La Cité du cinéma de Cannes s’esquisse

Posté par vincy, le 16 mai 2012

Dans une interview au Film Français, le maire de Cannes, Bernard Brochand, évoque la future Cité du cinéma qui pourrait s'installer  de l'autre côté du Suquet, près de la Médiathèque Rotschild.

"La définition la plus appropriée serait celle de Beaubourg du cinéma" explique-t-il. "L'idée est de regrouper toutes les archives du Festival de Cannes, les copies des films en compétition depuis l'origine et les collections de photos et, éventuellement, d'ouvrir une école de cinéma."

Le cahier des charges devrait être établi en septembre. Un appel à idées pour l'architecture sera ensuite lancé. La présentation "claire du projet" pourrait avoir lieu "lors de la 66e édition" du Festival, en 2013?

Les Freaks, c’est cinématographique au musée du quai Branly

Posté par vincy, le 25 janvier 2012

Le musée du quai Branly propose jusqu'au 3 juin "Exhibitions, L'invention du sauvage", exposition (utile et ludique, conseillée même aux enfants) sur la manière dont les ethnies des nouveaux mondes, les "barbares", les "freaks" ont été exhibés, transformés en "animaux de foire" à travers les siècles (jusqu'à l'après guerre pour être exact), que ce soit dans des expositions universelles, dans les Cours royales, ou dans les cirques. Cette exposition, composée d'affiches, de peintures, de sculptures, de photographies, reflète d'un point de vue historique le racisme et le complexe de supériorité qui s'est glissé dans l'inconscient occidental au fil des siècles. Le commissaire général Lilian Thuram (oui, l'ancien footballeur), président de la Fondation “Education contre le racisme”, et les commissaires scientifiques, Pascal Blanchard et Nanette Jacomijn Snoep, permettent ainsi un voyage pas si lointain dans le passé où "l'autre" était considéré comme un objet de curiosité. Ou comment nous avons inventé le "Sauvage"?

Cela fait longtemps que le cinéma s'est intéressé à cette réflexion.  Le musée du quai Branly propose à partir du 26 janvier et jusqu'au 6 avril, un cycle de projection, sur entrée libre.

Au programme, des films cultes ou très connus comme Freaks de Tod Browning, Lola Montès de Max Ophuls, Elephant Man de David Lynch, Man to Man de Régis Wargnier, Le sifflement de Kotan de Mikio Naruse, Vénus Noire d'Abdellatif Kechiche, L'énigme de Kaspar Hauser de Werner Herzog. Mais aussi des documentaires plus rares : une sélection de courts métrages des frères Lumière (qui ont filmé les expositions ethnographiques de Paris entre 1896 et 1897), un segment signé Rachid Bouchareb, Exhibitions, Joséphine Baker en couleurs, On l'appelait la vénus Hottentote, Des Zoos et des hommes...

Le musée organisera pour l'occasion des discussion et des rencontres avec les réalisateurs. Notamment, Régis Wargnier sera présent le 23 mars, à l'issue de la projection de son film.

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Tout savoir sur l'exposition

Programmation détaillée :

Jeu 26/01 19h00 Freaks 64min

Ven 27/01 18h00 Sélection films des frères Lumière 17min
19h00 Lola Montès 115min

Sam 28/01 14h00 The Couple in the cage 30min
15h00 Joséphine Baker en couleurs 54min
18h00 Elephant Man 125min

Dim 29/01 14h00  A World on display 40min
15h00 Exhibitions + Zoos humains 61min
17h00 L’Enigme de Kaspar Hauser 110min

Sam 04/02 14h00 On l’appelait la vénus Hottentote 52min
16h00 The return of Sarah Baartman 52min
18h00 Le Sifflement de Kotan 126min

Dim 05/02 14h00 Ota Benga 16min
15h00 Boma Tervuren 54min
17h00 Des Zoos et des hommes 70min

Ven 23/03 18h00 Man to Man 122min

Ven 06/04 18h00 Vénus noire 160min

Marseille ouvre une Maison des cinématographies dans le château de Pagnol

Posté par vincy, le 6 août 2011

La Maison des cinématographies de la Méditerranée de Marseille s'est installé au début de l'été dans le château de la Buzine, située dans le 11e arrondissement de la ville, acheté en 1941 par l'écrivain-cinéaste Marcel Pagnol et immortalisé dans Le château de ma mère, deuxième opus (littéraire et cinématographique) de sa trilogie sur l'enfance.

