355: Marion Cotillard s’en va, Fan Bingbing revient et Diane Kruger arrive

Posté par vincy, le 10 juin 2019

Avec le départ de Marion Cotillard, qui préfère tourner le prochain film de Léos Carax, il manquait une femme au casting du thriller 355. Diane Kruger rejoint donc Jessica Chastain (productrice et initiatrice du projet), Lupita Nyong'o et Penelope Cruz. Et l'actrice chinoise Fan Bingbing, ayant réglé tous ses problèmes fiscaux et n'étant plus assignée à résidence dans son pays, peut faire partie du générique, comme prévu l'an dernier.

Lire aussi: Jessica Chastain embarque Marion Cotillard, Penélope Cruz et Lupita Nyong’o dans “355”

Le thriller d'espionnage de Simon Kinberg - scénariste de Mr & Mrs Smith, scénariste des derniers X-Men (et réalisateur de X-Men Dark Phoenix, avec Jessica Chastain) - a commencé ses premières prises de vue en mai. Mais le tournage n'aura vraiment lieu qu'à partir de début juillet à Paris, avant de partir à Londres et au Maroc.

Universal distribuera ce film estimé à 75M$ de budget, où l'on retrouve aussi Sebastian Stan (vu dans Captain America et les Avengers) et Edgar Ramirez (qui retrouve Penelope Cruz, avec qui il partage l'affiche du futur film d'Olivier Assayas) à l'affiche.

355 suit un groupe d'espionnes de différentes agences internationales. Elles doivent collaborer, malgré leurs divergences, conflits et autres méfiances, pour éviter une catastrophe planétaire. Au fil de l'enquête, elles deviennent solidaires et amies et décident de créer leur propre "label", nommé 355.

Ce nom provient de l'un des premiers espions américains, au XVIIIe siècle, qui était en l'occurrence une femme (à l'identité réelle inconnue) et considérée comme la pionnière dans le domaine.

BIFFF 2019 : Corbeau d’or pour Little Monsters, avec Lupita Nyong’o

Posté par kristofy, le 22 avril 2019

Durant une douzaine de jours, le Bruxelles International Fantastic Film Festival est devenu le Brussels Insane Fuckin' Film Festival, soit une 37e édition du BIFFF qui a présenté un large panorama des productions fantastiques du moment. Avec près d'une centaine de films; dont 10 avant premières mondiales, 11 avant premières internationales et 10 avant premières européennes; c'était le rendez-vous pour découvrir ou revoir autant les plus gros films comme Iron Sky 2 de Timo Vuorensolat avec Udo Kier (qui a reçu un Hommage du festival) en leur présence, Take Point de Kim Byung-woo, venu aussi, SuperLopez en compagnie de Javier Ruiz CalderaHellboy de Neil Marshall, Bodies at rest de Renny Harlin,  Chasing the dragon avec Donnie Yen et Andy Lau, des films catastrophes nordiques, le phénomène One cut of the dead, et même The Beach Bum de Harmony Korine...

Le BIFFF c'est beaucoup d'avant-premières mais aussi plusieurs jurys pour différentes sélections. Pour la compétition internationale le jury présidé par Steve Johnson (célèbre artisan des effets-spéciaux), accompagné des réalisateurs Na Hong-jin et Christian Alvart, les acteurs Yoann Blanc et Darko Peric, s'est concentré sur 9 films: leur tâche se résuma à départager les favoris du public qui étaient en fait les mêmes pour eux aussi avec un film prévisible en haut du podium. Les meilleurs films étaient Little Monsters de Abe Forsythe d'abord et The Pool de Ping Lumprapleng, suivis en challenger de poids par Freaks de Adam B. Stein & Zach Lipovsky et Extra Ordinary de Mike Ahern & Enda Loughman, et c'est logiquement ce que reflète le palmarès. Little Monsters reçoit et c'est mérité le Corbeau d'or, Freaks est Corbeau d'argent, The Pool a une mention spéciale du jury et le Prix de la Critique, et le phénomène One cut of the dead qui nous arrive en salles ce mercredi 24 avril est Prix du Public.

