3 bonnes raisons de voir Line of Fire de Joseph Kosinski

Posté par wyzman, le 15 septembre 2018

Disponible en e-Cinéma depuis ce mercredi Line of Fire (Only the Brave en VO) est sans l'ombre d'un doute le film inspiré de faits réels à ne pas manquer cette semaine.

1. L'histoire vaut le détour. En juin 2013, les Granite Mountain Hotshots, une unité de pompiers d'élites, doivent combattre un gigantesque incendie qui menace les environs de Yarnell, une commune située en Arizona. Ecrit par Ken Nolan et Eric Warren Singer, le scénario fait évidemment la part belle aux scènes de bravoure mais permet surtout une immersion au sein de cette unité. Line of Fire nous en apprend davantage sur le quotidien de ces pompiers d'élite, sur les rapports qu'ils entretiennent entre unités ainsi qu'avec avec les forces de l'ordre. Sans spoiler, une fois arrivé au générique de fin, on ne peut que vous garantir que vous aurez envie de croquer la vie à pleines dents.

2. Le casting est dément. Si vous avez lu la presse cette semaine, vous n'êtes pas sans savoir que la tête d'affiche n'est autre que le très prolifique Josh Brolin. Longtemps considéré comme has been, il est redevenu bankable. Ainsi, après des incursions dans True Grit, Old Boy, Sicario et Avengers : Infinity War, on le retrouve dans Line of Fire en chef taciturne et exigeant. Un rôle de composition qui lui va à merveille. A ses côtés, il peut compter sur une Jennifer Connelly toujours impressionnante de magnétisme, un Miles Teller surprenant et un Taylor Kitsch agaçant au point d'en devenir touchant. Ensemble, ils donnent corps et vie à ce drame aux 38 millions de dollars de budget.

3. Le spectateur reste bluffé. Loin d'être recommandable aux plus jeunes, Line of Fire ravit par sa capacité à alterner scènes dramatiques et action survitaminée. Certains le trouveront dur dans ses propos (laissez une vingtaine d'hommes ensemble pendant plusieurs semaines et le respect disparaît) tandis que les autres, dont nous faisons partie, ne garderont qu'en tête cette claque qu'ils se sont prises. Épique et didactique durant les séquences liées aux incendies ou aux entraînements, Line of Fire n'en demeure pas moins un drame basé sur une catastrophe naturelle. Vous ne le terminerez pas indemne !

Miles Teller sous la direction de Nicolas Winding Refn

Posté par cynthia, le 28 mars 2017

miles tellerMiles Teller vient d'être embauché par les studios Amazon pour la série événement du réalisateur de Drive et de The Neon Demon, Too old to die young, Nicolas Winfing Refn.

Teller jouera le rôle de Martin, un policier impliqué dans un monde d'assassins. La série explore le cœur du monde criminel à Los Angeles en suivant des tueurs durant leur quête afin de devenir samouraï. En 10 épisodes, ce petit brin d'Only God Forgives, sera coécrit par le cinéaste danois et Ed Brunaker à qui nous devons l'écriture de la série Westworld.

Ce projet TV sera une première pour le réalisateur tout comme pour l'acteur de Whiplash. "Je suis un grand fan du travail de Nicolas et c'est une véritable opportunité pour moi de travailler avec lui et également pour Amazon, ce type de service est vraiment excitant", confie Miles Teller.

L'acteur, récemment vu dans War Dogs cet été, a deux autres projets en cours cette année dont Granite Mountain produit par Lionsgate et la prochaine production de Steven Spielberg pour Universal, Thank you for your service.

Deauville way of life: une sacrée fin de festival

Posté par cynthia, le 12 septembre 2016

Oyé oyé cinéphiles, le festival de Deauville est terminé (sniff, sniff…). Mais on peut dire que pour les derniers jours, la 42e édition du festival du film Américain a mis le paquet, même si le palmarès nous a laissés de glace (même pas un prix pour Sing Street ou au moins Teenage Cocktail)!

Mercredi nous avons débuté la journée avec le déprimant Christine d'Antonio Campos, l'histoire d'une présentatrice TV à qui il n'arrive que des ennuis (allo allo Xanax) puis nous avons continué dans la lassitude avec le léger mais pas percutant Transpescos de Greg Kwedar (un thriller peu innovant) avant de terminer avec L'histoire de l'amour de Radu Milhaileanu en avant-première (sympa mais rien de transcendant). Nous nous sommes donc endormis paisiblement avant de connaître la journée la plus folle du festival...jeudi!

