Posté par vincy, le 20 mai 2012
Il est de retour à Cannes après 14 ans d'absence. Et ce sera, sans doute, son dernier film. Jean-Louis Trintignant, 81 ans, est venu présenter Amour, de Michael Haneke, dont il est l'acteur principal. Prix d'interprétation en 1969 pour Z, de Costa-Gavras, le comédien n'était pas revenu sur la Croisette depuis Ceux qui m'aiment prendront le train, de Patrice Chéreau, en 1998. Et entre temps, il n'a tourné qu'un long métrage, Janis et John de Sameul Benchetrit, ex-compagnon de sa défunte fille Marie, en 2002. 10 ans d'abstinence pour ce monstre sacré qui a préféré les planches durant tout ce temps. "Je ne voulais plus faire de cinéma, seulement du théâtre", reconnaît-il aujourd'hui en conférence de presse. "Mais Haneke est l'un des plus grands cinéastes du monde, c'était une opportunité. Je n'en ferai plus d'autre". Après 56 ans de cinéma, Trintignant semble vouloir raccrocher les gants.
Finir en beauté avec un film qui est une déclaration d'amour et un testament à la fois. Quoi de plus beau?
"Je suis fier et content de ce film. J'ai beaucoup souffert, c'était douloureux, mais beau. J'ai fait plus de cent films et d'ordinaire je ne m'aime pas au cinéma. Je fais d'ailleurs du théâtre parce qu'on ne se voit pas. Mais là, c'est la première fois que je suis content de m'être vu, je dis ça sans vanité", explique l'acteur, assez prolixe, et en forme.
Mais il avoue sa souffrance : "je n'ai jamais vu de metteur en scène aussi exigeant ... je ne vous le conseille pas" ajoute-t-il ironique. Durant le tournage, il s'est cassé le poignet, en tombant bêtement. Et le réalisateur autrichien, Palme d'or pour Le ruban blanc, qui lui demande de retirer son plâtre et de courir après un pigeon... Deux jours de tournage et deux pigeons pour 3 minutes de scène à l'écran. Il raconte ça comme une blague et cela fait rire tout le monde.
Trintignant veut sortir de la planète cinéma par le haut. Il semble heureux, souriant. Ses soucis de santé semblent loin, même s'il boîte, ceux-là même qui l'empêchent parfois de jouer sur scène. Il ne s'est jamais remis de la mort tragique et accidentelle de sa fille il y a 9 ans. Il a décidé de vire, ou de revivre. Et comme il le disait l'an dernier, son "existence n'est que l'ombre de ce qu'elle fut jadis". Pourtant aujourd'hui, il semblait heureux, il riait. Comme s'il voulait offrir une dernière image de lui-même : un homme qui aime son métier jusqu'au bout.
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Posté par vincy, le 13 juin 2011
L'écrivain et cinéaste franco-belge François Weyergans est devenu immortel, jeudi, en entrant à l'Académie française. Le Prix Goncourt 2005 (Trois jours chez ma mère) a fait coexister ses deux passions, littérature et cinéma, dans son Comité de l'Epée (un comité de parrainage pour les nouveaux académiciens). Il y a invité le réalisateur iranien Jafar Panahi, qui "a tout de suite accepté de figurer dans ce comité" : "Y aura-t-il un fauteuil vide à son nom sous la Coupole le jour de ma réception, comme ce fut le cas lorsqu'il n'a pu être membre du jury du Festival de Cannes ou de celui de Berlin?"
Présidé par Pierre Bergé, le Comité de l'Epée de Weyergans comprend des prix Nobel de littérature, des éditeurs ou de grands écrivains, mais aussi des dissidents chinois comme l'artiste Ai Weiwei. Il a invité tous les représentants de la chaîne du livre, du libraire à l'imprimeur, le directeur de la compagnie Béjart (le chorégraphe fut l'objet de son premier documentaire). C'est d'ailleurs l'épée de son défunt ami Maurice Béjart qui lui a été léguée. On y trouve aussi des personnalités du cinéma telles que Isabelle Huppert, Michel Piccoli, Michael Haneke, Hong sang-soo et Hou Hsiao-hsien.
François Weyergans sera reçu jeudi prochain sous la Coupole et "rêve de monter un jour en habit vert (dessiné par la productrice et styliste Agnès b.) les marches (rouges) du Palais des festivals à Cannes". "Cela lierait mes deux bicornes, d'écrivain et de cinéaste". "Cela rappellerait aussi que l'Académie française a eu des liens étroits avec Cannes. Plusieurs académiciens ont été présidents du jury ou jurés, comme Pagnol ou Cocteau". Weyergans a suivi les cours de l'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) dans les années 60.
