.

Chef de Bataille de Christophe

Quel film : Jeanne de Bruno Dumont
Degré de bonheur / nuisance : De quoi nous consoler du fait qu'on chante beaucoup moins dans ce deuxième volet que dans Jeannette. Bruno Dumont remplace IGORRR par Christophe, mais sans rien perdre de l'esprit pour le moins décalé du film.

Summer de Teiji Ito

Quel film : Little Joe de Jessica Hausner
Degré de bonheur / nuisance : Une musique quasi hallucinatoire, empruntée au kabuki, qui vient renforcer l'étrangeté anxiogène qui se dégage de tout le film.

5 chansons d’Elton John au cinéma

Posté par kristofy, le 29 mai 2019

Après sa grande première durant le Festival de Cannes voici dans les salles Rocketman, à la fois biopic et comédie musicale qui raconte l'enfance et les seventies de Elton John, avec sa gloire grandissante mais aussi ses déboires. Certaines de ses chansons les plus connues comme "Crocodile Rock", "Goodbye Yellow Brick Road", "Don’t let me the Sun go Down on Me", "Rocket Man", "I’m Still Standing" y sont utilisées autant comme fil narratif de son histoire que comme des parenthèses musicales qui donnent envie de chanter et de danser.

Elton John représente plus de 300 millions de disques vendus en 50 ans de carrière: certaines de ses chansons avaient déjà été utilisées dans plusieurs films et séries. De Alice n'est plus ici de Martin Scorsese en 1974 (Daniel) à Jours de Tonnerre de Tony Scott en 1990 (You Gotta love someone) en passant par My Own Private Idaho de Gus van Sant (Blue Eyes) ou Peter's Friends de Kenneth Barnagh (I Guess That's Why They Call It The Blues) tous deux en 1992, sans oublier Sorry to be the hardest word dans Bridget Jones : l'âge de raison de Beeban Kidron (2004).

Retour sur 5 moments de cinéma où ses compositions ont une importance particulière dans le film.

- Le roi Lion, animation de Roger Allers et Rob Minkoff en 1994 :
L'un des films d'animation de Disney les plus populaires (derrière Blanche-Neige et les 101 Dalmatiens) doit beaucoup à deux tubes d'Elton John. Tout le monde connaît la mélodie de l'hymne du roi Lion, Circle of Life, tout comme Hakuna Matata est devenue culte et la chanson Can You Feel the Love Tonight qui clôture le film. A noter que les trois ont été nommées à l'Oscar de la meilleure chanson, mais c'est la dernière qui a récolté l'Oscar. Record de ventes pour une BOF d'un film d'animation, l'album s'est vendu à plus de 10 millions d'exemplaires en 1994/1995 aux USA (et 1,3 million d'exemplaires en France). Le succès a été prolongé avec l'énorme carton du spectacle musical (8,5 milliards de dollars de recettes) qui reprend les partitions d'Elton John. On les retrouvera dans la version en prises de vues réelles du film, qui sort en juillet.

Presque célèbre, de Cameron Crowe en 2000 :
Cameron Crowe est un amoureux de musique (ex journaliste musical), il en met partout dans ses films comme le romantique Rencontres à Elizabethtown (avec la chanson My father's gun de Elton john), mais surtout il a réalisé des films sur des musiciens et leurs entourage comme Singles et le nostalgique Presque célèbre qui lui valu un Oscar de meilleur scénario. Au moment d'un retour en bus, c'est donc le Tiny Dancer de Elton John qui est chanté en choeur par Kate Hudson est les autres :

- 27 Robes, de Anne Fletcher en 2008 :
Katherine Heigl a été 27 fois demoiselles d'honneur à des mariages, mais elle n'a pas encore rencontré un homme avec qui se marier. Elle est un peu amoureuse de son boss Edward Burns alors que le journaliste James Marsden va tomber amoureux d'elle. C'est souvent un peu comme ça les comédies romantiques. Quand dans un bar passe la chanson Bennie and the jets, on a forcément envie de monter chanter et danser sur le comptoir. Elton John ça donne aussi envie de s'embrasser...

