Les Prix Jean Vigo 2017 révélés

Posté par vincy, le 13 juin 2017

Les Prix Jean Vigo 2017 ont été remis dans la soirée du lundi 12 juin au Centre Pompidou par Agathe Bonitzer.

Un Prix Jean Vigo d'honneur a été décerné au cinéaste finlandais Aki Kaurismäki, pour l'ensemble de son œuvre. Largement mérité, ce prix consacre un réalisateur dont le style est identifiable entre tous, "Pour avoir su, entre humour et laconisme, inventer un cinéma social et poétique à nul autre pareil, à la fois enchanté et désenchanté" explique le jury.

Grand prix du jury à Cannes en 2002, Prix Louis-Delluc en 2011, il vient de recevoir en février l'Ours d'argent du meilleur réalisateur à la Berlinale pour son dernier film, L'Autre côté de l'espoir, sorti en mars dernier.

Le Prix Jean Vigo du long métrage a couronné Barbara de Mathieu Amalric, trois semaines après le Prix spécial de la poésie du cinéma dans la section Un certain regard au festival de Cannes: "Un auteur audacieux et intense dont la trépidante carrière d’acteur ne doit pas éclipser l'œuvre ; celle d’un expérimentateur dont le goût du risque lui permet de se renouveler à chaque film" selon le jury. Le film sort en salles le 6 septembre en France.

Enfin, le Prix Jean Vigo du court métrage est revenu à Emmanuel Marre pour Le film de l'été, Grand prix à Clermont-Ferrand et en compétition à Berlin.

Les deux films primés seront présentés en séance exceptionnelle lors du prochain Festival International du Film de Morelia au Mexique en octobre.

Le jury était composé cette année de Bernard Bénoliel, Leila Férault, Charlotte Garson, Véronique Godard, Alain Keit, Jacques Kermabon, Quentin Mével, Jean Rabinovici, José Maria Riba, Marcos Uzal et Gérard Vaugeois. 76 longs et 32 courts ont été visionnés.

Créés en 1951, les Prix Jean Vigo "distinguent l’indépendance d’esprit, la qualité et l'originalité des cinéastes". "Plutôt que saluer l’excellence d’un film, le Prix Jean Vigo tient à remarquer un auteur d'avenir, à découvrir à travers lui une passion et un don. Le “Vigo" n'est pas un prix de consécration mais un prix d'encouragement, de confiance. Un pari."

Cannes 2017: le palmarès de la sélection Un certain regard

Posté par vincy, le 27 mai 2017

Etrangement, le favori de la critique dans Un Certain Regard (le film russe Une vie étroite) a été oublié du palmarès du jury d'Uma Thurman et de son jury.

Le film iranien Lerd (Un homme intègre) de Mohammad Rasoulof a remporté le Prix Un Certain Regard. Le film sera distribué par ARP. Il s'agit de l'histoire de Reza, installé en pleine nature avec sa femme et son fils. Il mène une vie retirée et se consacre à l’élevage de poissons d’eau douce. Une compagnie privée qui a des visées sur son terrain est prête à tout pour le contraindre à vendre. Mais peut-on lutter contre la corruption sans se salir les mains ?

Le Prix de la mise en scène a été décerné à l'Américain Taylor Sheridan pour son premier film en tant que réalisateur, Wind River, à la fois enquête policière et état des lieux de la situation des Amérindiens. Le film sort le 30 août en France.

Le Prix du jury est revenu au mexicain Michel Franco pour Les filles d'Avril, prévu en salles le 26 juillet. Un autre Prix du jury a distingué une "performance", celle de l'actrice italienne Jasmine Trinca dans Fortunata (qui en effet porte le film avec son rôle de mère seule et combative dans un environnement pas forcément bienveillant).

Enfin, saluons le drôle de prix récompensant Barbara de Mathieu Amalric, film d'ouverture la section, qui reçoit le Prix spécial de la poésie du cinéma.

Cannes 2017: Nos retrouvailles avec Jeanne Balibar

Posté par vincy, le 18 mai 2017

Jeanne Balibar, ex-compagne de Mathieu Amalric, sera l'actrice devant incarner la chanteuse Barbara dans un biopic fictif, sous le regard de Mathieu Amalric. La comédienne ouvre Un certain regard, ce qui procure un certain plaisir. On avait cru Jeanne oubliée par le cinéma français. A Cannes, elle était du premier Desplechin en compétition, Comment je me suis disputé..., en 1996. Mais c'est en 2001, avec Va savoir, chez Jacques Rivette, toujours en compet, qu'elle a brillé, qu'elle nous a emballés, qu'elle tourbillonnait dans une fugue parisienne légère et théâtrale. Elle passe à Un certain regard l'année suivante avec 17 fois Cécile Cassard de Christophe Honoré et revient en 2004 en compétition grâce à Olivier Assayas dans Clean. Deux seconds-rôles. Elle est bien réapparue hors compétition par la suite, en voix de dessin animée ou "figurante" d'un gros casting international. Mais plus de quoi marquer les esprits.