L'écrivain a réalisé le documentaire Béjart (1962), un moyen métrage consacré à Robert Bresson (1965) et plusieurs films de 1967 à 1978 : Baudelaire is gestorven in de zomer, Aline, Un film sur quelqu'un, maladie mortelle, Je t'aime tu danses, Couleur chair. Il se consacra par la suite à la littérature.
Lui même succède au fauteuil 32 à Maurice Rheims, père de Nathalie Rheims, productrice de cinéma et compagne de Claude Berri, et Alain Robbe-Grillet, cinéaste et romancier comme lui. Un fauteuil académicien qui semble dédié aux deux arts.
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Posté par MpM, le 14 mai 2011
Markus Schleinzer arrive à Cannes tout auréolé de sa collaboration avec Michael Haneke dont il est le directeur de casting attitré depuis La Pianiste en 2001. On dit d'ailleurs qu'il est très influencé par le cinéma de son mentor. Mais difficile de savoir si cette référence jouera en sa faveur ou s'il part au contraire de fait avec un handicap de taille : être comparé à l'un des cinéastes favoris du festival.
Quoi qu'il en soit, c'est déjà une très belle surprise pour cet Autrichien qui n'a pas encore 40 ans que de se retrouver en compétition à Cannes avec son premier long métrage. Le film, intitulé Michael, raconte les cinq derniers mois de la vie commune forcée entre un petit garçon de 10 ans et un homme de 35 ans, et s'annonce d'ores et déjà comme une oeuvre dérangeante et éprouvante comme les affectionnent les festivaliers !
Artiste véritablement complet, Markus Schleinzer ajoute donc la réalisation et l'écriture à ses activités habituelles de directeur de casting (pour plus de 60 réalisations) et d'acteur (une dizaine de titres, dont Le braqueur de Benjamin Heisenberg sorti en novembre 2010). Et qui sait, peut-être que son prochain rôle sera celui de lauréat de la Palme d'or...
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Posté par MpM, le 28 février 2011
Les témoignages affluent suite à la disparition d'Annie Girardot. Pour Line Renaud, c'était "un monument du cinéma français, une immense actrice, très instinctive et toujours juste". Elle se souvient avec émotion et humour du film qu'elles avaient tourné ensemble en 1995, Les filles du Lido. "Depuis, on se surnommait Les Gourdasses en souvenir du tournage."
Mireille Darc ne tarit pas d'éloges : "Annie était une très, très grande. Jouer avec elle était un éblouissement. Elle était étonnante. Elle aimait la vie. Annie était une femme de coeur et était généreuse. Pour moi, c'était plus qu'un modèle sur le plan artistique. Annie pouvait incarner tous les rôles. En Italie, j'ai habité chez elle. C'était quelqu'un d'extraordinaire qui dévorait la vie."
Quant à Bertrand Blier, il se dit "sous le choc". "Les Français s'en souviennent comme d'une actrice qui avait joué dans beaucoup de comédies, elle avait pris un virage très populaire après Rocco et ses frères. Mais elle était pleine d'émotion et de souffrance. Elle craquait facilement, comme sur la scène des César".
En 1996, l'actrice avait en effet suscité une violente émotion en recevant le César du meilleur second rôle féminin pour sa composition dans Les Misérables de Claude Lelouch, après une longue absence des écrans. En pleurs, elle avait lancé au public : "Je ne sais pas si j'ai manqué au cinéma français mais à moi, le cinéma français a manqué follement... éperdument... douloureusement. (...) Et votre témoignage, votre amour me font penser que peut-être, je dis bien peut-être, je ne suis pas encore tout à fait morte."
Après cela, elle a continué à tourner (Ceci est mon corps de Rodolphe Marconi, La pianiste puis Caché de Michael Haneke, C'est beau une ville la nuit de Richard Bohringer...) jusqu'à ce que la maladie d'Alzheimer ne la rattrape. En 2008, elle apparaît une dernière fois dans le documentaire de Nicolas Baulieu Ainsi va la vie où elle délivre un message d'adieu à la fois sobre et poignant.
Elle voulait que l'on se souvienne à sa place des films qu'elle avait tournés, si nombreux, et avec de si prestigieux réalisateurs : Marcel Carné, Marc Allégret, Marco Ferreri, Luchino Visconti, Jean Delannoy, Mario Monicelli, Philippe de Broca, Michel Audiard, Luigi Comencini, Claude Lelouch, Bertrand Blier, Michael Haneke... Et bien sûr, certains de ses personnages sont entrés depuis longtemps dans le panthéon du cinéma. A commencer par Nadia, la prostituée de Rocco et ses frères, aux côtés d'Alain Delon et surtout de Renato Salvatori, celui qui allait devenir le grand amour sa vie.