- Battle of the Sexes, de Jonathan Dayton et Valerie Faris en 2017 :
Le champion de tennis macho Bobby Riggs (Steve Carell) est défié par la féministe Billie Jean King (Emma Stone) pour s'affronter face à face lors d'un match... Ce combat historique pour que les joueuses de tennis soient mieux considérées sur le circuit sportif est en partie lié au résultat de ce match. Une émancipation féminine au début des années 1970 est alors accompagné de la mélodie de Rocket Man, sortie en 1972.

- Moulin Rouge, de Baz Luhrmann en 2001 :
Ouverture du festival de Cannes, le drame musical australien a remixé ou "médleyisé" nombre de tubes populaires, dont le célèbre Your Song d'Elton John, interprété par Ewan McGregor, croisé avec One Day I'll Fly Away, chanté par Nicole Kidman. Sans aucun doute le plus beau moment romantique du film. Par ailleurs, Your Song a aussi été utilisé par Ken Loach dans Carla's Song.

Du rififi autour du film sur Bowie

Posté par vincy, le 7 février 2019

Stardust, film sur David Bowie, a trouvé son acteur avec Johnny Flynn. Le film devrait se concentrer sur le premier passage de la star aux USA en 1971, avant l'envol de "Ziggy Stardust". Cette traversée de l'Atlantique bouleversera sa vie personnelle, mais aussi sa carrière. Jena Malone incarnera sa première femme, Angie Barnett, qui a fortement contribué à l'image de "Ziggy". Le couple a eu un fils, le scénariste et réalisateur Duncan Jones.

Le scénario écrit par Christopher Bell sera réalisé par Gabriel Range (I Am Slave, Death of A President) et le tournage est prévu pour cet été.

Avec le succès de films récents comme Bohemian Rhapsody, Straight Outta Compton et I Can Only Imagine, le biopic musical redevient tendance.

Pourtant ça ne va pas être simple pour celui-ci. Duncan Jones explique sur twitter: "Je ne dis pas que le film ne se fera pas. Honnêtement, je n’en sais rien. En l’état des choses, je dis juste que le film n’aura aucune des chansons de mon père et je ne pense pas que cela changera. Si vous voulez voir un biopic sans sa musique ou l’aval de sa famille, c’est votre choix".

Pour les producteurs, il ne s'agit pas d'un biopic. Le film se focalise sur le moment où la vie de David Bowie a basculé dans la célébrité mondiale, et ça n'aurait rien à voir avec sa musique. Ils prennent en référence Nowhere Boy de Sam Taylor-Johnson (2009), chronique sur les premières années de John Lennon, ou Control d'Anton Corbijn (2007), portrait de Ian Curtis du groupe Joy Division. Ils assurent qu'ils ne reprendront pas les chansons originales de Bowie, optant plutôt sur les reprises qu'il a enregistré au fil des ans de chansons de cette époque. Il faut dire que si le film se déroule en 1971, il n'y aurait que deux tubes à placer (Space Oddity et The Laughing Gnome).

Johnny Flynn est sur scène actuellement à Londres face à Kit Harrington dans la pièce de Sam Shepherd, True West et a été vu dans la série de la BBC, Les Misérables dans le rôle de Felix Tholomyes. Il a aussi joué dans les séries Vanity Fair, Genius et Lovesick. L'acteur de 36 ans est également apparu deux fois chez Olivier Assayas (Sils Maria, Après mai). On le verra en avril dans Beast, de Michael Pearce. Il a également enregistré plusieurs disques depuis 10 ans.

La musique de Michel Legrand au Grand Rex en avril

Posté par vincy, le 29 janvier 2019

Les concerts "Michel Legrand & Friends" initialement prévus les 17 & 18 avril 2019 au Grand Rex à Paris seront maintenus. Ils prendront la forme d'un hommage en présence de nombreux invités dont Richard Galliano, Natalie Dessay, Michel Portal et Sylvain Luc. D'autres invités seront ultérieurement annoncés.

Le décès de Michel Legrand a conduit à ce changement. "Conformément aux souhaits de Michel Legrand et en accord avec sa famille, ces deux concerts seront maintenus et prendront la forme d’un hommage à sa musique et à son incomparable carrière" explique le communiqué. "Compositions originales et standards du Maestro seront à l’honneur pour célébrer l’empreinte indélébile qu'il a laissé dans l’histoire du jazz, de la chanson et la musique de film" seront au programme.