Cette bâtisse, construite en 1867, domine la vallée de l'Huveaune. Pagnol l'avait acquise dans l'espoir d'y créer une "cité du cinéma" mais la seconde guerre mondiale avait brisé son rêve. Depuis elle est tombée en ruine. revendue par Pagnol il y a 38 ans, juste avant son décès, la bâtisse est devenue une propriété de la ville de Marseille en 1995 avant d'être inscrite à l'inventaire des Monuments historiques.

Après quatre années de restauration et pour un coût de 11,4 millions d'euros, le lieu sera consacré au cinéma méditerranéen.

L'espace s'étend sur 4 000 m2 ;  il est doté d'une salle de cinéma de 350 places (pour des ciné concerts et des projections), mais aussi de salons de réception abritant des expositions temporaires, d'un parcours scénographique axé sur la Méditerranée (au fil d'extraits de films, des frères Lumière à Almodovar, en passant par Visconti, Vadim, Guédiguian....), d'une bibliothèque et d'une vidéothèque.

Ce voyage en "Pagnolie" comporte cinq escales: le café, la place du village, où le spectateur regarde les vidéos sur des draps qui sèchent ou à travers des trous de serrure, la maison, où il faut ouvrir porte et tiroirs pour découvrir des oeuvres, les paysages, où on plonge dans la garrigue ou la mer, la trilogie "Marius - Fanny - César", enfin, se reflétant dans des miroirs. Des manifestations événementielles autour du 7e art sont prévues.

Le parc de plus de cinq hectares a été réaménagé pour un budget de 2,6 millions d'euros. Ce "château pagnolesque" devrait trouver toute sa place dans le cadre de Marseille 2013, capitale européenne de la culture.

Seule fausse note : la famille de Pagnol n'a pas pris part au projet ; Nicolas Pagnol regrette que "la promotion soit faite sur son nom" sans qu'un véritable hommage lui soit rendu.

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Site internet du Château de la Buzine

Le musée Chaplin encore à l’état de projet (très coûteux)

Posté par Benjamin, le 25 février 2011

34 ans après sa mort, Charlie Chaplin continue de faire l’actualité. Mais comme chacun le sait, la légende ne meurt jamais et Charlot demeure une figure mondialement connue du cinéma. Si dernièrement, il est revenu sur le devant la scène avec la sortie du coffret DVD La naissance de Charlot qui permet de (re)découvrir ses tout premiers films, aujourd’hui c’est un tout autre sujet qui fait parler de lui.

Cela fait maintenant presque 10 ans que le projet est lancé : un musée, entièrement consacré à l’œuvre de Chaplin, devrait voir le jour dans la dernière demeure du géant, c'est-à-dire à Corsier en Suisse. Le manoir Chaplin, où il résidait depuis 1952 après s'être exilé des États-Unis, a été choisi pour accueillir le musée qui, selon l’architecte Philippe Meylan et la scénographe Yves Durand recevra 300 000 visiteurs environ par an et sera un pôle touristique pour la Suisse.

Seulement voilà, depuis le temps que le projet est sur les rails, peu de choses ont été accomplies et beaucoup de difficultés ont été rencontrées. Le budget au fil des années a plus ou moins explosé, passant de 19 millions d’euros en 2002 à 26,6 en 2007 pour finalement atteindre les 45,6 millions en 2011. Cette hausse monumentale fait peur aux investisseurs et certains quittent le navire, à commencer par les quatre communes qui, en 2008, s’étaient engagées à financer le projet.

Pour résumé, le manoir Chaplin appartient aujourd’hui à deux milliardaires : Gérard Lopez et Éric Lux, le musée serait donc financé par des fonds privés. Seulement les deux hommes sont peu appréciés, soupçonnés d’avoir de mauvaises intentions et d’avoir des fréquentations avec la mafia russe.