Jeudi sur la piste de danse avec Alexander Skarsgard

Si on vous dit que l'on a tapé la danse avec le sexy Alexander Skarsgard (voir la vidéo de sa performance en tant que DJ sur notre compte Instagram), qu'on s'est même cogné sur sa cuisse et ses fesses (bénis soi mon 1m53), que l'on a fait des câlins à Michael Pena (parce qu'il a adoré notre façon de bouger sur la piste de la Villa Khiel's) ou encore que Laurent Gerra nous a caressé l'épaule (il était un peu bourré du coup on l'excuse)...et oui à Écran Noir on sait s'éclater!

Mais on sait bosser aussi: après s'être ennuyé devant Complete Unknown de Joshua Marston malgré son sensuel duo (Michael Shannon et Rachel Weisz), on a été transporté par les désagréments de deux étudiantes et du sexe sur Internet avec l'enthousiasmant Teenage Cocktail de John Carchieta avant de rigoler avec le duo Alexander Skarsgard/Michael Pena dans Au-dessus des lois de John Michael McDonagh (un pur délire sur des flics ripoux que l'on adore détester).

Nous avons donc fini la soirée en compagnie de ce duo qui est aussi dingue en vrai qu'a l'écran. Alexander Skarsgard s'est mis aux platines tandis que Michael Pena nous apprenait des mouvements sur la piste une bière à la main (on a eu le droit à un You're amazing!...oui je sais je sais…). On a dansé jusqu'au bout de la nuit au point que la lune est partie se coucher avant nous. Du coup le vendredi matin c'est la tête en coton que nous avons découvert Brooklyn Village d'Ira Sachs l'histoire d'une amitié entre deux enfants, compromises par les problèmes des adultes. Le film se regarde, mais delà à lui offrir le grand prix ...

Vendredi avec Daniel Radcliffe

Nous avons continué notre journée de compétition avec le psychédélique The Fits d'Anna Rose Holmer (récompensé aussi) qui nous a donné mal au crâne (encore plus que les verres avec Michael Pena et Alexander Skarsgard) avant de finir en beauté (anglaise) avec le Nouvel Hollywood remis au talentueux (et terriblement chou) Daniel Radcliffe. The Amazing Radcliffe.
L'acteur britannique est arrivé timidement sur le tapis rouge et a pris des photos avec quasiment tout le monde avant d'honorer la grande salle du CID de Deauville par sa lumineuse présence. Clémence Poésy, qui avait partagé l'affiche à ses côtés dans le quatrième opus des aventures d'Harry Potter, a été chargée de lui remettre le prix Nouvel Hollywood. L'actrice venue avec son ventre rond de future maman a offert un discours magnifique dans un anglais à faire pâlir Shakespeare. «Généreux, passionné, curieux, drôle...» son speech nous a encore plus donné l'envie de rencontrer ce petit beau gosse d'1m65 au sourire si chaleureux. C'est justement tout sourire et humble (nombreux sont ceux qui, a sa place, auraient la tête gonflée comme une pastèque) que l'acteur est monté sur scène afin de chercher son prix et de remercier son entourage de le soutenir depuis si longtemps.

Nous avons ensuite terminé la soirée avec Imperium de Daniel Ragussis où Daniel Radcliffe incarne Nate Foster, un jeune agent de renseignements qui travaille pour le FBI et qui s'infiltre dans un groupe terroriste de suprématie blanche. Sa performance nous a rappelé celle de Leonardo DiCaprio dans Les Infiltrés de Martin Scorsese. D'ailleurs, c'est ce qu'on lui a dit lors de sa conférence de presse, nous remerciant d'un sourire gêné accompagné d'un regard luisant d'honneur...
On lui a ensuite demandé s'il n'avait pas fait des cauchemars durant le tournage à cause du sujet néonazi du film (on lui aurait bien fait un câlin coquin pour lui redonner le moral nous) «non je n'ai pas fait de cauchemar mais il est vrai que nous nous sommes retrouvés dans des situations assez étranges. Comme lors du tournage de la marche où les caméras étaient tellement bien cachées que les passants pensaient vraiment que l'on faisait une manifestation. On leur disait de ne pas s’inquiéter car c'était du faux!». Nous avons également demandé s'il voulait dédicacer ce film à Donald Trump: "(rires) Je n'ai rien envie de dédier à Donald Trump! D'ailleurs Imperium est trop bien pour lui!" Après avoir usé de son charme anglais sur l'assemblée, Daniel Radcliffe a signé des autographes, a pris des photos directement après son photocall...bref, un vrai prince dont on est (re)tombé amoureux.