C'est regrettable, car, avec sa silhouette de girafe, son timbre de voix envoûtant, son regard de biche, elle nous ensorcelait. Sa singularité dans le cinéma français la rendait séduisante et attachante. Aujourd'hui, Jeanne Balibar a 49 ans. Les hommes ont passé. Les fils ont grandi. Les combats sont toujours d'actualité pour cette femme engagée. Elle a eu ses galères.

Elle a débuté il y a 24 ans à la Comédie-Française et a joué dès ses débuts dans la cour d'honneur du Festival d'Avignon. Elle y fut Elvire. Quatre ans plus tard, elle quitte sa pension théâtrale pour se consacrer au cinéma, qui la sollicite de plus en plus. Le Desplechin l'a mise sur orbite. Elle devient l'une des égéries du nouveau cinéma français de la fin des années 1990. Elle tourne avec Laurence Ferreira Barbosa, Bruno Podalydès, Olivier Assayas, Benoît Jacquot, Jeanne Labrune, Raoul Ruiz, Guillaume Nicloux, et bien entendu Mathieu Amalric, qui en fait la muse de ses premiers films. On la voit aussi dans les téléfilms Balzac et Les Rois Maudits de Josée Dayan, Code 46 de Michael Winterbottom, Sagan de Diane Kurys (qui lui vaut sa quatrième nomination aux César), La Fille de Monaco d'Anne Fontaine et Le Bal des actrices de Maïwenn. Elle n'a jamais cessé de tourner. Mais elle était moins visible. Acceptant un rôle même mineur ou ne rencontrant pas le film majeur. Depuis près de dix ans, elle est même assez rare. Ses fidèles l'ont vue récemment dans la série télévisée Tunnel de Dominik Moll.

C'était au théâtre que cette intermittente savourait son travail. Molière, Duras, Genet, Corneille, Shakespeare, Tchekhov ou Claudel à ses débuts. Elle s'aventure ensuite chez Offenbach, Lem (une adaptation de Solaris), Olivier Py lui remettant le Soulier de satin à l'Odéon, Dumas en dame aux camélias, Handke à Avignon ou Dostoïevski à Berlin.

Et puis la cigale a chanté aussi, même quand l'hiver est venu. Deux albums au début des années 2000 et des chansons dans diverses compilations, en plus d'un duo avec un autre de ses ex, Philippe Katerine, intitulé "J'aime tes fesses".

Fiancée éternelle de pirates et flibustiers des arts et des lettres, Jeanne Balibar avait même essayé la co-réalisation avec Par exemple, Electre (mention spéciale au Jean-Vigo en 2012), film expérimental mettant en abime le processus de création théâtral et audiiovisuel.

Elle n'a pas été oisive, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais cela fait longtemps que Jeanne Balibar n'était pas au centre de l'intention. Ce qu'elle sera en ce jeudi 18 mai avec l'ouverture d'Un certain regard, où elle simulera une comédienne devant incarner la mythique Barbara. "Dis, quand reviendras-tu, Dis, au moins le sais-tu, Que tout le temps qui passe, Ne se rattrape guère, Que tout le temps perdu, Ne se rattrape plus."

Le carré d’as du prochain film d’Arnaud Desplechin

Posté par vincy, le 6 mai 2016

arnaud desplechinSelon nos informations, Marion Cotillard, Charlotte Gainsbourg, Louis Garrel et le fidèle Mathieu Amalric seront au générique du prochain film d'Arnaud Desplechin, dont le titre provisoire est Le fantôme d'Ismaël. La confirmation du casting et du titre devraient avoir lieu dans les prochains jours au Marché du film de Cannes. Wild Bunch distribuera le film.

Desplechin filmera son 11e long métrage en juillet et août, dans sa région natale de Roubaix, un an après Trois souvenirs de ma jeunesse, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs et César du meilleur réalisateur. Ce drame psychologique est l'histoire d'un réalisateur, Ismaël, tourmenté quand il retrouve son amour de jeunesse à la veille d'un tournage.

