Whoopi Goldberg sur scène à Londres, et sur les écrans en poulpe

Posté par vincy, le 14 juillet 2010

whoppi goldberg sister act musical londonCela fait quatre ans que Whoopi Goldberg n'est pas apparue sur les grands écrans. La star oscarisée est bien présente à la télévision, on l'entend bien dans de nombreux films où elle prête sa voix. Mais Goldberg ne semble plus trouver son plaisir sur les plateaux de cinéma. Cela fait même 17 ans (avec Sister Act 2) que Goldberg n'a pas été en tête d'affiche d'un succès public.

Mais l'actrice a un agenda chargé, notamment à Broadway. Pour la première fois, elle va jouer en Europe. Elle vient de signer pour tenir la vedette d'une comédie musicale qu'elle produit avec Stage Entertainment, "Sister Act". Le blockbuster original avait rapporté à l'époque 231 millions de $ dans le monde. A noter que Stage Entertainment produit en France "Le Roi Lion" (en fin de course, voir actualité du 24 juin), adapté du dessin animé où Whoopi interprétait une inoubliable hyène.

Du 10 au 31 août, au London Palladium, Goldberg jouera la mère supérieure durant trois semaines sur les planches londoniennes, tandis que Patina Miller continuera son rôle de chanteuse un brin vulgaire se protégeant de la mafia dans un couvent. La musique est signée Alan Menken, le livret est de Glenn Slater, et les chorégraphies sont Anthony Van Laast( qui l'on doit celles de "Mamma Mia!" qui débutera à Paris en octobre au Théâtre Mogador, autre production de Stage Entertainment).

"Sister Ac"t a commencé sa carrière londonienne en mai 2009. Elle s'exportera en Allemagne en décembre avant de faire ses débuts à New York au printemps prochain.

En attendant, les spectateurs du monde entier peuvent entendre la voix de Whoopi dans la version originale de Toy Story 3. Elle y est Stretch le poulpe pourpre (référence à son premier rôle cinématographique, La couleur pourpre).

On la reverra d'ici quelques mois dans Earthbound, avec Kate Hudson et Kathy Bates, et dans le prochain Tyler Perry, For Colored Girls who have considered suicide when the rainbow is enuf.

Box office 2008 (4) : Mamma Mia!, comédie la plus populaire

Posté par vincy, le 7 janvier 2009

C'est la seule comédie à être dans le Top 10 mondial cette année : Mamma mia! , adaptation du spectacle musical de Broadway créé à partir des chansons d'Abba, a ramassé 573 millions de $ (dont 96 millions rien qu'au Royaume Uni, où il est leader tous genres confondus). Les ventes en DVD suivent le même chemin.

Son plus proche rival, et champion nord-américain du rire, c'est une adaptation de série TV : Sex & the City le film, avec ses 415 millions de $ a eu le panache nécessaire pour transformer l'essai et être très profitable pour les producteurs.

Nul doute que dans les deux cas cela donnera des idées aux studios qui veulent limiter de plus en plus les risques.

Dans le top 25 mondial, on note dans l'ordre Max la menace, Bienvenue chez les Ch'tis (plus de 3 millions de spectateurs hors de France), Ce qui se passe à VegasRien que pour vos cheveux et Tonnerre sous les Tropiques.  Pas vraiment à la fête cette année, le rire est surtout local : la plupart des comédies qui ont marché ont surtout fait rire dans leur propre pays. Sandler, Carrell ou Stiller font la moitié et même plus de leur box office aux USA.

Ce qui n'est pas le cas de Mamma Mia! . Comme La Momie 3, le film dépend essentiellement (75%) des marchés internationaux. En France, le film a séduit 1,5 millions de spectateurs, se situant ainsi dans le bas du top 25, loin derrière des comédies françaises mais aussi derrière Sex & the City le film et Vicky Cristina Barcelona.