Compétition internationale
- Corbeau d’Or, Grand Prix: Little Monsters de Abe Forsythe (Australie)
- Corbeau d’Argent ex aequo: Freaks de Adam B. Stein & Zach Lipovsky (Etats-Unis)
- Corbeau d’Argent ex aequo: Extra Ordinary de Mike Ahern & Enda Loughman (Irlande)
Mention spéciale de Steve Johnson, président du jury : The Pool de Ping Lumprapleng (Thaïlande)

Le palmarès des autres sections
Prix du public: One cut of the dead de  Shin’ichirô Ueda (Japon)
- Méliès d’Argent: I'm back de Luca Miniero (Italie)
- Prix Thriller: Door Lock de Kwon Lee (Corée du Sud) + mention spéciale: Brother's Nest de Clayton Jacobson (Australie)
- Prix du 7e Parallèle: Werewolf by Adrian Panek (Allemagne) + mention spéciale: Cities of Last Things de Wi Ding Ho (Taïwan)
- Prix de la Critique: The Pool de Ping Lumprapleng (Thaïlande)

C'est donc Little Monsters de de Abe Forsythe qui s'est imposé comme le favori, le film représente une sorte de 'feel-good black comedy' avec des zombies dans un parc pour enfants et en vedette Lupita Nyong'o. L'histoire est aussi simple que drôle : Alexander England est un trentenaire qui se dispute avec sa fiancée. De nouveau seul il échoue sur le canapé de sa soeur qui a un petit garçon. Lui qui était plutôt irresponsable et sans travail est forcé de découvrir enfin le monde des adultes et des familles à travers son petit neveu de 5 ans qui a des allergies alimentaires. Mais surtout il rencontre sa jolie maîtresse d'école, incarnée par Lupita Nyong'o. La classe de maternelle organise une sortie dans un parc pour enfants avec des animaux ; il s'improvise accompagnateur, prêt à endurer le cauchemar d'une quinzaine de gamins, pour séduire l'institutrice. Le cauchemar sera tout autre : le parc se retrouve envahi par une centaine de zombies !  L'institutrice va s'efforcer le plus longtemps possible de faire croire au enfants que tout cela n'est qu'un jeu pour ne pas les traumatiser: mais en plus des zombies, il y a en plus des gros mots, du sang, des armes... Little Monsters est irrésistible en terme de d'humour (un peu façon Shaun of the dead) tout en respectant les codes du genre zombies (qui sont lents comme ceux de George Romero, en plus des gens dévorés...), ponctué de références pour les geeks (avec des jeux-vidéo, Dark Vador...), etdes chansons qui font partie de l'histoire (au ukélélé 'Shake it off' de Taylor Swift pour distraire les enfants des zombies qui essaient de rentrer dans leur abri, 'Sweet Caroline' de Neil Diamond en guise de déclaration d'amour), et bien sûr une possible romance avec des quiproquos. Bref, tous les ingrédients sont rassemblés pour un film très efficace, spectaculaire et drôle.

Le film compte avec la présence de la star Lupita Nyong'o qui avait reçu l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Twelve Years a Slave et à l'affiche des gros succès Black Panther de Ryan Coogler et Us de Jordan Peele, à noter que ici c'est la première fois qu'elle est le personnage principal d'un film pour un rôle qui n'était pas prédestiné à une femme noire.

Little Monsters avait été d'abord découvert par le festival de Sundance fin janvier. Aux Etats-Unis la sortie est prévue pour une combinaison de salles de cinéma et d'une diffusion via la plateforme de streaming Hulu). Pour une sortie en France reste à croiser les doigts...

Jessica Chastain embarque Marion Cotillard, Penélope Cruz et Lupita Nyong’o dans “355”

Posté par wyzman, le 1 mai 2018

Les fans de films d'espionnage vont être ravis ! Le webzine Deadline vient de révéler que Simon Kinberg réalisera 355, le premier volet de ce qui pourrait devenir une franchise portée par Jessica Chastain, Marion Cotillard, Penélope Cruz, Lupita Nyong'o mais également Fan Bingbing.

