Cannes 2012 : Xavier Dolan, entre excitation et déception

Posté par vincy, le 22 avril 2012

Jeudi soir, la presse montréalaise rencontrait Xavier Dolan. Le jeune cinéaste-scénariste-comédien, déjà deux fois sélectionné à Cannes avec ses deux premiers films, venait d'apprendre que son troisième long métrage était sélectionné à Un certain regard, comme Les amours imaginaires en 2010. Son premier long, J'ai tué ma mère, avait été découvert à la Quinzaine des réalisateurs en 2009.

Laurence Anyways était précédé d'une telle attente que beaucoup l'espérait en compétition. Une journaliste de Radio Canada a d'ailleurs interpellé Thierry Frémaux, en charge de la sélection officielle du Festival, jeudi matin en conférence de presse : "Pourquoi le film de Xavier Dolan n'est "que" dans le Certain Regard?". Frémaux a justement rappelé qu'il était jeune (23 ans), qu'il avait le temps de construire son oeuvre, et surtout qu'il n'y avait rien de déshonorant à être à Un certain Regard. Ce n'est pas une "sous" sélection. On le voit au fil des ans : cette section du Festival prend de l'ampleur avec des cinéastes confirmés côtoyant des premiers films...

C'est évident que les "marches bleues" ont moins d'impact que les "marches rouges". Mais c'est davantage la faute de médias qui n'ont pas le temps de traiter tous les films ou qui se concentrent sur les films à vedette (pour des raisons d'audience).

Xavier Dolan ne peut que se réjouir : trois films, trois sélections à Cannes. Le cinéma québécois avait été rare, hormis les films de Denys Arcand, sur la Croisette : la Croisette a trouvé son abonné de la Belle-Province. Aux journalistes qui l'entouraient, Dolan, qualifié de jeune prodige par la presse québécoise, n'a pas caché ses émotions : « C’est vrai que ce n’était pas nécessairemement la nouvelle que nous attendions. C’est sûr qu’il y a une forme de déception. Les cinéastes ont tous le même rêve, celui d’aller à Cannes, d’être en compétition et de gagner la Palme d’or. Mais Un certain regard est une section prestigieuse. Ça reste la sélection officielle, ça reste le rendez-vous du cinéma mondial le plus couru et c’est pour moi un grand honneur. Cette déception est momentanée et elle sera bientôt remplacée par l’excitation de retourner dans ce festival qui est devenu, pour moi, une famille. »

A la déception, se substitue vite la joie : « Le fait est qu’on aurait pu ne pas du tout se retrouver à Cannes. Le fait qu’on y soit prouve que le Festival de Cannes veut préserver la relation qui a été bâtie avec moi. Être à Un certain regard, pour moi, c’est être à Cannes. » Dolan ne cache pas ses ambitions : « Dans n’importe quel métier qu’on puisse faire, on a une étoile ultime qu’on vise et vers laquelle on marche. En faisant Laurence Anyways, je me disais que cette fois-ci, on allait en compétition officielle et qu’on avait une chance pour la Palme d’or, peut-être la première canadienne.  C’est très important que le Québec s’affirme d’un point de vue identitaire à l’étranger. Ce qui provient du Québec présentement n’est pas forcément positif. Les échos que les gens peuvent avoir à l’international sont ceux d’un gouvernement plus belligérant dans lequel on se reconnaît moins. Heureusement, la culture nous fait rayonner et fait parler de nous d’une belle manière. »

Laurence Anyways, produit par MK2 pour un budget de 9 millions de $ CAN (ce qui est parmi les plus importants budgets au Québec ces dernières années), a été rendu possible grâce à la présence d'acteurs français, Melvil Poupaud et Nathalie Baye en tête, plus "bankables" au niveau international.

Le film se déroule sur une période de 12 ans et dure 2h39. C'est l'histoire de Laurence qui se découvre transgenre. Il tente désespérément de sauver sa relation avec Fred, sa fiancée, tout en désirant changer de sexe. « C’est mon premier film purement fictif, mais toujours sur le thème des amours impossibles » explique le cinéaste.

Le film sortira en mai au Québec et le 18 juillet en France.