Box office 2008 (2) : 51 films au dessus des 100 millions de $ dans le monde

Posté par vincy, le 4 janvier 2009

Au 30 décembre 2008, 51 films avaient cumulé plus de 100 millions de $ de recettes dans le monde, dont quatre films étrangers. Cette preuve de la suprématie américaine dans la diffusion audiovisuelle mériterait davantage que des discours politiques stériles ou des mesurettes fiscales intraeuropéennes. Hollywood se flatte d'avoir récolté 9,9 milliards de $ en salles, simplement sur les marchés internationaux (c'est à dire hors Amérique du nord) : un record. De fait, une très large majorité de films rapportent plus de 60% de leurs recettes à l'exportation.

8 films ont récolté plus de 500 millions de $ dans les salles mondiales : Batman The Dark Knight (997 millions de $), Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, Kung-Fu Panda, Hancock, Iron Man, Mamma Mia!, Quantum of Solace et Wall-E. En attendant certainement l'arrivée de Madagascar 2 dans ce club élitiste. Indiana Jones reste le film le plus exporté, devant Batman.

Parmi les statistiques idiotes, on note onze suites, deux remakes, six dessins animés, et seulement dix sept film ayant rapporté davantage en Amérique du Nord qu'à l'étranger.

Parmi les quatre films "barbares" qui osent truster les meilleures places du box office, il y a évidemment Bienvenue chez les Ch'tis. Avec 228 millions de $ à date (le film a aussi cartonné en Belgique, en Allemagne et en Italie), le film est 20e, entre Max la Menace et Jumper. Ensuite, il y a le japonais Ponyo sur la falaise, pas encore sorti en salles en dehors du Japon et de l'Asie, 28e avec ses 169 millions de $. Astérix aux jeux Olympiques a quand même encaissé 131 millions de $ (40e). Dernier film étranger, le chinois John Woo et son épopée historique Red Cliff, pas encore sortie en dehors de l'Asie, ayant déjà empoché 118 millions de $ (43e).

D'ici la fin du mois de janvier, une dizaine de films, dont Twilight, sorti durant le fêtes devrait rejoindre cette liste, qui ne comprend pas les films bollywoodiens.

2008 : le top 5 de Claire

Posté par Claire Fayau, le 26 décembre 2008

claire fayau1. Wall-E : mon chouchou toute catégorie (d’ailleurs c’est la sonnerie de mon téléphone portable, c’est dire.). Pour la prouesse visuelle. Pour l’histoire avec des robots attachants (autant que les voitures de Cars ou les rats de Ratatouille). Pour le message  philo-écolo mais pas culpabilisant.

2. Be kind rewind : Surprenant, réconfortant tout en étant nostalgique, avec une BOF qui fait envie  et un Jack Black impayable. En prime, une petite réflexion sur la création et le cinéma, qui donne envie de faire ses propres films "suédés". Le meilleur Gondry !

3. Be Happy : Son titre explicite en fait une ode à la joie de vivre. Le personnage de Poppy (qui veut dire coquelicot ou pavot dont provient l’opium…) déclenche des crises de rire. Super instit un peu "fofolle", Sally Hawkins fait rire, sourire, s’émouvoir et réfléchir, aidée par des second rôles sont excellents .

4. Batman The Dark Knight : Mega blockbuster, reussi, sombre et faisant réfléchir aux concepts philo-sociologiques  sur le bien et le mal. On s'en prend plein les yeux.

5-Mamma mia : Fan des comédies musicales, et du groupe ABBA, je vois le film comme une gourmandise… avec deux  belles cerises sur le gâteau : Colin Firth et Pierce Brosnan. Ou un remake de Muriel’s Wedding  pour le coté mariage et… ABBA. D’accord, certaines scènes sont de la pure guimauve, l’histoire est réduite au strict minimum, les acteurs ridicules chantent faux (préférez l’original). Mais les acteurs - et du coup  les spectateurs - s’amusent comme des petits fous !

Coté film français, celui qui m’a marquée : Bienvenue chez les Chtis. Un film qui fait du bien en temps de crise.
En accessit, je rajouterai l’univers déjanté d’ A bord du Darjeeling Limited de Wes Anderson.

Le film le plus attendu de 2009 :  L'Etrange histoire de Benjamin Button :  La Nouvelle-Orléans, F. Scott Fitzgerald, Brad Pitt et Cate  Blanchett (déjà réunis dans Babel).