Samedi avec Miles Teller

Cette fin de semaine a été marqué par l'orgasme, puisque derrière Alexander Skarsgard, Michael Pena et Daniel Radcliffe, sa classe et ses yeux bleus enivrants et viagrateux (oui je viens d'inventer un mot avec le médicament viagra!), ça a été  au tour de Miles Teller de nous donner des chaleurs... et nous qu'y pensions pouvoir reprendre une activité normale après le départ de Daniel!

Le héros de Whiplash est venu en compagnie de Jonah Hill, son partenaire dans le très attendu War Dogs (film de clôture) de Todd Phillips, ainsi que du réalisateur lui-même. Regard de braise, veste noire et sourire enjôleur, si Miles flirtait avec nous durant la conférence de presse, Jonah s'endormait un peu. Puis Miles nous a fait rire par son éternelle franchise lorsqu'un journaliste a demandé s'il était fan du cinéma Français et s'il souhaitait jouer chez nous. Gros blanc gênant de sa part, éclat de rire puis une jolie pirouette: «l'origine m'importe peu...». Jonah, quant à lui, a précisé qu'il adorait le film Love de Gaspard Noé et qu'il aimait beaucoup le travail de Mélanie Laurent en tant que réalisatrice

War Dogs qui est à mi-chemin entre Very Bad Trip et Lord of War était une belle façon de terminer ce festival qui nous a «flingué» avec son programme surchargé...

Miles Teller et Josh Brolin dans le feu d’une histoire vraie et tragique

Posté par vincy, le 3 mars 2016

Duo de choc pour le film d'action No Exit avec Josh Brolin (Everest, Sicario, Ave Cesar) et Miles Teller (Whiplash, Les 4 Fantastiques, Divergente 3) en pompiers.

Joseph Kosinski (Tron: L'Héritage, Oblivion) réalisera cette histoire inspirée de faits réels: un groupe de combattants du feu de Granite Mountain qui a du faire face à un l'un des plus meurtriers feu de forêt de l'histoire afin de sauver une ville de l'Arizona et qui s'est acehvé avec la mort tragique de 19 membres de l'équipe. Un feu de forêt n'avait pas été aussi meurtrier depuis 1991 et n'avait pas tué autant de pompiers depuis 1933. L'événement a eu lieu à Yarnell en Arizona au début de l'été 2013. Un seul membre de l'équipe des pompiers a survécu, le jeune Brendan McDonough, sauvé par Brian Frisby, chef d'une autre équipe de pompiers qui faisait le lien entre les différentes patrouilles chargées d'éteindre l'incendie.

Le scénariste de Transformers 5 et de La chute du faucon noir Ken Nolan est en charge du scénario. Le film est coproduit par Black Label Media à qui l'on doit Sicario et le prochain film avec Jake Gyllenhaal, Demolition.

Le nouveau Han Solo est (presque) trouvé !

Posté par wyzman, le 12 janvier 2016

Si vous êtes fan de la saga créée par George Lucas, vous n'êtes pas sans savoir que l'année 2018 sera marquée par la sortie d'un spin-off de Star Wars traitant de la jeunesse de Han Solo. Bien évidemment, en bon fan que vous êtes, vous avez vu Le Réveil de la Force dès sa sortie et l'exploration de la jeunesse de Han Solo vous fait plus que plaisir.

Et si nous vous en parlons aujourd'hui, c'est parce que le très sérieux magazine américain Variety a appris de source sûre qu'il ne restait plus que 8 acteurs sur la it-list des producteurs. Et sur celle-ci, il n'est pas étonnant de retrouver des acteurs déjà bien connus du grand public. Malheureusement, à cause de leur parcours, de leur notoriété ou simplement de leur allure, tous ne nous satisfont pas. Petit passage en revue - par ordre alphabétique.

Miles Teller (28 ans) : depuis Projet X, il enchaîne les films destinés aux ados (The Spectacular Now, Divergente, Les 4 Fantastiques) mais pas que (Whiplash) ! Taux de satisfaction : 20%.

