Posté par vincy, le 6 février 2010
Lors d’un grand entretien avec le Film Français paru la semaine dernière, le Ministre de la culture et de la communication Frédéric Mitterrand, évoque évidemment les problèmes conjoncturels et structurels du secteur cinéma, et notamment la faiblesse financière des petits expliotations et la mutation numérique. De manière moins tapageuse, mais toute aussi essentielle, le Ministre évoque quelques dossiers concrets concernant des problèmes de financement autour de productions ou co-productions françaises.
Il prend l’exemple du prochain film de Bertrand Tavernier. “La première chose que j’ai faite en août a été de sauver le financement du film de Bertrand Tavernier, La Princesse de Montpensier…” Il estime qu’il était “impossible de ne pas sauver Bertrand Tavernier d’un accident industriel” au nom de son image dans le cinéma français, de ce qu’il représente, quelque soit l’avis qu’on porte sur ses films. “De la même manière je me battrais pour que Milos Forman puisse faire en France son films sur Daladier et Munich. Tout comme je souhaite permettre à Werner Herzog de réaliser son rêve de filmer la grotte Chauvet“. Remarquons que ses exemples ne sont pas très “rajeunissant”.
Herzog, Président du jury de la Berlinale qui s’ouvre jeudi, prendra d’ailleurs son petit-déjeuner avec le Ministre mardi matin. On se doute que le dénouement sera heureux et le rendez-vous convivial. En revanche, plus tard dans la journée, le Ministre s’entretiendra avec Jacques Audiard et Pascale Ferran, réalisateurs césarisés et respectés, membres du Club 13. Et là, concernant l’aide aux premiers et deuxièmes films ainsi qu’aux oeuvres à budget moyen, on attend toujours qu’un Ministre suive les préconisation du rapport de ce Club, pourtant rédigé il y a bientôt deux ans.
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Posté par vincy, le 16 septembre 2009
Le réalisateur de Amadeus, Milos Forman, va faire une petite tournée des cinémas de l’Est parisien : au Trianon à Romainville et au Méliès de Montreuil.
Il sera le 16 septembre au soir et le 19 toutes la journée au Méliès tandis que le 18 il sera au Trianon. Ces deux hommages sont rendus dans le cadre de la sortie en copie restaurée de Vol au dessus d’un nid de Coucou dans certaines salles françaises.
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Le Trianon : site internet
Le Méliès : site internet
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Posté par vincy, le 11 septembre 2008
En septembre 1938, les accords de Munich, souvent considérés comme le début de la seconde guerre mondiale et comme un acte de trahison des grands pays vis-à-vis de la Tchécoslovaquie, a livré Prague aux Nazis.
Milos Forman, le cinéaste tchèque le plus connu et le plus récompensé au monde, a accepté de mettre en scène le scénario de Vaclav Havel.
L’ancien président de la République Tchèque, par ailleurs dramaturge, a décidé d’écrire l’adaptation cinématographique du livre de Georges-Marc Benamou (l’ex-collaborateur “culture” de Nicolas Sarkozy et le capricieux de la Villa Médicis), Le fantôme de Munich. Havel a déjà préfacé l’edition locale qui sera publiée à l’occasion des 70 ans de la signature de ces accords.
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Posté par Morgane, le 4 juillet 2008
Hier, Paris Cinéma s’est offert rien moins que Jean-Claude Carrière dans le rôle du professeur. Face à Michel Ciment (critique de cinéma et directeur de la publication de la revue Positif), le débat fut fort intéressant et très riche en anecdotes.
La discussion débute de manière très détendue sur les différences entre l’adaptation d’un roman ou d’une pièce de théâtre au cinéma. Pour Jean-Claude Carrière, la différence majeure réside dans le fait que « le dialogue d’un roman est fait pour être lu alors que le dialogue de théâtre est fait pour être entendu » comme le disait si bien Mankiewicz. Dans le cadre de l’adaptation d’une pièce de théâtre, contrairement à un roman, un travail de dramaturgie a déjà été fait. De plus, la lecture en est bien distincte. « Lorsqu’on lit un roman pour en faire un film, on cherche le film en transparence ».
Michel Ciment a, par la suite, dirigé la conversation vers le métier de scénariste et les différents types de scénaristes. Il y en aurait donc trois : celui qui envoie un scénario à un studio, celui qui reçoit une commande de scénario de la part d’un producteur et celui qui travaille main dans la main avec le metteur en scène. Vous l’aurez deviné, Jean-Claude Carrière appartient à cette dernière catégorie. Selon lui, « un scénariste doit être un cinéaste [car le scénario] n’est pas la dernière étape d’un travail littéraire mais la première étape d’un travail cinématographique ».
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