Si on n'en sait pas beaucoup plus sur cette production Why Not, le film devrait être un des titres les plus sollicités à Cannes (où Cotillard est deux fois en compétition, avec Mal de Pierres de Nicole Garcia et Juste la fin du monde de Xavier Dolan).

Assurément, le producteur misera sur une avant-première mondiale l'année prochaine sur la Croisette. Palme d'or l'an dernier avec Dheepan, Why Not présente quatre films à Cannes cette année: Baccalauréat de Cristian Mungiu et Moi, Daniel Blake de Ken Loach, tous deux en compétition, La tortue rouge de Michael Dudok de Wit à Un certain regard et Blood Father de Jean-François Richet hors compétition.

Mathieu Amalric se confronte à la mythique Barbara

Posté par vincy, le 3 avril 2016

Ce ne sera pas un biopic. Mathieu Amalric va réaliser un film inspiré par la chanteuse Barbara, avec Jeanne Balibar, son ex compagne,.

Dans Le Film Français, le producteur Patrick Godeau (Waiting For), explique le projet: "C'est l'histoire d'un metteur en scène campé par Mathieu Amalric qui veut faire un film sur Barbara.

Jeanne Balibar jouera l'actrice qui incarnera Barbara. Mathieu s’est assez vite rendu compte qu’un biopic allait l’engoncer. En faisant le film du film, il pourra conserver sa liberté et imposer un point de vue."

Le film devrait sortir en 2017 pour la célébration du vingtième anniversaire de la chanteuse, qui sera également à l'honneur de la Philharmonie de Paris avec une exposition.

La "Dame en noir" (Monique Serf de son prénom) est l'auteure de nombreux "tubes" qu'elle interprétait avec une manière singulière, perchant voire cassant sa voix: "Dis, quand reviendras-tu ?", "Nantes", "Göttingen", "La Dame brune", "Le Soleil noir", "L'Aigle noir", "Marienbad", "Perlimpinpin", "Vol de nuit", et bien sûr "Ma plus belle histoire d'amour". Elle a enregistré 14 albums en studio. En 1985, avec Luc Plamondon elle a coécrit la musique et le texte de la pièce musicale Lily Passion, où elle joue et chante avec Gérard Depardieu. On l'a également vue au cinéma dans Aussi loin que l’amour de Frédéric Rossif, Franz de son ami Jacques Brel et L'Oiseau rare, film à sketches de Jean-Claude Brialy.

Mathieu Amalric a déjà réalisé cinq films pour le cinéma dont le récent La Chambre bleue (Un certain regard à Cannes) et Tournée (en compétition à Cannes où il a reçu le prix de la mise en scène).

Jeanne Balibar, récemment sur scène avec Les Frères Karamazov de Fiodor Dostoïevski, mise en scène Frank Castorf, a été vue sur grand écran dans Grace de Monaco d'Olivier Dahan, Les Nuits d'été de Mario Fanfani, Le Dos rouge d'Antoine Barraud et sera à l'affiche de The Body Artist de Benoît Jacquot. L'actrice a tourné avec Claire Devers, Arnaud Desplechin, Laurence Ferreira Barbosa, Bruno Podalydès, Olivier Assayas, Benoît Jacquot, Raoul Ruiz, Jacques Rivette, Jeanne Labrune, Guillaume Nicloux, Christophe Honoré, Pedro Costa, Diane Kurys, Anne Fontaine, Maïwenn et Michael Winterbottom. Ce sera son troisième film réalisé par Amalric. Quatre fois nommée aux César, elle a reçu 1998 un prix d'interprétation féminine au Festival de San Sebastian pour Fin août, début septembre et un prix de la Meilleure actrice au Festival international du film de Thessalonique pour Dieu seul me voit (Versailles-Chantiers).

Catherine Deneuve tourne dans le 50e film de Paul Vecchiali

Posté par vincy, le 22 octobre 2015

Catherine Deneuve, 72 ans aujourd'hui (joyeux anniversaire mademoiselle), tourne depuis deux semaines, et pour la première fois, sous l'oeil de Paul Vecchiali, ami de Jacques Demy. Pour son 50e film, Le cancre, le cinéaste a enrôlé la star, mais aussi Mathieu Amalric (qui jouait le fils de Deneuve dans Conte de Noël d'Arnaud Desplechin). Le générique du film comprend également Pascal Cervo, Françoise Lebrun (La maman et la putain), Annie Cordy, Françoise Arnoul et Edith Scob.