Mais Philippe Meylan tient à rassurer tout le monde et à disperser les rumeurs. Le musée est toujours d’actualité et plus prometteur que jamais. Il annonce un lieu résolument moderne qui fera intervenir l’œuvre entière de Chaplin, des décors animés ou encore des effets spéciaux et de la 3D. Par contre, le musée ne sera pourvu d’aucune archive photo ou filmique qui appartiennent pour la première au musée de l’Élysée à Lausanne et pour la seconde à la Cinémathèque de Bologne.

Même si le projet du musée semble ambitieux, les créateurs semblent avancer seuls, sans le soutien par exemple de l’Association Chaplin ou des cinémathèques. Verra-t-il le jour ? Rencontrera-t-il un franc succès ? Il y a encore beaucoup de points d’interrogation autour de ce musée qui n’a pas encore posé sa première pierre.

Le grand retour de Bruce Lee

Posté par vincy, le 22 juillet 2009

bruceleehome.jpgLe légendaire Bruce Lee, mort en 1973 à l'âge de 32 ans, va revenir sur les écrans. La famille de l'acteur s'est associée à la société J.A. Media pour réaliser un film biographie... en trois parties! Tony Leung (In the Mood for Love) serait le père du roi des arts martiaux. Zhang Yimou (Hero) serait intéressé pour le réaliser. La sortie du premier épisode serait prévue pour fin 2010.

Dans le même temps, ses héritiers ont annoncé que l'ancienne maison de la star, "le nid du corbeau", à Hong Kong, sera convertie en musée. Un concours d'architecture et de design a été lancé. Le gouvernement de Hong Kong a déjà acquis de sobjets personnels en vue de remplir ce bâtiment hommage. La maison avait été l'objet d'une âpre surenchère financière entre le gouvernement et un milliardaire qui voulait en faire un complexe de loisirs (bibliothèque, cinéma, centre d'arts martiaux).

Wallace & Gromit, 20 ans, et déjà au musée…

Posté par MpM, le 3 avril 2009

Wallace et GromitDe leur cerveau de pâte à modeler, Wallace et Gromit ont commis quelques-unes des plus belles inventions que le cinéma d’animation nous ait donné de voir ces dernières années. D’un audacieux système de rouages pour éjecter Wallace de son lit directement à la table du petit déjeuner en passant par un dispositif complexe permettant de protéger les potagers contre les invasions de lapins, les deux complices quatre fois oscarisés ont largement fait leurs preuves, aussi bien comme inventeurs de génie qu'en tant que gaffeurs irrésistibles. C’est pourquoi le Musée des Sciences de Londres a tout naturellement fait appel à eux pour être les héros d’une exposition interactive de six mois destinée à susciter des vocations d'inventeurs. Une manière de célébrer les 20 ans du "couple".

Depuis le 28 mars (et jusqu’au 1er novembre prochain), l’exposition "Wallace et Gromit, un monde d'idées géniales" permet ainsi aux visiteurs de déambuler dans différentes pièces du 62 West Wallaby street (l’adresse du duo) et d’y tester certains gadgets tout droit sortis de l’imagination débridée de ce vieux garçon accro aux crackers et de son chien certes fidèle, mais parfois dépassé par la frénésie de son maître. La reconstitution de la maison s'est d'ailleurs faite sous le regard attentif des créateurs des deux héros, le réalisateur Nick Park et les Studios Aardman.

L' exposition, qui a coûté environ 2,16 millions d’euros, a pour but avoué d’inciter les enfants à suivre les traces de Wallace et Gromit dans le monde amusant et ludique des inventions. Pour y arriver, des "boîtes à idées" ont même été disposées en différents lieux du musée dans l’idée de collecter les propositions des jeunes visiteurs. A défaut de changer le monde, peut-être trouvera-t-on dans ces messages de quoi fournir quelques pistes loufoques pour les prochaines (et très attendues) aventures des deux personnages !

Leur plus récente aventure, A Matter of Loaf and Death, a été récompensée en début d'année par les British Awards et les Annie Awards dans la catégorie court métrage d'animation. Un long métrage est prévu pour 2010/2011.