Rendez-vous sur la Croisette

355 est d'ores et déjà annoncé comme un thriller d'action décalé et audacieux qui a pour ambition de dépoussiérer un genre aujourd'hui bouché par les franchises James Bond, Mission : Impossible ou encore Jason Bourne. Entièrement pitché par Jessica Chastain, 355 sera le second long-métrage de Simon Kinberg. Ce scénariste anglais est en effet en train d'achever la post-production de X-Men : Dark Phoenix, dont la sortie a récemment été décalée au 13 février 2019. C'est d'ailleurs sur le tournage du blockbuster que Jessica Chastain et lui ont fait connaissance et ont commencé à évoquer une future nouvelle collaboration.

A quelques jours du coup d'envoi du 71e Festival de Cannes, Deadline révèle également que les cinq actrices mentionnées plus haut ainsi que le réalisateur seront présents la semaine prochaine à l'hôtel Le Majestic pour présenter 355 à des acheteurs internationaux. Jessica Chastain et Simon Kinberg devraient produire le film via leur société respective, Freckle Films et Kinberg Genre. (Bien qu'il soit trop tôt pour affirmer que cela est lié, nous vous rappelons que toutes les actrices représentent une ou plusieurs marques du groupe L'Oréal.)

Un film féminin

Au moment d'expliquer son désir de porter sur grand écran ce film all-star female, Jessica Chastain déclare : "J'ai eu tellement de plaisir à travailler sur La Couleur des sentiments que j'ai toujours voulu faire un autre film féminin. J'adore les Jason Bourne, les Mission: Impossible, et je me demandais pourquoi, à l'exception de Charlie's Angels, il n'y avait pas eu de véritable film d'espionnage-action-thriller féminin. C'est ce qui a tout déclenché, avec l'idée de caster des actrices du monde entier pour en faire un projet international. J'ai réalisé l'incroyable liberté de création que nous aurions avec cela. J'ai apporté l'idée à Simon, je lui ai parlé des actrices auxquelles je pensais et il était si gentil. Il a dit: 'Je veux le faire avec vous.'"

Elle poursuit : "Puis j'ai appelé toutes les actrices, je leur ai dit ce à quoi je pensais et que je voulais que ce soit un processus de collaboration, et comment nous allions toutes créer cela ensemble. La seule chose qui nous a semblé important, c'est que nous nous retrouvions tous à Cannes, car ce serait le début de notre voyage ensemble. Toutes les actrices que j'ai appelées ont dit oui, au téléphone. Elles se sont engagés à Cannes et à tout. Jusqu'à présent, cela a été un processus très facile."

Le film que j’attends le plus en 2018: Black Panther de Ryan Coogler

Posté par wyzman, le 1 janvier 2018

Annoncée en grande pompe dans Captain America : Civil War, l'introduction de Black Panther a été légèrement éclipsée par l'arrivée du nouveau Spider-Man, Tom Holland. Pas de problème, février 2018 sera l'occasion de voir lequel de ces deux super-héros est le meilleur investissement.

Renouer avec un public délaissé

Premier film de super-héros doté d'un casting composé majoritairement d'acteurs noirs, l'adaptation cinématographique de Black Panther par Ryan Coogler marquera un tournant dans le MCEU. Tandis que Spider-Man Homecoming tentait d'intéresser un public toujours plus jeune, Black Panther a pour vocation de toucher une minorité très friande de cinéma mais lessivée par le whitewashing et les seconds rôles constamment laissés à des acteurs de couleur. Cette minorité représente 12% de la population américaine et 15% des cinéphiles réguliers. D'ailleurs, l'affiche officielle de Black Panther est révolutionnaire. Juste avant les sorties de Avengers : Infinity War et de Captain Marvel, Black Panther a donc tout d'un grand test.

Forcément, si j'attends impatiemment la sortie de Black Panther, c'est avant tout pour son casting. Outre la prédominance d'acteurs noirs (logique, le film se déroulera essentiellement au Wakanda, un pays fictif situé en Afrique), Black Panther s'est offert une distribution prestigieuse.