Bilan 2011 : l’UGC Ciné Cité Les Halles de Paris, toujours 1er multiplexe de France

Posté par vincy, le 30 janvier 2012

Ce n'est pas le plus grand avec ses 19 salles (le Kinépolis de Lomme en possède 23) mais il reste le plus fréquenté, année après année. L'UGC Ciné Cité des Halles est encore une fois le multiplexe le plus populaire de France avec 3 170 303 entrées en 2011. Le résultat final est sensiblement le même qu'en 2010. Son plus proche concurrent est un autre Ciné Cité d'UGC, celui de Paris Bercy, avec 2 611 918 entrées (mais une progression de 12,5%!). Le Kinépolis Lomme ferme le podium et conserve sa place de leader en province avec 2 396 102 entrées (quasiment le même nombre qu'en 2010). UGC possède 5 des 6 cinémas les plus populaires du pays : deux à Paris, deux en banlieue parisienne et un en province (Strasbourg). Le Top 10 concentre 10% des entrées de l'année.

Dans le Top 30, on trouve 8 multiplexes UGC Ciné Cité. Pathé classe aussi 8 de ses complexes, Gaumont en place 9. Le premier cinéma Pathé de France est celui de Belle-Epine, dans la banlieue sud de Paris. Le plus important Gaumont est celui de Carré Sénart en région parisienne lui aussi. Les cinq autres, outre le Kinépolis, sont le MK2 Bibliothèque et le MK2 Quai de Seine/Quai de Loire, Les 3 Palmes à Marseille (le plus "petit" de ce top avec 11 salles) et un Méga CGR à Lyon.

On note malgré tout une domination de la région parisienne dans la répartition géographique : 7 des 10 premiers, 16 des 30 premiers, 19 des 38 salles millionnaires. Au total, en effet, 38 complexes ont dépassé le million de spectateurs l'an dernier et concentrent ainsi un quart des entrées en France. Et dans le Top 150 (400 000 spectateurs et plus), les plus petits complexes comprennent 4 salles (UGC Normandie) ou 6 salles (Gaumont Convention à Paris, Pathé Chambéry, MK2 Gambetta à Paris, Le Français à Enghien).

L'année record du cinéma français - plus de 215 millions d'entrées - a entrainé une hausse de la fréquentation dans 116 des 150 plus importants multiplexes français. Le Ciné City de Troyes voit son nombre de spectateurs progresser de 32%. A l'inverse, l'UGC Normandie sur les Champs Elysées voit sa fréquentation baisser de 9%. Au total 11 cinémas connaissent une année noire avec une baisse de plus de 5% (Mega CGR, Megarama, UGC et Pathé sont touchés).

C'est évidemment sans compter les cinémas art-et-essai qui souffrent de cette concurrence de plus en plus écrasante.

Régionalement, les champions sont les suivants (dans l'ordre) :

UGC Cité Ciné Les Halles à Paris (Ile de France) ; Kinépolis Lomme (Nord Pas de Calais) ; UGC Cité Ciné Strasbourg (Alsace) ; Pathé Plan-de-Campagne Marseille (Provence Alpes Cote d'Azur) ; Gaumont Multiplexe Montpellier (Languedoc Roussillon) ; Gaumont Labège Toulouse (Midi Pyrénées) ; Pathé Carré de Soie Vaulx en Velin (Rhône Alpes) ; Pathé Docks 76 Rouen (Haute Normandie) ; Gaumont Rennes (Bretagne) ; UGC Cité Ciné Mondeville Caen (Basse Normandie) ; Pathé Atlantis Nantes (Loire-Atlantique) ; Kinépolis St-Julien-Les-Metz (Lorraine) ; Méga CGR Villenueve d'Ornon Bordeaux (Aquitaine) ; Méga CGR 2 Lions Tours (Centre) ; Ciné Dôme Aubière Clermont Ferrand (Auvergne) ; Gaumont Amiens (Picardie) ; Gaumont Parc Millésime Thillois (Champagne Ardennes) ; Ciné Cap Vert Dijon (Bourgogne) ; Méga CGR La Rochelle  (Poitou Charentes) ; Mégarama Ecole Valentin Besançon (Franche Comté) ; Grand Ecran Limoges (Limousin).

Télérama, MK2, UGC et Gaumont-Pathé font leur best-of en salles

Posté par vincy, le 5 janvier 2012

Fort du succès année après année du festival Télérama, qui permet à certains films de doper leur cumul d'entrées, les grands circuits proposent désormais leur "best of" ou, comme pour Gaumont-Pathé, un festival d'avant-premières.

Honneur au doyen, le 15e Festival cinéma Télérama débutera le 18 janvier. 3 euros la place pour voir ou revoir Les neiges du Kilimandjaro, Une séparation, La piel que habito, L'exercice de l'Etat, Habemus Papam, Le Havre, Il était une fois en Anatolie, Tomboy, Le gamin au vélo, Incendies, la guerre est déclarée, Essential Killing, Les Bien-aimés, Black Swan et Drive. 213 salles dans toute la France participent à l'opération qui dure jusqu'au 24 janvier.

