Sundance 2012 : quelques gros contrats dans un marché apaisé

Posté par vincy, le 28 janvier 2012

Pas de surenchère. Le marché du film de Sundance a été raisonnable. Selon Variety, cinq films ont été acquis pour des montants supérieurs à 2 millions de $: The Surrogate (6 millions de $), Red Lights (4 millions de $), Robot & Frank (photo), Arbitrage et For a Good Time Call (2 millions de $ chacun). Respectivement, les chèques ont été signés par Fox Searchlight, Millennium Entertainment, Sony Pictures, Focus Features et Lionsgate.

Selon les experts, aucun film n'a été surévalué. La crise est passé par là. Et la prudence (comme la patience) semble être de rigueur, contrairement à l'an dernier, où certains contrats avaient été surestimés, et conduits à des surenchères irrationnelles.

La crise n'est pas là pour tout expliquer. Les distributeurs ont conscience que la salle de cinéma n'est plus le seul sésame pour les films indépendants. La Vidéo à la demande et les supports numériques ont changé la donne et les modèles économiques. La salle de cinéma est devenue une option parmi d'autres pour la distribution. Les réactions du public (et dans une certaine mesure des critiques) sont ainsi auscultées de près par les décideurs hollywoodiens avant de s'aventurer dans une sortie en salles.

Les studios ont aussi apprécié qu'il y ait plusieurs bons films. Les festivaliers ont été séduits et les professionnels ont eu le choix sans avoir à se faire la guerre entre eux. Rien de pire qu'une édition où deux trois films écrasent les autres dans l'esprit du public. Le palmarès devrait conduire à quelques autres contrats juteux pour les producteurs.

La vie des films va surtout continuer avec leur sélection à Berlin et Cannes, où l'exposition internationale déterminera la suite et notamment les sorties en salles dans le monde.

14 ans après, une suite à Dobermann…

Posté par vincy, le 25 mai 2011

Vincent Cassel est négociations pour reprendre son rôle de Yann Le Pentrec dans la suite de Dobermann, le film de Jan Kounen qui scandalisa la critique parisienne en 1997.

L'annonce a été faite le dernier jour du festival de Cannes par Marco Polo Productions et Acteurs Auteurs Associés. Dobermann 2 : Bras de fer est actuellement en cours d'écriture par le même scénariste, Joël Houssin, l'auteur de la série de romans policiers du même nom.

Outre Cassel, Tchéky Karyo est aussi en discussion pour retrouver la sale tête de l'Inspecteur Cristini, dit la Hyène.

Le tournage aurait lieu au printemps 2012 en français et en anglais, avec un casting international. le budget estimé de 25 millions d'euros en fait l'un des films les plus coûteux de ces derniers mois.

Dans le premier Dobermann, qui ne coutait même pas 5 millions d'euros, on croisait Monica Bellucci, Gaspar Noé, Romain Duris, Florence Thomassin.  Le film avait attiré près de 800 000 spectateurs en France à l'époque.

Metropolitan Filmexport distribuera The Host, adapté du livre de Stephenie Meyer

Posté par vincy, le 20 mai 2011

Metropolitan Filmexport sera le distributeur français de The Host, l'adaptation du best-seller de Stephenie Meyer (Twilight, dont les adaptations sont diffusées en France par SND).

Le film est réalisé et écrit par Andrew Niccol (Bienvenue à Gattaca, S1m0ne), avec Saoirse Ronan (Les chemins de la liberté) dans le rôle principal.

The Host a bénéficié de la présence cannoise de l'écrivaine Stephenie Meyer pour se vendre dans la quasi totalité des territoires importants. La sortie du film est prévue pour janvier prochain, près de quatre ans après la parution du livre.