Déjà vu dans Gods of Egypt et The Express, Chadwick Boseman reprendra le rôle principal. Son ennemi, Killmonger, sera incarné par Michael B. Jordan, la star de Fruitvale Station et Creed. Ils seront entourés d'acteurs oscarisés, déjà nommés ou en route pour les Oscars (Lupita Nyong'o, Forest Whitaker, Angela Bassett, Daniel Kaluuya) et d'autres extrêmement populaires (Andy Serkis, Martin Freeman, Danai Gurira).

Un film indispensable

Les 89 millions de personnes qui ont vu le trailer officiel dans les premières 24 heures le savent, le film est essentiel pour la suite du MCEU. C'est en effet au Wakanda que Thanos, le grand méchant d'Avengers : Infinity War, devrait trouver un élément lui permettant de décupler ses forces et de détruire la Terre. Plus encore, le Wakanda sera au cœur du film des frères Russo puisqu'il devrait s'y passer un combat épique.

Notons maintenant que pour la première fois, un film de l'univers cinématographique de Marvel se déroulera dans un espace terrestre entièrement fictif. Le succès des Gardiens de la Galaxie, qui se déroulent dans des univers inconnus, pourrait bien être la cause de ce si grand intérêt pour le Wakanda. Et les premières images laissent à penser que l'endroit sera fidèle aux comics : bourré de nouvelles technologies et paradisiaque à la fois.

Outre son superbe casting et son incroyable budget (on parle de 150 millions de dollars), le film est d'ores et déjà annoncé comme l'un des plus gros cartons de 2018. Aux Etats-Unis, il devrait amasser plus de 90 millions de dollars dès sa sortie, réalisant au passage le second meilleur démarrage d'un premier film solo estampillé Marvel. Dévoilé en plein Black History Month, Black Panther est sans surprise le film dont on parlera le plus en février prochain, loin devant Cinquante nuances plus claires ou encore Pacific Rim 2.

Sur Twitter, le hashtag #BlackPantherSoLit revient régulièrement. A chaque nouveau poster, image ou vidéo mis en ligne pour être précis ! Et pour marquer le coup, la production a fait appel à Kendrick Lamar, le rappeur le plus woke de sa génération, pour interpréter le titre phare de la bande originale.

Cannes 70 : Où est la diversité ?

Posté par cannes70, le 28 avril 2017

70 ans, 70 textes, 70 instantanés comme autant de fragments épars, sans chronologie mais pas au hasard, pour fêter les noces de platine des cinéphiles du monde entier avec le Festival de Cannes. En partenariat avec le site Critique-Film, nous lançons le compte à rebours : pendant les 70 jours précédant la 70e édition, nous nous replongeons quotidiennement dans ses 69 premières années.

Aujourd'hui, J-20. Et pour retrouver la totalité de la série, c'est par .

Festival de cinéma créé en France et basé en France, le festival de Cannes a souvent récompensé des films français (point sur lequel nous ne reviendrons pas), tout en s'amourachant de films occidentaux traitant de la thématique raciale. On pense à Dheepan de Jacques Audiard, à Divines de Houda Benyamina mais aussi à Loving de Jeff Nichols, pour n'en citer que des récents. Mais cette vitrine du cinéma mondial ne serait-elle pas un peu opaque ?

Calculs visibles

A l'heure où la question de la diversité raciale touche tout le cinéma occidental (on se souvient tous de la polémique #OscarsSoWhite), il ne fait aucun doute que la question sera très prochainement soulevée concernant le Festival de Cannes. Soixante-onze ans après sa création, le plus international des festivals de cinéma semble avoir du mal sinon à se renouveler, au moins à se diversifier ! Ainsi, la première chose qu'on lui reproche fréquemment, c'est son adoration pour certains noms (réalisateurs comme acteurs) qui semblent revenir de manière cyclique, empêchant les petits nouveaux de débarquer par la grande porte.

Par la suite, il y a le problème de ces pays certes non-occidentaux au sens strict, mais appartenant plutôt aux pays dits "du Nord" et qui reviennent chaque année. Parmi eux : le Japon (La Porte de l'enfer, CKagemusha, l'Ombre du guerrier, La Ballade de Narayama, L'Anguille, La Forêt de Mogari), la Turquie (Yol, la permission, Il était une fois en Anatolie, Winter Sleep) ou encore la Chine (Adieu ma concubine, Vivre !). Acteurs récurrents d'une série télévisée qui finirait par ronronner, lesdits pays trustent les sélections et par analogie les palmarès, faisant naître un sentiment de diversité calculée.