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Posté par vincy, le 22 décembre 2009

L'Europe est la grande puissance dominatrice du palmarès cannois. Seulement deux films venus des Etats-Unis. Les Dardenne ont ajouté une deuxième Palme à leur filmographie. Von Trier, Moretti, Loach et Haneke, grands habitués de la Croisette et vétérans du 7e art d'auteur, ont conquis la récompense suprême, à force de sélections. Une prime à la classe... Finalement seuls le roumain Mungiu et le français Cantet font figure de révélation issue d'une nouveau genre de cinéma, entre documentaire et réalité, ce que représentent aussi très bien les deux Palmes américaines de Van Sant et Moore.
Côté public, il est intéressant de constater la suprématie d'un documentaire devant deux films français (mais un francophone) et une comédie musicale au casting international. Les quatre seuls millionaires. Notons que sans Palme, aucun de ces films n'auraient atteint de tels scores. 300 000 spectateurs pour un film roumain ou les presque 600 000 pour une oeuvre austère en noir et blanc, c'est, dans le contexte de cette fin de décennie, inespéré.
Voici les palmes avec leur box office français entre parenthèses.
2000 : Dancer in the dark (1 120 100)
2001 : La chambre du fils (598 437)
2002 : Le pianiste (1 400 000)
2003 : Elephant (616 771)
2004 : Fahrenheit 9/11 (1 979 186)
2005 : L’enfant (310 720)
2006 : Le vent se lève (876 370)
2007 : 4 jours, 3 semaines et 2 jours (297 558)
2008 : Entre les murs (1 500 677)
2009 : Le ruban blanc (550 000, encore en exploitation)
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Posté par vincy, le 13 décembre 2009
12 décembre, au coeur de l'Allemagne industrielle, les Oscars européens, appelés European Film Awards, ont été décernés dans la plus grande discrétion. Michael haneke en sort grand gagnant. Il avait déjà emporté le trophée en 2005, avec Caché. Son Ruban blanc remporte les trois récompenses les plus convoitées : film, réalisateur, scénario. Il ne laisse au Prophète d'Audiard que l'intérprétation masculine et un prix d'excellence pour le son. Avec les honneurs pour Loach et Huppert, on aurait pu se croire dans une filiale du Festival de Cannes.
Le public, sans surprise, a voté poru Slumdog Millionaire. Aussi coloré et vif, contemporain et musical que Le Ruban blanc est en noir et blanc, contemplatif, historien et philosophique.
Le Ruban blanc : meilleur film ; meilleur réalisateur (Michael Haneke) ; meilleur scénario
Un prophète : meilleur acteur (Tahar Rahim) ; prix d'excellence pour le son
The Reader : meilleure actrice (Kate Winslet)
Slumdog Millionaire : Prix du public ; Meilleure photographie (ex-aequo)
Antichrist : Meilleure photographie (ex-aequo)
Etreintes brisées : Meilleure compositeur musical (Alberto Iglesias)
Katalin Varga : Prix de la découverte
Mia et le Migou : Meilleur film d'animation
Poste Restante : meilleur court-métrage
The Sounds of Insects - Record of a Mummy : prix ARTE du meilleur documentaire
Tatarak : prix FIPRESCI de la critique
Prix pour l'ensemble d'une carrière : Ken Loach
Prix pour la contribution européenne au cinéma mondial : Isabelle Huppert
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Posté par vincy, le 24 mai 2009
L'Autriche pouvait déjà être fière du prix d'interprétation masculine pour Christoph Waltz (Inglourious Basterds). Mais le grand vainqueur cette année est Michael Haneke, qui après avoir eu tous les prix possibles (jury, grand prix...) a reçu, enfin sa Palme d'or pour Le ruban blanc. Sans doute parce qu'il mélangeait une audace stylistique, un message politique fort et une mise en scène maîtrisée. Ecran Noir persiste : nous avons eu quelques réticences sur le montage, la durée du film et le scénario de la première heure.
Michale Haneke a reçu de nombreux autres prix : prix de l'éducation nationale, prix de la critique internationale (FIPRESCI), mention spéciale du jury oecuménique. Il était le favori avec Audiard et Loach.
Le film raconte l'histoire juste avant la première guerre mondiale de faits étranges dans un village protestant du nord de l’Allemagne. Des incidents criminels commencent à se produire, troublant le fragile équilibre de cette société ultra policée et régie par les dogmes religieux.