Le manga Cobra dans l’oeil d’Alexandre Aja

Posté par vincy, le 12 mai 2011

Héros de manga entre 1978 et 1984 pour la version japonaise, puis à partir de 1998 pour la version française, Cobra a fait le bonheur des jeunes téléspectateurs dans les années 80 avec une série animé considérée comme culte. Une seconde version pour le petit écran est apparue dans les années 2000. Un film animé avait aussi été réalisé, Cobra - le film, par Ozamu Dezaki, en 1982.
Comme on peut le voir sur les panneaux publicitaires du Majestic, un nouveau projet, Cobra, le pirate de l'espace, avec le héros au bras surpuissant, va être produit. C'est Alexandre Aja (Le colline a des yeux, Piranha 3D) qui sera à la réalisation. Énorme budget de 120 millions d'euros, selon Le Film Français, il sera produit par Chapter 2 (dont Aja est l'associé avec Dimitri Rassam), Onyx Films et Studio 37 (Orange). Ces deux derniers présentaient aujourd'hui à Cannes le dessin animé The Prodigies, film d'anticipation assez violent, dans le cadre des séances pour lycéens.

Le tournage débuterait début 2012. La sortie est prévue à l'été 2013.

Cannes 2011 – le chiffre du jour : 9 m2

Posté par vincy, le 12 mai 2011

9 mètres carrés. C'est la surface minimum d'un stand au Marché du film. Et cela coûte 4 250 euros dans le Palais, 5 450 euros dans le bâtiment plus chic Riviera et 6 153 euros toujours dans le Riviera mais dans la partie de la rotonde du Lérins.

Il faut rajouter de 255 euros à 426 euros pour chaque mètre carré supplémentaire. Le marché l'an dernier a reçu 642 exposants de 103 pays.

Ciel moins nuageux pour l’adaptation de Cloud Atlas

Posté par vincy, le 15 avril 2011

Cela fait plusieurs mois que le projet Cloud Atlas oscille entre le stand-by et le feu vert du studio, Warner Bros. Il semble que la production pourrait démarrer dès cet automne. Pour l'instant, une seule star est confirmée : Tom Hanks. Les autres acteurs pressentis - Natalie Portman, Halle Berry, James McAvoy - n'ont pas été officialisés, même s'ils ont chacun confirmé, au gré des interviews, leur engagement dans le projet. Il était urgent pour Warner et le mandataire des ventes internationales du film, Focus Features, de présenter un projet solide avant le marché du film à Cannes.

Les producteurs, parmi lesquels DreamWorks, ont aussi annoncé que la réalisation serait confiée au cinéaste allemand Tom Tykwer et aux frères Wachowski. Ces derniers avaient acquis les droits du roman.

Cloud Atlas est en effet un livre fantastique de David Mitchell,  publié en 2004 et récompensé par plusieurs prix. Il s'agit de six histoires, entre le XIXe siècle et un futur post-apocalyptique, qui font l'aller et retour dans les époques à travers les actes et les conséquences de différents personnages dans le Pacifique sud, en Belgique, en Californie, au Royaume Uni, en Corée et à Hawaï. La narration est complexe et nécessite une production lourde et coûteuse pour être transposée au cinéma. Sans doute les scénaristes se concentreront-ils sur un personnage...

A l'origine, Tykwer devait réaliser le film en solitaire. Cela fait près de deux ans qu'il y travaille. Il a écrit le scénario avec les frères Wachowski. Les auteurs de The Matrix n'ont rien tourné depuis Speed Racer, immense fiasco en 2008. Cloud Atlas signera leur retour derrière la caméra.

Tom Tykwer, révélé avec Cours Lola Cours en 1998, réalisateur du film Le Parfum, vient de cartonner aux Césars allemands, les Lolas, remis le 9 avril. Son film Drei (Trois) a remporté plusieurs prix : réalisation, actrice et montage.

27e Festival de Sundance : les films remarqués et le palmarès

Posté par vincy, le 30 janvier 2011

Le 27e Festival de Sundance vient de se conclure (voir aussi actualité du 2 décembre 2010). Premier coup d'envoi de la saison cinématographique 2011, la manifestation demeure la plus importante aux USA, attirant tous les studios hollywoodiens qui viennent y faire leur marché. Berlin et Cannes vont y chercher quelques unes des productions pour leurs sections parallèles. C'est assez paradoxal de voir le gratin de l'industrie cinématographique venir dans cette ville perdue de l'Utah alors que le festival était dédié à l'origine aux films qui ne parvenaient pas à exister dans le système.