Logan Lerman (23 ans) : Percy Jackson, c'était lui. Charlie du Monde de Charlie, c'était lui aussi. Malgré son jeune âge, il a près d'une vingtaine de films qui compte des réalisateurs tels que Nancy Meyers, Roland Emmerich ou encore Darren Aronofsky sur son CV. Taux de satisfaction 60%.

Scott Eastwood (29 ans) : fils de Clint, il est déjà apparu InvictusFury et attend d'exploser dans Suicide Squad en 2016 quand il ne tournait pas avec Taylor Swift ("Wildest Dreams"). Taux de satisfaction : 80%.

Ansel Elgort (21 ans) : révélé au grand public grâce à Nos étoiles contraires, il a depuis fait ses preuves dans la saga Divergente et Men, Women & Children. Un acteur à suivre. Taux de satisfaction : 50%.

Jack Reynor (23 ans) : tête d'affiche de What Richard Did, cet américano-irlandais est devenu le gendre accro au rally de la nouvelle trilogie Transformers ! Taux de satisfaction : 70%.

Dave Franco (30 ans) : frère de James, celui-ci a fait ses preuves dans des séries télé (Sept à la maisonGreek), des films pour ados (SuperGrave21 Jump Street) et des blockbusters (InsaisissablesLa Grande Aventure Lego). Taux de satisfaction : 30%.

Blake Jenner (23 ans) : fiancé à la Supergirl de CBS, l'acteur né à Miami est passé par Glee. Et c'est tout. La production choisira-t-elle cet inconnu en attente de son heure de gloire ? Wait and see! Taux de satisfaction : 40%.

Emory Cohen (25 ans) : acclamé dans le film Brooklyn, vous avez pu le croiser dans The Place Beyond the Pines ou encore New York, I Love You.Taux de satisfaction : 0%.

Produit par Lucasfilm et Disney, ce nouveau Star Wars sera réalisé par Phil Lord et Chris Miller (End of Watch, La Grande Aventure Lego) pour une sortie prévue le 25 mai 2018 aux Etats-Unis.

Miles Teller veut jouer les braqueurs

Posté par cynthia, le 13 mars 2015

miles tellerUniversal Pictures et la Fox sont en pleine négociation (ou bataille) afin d'acquérir les droits du célèbre article du site Atavist.com: The life and Times of the Stopwatch Gang avec Miles Teller et Ruben Fleischer aux manettes.

L'article évoquait l'histoire du groupe de cambrioleur nommé «Stopwatch Gang» (en raison de leur rapidité sur le terrain) qui avait réussi à voler des millions de dollars et était devenu le groupe le plus craint et poursuivi des années 80.

Miles Teller lui-même produira le film aux côtés du réalisateur Ruben Fleischer (Zombieland et Gangster Squad) et des producteurs Scott Stubber et Dylan Clark.

Pour les studios, avoir Miles Teller est une véritable aubaine puisque depuis l'année dernière le héros de Whiplash a le vent en poupe. Bientôt à l'affiche de la suite de Divergente, et du reboot des Quatre Fantastiques, il est désormais considéré comme l'un des talents futurs d'Hollywood.

Bande annonce: Les 4 Fantastiques, plus sombre que la version de 2005

Posté par cynthia, le 31 janvier 2015

Après un an d'attente et d'impatience, les fans de Marvel peuvent se réjouirent en découvrant, enfin, le trailer du reboot des Quatre fantastiques. Au passage Fantastic Four a perdu son adjectif "Ultimate" prévu à l'origine dans le titre.

Disponible sur le net depuis cette semaine, la bande annonce du nouveau "bébé" des Studios Marvel est pleine de promesse. On est bien loin de la première version, "lisse", de 2005 avec Jessica Alba et Chris Evans (à présent devenu Captain America). L'univers de ce reboot est beaucoup plus sombre que son prédécesseur. Le film est réalisé par Josh Trank (Chronicle). Dans cette bande annonce on y découvre les nouveaux héros, à savoir Miles Teller (The Spectacular Now, Whiplash) en homme élastique, Michael B.Jordan (Fruitval Station, Chronicle) en homme torche, Jamie Bell (Billy Elliott, Tintin, Nymphomaniac) en La chose et Kate Mara (House of Cards, Transcendance) en femme invisible. Une nouvelle génération révélée par des films loin des blockbusters hollywoodiens. Ils sont envoyés en mission dans l'espace à la manière de Prometheus. Vous connaissez l'histoire, cette mission leur coûtera leur «normalité».