High School Musical, décryptage du phénomène ado

Posté par Claire Fayau, le 26 octobre 2008

hsm3.jpgDepuis le 22 octobre 2008 , tous les ados de France ou presque se ruent au cinéma pour l'événement High School Musical 3 qui se permet de talonner voire de devancer Mesrine au Box office! Mais HSM 3, késako ?

Il s'agit d'une comédie musicale désexuée et romantique dans un lycée américain. En septembre, vous avez peut-être croisé des jeunes filles en délire car elles venaient d'avoir l'autographe de Zac Efron... "Zac qui ?", me direz vous. Si vous en êtes là, il va falloir vous remettre à la page. Certes, ça ne révolutionne pas le cinéma, mais en ces temps de crise, on l'a vu avec Mamma Mia !, les comédies musicales colorées et contes de fée séduisent les âmes les plus désespérées...

What is High school musical?
Si vous avez plus de 16 ans, normal que vous l'ignoriez : HSM, c'est un peu le Fame des années 2000, mais un Fame à la Disney. Un côté Happy days échappé dans une production type Hélène et les garçons, ou encore un Hannah Montana plus mixte. Vous l'avez compris, nous avons affaire à de jeunes et beaux américains (stéréotypés) avec de coupes de cheveux super cool et des sourires aux dentifrices blanchissants. Tout cela sait danser et chanter de façon très pro. On peut au moins leur reconnaître ça.


Who's there ?
Les stars de HSM sont : Zac Efron (Troy le beau gosse basketteur style Elvis new look), Vanessa Hudgens (Gabriella la mignonne -gentille - intello latino brune), Ashley Tisdale (la belle peste mais sympa quand même, forcément blonde et WASP), Corbin Bleu (le meilleur ami à la coupe Jackson Five ). Voilà pour les rôles principaux. Et accessoirement, on vous communique le nom du créateur de la série : Kenny Ortega. A savoir, le beau Zac sort avec la jolie Vanessa. Un coup de lambada a du passer par là.

What does it tell? High School Musical, au sous-titre francophone "Premiers Pas sur scène", est à l'origine un téléfilm Disney Channel datant de 2006. Gabriella, une étudiante timide et surdouée, rencontre Troy Bolton, capitaine de l’équipe de basket de son lycée sur une chanson de soirée karaoké. À la rentrée des classes, Gabriella fait sa rentrée au lycée d’Albuquerque, East High. Elle revoit Troy et malgré leurs différences, ils tombent amoureux. Leur seule passion commune étant le chant et la danse (et l'amour quand même un peu), ils décident de participer à la comédie musicale du lycée. Mais leurs rivaux Ryan et Sharpay Evans ne le voient pas d'un si bon oeil...

Le succès chez les ados amène une suite. En 2007, High school musical 2 se passe cette fois hors lycée, l'été à la fin de l'année scolaire ! Troy et ses amis y sont employés dans un camp de vacances - qui en fait appartient aux Evans, les parents de Ryan et Sharpay. Cette Sharpay va tout faire pour séparer les deux amoureux Gabriella et Troy. On verse dans le Shakespeare à l'eau de rose. Ils apprennent qu'il y a un trophée de chant de danse et de chant, remporté chaque année par Ryan et sa soeur (Sharpay, vous suivez?). Jalousies, manigances et bisous autour du trophée sont à prévoir... L'histoire ne dit pas si on y met la langue.

Le carton se confirmant, Disney décide que le troisième épisode sera directement projeté au cinéma, dans le monde entier. Dernière année de cours pour les chérubins. High School Musical 3 : Nos années lycée confirme leurs goûts pour les déhanchements sensuels contrastant avec leurs amours plus que chastes. Troy et Gabriella, qui entrent en dernière année de lycée, risquent d'être séparés l'un de l'autre, puisqu'ils vont faire leurs études dans des universités différentes. Ils décident de mettre en scène "une comédie musicale élaborée reflétant leurs expériences, leurs espoirs et leurs craintes vis-à-vis de leur avenir" (selon le dossier de presse). Money Money ?!

Et après avoir vu le film HSM 3 sur grand écran, pourquoi ne pas reproduire les chorégraphies de "HSM" en visionnant les DVD High School Musical Remix et High School Musical 2 (en Blu-Ray SVP)?