Les billets des spectateurs ayant déjà réservé leurs places resteront valables, sans aucune manipulation à effectuer de leur part. Les personnes ne souhaitant plus assister à ces soirées pourront s’adresser à leurs revendeurs (FNAC, Ticketmaster, Digitick…) pour obtenir remboursement de leurs billets.

Fin de partition pour Michel Legrand (1932-2019)

Posté par vincy, le 26 janvier 2019

C'était un géant dans son domaine. Et pour nous son nom signifie beaucoup puisqu'il a composé la chanson de Claude Nougaro en 1962, Cinéma, plus connue par son refrain, "Sur l’écran noir de mes nuits blanches"...

Le compositeur de musique Michel Legrand, né le 24 février 1932, est décédé cette nuit à Paris à l'âge de 86 ans, a annoncé son épouse Macha Méril. Michel Legrand a récemment recréé des musiques supplémentaires pour la version scénique de "Peau d'âne" au théâtre Marigny. Il devait aussi donner des concerts à Paris au printemps. Il avait écrit plus de 150 musiques de films.

C'est le cinéma qui lui a donné une reconnaissance mondiale. Mais c'est le jazz qui l'a fait connaître et c'est le easy listening qui lui a ouvert les portes des radios. Dès 1954, il enregistre un album (I Love Paris, 8 millions d’exemplaires aux USA), puis il sort, entre autres, en 1958, Legrand Jazz, avec Miles Davis, Bill Evans, Paul Chambers et John Coltrane, en 1971, Communications '72, avec Stan Getz, et récemment, en 2017, Between Yesterday and Tomorrow, avec Natalie Dessay. Au total une dizaine d'albums. Mais Michel Legrand c'est aussi le jingle le plus connu de la radio (RTL) et le générique de la série animée culte Il était une fois... l'Espace.

Car, sous leurs airs de variété élégante, le pianiste maîtrisait les cassures et les envolées virevoltantes du jazz, les mélodies mélancoliques et les refrains entêtants de la chanson, les élans symphoniques et le swing qui faisait danser nos têtes. Ce que les réalisateurs de la Nouvelle Vague n'ont pas manqué de repérer.

Cela lui vaut d'abord trois Oscars - chanson en 1969, musique de film en 1972 et adaptation musicale en 1984. Il reçoit aussi un Golden Globe et un BAFTA Award. Il a en plus reçu 6 nominations aux Oscars (quatre pour une chanson, une musique de film, une adaptation musicale), 12 nominations aux Golden Globes, 2 aux BAFTA, 3 aux Grammy Awards et 3 aux César.

En plus de cela, il a travaillé avec Ray Charles, Jean Cocteau, Frank Sinatra, Charles Trenet et Édith Piaf. Au cinéma, il débute dès les années 1950 avec des musiques de films tels Les Amants du Tage d'Henri Verneuil, Charmants Garçons d'Henri Decoin et Le Triporteur de Jacques Pinoteau.

En 1960, il compose la musique de Lola de Jacques Demy, amorce de leur fidèle et longue collaboration, et d'une amitié et une complicité fraternelle et fusionnelle, qui sera rapidement et mondialement reconnue grâce aux Parapluies de Cherbourg. Une harmonie parfaite. Une synchronisation de l'image et du son.

Mais Michel Legrand écrit aussi les partitions de films très différents: Le cave se rebiffe de Gilles Grangier, Une femme est une femme, Vivre sa vie et Bande à part de Jean-Luc Godard, Cléo de 5 à 7 d'Agnès Varda où il fait aussi l'acteur, Eva de Joseph Losey, Une ravissante idiote d'Édouard Molinaro, Tendre Voyou de Jean Becker... Il trouve en Jacques Deray ou Jean-Paul Rappeneau (La vie de château, Les mariés de l'an II, Le sauvage) un cinéma qui se calque bien à ses créations musicales, léger ou tragique.

Les triomphes des films musicaux de Demy lui assurent une notoriété mondiale. A partir de 1968, c'est Hollywood qui l'appelle. Michel Legrand travaille parallèlement pour Sydney Pollack, Richard Lester, John Frankenheimer, Orson Welles, Irvin Kershner (pour le dernier 007 avec Sean Connery), Blake Edwards ou encore Robert Altman. C'est surtout avec Claude Lelouch qu'il va ltravailler à partir des années 1980, aux côtés de Francis Lai, lui aussi disparu il y a quelques mois. Depuis Les Uns et les Autres en 1981, ils ont collaboré ensemble quatre fois. Dans les années 197, l continue d'écrire les musiques des films de Losey et Deray, puis s'aventure dans divers genres, chez Louis Malle (Atlantic City), Xavier Beauvois (ses deux derniers films) ou Danièle Thompson (La bûche).