Des palmarès visibles

Au sein de la sélection officielle, il est important de constater que le monde entier est représenté (voir notamment notre texte sur l'Afrique à Cannes), mais globalement ce monde est essentiellement occidental, une constatation encore plus forte si l'on s'arrête au palmarès du jury officiel des longs-métrages et que l'on consulte la liste les réalisateurs et comédiens issus des minorités visibles qui remportent les trophées.

Chez les acteurs et actrices, citons les Afro-américains John Kitzmiller pour La Vallée de la paix de France Stiglic (1957) et Forest Whitaker pour Bird de Clint Eastwood (1988), de nombreux Asiatiques dont Ge You pour Vivre ! de Zhang Yimou (1994), Tony Leung Chiu-wai pour In the Mood for Love de Wong Kar-wai (2000), Maggie Cheung pour Clean d'Olivier Assayas (2004), ou encore Jeon Do-yeon pour Secret Sunshine de Lee Chang-dong (2007),  Shahab Hosseini pour Le Client de Asghar Farhadi et Jaclyn Jose pour Ma' Rosa de Brillante Mendoza (2016).

N'oublions pas les Français Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem et Sami Bouajila pour Indigènes de Rachid Bouchareb (2006), ainsi que le Portoricain Benicio del Toro pour Che de Steven Soderbergh (2008). Chez leurs collègues féminines, on retrouve, venues d'Amérique latine, Norma Aleandro pour L'histoire officielle (1985), Fernanda Torres pour Parle-moi d'amour d'Arnaldo Jabor (1986), Sandra Corveloni pour Une famille brésilienne de Walter Salles et Daniela Thomas (2008) ainsi que la Sud-africaine Linda Mvusi pour Un monde à part de Chris Menges en 1988 ex-aequo avec ses partenaires Barbara Hershey et Jodhi May.

Les prix de mise en scène ont notamment honoré Glauber Rocha pour Antonio Das Mortes (1969), Nagisa Oshima pour L'Empire de la passion (1978), Fernando Solanas pour Le Sud (1988), Wong Kar-wai pour Happy Together (1997), Edward Yang pour Yi Yi (2000), Im Kwon-taek pour Ivre de femmes et de peinture (2002), Tony Gatlif pour Exils (2004), Alejandro González Iñárritu pour Babel (2006), Brillante Mendoza pour Kinatay (2009), Carlos Reygadas pour Post Tenebras Lux (2012), Amat Escalante pour Heli (2013) ou Hou Hsiao-hsien pour The Assassin (2015). Les Grands Prix et autres prix du jury sont revenus eux aussi régulièrement à des artistes «non occidentaux».

Ceci n'est pas un coup marketing

Bien que les films portés par des acteurs de couleur et sacrés par les différents jurys ne soient pas majoritaires, tout n'est pas perdu. La nécessité de diversité passe par des jurés issus de tous horizons, ce qui aide, au moins indirectement, à trouver une plus grande variété d'origines parmi les artistes primés. La vraie diversité se trouve au sein du jury, la direction d'un festival étant libre de pouvoir pallier à des manques constatés dans la production mondiale. Ainsi Katayoun Shahabi en 2016, Rokia Troaré et Guillermo del Toro en 2015, Jeon Do-yeon, Gael Garcia Bernal, Leila Hatami et Jia Zhangke en 2014, etc. Les figures incontournables du cinéma mondial répondent tous les ans présents pour délivrer le Graal des Graals, la Palme d'or.

Artistes - car il s'agit avant tout d'art -, ils font des choix avant tout esthétiques et sentimentaux, même si la politique n'est, on l'imagine aisément, jamais totalement absente des délibérations si  secrètes des jurys.