Robert Redford, le créateur de Sundance, insiste sur les intentions du festival : "Garder un esprit modeste pour ce festival est fondamental. On peut devenir plus gros, plus grand, avoir toujours plus de succès, mais conserver cette idée (de modestie) est ancré en nous". "L'idée a toujours été, très simplement, de faire tout ce qui était en notre pouvoir pour offrir de nouvelles opportunités aux artistes. C'était notre engagement et ça le reste".

"Le nombre de films qui présentent leur candidature au festival reste très élevé: nous avons dépassé les 10 000 pour la première fois cette année" a déclaré John Cooper, directeur général du festival. "C'est une très bonne nouvelle pour la vitalité du cinéma indépendant", ajoute-t-il. Le festival a présenté cette année 118 longs métrages, dont 40 premiers films et 95 premières mondiales, venus de 29 pays.

Des stars du monde entier

Parmi eux les avant-première très étoilées de Cedar Rapids, avec  John C. Reilly, Anne Heche et Sigourney Weaver, The Details, avec Tobey Maguire, Elizabeth Banks, Laura Linney, Ray Liotta et Dennis Haysbert, The Devil's Double, de Lee Tamahori, avec Dominic Cooper et Ludivine Sagnier, Margin Call, avec Kevin Spacey, Paul Bettany, Jeremy Irons et Stanley Tucci, My Idiot Brother, avec Paul Rudd, Elizabeth Banks, Zooey Deschanel et Emily Mortimer, Perfect Sense, avec Ewan McGregor et Eva Green, Salvation Boulevard, avec Pierce Brosnan, Jennifer Connelly, Ed Harris, Greg Kinnear et Marisa Tomei, ou encore The Son of No One (en photo), avec Channing Tatum, Al Pacino, Katie Holmes, Tracy Morgan, Ray Liotta et Juliette Binoche, qui a clôturé le festival.

Toujours à Sundance, on a pu voir de nombreux films étrangers : Attenberg du grec Athina Rachel Tsangari, Troupe d'élite 2 du brésilien Jose Padilha, I Saw the Devil du coréen by Kim Jee-woon, le golden globe du meilleur film en langue étrangère In a Better World, de la danoise Susanne Bier, le magnifique Incendies du québécois Denis Villeneuve, le cannois Kaboom de Gregg Araki, Old Cats des chiliens Pedro Peirano et Sebastian Silva, ou encore Submarine du britannique Richard Ayoade.

"Pendant la programmation de cette édition, nous avons voyagé davantage, fortement renforcé nos relations internationales et amélioré la qualité des films étrangers sélectionnés", affirme John Cooper.

Mais Hollywood n'est jamais très loin, notamment dans les questions de la presse. Denis Villeneuve (Incendies, hors-compétition) y a réagit à sa nomination aux Oscars dans la catégorie meilleur film en langue étrangère : "Ce qui s'est passé pour moi ce matin, ça relève d'un accident de voiture. J'en ai des images, des souvenirs, mais je n'ai aucun recul. Je suis entre deux mondes, je n'arrive pas à y croire". Ludivine Sagnier (The Devil's Double, inspiré de faits réels) assure qu'elle "ne rêve pas de travailler dans une superprodction américaine, même si cela fait certainement partie des expériences à avoir dans la vie". "Mais il n'y a pas qu'Hollywood qui m'intéresse", ajoute-t-elle. "J'ai aussi envie de travailler en Corée, au Mexique, en Chine... L'idée d'être un électron libre me plaît. Je me sens bien dans la diversité, dans la liberté et l'indépendance". Ce que Sundance veut être.

Le business a pourtant été omniprésent. Les professionnels américains sont en proie au doute avec un box office assez terne, une baisse des entrées, une crise artistique. À Sundance, ils viennent chercher de nouveaux talents, de nouveaux styles. Année après année, les films remarqués au Festival glanent des nominations aux Oscars, séduisent des publics de cinéphiles, révèlent des artistes. Rien que cette année, The Kids are all right et Winter's Bone, deux surprises de Sundance 2010, sont parmi les films qui ont compté en se plaçant dans la plupart des palmarès américains.