Avec cette ambiance, on semble nager en plein univers de Christopher Nolan. Adieux les blagues stupides de La chose ou les gags enfantins de la première version, ce reboot se veut révolutionnaire et moderne. «Il y a une véritable différence d'avec l'œuvre originale.» a confié l'acteur Miles Teller aux médias américains.

Les Quatre Fantastiques sera-t-il un top ou un flop? Réponse le 6 août dans les salles...

Nos coups de coeur de l’année: Miles Teller et l’énergie généreuse de Whiplash

Posté par cynthia, le 25 décembre 2014

miles teller whiplashIl y a des questions qui se posent sans cesse et exigent des réponses complexes. En fin d'année, on vous demande de faire le bilan, vos top 10, etc...«Quel est ton film préféré?» est la plus répandue quand on passe son temps dans les salles de cinéma et les festivals. Et à chaque fois c'est la même chose: je me lançait dans des tirades interminables et hésitantes. Jusqu'à ce jour ensoleillé du 3 septembre 2014, date à laquelle un film a enfin, et déjà, emporté le titre si convoité de «coup de coeur de l'année».

Whiplash de Damien Chazelle. De battre mon cœur s'est arrêté. Quand j'ai découvert le film, j'en ignorais tout, hormis la présence du prometteur Miles Teller. J'avais apprécié ses prestations dans Rabbit Hole et The Spectacular Now. Je suis entrée dans la salle. Un petit coup d'œil sur le dossier presse. Passionnée de batterie depuis toujours (j'aurai rêvé prendre des cours), le sujet m'intrigue.

Damien Chazelle ouvre le bal dans un tourbillon de batterie, Miles Teller qui incarne un jeune batteur de jazz en quête de reconnaissance donne tout son talent (sans doublure) et joue de ses baguettes, J.K Simmons s'ajoute au prologue. En quelques phrases, on devine une comédie "musicale", et pourtant tout bascule après quelques baffes rendant l'atmosphère sado-maso. Tout comme l'élève, on reçoit une claque en pleine face. J'ai commencé le film avec un martèlement cardiaque puis par l'arrêt total de mon cœur dans un soupir, disons-le, orgasmique.

Criblé de références - Full Metal Jacket (la scène de son premier cours), Black Swan (le renfermement de soi, les mains en sang après un entraînement intense et la rivalité omniprésente dans le milieu), Rocky (les mains plongées dans la glace afin de ne plus ressentir la douleur physique) - Whiplash rappelle par ailleurs combien musique et cinéma n'ont cessé de se nourrir mutuellement, tout au long d'un roulement de tambour d'innovations esthétiques, techniques et commerciales.

Pourquoi un film sur la dépossession de soi m'-a-t-il autant marqué? Le personnage d'Andrew? Certes il fait fortement penser à celui de Nina dans Black Swan. Il ne manquait plus qu'une scène sensuelle de masturbation et un échange homosexuel avec son rival rouquin et incroyablement sexy et on y était. Petit gentil de service, timide qui n'ose même pas s'approcher d'une caissière de cinéma qui lui plaît ni rétorquer aux vannes puériles de ses camarades musiciens, le jeune homme se sacrifie au point de prendre des pop-corn aux raisins secs pendant sa séance de cinéma mensuelle d'avec son père, alors qu'il n'aime pas ça. Puis il rencontre ce professeur et tout bascule. En quelques humiliations le voilà réduit à s'endurcir, à se noircir. Il devient entreprenant puis solitaire, préfèrant s'enfermer des jours et des nuits dans son petit mètre carré et jouer de la batterie jusqu'à avoir les phalanges en sang, pour finir par devenir vulgaire envers toutes les personnes qui se mettent en travers de son chemin.

La beauté du film réside principalement dans le talent de Damien Chazelle et la prestation exceptionnelle de Miles Teller. Un duo de choc. Passant de l'ange adorable au psychotique aveuglé par le succès, Miles, avec ses airs de Marlon Brando, décharge une énergie sexuelle. Il suffit de le voir tâter de sa batterie avec violence lors de son dernier solo en est presque sexuel. Accentué par le regard apeuré de son père qui prend conscience que son fils a perdu son âme, j'y ai laissé bien plus que des plumes sur mon siège.