Le film a coûté 12 millions d'euros. A l'origine il s'agissait d'un téléfilm en trois parties. Entièrement en noir et blanc l'été dernier, il sort le 21 octobre 2009 dans les salles de cinéma françaises.
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Tout le palmarès
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Posté par vincy, le 4 mai 2009
Les films du Losange vont profiter de la présence ce Michael Haneke en Compétition et de Mia Hansen-Love à Un certain regard, pour présenter au marché du film deux autres de ses films. Marching Band, du français Claude Miller : un documentaire sur les orchestres des campus américains juste avant l'élection de Barack Obama. Sweet Rush, du polonais d'Andrzej Wajda : le film vient de sortir en Pologne, adapté de deux nouvelles ("Tatarak" de Jaroslaw Iwazkiewicz et "Sudden Call" de Sandor Marai), et présenté au dernier festival de Berlin.
Miller travaille actuellement sur le montage de Je suis heureux que ma mère soit vivante, d'après le roman d'Emmanuel Carrère. Quant à Wajda, il prépare deux films : un biopic sur Lech Walesa et un autre sur Frédéric Chopin.
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Posté par MpM, le 27 février 2009
Berlin terminé, les Oscars décernés… pour s’occuper, la profession n’a plus qu’à lorgner du côté de Cannes et des films qui, s’ils étaient prêts à temps, pourraient faire sensation sur le tapis rouge. La liste est longue et parfois fantasque, mais certains noms reviennent avec une vraie constance. Sûrement de quoi amuser Thierry Frémaux qui, comme chaque année, va au cours des deux mois qui viennent découvrir au fil des articles de journaux ce qu’il est censé aimer ou détester.

Aux réalisateurs français déjà cités (voir notre article du 18 janvier), se sont peu à peu ajoutés l’incontournable Bruno Dumont (Hadewijch), Marina de Van (Ne te retourne pas, déjà pressenti en 2008) et Gaspar Noe (Soudain le vide), trois réalisateurs susceptibles de susciter une vraie bonne polémique comme la Croisette en est friande. Dans un genre très différent, certains parlent du documentaire de Nicolas Hulot, The titanic Syndrome tandis qu'en outsiders, on voit bien Stéphane Brizé (Mademoiselle Chambon, adapté d'un roman de Eric Holder) ainsi qu' Albert Pereira Lazaro et son complice Emmanuel Klotz pour le film d'animation Les lascars.
Déjà venus, Tony Gatlif (Liberté), Alain Resnais (Les herbes folles) et Cédric Kahn (Les regrets) pourraient enfin faire également partie des prétendants présentés aux sélectionneurs du Festival. On l'a compris, le choix final risque d'être particulièrement complexe... d'autant que, traditionnellement, seuls trois ou quatre films français figurent en compétition. Même avec la possibilité d'un "repêchage" en "séance spéciale" ou dans le cadre de la section "Un certain regard", la majorité des longs métrages envisagés ne fera pas le voyage, et cela indépendamment de toute considération artistique.
Almodovar, Loach, Von Trier, Mungiu...
Il ne faut pas croire que la sélection s'annonce plus facile dans le reste de l'Europe. Même parmi les "fidèles", voire les déjà palmés, un tri drastique va s'imposer. De Pedro Almodovar (Los abrazios rotos, avec Peneloppe Cruz) dont on ne compte plus les tentatives de remporter la Palme à Ken Loach (Looking for Eric, sur et avec Eric Cantonna) qui l'a reçue en 2006, ils sont tous prêts : Lars von Trier (Antichrist avec Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg), Fatih Atkin (Soul kitchen, une comédie avec Morritz Bleibtreu), Michael Haneke (Le ruban blanc), Cristian Mungiu (Palme d’or 2007 pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours qui revient avec Tales from the golden age, sur la Roumanie communiste), Marco Belloccio (Vincere), Bela Tarr (The Turin horse), Andreas Arnold (Fish tank), Danis Tanovic (Triage)...
Toutefois, la surprise pourrait aussi venir de ceux qui n'ont jamais connu les honneurs de la compétition ou même du Festival : l'Italien Michele Placido (Il grande sogno), l'Autrichienne Jessica Hausner (Lourdes), l'Islandais Dagur Kari (The good heart), l'Allemand Matthias Glasner (This is love, sur la prostitution enfantine en Thaïlande) ou encore le film d'animation nordique, Metropia, dirigé par Tarik Saleh.
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A suivre : les films nord-américains attendus sur la Croisette
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