De fait, tous ces artistes et professionnels du 7e art n'ont ainsi eu de cesse de contribuer au rayonnement du festival de Cannes à travers le monde. Et cette année, il y a un acteur qui pourrait bien devenir le MVP dont les organisateurs ne pensaient pas avoir besoin. Relayée par le New York Times, le Daily Mail, Business Insider, le HuffPost et Slate (pour ne citer qu'eux), la présence de Will Smith à Cannes (en tant que membre du jury) est vite devenue un l'événement. Acteur ultra-bankable (il a rapporté 3,2 milliards de dollars au box-office américain), Will Smith c'est aussi cet homme à la cote de popularité indéboulonnable, nommé deux fois aux Oscars, cinq fois aux Golden Globes et qui n'a jamais été à l'affiche d'un film montré sur la Croisette. Un vrai drame lorsque l'on sait qu'il a déjà tourné pour Robert Redford, Michael Mann, Francis Lawrence, Peter Berg et M. Night Shyamalan.

Lire le reste de cet article »

Comic-Con 2016: 10 événements qu’il ne fallait pas rater

Posté par cynthia, le 30 juillet 2016

La Comic-con de San Diego s'est achevée dimanche dernier et, encore une fois, nous avons étions comblés, même à distance, et encore une fois les exclusivités étaient au rendez-vous. Si ce weekend vous étiez en pleine forêt à vivre avec des loups et que vous n'avez pas touché à vos smartphones et autres ordinateurs, vous avez raté beaucoup de choses... Mais comme nous sommes gentils à Ecran Noir, voici le récapitulatif de ce qui ne fallait pas rater lors de cet événement!

1) Captain Marvel a son actrice

Après des mois de torture mentale, l'actrice oscarisée pour Room a été annoncé comme étant la future interprète du célèbre personnage de Marvel. Brie Larson rejoint donc le casting des Avengers pour notre plus grand plaisir.

2) Des trailers à gogo

  • Les animaux Fantastiques: Prequel de la saga Harry potter, le trailer des Animaux Fantastiques nous a coupé le souffle. La larme à l’œil, nous nous sommes remémoré la saga Harry Potter qui avait fait notre jeunesse. Eddie Redmayne et ses cheveux roux se retrouvent face à toutes ces créatures magiques à capturer dont un gros dragon blanc (Khalessi vient chercher ton bébé). Face à lui un Colin Farrell terriblement sexy et surtout les quelques notes de musique qui rappellent HP. Rendez-vous en Novembre.
  • Kong Skull Island: Il n'y a pas que dans l'univers Marvel que Brie Larson va montrer ses gros poings. Venue aux côtés de Tom Hiddleston (sans Taylor Swift) et de toute la team de Kong Skull Island, la belle a montré ses talents dans la bande-annonce du prequel de King Kong. Oui King Kong avant King Kong. Rendez-vous en mars 2017 avec ce mix entre le mastodonte des primates et une sorte de guerre du Vietnam version Apocalypse Now.
  • Doctor Strange: Comme tous les ans, Marvel Studios fait fort en ramenant des bandes-annonces explosives (prend garde à toi DC Comics). Doctor Strange n'échappe pas à la règle en se dévoilant dans une bande annonce psychédélique digne d'Inception de Christopher Nolan. Benedict Cumberbatch tout en muscle fait face à un Mads Mikkelsen flippant et une Rachel McAdams touchante. Mais c'est aussi l'occasion de voir Tilda Switnon, crane rasé, en Maître de l'illusion. Rendez-vous cet automne.
  • Wonder Woman: Wait wait...nous avons dit plus haut "prend garde à toi DC"? Autant pour nous... La super production a ramené dans son sac la bande-annonce (ouffissime) de Wonder Woman! Alors que Marvel Studios nous promet un film consacré à Black Widow (Scarlett Johansson) depuis deux ans, DC, quant à eux, ont enfin sorti un film de super héros avec une femme qui se débrouille toute seule sans pote phallique (GODE bless America). La belle brune arbore son célèbre lasso mais aussi une épée et un bouclier... En fait imaginez un peu le scénario: Captain America rentre dans un bar et rencontre Xena. Pris d'une pulsion, les deux compères font l'amour sauvagement dans les WC tout en oubliant d'utiliser un préservatif (à ne surtout pas faire cet été sur la plage!!!!), neuf mois plus tard ET PAF, ça ne fait pas des chocapic; mais Wonder (amazing amazone) Woman (ancêtre de Lara Croft).
  • Son costume va faire exploser le pantalon de pas mal de geeks, on en est certains!