Whiplash n'est donc pas seulement mon coup de cœur 2014, il est un de ceux qui a marqué ma vie de cinéphile.

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Toute l'actualité sur Whiplash

Le Jour le plus Court 2014: bons baisers d’Hollywood avec 9 Kisses et 18 stars

Posté par kristofy, le 21 décembre 2014

A l'occasion de la 3e édition du Jour le plus court, la grande fête du court métrage (avec des séances gratuites dans les cinémas) qui a lieu cette année sur plusieurs jours du 19 au 21 décembre, Ecran Noir a choisi une collection produite par le New York Times Magazine, avec des duos de stars hollywoodiennes. Variations autour du baiser.

L'intégrale

Steve Carell & Laura Dern

Jack O’Connell & Shailene Woodley

Benedict Cumberbatch & Reese Witherspoon

Rosario Dawson & Jenny Slate

Chadwick Boseman & Kristen Stewart

John Lithgow & Julianne Moore


Gugu Mbatha-Raw & Miles Teller


Patricia Arquette & Jason Schwartzman

David Oyelowo & Timothy Spall

Deauville way of life: Whiplash dicte sa loi au palmarès!

Posté par cynthia, le 13 septembre 2014

whiplash

Neuvième et dernier jour de compétition au 40e festival de Deauville. Après une semaine de bataille, on a enfin connu le nom du grand gagnant, même si on s'en doutait déjà. Whiplash de Damien Chazelle rafle les deux récompenses majeures: le Grand prix du jury et le prix du public. Après son Grand prix à Sundance, il semble l'un des films américains incontournables de l'année. Le film sort le 24 décembre en France.

Jour 7: la journée des futurs gagnants

Tous nos favoris n'ont pas été primés cependant. Ainsi le choix étrange d'A girl walks alone at night réalisé par Ana Lily Amirpour et qui reçoit ainsi le prix de la révélation Cartier.

Jour 2: les recettes de l'émotion

Joie et allégresse de voir le dérangeant It Follows de Robert David Mitchell récompensé (prix de la critique internationale).

Jour 8 : I can't get noooooo... (Satisfaction)

Ravie aussi de trouver le doux et émouvant The Good Lie de Philippe Falardeau (prix du jury) au palmarès.

Jour 5: la vérité est plus facile à dire au cinéma

Enfin c'est Things People do de Saar Klein qui se voit sacré par le prix du 40e anniversaire.

Par ailleurs le prix Michel d'Ornano a été décerné à Elle l'adore de Jeanne Henry, déjà primé à Angoulême, et le prix Lucien Barrière au livre Le fils de Philipp Meyer.

Après une cérémonie riche en émotions, le public pouvait enfin découvrir Sin City 2. Pour ma part j'ai préféré m'éclipser et squatter le cocktail des lauréats. Voir des gens se faire trancher la gorge à tout va, j'ai eu ma dose avec Game of Thrones! J'ai ainsi pu féliciter Miles Teller et lui souhaité une futur excellente cérémonie des Oscars (ça m'a l'air bien parti) "Oh Jesus thank you so much!" Euh je ne m'appelle pas Jésus mais bon sorti de la bouche de Miles j'accepterai même une insulte en guise de prénom. Damien Chazelle aussi était là et hésitait dans ses poses face au photographe officiel : "fait un geste de batteur" lui dis-je avant qu'il ne s’exécute dans un éclat de rire (oui à Deauville c'est comme dans les colonies de vacances, on se tutoie et on rigole ensemble).

Après un cocktail de bulles de champagne et autres boissons, une assiette végétarienne m'attendait à la table de Mike Cahill au dîner des lauréats. Sans rancune, le réalisateur du film I Origins avoue que le tout jeune Damien Chazelle mérite les deux prix qu'il a reçu. Bon si tout le monde est d'accord, il n'y a plus qu'à se remuer à la villa Cartier avant de reprendre le train le lendemain en emportant un peu de Deauville dans sa tête et sa valise.

En espérant que tous ces films sortiront dans les salles de cinéma françaises. Or, trois des films récompensés ce soir - The Good Lie, A Girl Walks Homme et Things People Do - n'ont aucune date de sortie prévue.