Michel Legrand en 9 morceaux.

Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy (1964). Troisième collaboration avec Demy qui se lance dans le pari fou d'un drame musicale entièrement chanté. Un véritable défi: écrire une musique qui ne s'arrête finalement que rarement et où les dialogues doivent être mélodieux et naturels. Palme d'or à Cannes, le film devient une référence cinéphile mondiale. Et sa musique, souvent déchirante, l'une des plus connues du 7e art.

Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy (1967). Trois ans plus tard, Demy signe un show à la Broadway, pop et coloré, romantique et glam. La musique est plus jazzy, les refrains se croisent, West Side Story et Un Américain à Paris sont convoqués. Outre le tube atemporel, "La chanson des jumelles", qui immortalise les sœurs Deneuve/Dorléac, la musique ne manque pas de pépites.

L'Affaire Thomas Crown de Norman Jewison (1968). Ce sublime thriller avec Steve McQueen et Faye Dunaway sera sa porte d'entrée à Hollywood grâce à une chanson, l'une des plus chantées encore aujourd'hui dans le monde: The Windmills of Your Mind (traduit en français sous le titre Les Moulins de mon cœur). Oscar pour Legrand mais surtout entrée dans l'éternité: ces Moulins ontt partie des 100 chansons du cinéma américain selon l'American Film Institute. Claude François Petula Clark, Barbra Streisand, Sting, Tina Arena, les Swing Out Sister, Céline Dion, Patricia Kaas, Sylvie Vartan l'ont tous interprétée. Y compris Eva Mendes ou Alain Delon.

La Piscine de Jacques Deray (1969). Puisqu'on parle de Delon, et de thriller, Legrand, est appelé pour écrire la musique de ce film noir, où son génie du jazz prend toute sa dimension, prouvant une fois de plus qu'il est capable de traduire les sentiments ou d'illustrer les émotions avec des accords et quelques instruments.

Peau d'âne de Jacques Demy (1970). Conte surréaliste musical, influencé par Cocteau, et toujours avec Deneuve, c'est aussi l'une des plus belles réussites atemporelles, composée de succès qu'on chantonne encore et toujours, de Legrand. Faire un tube avec une recette de cuisine a quelque chose du tour de force. La symbiose entre le réalisateur et le musicien est encore une fois parfaite, dans les excès comme dans la simplicité.

Un été 42 de Robert Mulligan (1971). Après un Oscar pour une chanson, avec ce film Legrand rentre dans le club des compositeurs français recevant un Oscar pour la musique de film. C'est sans aucun doute l'une des plus belles compositions pour le cinéma, à la fois sensible et lyrique, dans la plus grande tradition des Maurice Jarre et George Delerue.

Breezy de Clint Eastwood (1973). Quand un cinéaste fan de jazz rencontre un génie du genre, forcément, cela fait des étincelles. On retrouve dans la chanson les accents des Moulins du coeur. En reprenant les codes de la bluette américaine, Legrand adapte son style et son talent de mélodiste à une tonalité plus américaine, presque blues. Ce film, le troisième du réalisateur, annonce le mélodrame Sur la route de Madison, deux décennies plus tard.

Yentl de Barbra Streisand (1983). Quand la plus belle voix américaine rencontre un chef d'orchestre désormais adulé par le cinéma, cela donne Yentl, succès à l'époque et troisième Oscar pour Legrand. La star actrice et chanteuse ose avec son premier film, un drame musical où le genre et la religion sont au cœur du récit. Avec Legrand, elle ancre son histoire dans un registre classique et le disque. L'album sera disque de platine (1 million d'exemplaires) aux Etats-Unis et la chanson The Way He Makes Me Feel finira première  des charts américains.