Paul Vecchiali y incarne Rodolphe, un père vieillissant et malade, croise les nombreuses femmes qui ont ponctué sa vie mais il est obsédé par son amour de jeunesse, Marguerite (Deneuve). Avec la soeur de Marguerite, Anémone, il a eu un fils, Laurent. Mais depuis ils ne sont plus parlés... Rodolphe vit par ailleurs des relations conflictuelles avec sLaurent (Cervo), qui cherche quoi faire de sa vie après des années de paresse. Les deux hommes, hyperémotifs, sont pudiques au point de ne pas exprimer la tendresse qui les unit. C'est une oeuvre sur le crépuscule de la vie, quand on fait le bilan. L'histoire se déroule sur neuf ans.

Le Cancre pourrait être prêt pour le prochain festival de Cannes (Un certain regard, la Quinzaine?) et sera distribué par Shellac. Shellac distribuera aussi C'est amour que Vecchiali a fini de tourner, qui devrait sortir en 2016 lui aussi. C'est l'amour est l'histoire d'Odile qui soupçonne son mari de la tromper. Elle décide de lui rendre la pareille. Le hasard la met en présence d’un acteur (Daniel) et c’est avec lui qu’elle entreprend de se « venger ». L’acteur, qui vit avec un ancien militaire (Albert), va faire l’amour avec elle. Et cet acte aura des conséquences inattendues : Odile et Daniel seront liés à jamais par un amour irrépressible. Aux dépens de leur entourage.

Noémie Lvovsky en tournage à Paris et en hommage à La Roche-sur-Yon

Posté par vincy, le 17 septembre 2015

Noémie Lvovsky a repris le chemin des plateaux. Trois ans après les 950000 entrées et 13 nominations aux Césars de Camille redouble, la réalisatrice-scénariste-actrice tourne Demain et tous les autres jours depuis la semaine dernière.

Le tournage s'annonce long puisqu'il durera 18 semaines jusqu'au 20 mai. Selon Le film français, let étalement est lié à l'âge du personnage principal, une fillette de 9 ans interprétée par Lucie Saint Jean. Elle vit seule avec sa mère, personne proche de la démence. Folle? Pas pour la gamine qui veut éviter que sa maman soit internée. Evidemment, le rôle de la mère échoit à Noémie Lvovsky, qui offrira un oiseau bavard à sa fille pour lui tenir compagnie. L'oiseau deviendra surtout un ami et un guide. Le père, séparé, est interprété par Mathieu Amalric et Denis Podalydès sera la voix de l'oiseau. L'acteur jouera directement ses répliques sur le plateau.

Le film est entièrement tourné à paris, même s'il ne bénéficie d'aucune aide de la région Ile-de-France. Le budget de 7M€ semble avoir été compliqué à boucler.

Par ailleurs, le Festival International du Film de la Roche-sur-Yon va rendre un hommage à Noémie Lvovsky en proposant la première rétrospective intégrale de ses films en tant que réalisatrice et une sélection de ses films en tant qu'actrice et scénariste. Noémie Lvovsky rencontrera le public le dimanche 18 octobre.

Enthousiaste, la Quinzaine des réalisateurs récupère le film d’Arnaud Desplechin

Posté par redaction, le 17 avril 2015

C'était l'un des grands absents de la révélation de la Sélection officielle du 68e Festival de Cannes hier matin. Tout le monde attendait Arnaud Desplechin en compétition. Mais il n'était nulle part. Thierry Frémaux a entretenu le suspens: "Pour l'instant, il n'y est pas", a expliqué le délégué général avant de rappeler: "il n'y est pas mais mériterait de l'être, mais y a été souvent." Manière de dire qu'il attendait de voir si la Quinzaine le voulait ou pas avant de se décider de le prendre (à Un certain regard par exemple).

La réponse n'a pas tardé: Trois souvenirs de jeunesse (anciennement titré Nos Arcadies) sera à la Quinzaine des Réalisateurs. "C'est avec enthousiasme que nous annonçons la présentation de Trois souvenirs de jeunesse, le dernier film d'Arnaud Desplechin, peut être son meilleur et son plus émouvant, à la Quinzaine des Réalisateurs, à Cannes, le vendredi 15 mai prochain. On y retrouvera Mathieu Amalric et les jeunes Quentin Dolmaire, Lou-Roy Lecollinet, dans une brillante et déchirante recherche du temps et des amours perdus …" s'est enflammé Édouard Waintrop, Délégué général de la Quinzaine des Réalisateurs.