MK2 a aussi décidé de programmer son propre festival de reprises des meilleurs films de l'année qui vient de s'achever. Le meilleur de 2011 se tiendra durant les mêmes dates que le Festival Télérama, dans quatre salles parisiennes. Et c'est également 3 euros. Quelques films diffèrent dans la programmation où l'on retrouve Une séparation, Melancholia, The Artist, Incendies, Tree of Life et Beginners, Minuit à Paris, True Grit, Somewhere, L'Apollonide, Essential Killing, Drive, Arriety, Le Gruffalo, Le tableau, Shame, Metropolis, La fée, Polisse, Et maintenant, on va où ?, Le discours d'un roi, Black Swan, La guerre est déclarée et Habemus papam.

MK2 reprend sensiblement le concept de son concurrent UGC, qui propose 23 Incontournables du 11 au 17 janvier, toujours au tarif de 3 euros, dans 19 complexes participants. Notons parmi les films sélectionnés, la présence de Même la pluie, Les femmes du 6e étage, Winter's Bone, L'étrangère, Les marches du pouvoir et Intouchables. Sinon, les films sont sensiblement les mêmes que ceux de MK2 et Télérama.

Gaumont-Pathé a décidé de se distinguer avec, du 11 au 17 janvier, son festival Avant-premières, dont ce sera la 2e édition. 8 films seront présentés dans 52 des 70 salles du groupe. Tous, à l'exception de Zarafa, film d'animation familial qui sera projeté à 14h, seront diffusés à 20h.

  • le 11 janvier, Millenium de David Fincher (sortie prévue le 18 janvier),
  • le 12 janvier, La mer à boire de Jacques Maillot (sortie prévue le 22 février),
  • le 13 janvier, La dame de fer de Phyllida Lloyd (sortie prévue le 15 février),
  • le 14 janvier, The Descendants d'Alexander Payne (sortie prévue le 25 janvier),
  • le 15 janvier, Another Happy Day de Sam Levinson (sortie prévue le 1er février),
  • le 15 janvier, Zarafa de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie (sortie prévue le 8 février),
  • le 16 janvier, La vie d'une autre de Sylvie Testud (sortie prévue le 15 février),
  • le 17 janvier, La taupe de Tomas Alfredson (sortie prévue le 8 février).

Un multiplexe à la place du Gaumont Grand Ecran Italie

Posté par vincy, le 1 septembre 2011

Depuis janvier 2006, la prestigieuse salle du Gaumont Grand Ecran Italie est fermée. Le modèle économique des cinémas mono-écran semble révolu, malgré l'avenir des films spectaculaires en relief. Après plusieurs années de mobilisation des riverains (et la création d'un collectif Sauvons le Grand Ecran), les différents projets de reconversion en zone commerciale (vêtements, décoration...) ont été abandonnés. Ultime rebondissement de ce feuilleton à haute-tension locale : Pathé devrait construire un multiplexe de 10 salles (1 250 fauteuils). L'annonce vient du Maire (PS) du 13e arrondissement, Jérôme Coumet (voir le texte complet). C'est une surprise puisque Gaumont dispose de 5 salles (1 146 places) à quelques centaines de mètres de là, avenue des Gobelins, et Pathé possède un multiplexes de 14 salles (3 780 places) à 3,5 kms. Avec les Gaumont Alésia, Montparnasse, Convention et Aquaboulevard, le réseau monopolise la partie sud de la capitale, reléguant en seconde zone les réseaux UGC et MK2 pourtant bien implantés, et concurrençant fortement les cinémas art & essais du quartier (La clef, L'escurial).

Si le projet n'est pas encore totalement concrétisé, dans l'attente d'autorisations administratives, c'est au moins un bon compromis qui se dessine, même si la zone d'achalandage risque d'être saturée.

Sauvons le Grand Ecran a accueilli la nouvelle avec circonspection pour ne pas dire "amertume".  <"Si on peut se féliciter que les recours de l'association Sauvons le Grand Ecran ont jusqu'ici évité à cette salle d'exception d'être transformée en simples boutiques, cette opération aboutirait en définitive... à la destruction pure et simple de ce complexe polyvalent unique en son genre dans toute la région !" explique l'association sur son site (voir texte complet). Le collectif se désole de voir la grande salle éparpillée façon puzzle en petites salles pour offrir seulement, au final, 400 places supplémentaires aux spectateurs.