Trois places pour le 26 de Jacques Demy (1988). Ultime travail en commun avec le cinéaste, injustement boudé à l'époque, c'est surtout le plaisir de voir Yves Montand chanter sur  du Legrand qui procure un grand plaisir. C'est aussi la fin d'une époque qui, quelque part, se profile. Demy et Montand disparaîtront. Legrand préfèrera d'autres formes de créations musicales et des tournées mondiales qui sacralisent ses musiques, en symphonique ou avec des voix lyriques.

Spike Lee, Riz Ahmed, M.I.A. : des clips musicaux pour lutter contre les « murs »

Posté par kristofy, le 17 janvier 2019

Spike Lee est l'un des cinéaste américain qui aura marqué 2018 avec BlackKklansman, Grand Prix du jury à Cannes, en revisitant le passé raciste des Etats-Unis en écho d'ailleurs avec le présent. Les dernières images étaient celles des manifestations de Charlottesville de 2017 qui avaient été suivies d'une déclaration polémique du président Trump.

Voici le nouveau film de Spike Lee qui est un commentaire en direct de l'actualité: un clip pour illustrer The land of the free, nouvelle chanson du groupe The Killers. Les images ont été filmées fin 2018 à proximité de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis avec le passage de plusieurs familles de migrants. Depuis le 22 décembre, les Etats-Unis sont dans une période de 'shutdown', un blocage économique pour de nombreuses activités gouvernementales consécutif à un budget non-voté  pour le financement d'un mur à cette frontière voulu par Trump.

Les paroles de la chansons évoquent divers problèmes américains comme le racisme ("the wrong color skin"), les multiples condamnations à la prison ("incarceration's become big business"), les armes à feu ("we got a problem with guns"), l'éventuel mur ("down at the border, they're gonna put up a wall"). Les images de Spike Lee sont surtout à propos des migrants d'Amérique centrale comme la fameuse caravane partie du Honduras qui traversent le Mexique pour aller vers les Etats-Unis et repoussés par notamment des gaz lacrymogènes.

A noter que Spike Lee n'est bien entendu pas le premier à livrer un clip aux accents anti-Trump. En 2017 c'était l'acteur Riz Ahmed qui s'engageait pour une chanson à charge, tout en étant enrôlé dans les hollywoodiens Rogue One: A Star Wars Story et Venom. Le clip The Hamilton Mixtape: Immigrants (We Get The Job Done) démontrait justement une volonté d'intégration des immigrés. Riz Ahmed a co-écrit la chanson qui fait entendre "it's really astonishing that in a country founded by immigrants "Immigrant" has somehow become a bad word... I got one job, two job, three when I need them".

Le sujet des migrants et des frontières est bien entendu aussi une problématique actuelle de l'Europe. Et déjà en 2016, avant les gros titres des médias de l'année dernière pour les bateaux en Méditerranée, le sujet était illustré par le clip de M.I.A. Borders.

Musique de film : un livre explore le processus complexe de la création d’une bande originale

Posté par MpM, le 19 novembre 2018

Entre « tubes » survitaminés qui cachent la forêt de bandes originales moins clinquantes et idée reçue voulant qu’une musique de films réussie ne se remarque pas, pas toujours facile pour un.e compositeur.trice de voir son travail reconnu au cinéma, ou même remarqué. Depuis plus de dix ans, Benoit Basirico, fondateur du site cinezik.fr, œuvre pour redonner sa juste place à la musique de films et à ceux/celles qui la créent. Il met régulièrement en lumière le travail des compositeurs.trices et anime des conférences et des rencontres autour de la musique à l’écran.

Avec La musique de film, compositeurs et réalisateurs au travail (publié par Hémisphères éditions), il franchit une étape supplémentaire et propose un véritable manuel à destination des amateurs comme du grand public qui aborde la question de la musique de films par le prisme du processus complexe de la création d’une bande originale : comment s’élabore la relation entre le compositeur ou la compositrice et la ou le cinéaste ? Quel langage commun trouvent-ils ? Comment parvenir à mettre sa sensibilité créative au service de l’œuvre d’un autre ?