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Site de l'exposition "Cracking Ideas"

2 600 signatures contre le plein air payant à La Villette

Posté par vincy, le 3 août 2008

La presse nationale s'est enfin emparée du problème. Depuis deux semaines (voir post du 16 juillet), le cinéma en plein air de La Villette constate que le prix de deux euros par billet ne fonctionne pas. Le choix entre la liberté de programmation et la durée du festival (La Villette était obligée de choisir des films datant d'avant 2007 et surtout de réduire son nombre de séances) en faisant payer l'entrée et se soumettre aux contraintes d'une commission ont hélas eu l'effet inverse à celui souhaité.  Les organisateurs reconnaissent désormais la faillite du modèle payant.

Résultat, depuis le début du festival, la fréquentation est divisée par cinq. Un véritable échec aussi en terme d'action culturelle. D'autant que les seules salles de cinéma, à proximité, qui auraient pu se plaindre d'une concurrence sont celles du MK2 (Quai de Seine / Quai de Loire). Or la société des Karmitz a toujours considéré l'événement comme cohabitable avec son exploitation.

Mais la question est de savoir si Pathé, qui va ouvrir un immense multiplexe dans la Cité des Sciences et de l'Industrie, sera tout aussi bienveillant.

Plus tôt dans la semaine (le 28 juillet), le CNC a accepté de recevoir les représentants du collectif initiateur de la pétition lancée dès la première projection. Tout le monde s'accorde à dire que le système - qui désormais contraint de façon excessive les festivals de projections en plein air - n'est pas acceptable. Au mieux c'est un mauvais compromis.

Il faudra donc tout revoir pour éviter que ce rendez-vous populaire ne s'éteigne faute de spectateurs.

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http://www.cinemaenpleinairgratuit.org/

Plein air payant à La Villette? Les habitués s’insurgent!

Posté par vincy, le 16 juillet 2008

Dans notre "post" du 14 juillet, nous mentionnions le passage du gratuit au payant pour les séances en plein air du Parc de la Villette. Les organisateurs avaient justifié leur choix, arguant que la nouvelle réglementation du CNC contraignait beaucoup trop la programmation et dramatisaient même en soulignant que l'autorisation de projeter des films pouvaient être refusée. Pourtant, de nombreux festivals s'y sont soumis, sans heurts. De plus, la programmation de La Villette cette année ne risquait pas heurter ni le règlement ni les salles voisines : aucun film récent, et très peu de films français.

Résultat, pour la première séance, mardi 15 juillet, ce fut une surprise - eh oui, tout le monde ne semble pas lire la presse ou internet - pour les aficionados de ce rendez-vous annuel. L'un des derniers bastions de la gratuité culturelle est tombée. C'est d'autant plus mal reçu que de nombreux spectateurs étaient des familles qui ne partent pas en vacances ou n'ont pas les moyens d'aller au cinéma.

Le résultat ne s'est pas fait attendre. Une pétition a circulé, et désormais, a été mise en ligne. Personnellement, je l'ai signée. Ce n'est pas un acte contre La Villette ou le CNC. Mais c'est une décision qu'il faut revoir, notamment les conditions d'autorisation pour les projections en plein air afin que les spectateurs et les organisateurs puissent librement partager cette passion du cinéma. La Villette aurait peut-être dû communiquer en amont vis-à-vis de la population plutôt que de lui imposer une stratégie qui n'est pas acceptée.

La gratuité permet de rassembler des populations diverses et pas toujours favorisées. Tout comme les films choisis permettent une éducation par le cinéma patrimonial. Il est important que quelques rendez-vous, spectacles vivants ou cinéma, littérature ou arts plastiques, restent accessibles à tous.

En regardant le succès de la gratuité dans les musées de la ville de Paris, et en observant les records de fréquentations des grands musées payants (Louvres, Orsay, Branly...), on voit bien que les deux systèmes peuvent coexister sans nuire aux uns et aux autres.

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http://www.cinemaenpleinairgratuit.org/

Le crâne de cristal du prochain Indiana Jones au musée du Quai Branly

Posté par Raphaël, le 29 avril 2008

                  

Quand la fiction s'inspire de la réalité... 

Alors qu'Indiana Jones fera son grand retour sur les écrans français le 21 mai prochain (et quelques jours avant sur la Croisette), le Musée du Quai Branly a décidé d'exhiber opportunément l'un des fameux crâne de cristal, héros du film, et de lui dédier une exposition du 20 mai au 7 septembre. 