Dans tous les cas, que ce soit en conservant l'immense salle ou en la transformant en multiplexe, on reste perplexe face à cette profusions de cinémas dans le sud est de Paris alors que certains quartiers se désertifient : le Nord Ouest, l'Ouest et même les très peuplés 10 et 11e arrondissement sont pauvres en salles. Le 13e, avec l'extension du MK2 bibliothèque et celle de l'UGC Gobelins, concentre, avec le 19e arrondissement la plupart des projets actuels.

Si aucun exploitant n'a voulu d'une seule grande salle, il aurait peut-être été utile de le transformer en un centre culturel polyvalent : le nombre de manifestations artistiques soutenues par la Mairie (Festival Paris Polar, Semaine italienne, Maghreb des Livres...) justifiaient au minimum une étude de prospection.

Blutch rend hommage au cinéma dans sa prochaine BD

Posté par vincy, le 7 août 2011

Dans sa prochaine BD, Blutch, Grand prix à Angoulême en 2009, entraperçu dans Mammuth (il était l'agent de la caisse de retraite), s'attaque au cinéma? C'est finalement assez logique pour le créateur d'une série qui s'appelle Mitchum, un album intitulé Péplum ou un autre baptisé Rancho Bravo. Sans parler de La tour infernale et Le Pacha... Les références n'ont jamais manqué dans son oeuvre, à la fois satirique, onirique et poétique.

Pour en finir avec le cinéma (le 8 septembre en librairie), publié chez Dargaud, évoque réellement le 7e art, "filet à papillons pour attraper les petites filles" ou "supercherie suprême d'une bourgeoisie industrielle qui avance masquée"? Ou "art illustratif et déclamatoire et, pire que tout, sentimental"? Ou tout cela à la fois.

Quelques planches ponctuent le journal Libération durant cet été, en avant-première. Ainsi, Blutch à travers des gueules du cinéma, revisite à sa manière les carrières des plus grands, de ces seconds-rôles remarquables ou de ces maîtres de l'ombre cultes mais pas forcément populaires... Ava Gardner squatte la couverture. Et à l'intérieur,  Tourneur, Aldrich, Sturges, Huston, Frankenheimer, Cassavetes, Visconti, Pollack, Bertolucci, Altman, Malle, Borgnine, Peckinpah, Lancaster (en image dans Le Guépard), Godard, Piccoli, Welles... il se fait son cinéma, en bon cinéphile, nostalgique et justicier : il veut remettre en lumière ceux qui ont été oubliés,. "Robert Ryan, qui pense à Robert Ryan?"

On revoit les films, on parcours leurs vies...

Une exposition accompagnera le lancement de l'album, du 16 septembre au 29 octobre, à la Galerie Martel (Paris 10e).

Enfin, le 6 septembre, au cinéma MK2 Quai de Loire, Blutch sera présent pour une rencontre, suivie de la projection du film Le Flic se rebiffe de Burt Lancaster.

MK2 à Marseille : des complications?

Posté par vincy, le 19 février 2011

Fn décembre, on apprenait que la chaîne de cinéma "parisienne" MK2 allait s'aventurer en province, à Marseille (voir actualité du 21 décembre). Et puis, comme toujours à Marseille, rien n'est simple. Pour que MK2 soit obligé de communiquer sur sa ferme volonté de s'installer dans la ville phocéenne, c'est qu'il y a des complications. Nathanaël Karmitz, directeur général du groupe, en marge d'un débat en faveur du développement culturel organisée par la mairie des 1er et 7e arrondissements de Marseille, dévoile en creux quelques difficultés : "Rien n'est fermement décidé mais ce qui est ferme, c'est notre volonté de le faire", a dit M. Karmitz à des journalistes en marge d'une manifestation en faveur du développement culturel organisée par la mairie des 1er et 7e arrondissements de Marseille. "Nos investissements sont fermes sur ce projet, maintenant, nous n'arrivons pas en terrain conquis, il faut y aller petit à petit, il y a un certain nombre d'étapes administratives à respecter".

Ce projet de 14 à 16 millions d'euros doit être finalisé en 2013, année où Marseille devient l'une des capitales européennes de la culture, dossier épineux politiquement depuis quelques temps.

Car, entre les mairies du grand Marseille, la communauté d'agglomération, l'emprise politique de Jean-Claude Gaudin et l'opposition socialiste (favorable au projet), le gagnant n'est jamais le marseillais. L'intérêt politique prime toujours sur l'intérêt général... Espérons que MK2 parvienne à ses fins en temps et heures... À Marseille, les projets prennent souvent beaucoup plus de temps que prévu...

MK2 rempile avec Assayas et Kiarostami

Posté par vincy, le 12 février 2011

À Berlin, MK2 a confirmé son goût pour la fidélité, et des histoires de jeunesse.