Les 50 ans du cinéma marocain : Marrakech (1)

Posté par vincy, le 21 septembre 2008

marrakech.jpgLe cinéma marocain est né en 1958. Nous reviendrons sur les grands noms de son histoire, mais aussi sur l'affirmation de plus en plus nette d'un cinéma qui est devenu l'une des trois cinématographies les plus importantes en Afrique.

Mais le Maroc c'est aussi, et depuis longtemps, une terre d'accueil pour les tournages hollywoodiens et même français. Nous y reviendrons lors de l'étape à Ouarzazate.

Même si Casablanca a donné son nom à l'un des films les plus emblématiques de l'histoire du 7e Art, ce sont Tanger et Marrakech qui ont servi le plus souvent de décors aux réalisateurs occidentaux fascinés par ce monde arabe riche en couleurs.

Marrakech a ainsi été rendue célèbre par Alfred Hitchcock en 1955. Sur la place Jemaâ El Fna, Daniel Gélin se fait planter un couteau dans le dos et meurt dans les bras de James Stewart dans L'homme qui en savait trop.

Mais Marrakech a aussi été à l'image de nombreux films lorsque le Maroc était sous protectorat français. Notamment en 1934, Jacques Feyder, sur un scénario de Marcel Carné, y réalise Le grand jeu, avec Charles Vanel, Françoise Rosay et Marie Bell.

C'est aussi à Marrakech qu'une partie des plans de Shéhérazade (avec Anna Karina), du Grand Escroc (de Jean-Luc Godard, avec Jean Seberg), de 100 000 dollars au Soleil (de Henri Verneuil, avec Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura), de L'homme qui voulait être roi (de John Huston, avec Sean Connery et Michael Caine) furent tournés, ou détournés. Dans les années 90, on notera juste le film "flower power" Hideous Kinky (Marrakech express), avec Kate Winslet.

C'est enfin à Marrakech que se tient le seul grand festival international de films du Maroc. Outil marketing pour attirer stars, touristes, investisseurs et donner une image glamour et jet-set à une ville globalement pauvre.

Mais, hormis Hitchcock, personne ne fut tenté par l'idée d'utiliser le labyrinthe de la Médina comme prétexte à scénario. Des films d'auteur confidentiels s'y tourneront. Mais l'essentiel des productions migrera vers Ouarzazate, dotée de studios d'envergure internationale. Etonnant pour une ville si cinégénique. Pas un James Bond. Juste une mention dans les périples d'Indiana Jones. Et un passage furtif dans Mamma Mia !, où Stellan Skarsgard traverse, à moto, la place Jemaâ El Fna. Toujours la même (en photo).

crédit photo : Marrakech (c) vincy thomas

Ciné moins cher

Posté par MpM, le 22 août 2008

Les cinéphiles n’en finissent décidément plus de faire des économies ! Après la 7e édition de l’opération 3 jours, 3 euros dans les salles parisiennes le week-end dernier, c’est la rentrée du Cinéma dans toute la France les 14, 15 et 16 septembre prochains, soit un ticket de cinéma au prix unique de 3,50 euros pour tous les films et toutes les séances des salles participantes. Seront à l’affiche à cette époque-là la comédie musicale Mamma mia, le film d’horreur Mirrors, l’adaptation de Michel Houellebecq La possibilité d’une île ou encore la nouvelle comédie burlesque des Belges Fiona Gordon, Dominique Abel et Bruno Romy, Rumba.

La vraie question reste de savoir si la multiplication de ces promotions cinématographiques atteint le but recherché (démocratiser le cinéma en salles et donner une chance à des films moins médiatiques) ou se contente de booster un peu artificiellement les résultats de quelques œuvres en particulier… Pour ce qui est de l’édition 2008 de 3 jours, 3 euros, elle a attiré 320 000 spectateurs dans 376 salles (soit une fréquentation multipliée par deux par rapport à la semaine précédente, souligne la Mairie de Paris), contre 326 000 en 2007 et 380 000 en 2006. Plus d’un tiers de ces entrées à tarif réduit se sont concentrées sur trois films : Batman, the dark Knight (77 000 entrées), Wall-e (près de 28 000 entrées) et Gomorra (27 000 entrées).