    "- Euh, ça consiste en quoi une secrétaire?

    - Et bien je fais tout ce qu'il me demande.

    - Chez moi cela s'appelle de l'esclavage!" Ok, on l'adore déjà (Fangirling)! Rendez-vous en été 2017!

  • Justice League: DC sont des blagueurs en plus de ça. Alors que les studios avaient annoncé qu'ils n'avaient pas prévu de dévoiler des images de Justice League, voilà qu'ils ont débarqué par surprise avec un trailer à faire trembler les Avengers (ou pas)! Batman, Aquaman, notre chérie Wonder Woman et Flash vont devoir faire équipe malgré leurs différents contre "un mal commun". Rendez-vous en novembre 2017  afin de voir si Marvel Studios peut commencer à avoir peur! En tout cas le costume de Flash rappelle étonnamment un certain Iron Man...la guerre est déclarée!
  • King Arthur: Guy Ritchie a dévoilé la bande-annonce de son adaptation du Roi Arthur avec le sexy Charlie Hunnam (trose nu) et l'indétrônable Jude Law (en méchant). Entre coup d'épée et frottement d'abdos, on en a l'eau à la bouche! Ça n'a plus rien à voir avec la légende, mais le remix médiéval avec le style Ritchie peut faire des étincelles.

3) L'équipe de Black Panther venue se présenter aux fans.

C'est officiel, après son apparition (plus que remarquée) dans le dernier Captain America, Black Panther aura son propre film. Chadwick Boseman revient dans la tenue noire et sexy de la panthère et il est rejoint par la sublime Lupita Nyong'o et Michael B. Jordan, ex torche humaine pour la blague de la Fox Les quatre Fantastiques.

4) Le traditionnel selfie de l'industrie Marvel

Comme tous les ans, Marvel Studios offre du grand spectacle à la Comic-Con. Mais que serait-ce la Comic-Con sans un selfie de la part de la grande famille Marvel? Rien bien évidemment. C'est ainsi que tous le casting des Gardiens de la Galaxie, venu sans bande annonce, ni image (imaginez notre déception), le casting de Black Panther, celui de Doctor Strange et Captain Brie Larson ont posé pour James Gunn (réalisateur des Gardiens de la galaxie). On a adoré!

5) Le cosplay d'Adam Savage

Ce qu'il y a de génial à la Comic - Con, c'est que l'on peut venir vêtu du costume de notre héros préféré. C'est ainsi qu'il y a eu de nombreuses Harley Quinn dans les couloirs, des Squirrel Girls, des Spiderman, des Dark Vador, des Wonder Woman...bref, rien d'original. Et puis il y a eu Adam Savage, le célèbre animateur américain de Discovery Channel, qui est arrivé déguisé en ours avec le corps de Leonardo Dicaprio accroché à son ventre. Fous rires garantis! L'année prochaine on viendra en Wonder Woman histoire de draguer un Captain!

Les Oscars 2015 en 10 styles

Posté par cynthia, le 24 février 2015

Les Oscars, ses prix, ses discours, et surtout l'occasion pour les stars de se revêtir de tenues hors-de-prix. Pour certains ,c'est dans la poche et ils nous ont fait rêver, mais pour d'autres... nous avons bien rigolé! Retour sur les dix tenues qui ont marqué cette 87ème cérémonie des Oscars.

Marion Cotillard, des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Après avoir porté une robe qui faisait penser à un volet de badminton aux César, l'actrice à la voix fluette est venue aux Oscars avec une robe à trou à mi-chemin entre un filet de pêche et un gruyère. Blanche avec plein d'orifices et une bande noire qui marquait le bas de ses fesses, Marion Cotillard prend de plus en plus de risques avec la mode. Mais on préfère encore son t-shirt rose Kiabi dans le film des Dardenne.