La Palmarès de Sundance a donc valeur de critères :

- Grand Prix du Jury - Fiction américaine : Like Crazy de Drake Doremus (en photo)

- Grand Prix du Jury - Documentaire américain : How to die in Oregon de Peter Richardson

- Grand Prix du Jury - Fiction étrangère : Happy, happy de Anne Sewitsky (Norvège)

- Grand Prix du Jury - Documentaire étranger : Hell and back again de Danfung Dennis (USA-Grande-Bretagne)

- Prix Spécial du Jury - Fiction américaine : Another earth de Mike Cahill

- Prix spécial du Jury - Fiction étrangère : Tyrannosaur de Paddy Considine (Grande-Bretagne)

- Prix Spécial du Jury - Documentaire américain : Being Elmo: A Puppeteer’s Journey, de Constance Marks

- Prix Spécial du Jury - Documentaire étranger : Position among the stars de Leonard Retel Helmrich (Pays-Bas)

Like Crazy est l'histoire d'un amour fou entre un Américain et une Britannique, rudement mis à l'épreuve par la distance. How to die in Oregon est un plaidoyer en faveur de l'euthanasie et suit les pas de plusieurs malades en phase terminale ayant décidé de mettre fin à leurs jours dans l'Etat d'Oregon, où la loi les y autorise. Happy, Happy raconte la renaissance sexuelle d'une femme au foyer dans les bras de son voisin. Hell and back again retrace le difficile retour au foyer d'un Marine de 25 ans, Nathan Harris, grièvement blessé au combat en Afghanistan.

D'autres prix ont été remis avec le prix de la meilleure photographie pour une fiction étrangère remis au film colombien Todos tus muertos, les Prix du public pour le documentaire britannique Senna de Asif Kapadia, le film américano-rwandais Kinyarwanda d'Alrick Brown, le documentaire américain Buck de Cindy Meehl et la fiction américaine Circumstance de Maryam Keshavarz. Enfin l'Américaine Erica Dunton et son film To.get.her repartent avec le prix Next, destiné à récompenser un film à tout petit budget.

Sundance a aussi été ému par Family portrait in black and white, signé Julia Ivanova, une cinéaste russe installée au Canada où Olga l'Ukrainienne a recueilli seize enfants métis et créé une famille unique en son genre dans un pays où la population est presque totalement blanche et où le racisme est monnaie courante. L'actrice américaine Jennifer Siebel Newson, dans Miss Representation, a dénoncé la piètre représentation des femmes dans la société américaine, et appelle hommes et femmes à réagir. L'acteur Michael Rapaport suit la  trajectoire exceptionnelle du groupe "A Tribe Called Quest"  dans Beats, Rhymes and Life: The Travels of A Tribe Called Quest.

Business as usual

Et puis les studios, tous présents, ont sorti leur carnet de chèques. LionsGate distribuera cette année Margin Call, une fiction autour de la crise de 2008 dans un fonds d'investissement ; The Weinstein Company a promis 15 millions de $ de publicité en plus des 7 millions de $ de droits de distribution (USA, France, Royaume Uni, Allemagne, Japon) pour My Idiot Brother (photo) ; les Frères Weinstein ont aussi été généreux avec The Details, acquis pour 8 millions de $ et une promesse de 10 millions de $ en publicité ;  Malgré la concurrence de Summit, Magnolia Pictures et Samuel Goldwyn, Sony Classics a misé sur The Guard, histoire d'un policier irlandais et d'un agent du FBI dans une affaire de trafic de drogue ; Fox Searchlight a fait son marché avec Another Earth (pour un joli montant, et par ailleurs prix Alfred P. Sloan), Martha Marcy May Marlene, Homework, Win Win, Bengali Detective et Cedar Rapids ; Roadside a opté pour le film produit par HBO, Project Nim (du nom du chimpanzé élevé comme un enfant dans les années 70)...