Il existe en réalité, douze exemplaires de crânes "en cristal" à travers le monde, dont un au British Museum de Londres et un à Paris (en photo). Présenté autrefois au Musée de l'Homme du Palais de Chaillot , le crâne dit "de Paris" est en quartz limpide d'une grande pureté. Il mesure 11 cm de haut et pèse presque 2,8 kg. Il est considéré comme un chef d’oeuvre de la culture aztèque. De nombreux doutes, cependant, existent sur la véritable origine et la date de ce crâne, qui serait beaucoup plus contemporains.

Selon les amateurs d'ésotérisme, dont la mouvance new age, les crânes de cristal ont une origine et des pouvoirs surnaturels, comme celui de guérir ou de réfléchir la lumière en la projetant par les orbites. Les douzes crânes représenteraient les douze mondes dans lesquels la vie humaine aurait été présente, la Terre étant le plus jeune de ces mondes. D'ailleurs, la Terre aurait eu elle-même son crâne ce qui porte à 13 le nombre de ces précieux objets. Superstition ?

Une interprétation de la légende indique même qu'il faudrait réunir les 13 crânes le dernier jour du calendrier Maya, soit le 21 décembre 2012, pour éviter le basculement de notre planête ! Mais n'ayez crainte, Indiana Jones, même atteint d'arthrose, veille sur nous. 

Les crânes de cristal, dont celui  de Paris, exercent toujours autant de fascination grâce au mystère entourant leur création et grâce à toutes les croyances et légendes, même les plus folles, faites autour de ces reliques.  Pour en savoir plus, rendez-vous au Musée du Quai Branly dès le 20 mai et le lendemain dans les salles de cinéma.

Une planète métisse qui se mêle aux hommes

Posté par Claire Fayau, le 14 avril 2008

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En pénétrant dans la galerie ouest du musée du quai Branly, le spectateur est accueilli par une citation de Montaigne : ''Un honnête homme, c'est un homme mêlé.''

Un auteur classique dans le musée des arts premiers ? D'emblée, l'exposition se veut éclectique ! Logique quand il s'agit de traiter du métissage...

La première section de l'exposition, ''Métis ?'' donne quelques définitions visuelles du métissage en opposant /rassemblant statues, tableaux, robes de diverses origines. Difficile, pour nos yeux occidentaux, de distinguer l'exotique du traditionnel.

La seconde partie "Chocs et rencontres des mondes" et la troisième "La fabrique des métissages" s’intéresse au fameux choc des cultures et mélanges qui en résultent, par un jeu d’influences variées.

Enfin la dernière partie, plus accessible, plaira au plus grand nombre et surtout aux cinéphiles :

Au centre d’un cercle, le spectateur peut visionner via trois "split screens" les représentations, aller-retour et mélanges entre les cinémas d’Asie et d' Hollywood. Extraits projetés : Les sept samouraï d’Akira Kurosawa, Les sept mercenaires de John Sturges, Cleopatra Jones de Jack Starrett, La rage du tigre de Chang Cheh, Happy Together de Wong Kar-Wai, Wedding Banquet, Garçon d’honneur et Brokeback Mountain d’Ang Lee ou encore Ghost in the shell 2 de Mamuro Oshi…

Intéressante réflexion sur la mondialisation, la globalisation, l’import-export- fusion des cultures, l’exposition souffre peut-être d’un traitement trop académique surtout au début… Cela manque un peu de folie, pourtant le titre et l’affiche présageaient d’une belle originalité. Pourquoi ne pas avoir été plus loin, et par exemple "mixer" les ambiances avec de la musique du monde, des photos, des vidéos, du "morphing" ? D’autant plus que dans ses expositions permanentes le Quai offre différentes présentations et supports innovants.

Cependant, Planète métisse reste un événement dépaysant, et les objets présentés sont magnifiques et curieux. Le cinéma y a sa part avec le cycle de rencontres mensuelles (le derneir samedi du mois à 16h) "villes métisses". Mexico et Amours chiennes, Rio et Orfeu Negro, Buenos Aires et Bolivia, ou encore Dakar et Kinshasa...

Plus d'informations sur le site de l'expo.