La grande richesse du livre, au-delà des nombreux thèmes qu’il aborde, et des informations pratiques qu’il distille, est de regorger de citations. L’auteur a en effet pioché dans plus de dix années d’entretiens avec des musicien.nes et des cinéastes pour enrichir son propos avec leurs points de vue et leurs expériences. Cela donne des anecdotes amusantes, étonnantes et parfois même édifiantes, comme lorsque Maurice Jarre raconte comment sa musique a été remplacée par celle de Jerry Goldsmith sur La rivière sauvage de Curtis Hanson parce que « le directeur du studio Universal a décrété ne pas aimer [sa] musique et vouloir quelqu'un d’autre ». Il était arrivé la même chose, en pire, à Alex North sur 2001 Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick : c’est seulement lors de la projection en avant-première à New York qu’il a appris le rejet pur et simple de sa partition…

Au fil des pages, on apprend également que « le mixeur français est l’ennemi du musicien » (Laurent Petitgirard, remonté contre les mixeurs qui font trop systématiquement passer les bruits du réel au premier plan, au détriment de sa musique), que « demander à un interprète d’écrire une musique de film, c’est aberrant (…) et en général totalement raté » (pour Philippe Sarde) ou encore que pour Vladimir Cosma « presque chaque film était une bagarre » car il refusait de faire une musique « simplement illustrative, banale ou attendue » mais cherchait au contraire toujours « une idée insolite qui pouvait choquer le réalisateur ».

Benoit Basirico rend ainsi palpable l’alchimie qui se crée (ou non) entre réalisateur.trice et compositeur.trice, et le nécessaire cheminement pour trouver la musique qui serve au mieux le film (quitte à la réduire à quelques notes, ou même l’enlever totalement). Il nous invite à prêter une attention accrue aux bandes-sons des films que nous aimons, à comprendre pourquoi certaines nous dérangent, et à ne pas prendre pour acquis, ou évidents, les choix qui président à la construction d'une bande-originale.

A la lecture de ce livre vivant et foisonnant, on a alors forcément envie de réécouter les musiques dont il est question, et bien sûr de revoir les films. Mais surtout, on attend avec impatience un incontournable tome 2 qui pourrait cette fois explorer plus frontalement certaines musiques et leurs interactions avec leurs films respectifs. Le tout accompagné d’un CD à écouter tout en lisant, histoire de prolonger l'expérience.

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La musique de film, compositeurs et réalisateurs au travail
Benoit Basirico
hémisphères éditions

En avant la musique avec la 14e édition de Mon premier festival !

Posté par MpM, le 19 octobre 2018

On vous le répète chaque année : Mon premier festival, qui s'adresse au jeune public à partir de 18 mois, est le rendez-vous incontournable des vacances de la Toussaint !

Pour sa 14e édition du 24 au 30 octobre, la manifestation parisienne met l'accent sur le lien privilégié entre musique et cinéma, des comédies musicales hollywoodiennes aux ciné-concerts, en passant par les inoubliables bandes-originales signées Michel Legrand, Danny Elfman ou Leonard Bernstein. L'occasion de proposer 36 films "à voir et à écouter", parmi lesquels des classiques comme Peau d'âne de Jacques Demy et Fantasia de Ben Sharpsteen, et des créations originales comme le programme de courts métrages "En avant la musique".

Parmi les autres temps forts du festival, il faut relever un focus sur le cinéma indien des années 50 à nos jours, des films-cultes (Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki, La famille Adams de Barry Sonnenfeld, Harry Potter à l'école des sorciers de Chris Colombus), une compétition de seize films en avant-premières, un hommage au compositeur Bruno Coulaisdes rencontres autour des métiers du cinéma et de nombreux ateliers. Le parrain Pascal Elbé a également proposé trois coups de coeur : Pierre et le loup de Suzie Templeton, Grease de Randal Kleiser et Coraline de Henry Selick.

Quant aux avant-premières, elles proposent de découvrir avant tout le monde des films attendus comme Rémi sans famille d'Antoine Blossier (sortie le 12 décembre) qui est présenté en ouverture, Miraï, ma petite soeur de Mamoru Hosoda (sortie le 26 décembre), le programme Petits contes sous la neige (sortie le 14 novembre), Pachamama de Juan Antin (sortie le 12 décembre), Wardi de Mats Grorud (sortie le 27 février), la version restaurée de Dark crystal de Frank Oz et Jim Henson (sortie début 2019), Mia et le lion blanc de Gilles de Maistre (sortie le 26 décembre) ou encore Funan de Denis Do (sortie le 13 mars).

C'est parti pour les meilleures vacances de l'année !

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Mon premier festival 2018
Du 24 au 30 octobre
Informations et réservations sur le site de la manifestation