Mais toute cette activité financière ne doit pas faire oublier que les studios ont été extrêmement prudents, et longs à négocier. Les modèles économiques (salles de cinéma, télévision, internet, VOD) perturbent les schémas. Certains préférant conserver des contrats à l'ancienne tandis que d'autres, moins nombreux, s'essaient à de nouveaux types de diffusion.

Sundance n'est encore qu'au début de la révolution du cinéma indépendant. À l'image de ce film de Kevin Macdonald, Life in a Day, produit avec YouTube et livrant un montage de 5 000 heures d'archives d'images provenant d'Internet.

Le nombre d’or : 1900

Posté par MpM, le 20 mai 2009

C'est le nombre de films, tous styles et nationalités confondus, qu'il est possible de visionner à la demande dans l'espace "Short film Corner" du marché, lieu de rencontres par excellence autour du format court.

Le nombre d’or : 1500

Posté par MpM, le 16 mai 2009

Et si finalement, ce n'était pas tant la crise que ça ? Cette année, le marché du film cannois annonce un total de 1500 projections, ce qui représente à peine trente séances de moins que l'an dernier. Pour l'instant, on dénote 9 100 accrédités et les  organisateurs pensent accuser une baisse de seulement 2% par rapport à 2008, dont la moitié est due à la plus faible représentation américaine.

Cannes : la crise impactera sur les films à risque

Posté par vincy, le 9 mai 2009

Gilles Jacob le disait lors de la conférence de presse du 23 avril : "Nous avons constaté une légère érosion du côté des professionnels du monde entier qui viendraient un peu moins nombreux et un peu moins longtemps". Les studios Américains seront donc là. Les équipes seront moins pléthoriques, mais, malgré la crise économique et les restrictions de budgets, ils viendront sur la Croisette. "Les projections sont pleines, les stands sont pleins", a assuré le Président du Festival.

De Pixar à Tarantino, de Woodstock au casting du Gilliam, de Coppola à la Quinzaine à Raimi en séances spéciales, Cannes n'a quand même pas oublié l'ami américain, même si, cette année, cela manque d'un blockbuster décervelé. Jérôme Paillard, le "boss" du Marché du film, a ainsi déclaré il y a quelques temps à l'AFP : "beaucoup d'acheteurs viennent, les gens seront au rendez-vous, mais pas forcément avec des moyens financiers très importants".

La crise financière impacte sur les trésoreries des producteurs, mais surtout le cinéma voit ses recettes globales diminuer avec un marché vidéo en berne, des chaînes de télévision préférant les séries au cinéma, un public sollicité par d'autres loisirs. Le marché proposera cette année 3 200 films venus de 97 pays.Mais aux Etats-Unis, la question se pose sur les films art et essai. De tous les films acquis l'an dernier sur la Croisette, seulement deux ont dépassé les 3 millions de $ aux Box office : Entre les murs (qui devrait finir autour de 4 millions de $) et Synecdoche, New York. Même Two Lovers, malgré ses stars et son cinéaste américain, n'est pas parvenu à franchir cette barre désormais symbolique pour les films à petits budgets ou étrangers, alors que le précédent film de James Gray, La nuit nous appartient, avait assuré 28 millions de $ au box office.

Malgré leur beau palmarès, Valse avec Bashir (2,3 millions de $) et Gomorra (1,5 millions de $) ont à peine remboursé leurs droits de distribution.

C'est donc toute la stratégie de diffusion qui est à revoir ppur ce type de films. La Video-On-Demand semble une piste à privilégier pour des oeuvres pointues. De nombreux acheteurs ne savent en effet pas "vendre" au public américain des fictions aussi exigeantes. L'an dernier, quelques filiales spécialisées dans les films art et essai étaient reparties sans rien avoir acquis.

Pourtant, c'est aussi à Cannes que des hits récents comme Tigre et Dragon, La vie est belle, Le labyrinthe de Pan, Volver ou Carnets de voyages furent découverts et achetés. Tous ont dépassé les 10 millions de $ au B.O nord-américain.

Mais cette année, avec une Compétition très "arty", comme ils disent, les négociations seront serrées, et seuls les films les plus "grand publics" intéresseront des studios qui pensent moins aux Oscars et plus aux dollars.