Trois souvenirs de jeunesse, sorte de prequel à Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle), film aux accents biographiques de Desplechin réalisé en 1996, se réapproprie les personnages de Paul Dédalus et d'Esther.

Paul Dédalus va quitter le Tadjikistan. Il se souvient de son enfance à Roubaix, des crises de folie de sa mèren, du lien qui l’unissait à son frère Ivan, enfant pieux et violent…Il se souvient de ses seize ans, de son père, veuf inconsolable, de ce voyage en URSS où une mission clandestine l’avait conduit à offrir sa propre identité à un jeune homme russe… Il se souvient de ses dix-neuf ans, de sa soeur Delphine, de son cousin Bob, des soirées d’alors avec Pénélope, Mehdi et Kovalki, l’ami qui devait le trahir… Mais aussi de ses études à Paris, de sa rencontre avec le docteur Béhanzin, de sa vocation naissante pour l’anthropologie… Et surtout, Paul se souvient d’Esther. Elle fut le coeur de sa vie. Doucement, « un coeur fanatique ».

Le film sort le 20 mai dans les salles françaises.

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Lire aussi : Arnaud Desplechin termine Nos Arcadies

Le Festival du film policier de Beaune s’emballe pour Victoria et Marshland

Posté par vincy, le 30 mars 2015

Le 7e festival du film policier de Beaune a décerné ses prix samedi soir. Cette année, le Festival a rendu hommage à John McTiernan et Bertrand Tavernier. Le cinéma coréen était à l'honneur.

Présidé par Danièle Thompson, le jury était composé d'Emmanuelle Bercot, Stéphane de Groodt, Philippe Le Guay, Jean-François Stévenin et Elsa Zilberstein.

Victoria de l'Allemand Sebastian Schipper a remporté le Grand Prix du jury. Le film avait reçu trois prix au dernier Festival de Berlin, dont celui de la meilleure contribution artistique et celui des salles de cinéma art et essai allemandes. Il s'agit de l'histoire de Victoria et de ses amis, à Berlin, en sortie de boîte de nuit. Emportée par l’alcool, et la fureur de vivre, elle décide de les suivre tout au long de la nuit et faire l’expérience de la transgression.

Deux films, distribués par KMBO, se partagent le Prix du jury: Une Seconde chance de  Susanne Bier, déjà sélectionné aux Arcs, et Hyena de Gerard Johnson. Le film sort cette semaine en France. Il a déjà récolté le prix d'interprétation masculine aux Arcs et le prix du meilleur film à Sitges.

Marshland (La Isla minima) de l'Espagnol Alberto Rodriguez a reçu deux prix: le Prix spécial police (remis par un autre jury) et le Prix de la critique. Le film distribué par Le Pacte en France le 15 juillet prochain, fut le grand vainqueur des prix Goyas (les César espagnols) cette année avec 10 prix sur 16 nominations. Il était également sélectionné aux Arcs. A San Sebastian, il avait ramassé le prix d'interprétation masculine et le prix du jury. Le film se situe dans l'Espagne post-franquiste des années 80 où deux policiers, que tout oppose, sont envoyés au coeur de l'Andalousie pour résoudre l'assassinat sauvage de deux adolescentes.

Le Prix Sang Neuf, dont le jury était présidé par Santiago Amigorena, a récompensé Life Eternal de l'Autrichien Wolfgang Murnberger.

Le Festival de Beaune remet également des prix littéraires et le Prix Claude Chabrol, obtenu par Mathieu Amalric pour La chambre bleue, adapté d'un roman de Georges Simenon, et qui avait fait son avant-première à Un certain regard au Festival de Cannes l'an dernier.

Le jour le plus Court 2014 : La sécurité routière par Mathieu Amalric et Rémi Bezançon

Posté par kristofy, le 19 décembre 2014

A l'occasion de la 3e édition du Jour le plus court, grande fête du court métrage (avec des séances gratuites dans les cinémas) qui a lieu cette année sur plusieurs jours du 19 au 21 décembre, Ecran Noir a choisi différentes variations autour d'un même thème : la sécurité routière, la prévention des comportements à risque au volant et ses conséquences.

- réalisé par Mathieu Amalric, avec Pio Marmai et Caroline Ducey, dans 1.200 salles de cinéma du 17 décembre au 6 janvier 2015

Avec en bonus, le commentaire de Mathieu Amalric 

- Réalisé par Rémi Bezançon, avec Mélanie Bernier et Baptiste Lecaplain

Avec en bonus, le commentaire de l'acteur Baptiste Lecaplain 

Et le commentaire du realisateur  Rémi Bezançon