Olivier Assayas, dont MK2 avait distribué ses deux plus importants succès à l'étranger (Carlos et L'heure d'été), commencera le tournage de son film, Après mai, après Cannes. Logique. Le film tourne autour de la jeunesse post-mai68, à travers le regard d'un jeune homme de 17 ans. le film se tournera en Europe et se veut une oeuvre sur l'engagement et un portrait de la jeunesse européenne du début des années 70. Le péril jeune n'est pas loin.

La société continue aussi sa longue histoire avec Abbas Kiarostami, qui tournera The End au Japon. Le réalisateur de Copie conforme a choisi la star nationale Aoi Miyazaki (Eurêka) pour continuer sa nouvelle thématique : comment varient les liaisons amoureuses selon les continents. La jeune étudiante japonais vend son corps pour financer et ses études et tombe dans le piège d'un triangle amoureux, avec son fiancé et un client.

Le premier film est budgété 5,5 millions d'euros et le second 3,5 millions d'euros. Après mai doit être prêt pour Venise 2012 tandis que The End ciblera Cannes 2012.

Bilan 2010 – Warner Bros domine le marché français

Posté par vincy, le 4 février 2011

12,6% de part de marché, +41% d'entrées, 26 119 139 spectateurs : Warner Bros surclasse tous les distributeurs en France. Et en moyenne par films (Warner Bros en a sorti 18 en 2010), le studio américain est juste dépassé par Walt Disney, qui, avec 7 productions, a séduit 19 372 346 spectateurs (soit 2 767 478 par films). Warner Bros pique ainsi la première place à 20th Century Fox, qui bénéficiait, certes, du décollage d'Avatar en 2009.

Le premier distributeur français est 5e. Europacorp, avec 15 168 515 entrées, progresse de 85%. Pathé, leader en 2009, baisse à la 7e place (-22%). Gaumont (+103%), ARP Selection (+412%), Ad Vitam (+86%) et Memento (+56%) ont aussi connu une très belle année.

À l'inverse, Sony Pictures (-44%), SND, malgré Twilight (-48%), Wild Bunch (-70%) et Bac films (-56%) ont vécu une année horribilis.

Parmi les 25 distributeurs les plus importants, qui ont sorti entre 4 et 28 films, la moyenne par film donne un autre éclairage. Disney, Warner, Paramount et Europacorp font plus d'un million d'entrées par film. Le Pacte (19 films), Rezo, Pyramide et MK2 ont sorti plus de dix films mais ne dépassent pas les 100 000 entrées par sorties.

Le MK2 Bibliothèque va s’agrandir de deux salles

Posté par vincy, le 29 janvier 2011

Le MK2 Bibliothèque (1,3 millions de spectateurs en 2010, leader du réseau MK2) va pouvoir s'agrandir puisque la Commission Départementale d'Aménagement Commercial d'Ile-de-France a autorisé la chaîne à y ajouter deux salles.

8 ans après son inauguration le complexe s'équipera de 240 nouveaux sièges dès cet automne.

MK2 vient d'ouvrir une salle privée à Saint-Germain-des-Prés et prévoit une ouverture à Marseille (voir actualité du 21 décembre).

Au Quai Branly, les horizons perdus de l’Himalaya en 9 films

Posté par Claire Fayau, le 25 décembre 2010

Quitte à avoir froid, si on se dépaysait? Partons sur les traces des explorateurs du Toit du  Monde pour retrouver  Priscilla Telmon dimanche 26 décembre à 16h au Musée du quai Branly pour une projection-table ronde en présence de Marie-Madeleine Peyronnet (confidente et secrétaire d’Alexandra David-Néel), Jeanne Mascolo de Filippis (réalisatrice) et Irène Frain.

Les films ou extraits suivants seront  diffusés :

- projection du documentaire Alexandra David-Néel, du Sikkim au Tibet interdit de Jeanne Mascolo de Filippis et Antoine de Maximy (MK2 – France - 50’- 1993)

- extraits de Voyage au Tibet interdit de Priscilla Telmon (MK2 – France – 75’ – 2008)

Priscilla Telmon dédicacera son livre "Himalayas" à la librairie du Musée le 29 décembre à partir de 14h30.

Côté cinéma, du 26 décembre au 01 janvier, le musée nous offre un cycle de 9 films, réunissant de grands classiques (Horizons perdus de Capra, Kundun de Scorcese, ou le plus récent Himalaya, l’enfance d’un chef) et un film inédit en France (Richard Gere is my hero).

___________

Programme sur le site du Musée du quai Branly