Dakota Johnson, plus belle habillée
Nous connaissons son anatomie par cœur grâce au navet Cinquante Nuances de Grey et pourtant c'est avec des vêtements que la fille de Mélanie Griffith a fait sensation. Sa robe rouge sang assymétrique faisait d'elle une princesse de conte de fée(sse)s.

Gwyneth Paltrow, le divorce lui réussit
L'ex de Chris Martin, n'a rien à envier aux différentes conquêtes de ce dernier (la sublime Jennifer Lawrence entre autres). Gwyneth est apparue sur le tapis rouge dans une somptueuse robe signé Ralph et Russo. Sublime confiserie avec cette rose qui soutient une épaule, quand l'autre reste dénudée, il s'agit d'un sans faute pour la belle plante.

Scarlett Johansson la sirène du tapis rouge
Prochainement à l'affiche de la suite d'Avengers, Scarlett Johansson a affiché ses formes vertigineuses dans une robe verte et échancrée. Même John Travolta n'a pas résisté à son charme et lui a volé un baiser sur le tapis rouge. Comme nous le comprenons! En revanche, la coiffure un peu punk gâche un peu l'ensemble...

Jared Leto, In my Umberella ella ella hey hey hey
Jared Leto, toujours plus Jesus Christ que jamais, a fait sensation (pas dans le bon sens du terme) en costume bleu pâle et parapluie! Récapitulons: nous sommes à Los Angeles où le soleil brille... La seule explication que nous trouvons est que l'acteur a dû vouloir faire une dédicace à la chanteuse Rihanna. Et c'est raté!

Channing Tatum, le lubrifiant naturel
L'acteur aux pectoraux d'acier (vous les reverrez prochainement dans la suite de Magic Mike) a une nouvelle fois dissout les culottes et les slips de l'assemblée par son charisme. Le "tuxedo" parfaitement coupé, certes horriblement classique, mais si "James Bondien"... Le tapis rouge étant trempé nous repensons subitement à Jared Leto et son parapluie...

Lupita Nyong'o, allô maman bobo
Lupita a choisi une robe à perles pour revenir aux Oscars après sa consécration de l'année dernière. Excellent choix me direz-vous? Oui (la silhouette est sublimée) mais non! Mettez-vous à la place de ses tétons! Ils ont dû drôlement souffrir.

Julianne Moore, alerte à la perfection
La divine rousse était de toute beauté dans une robe blanche et parsemée de diamants (vrai ou faux, ils étaient étincelants) pour aller chercher son Oscar plus que mérité! C'était sobre, original, et classe. Sans oublier la coiffure qui assagissait sa chevelure rousse habituellement flamboyante.

Sienna Miller, quelqu'un peut lui offrir un Macdo?
Sous alimentée, l'actrice semblait lutter pour se déplacer dans sa robe, pourtant magnifique. Noire et à dentelle au niveau de la traîne, elle aurait fait davantage sensation si nous n'avions pas été captivé par sa maigreur (là, même le noir ne peut rien faire). Les formes de Scarlett, Julianne et Marion nous semblent plus appétissantes...

Lady Gaga, SOS ménage
La chanteuse, venue offrir sa voix pour rendre hommage à La mélodie du bonheur, ne manquait pas de formes (pas facil d'habiller une taille 42 à Hollywood). A moins que ce ne soit la robe qui lui faisait prendre 20 kilos et donnait l'impression d'une petite femme montée sur des échasses. Mais le pire de sa tenue (vous connaissez la Gaga) était ses gants à vaisselle, bien rouges. Lady Gaga a-t-elle nettoyé (les dégâts du sex appeal trop violent de Channing Tatum) à la fin de la soirée?

Jennifer Lawrence : son sens de l’humour ne plait pas à tout le monde

Posté par cynthia, le 8 mars 2014

jennifer lawrence lupita nyong'o oscars 2014C'est la journée de la femme : alors célébrons-la avec la star féminine du moment. Elle a 23 ans et déjà trois nominations aux Oscars à son actif. Elle en a empoché un en 2013 dans la catégorie reine de la meilleure actrice. Jennifer Lawrence est aussi la tête d'affiche d'une franchise à cash : le deuxième opus d'Hunger Games est le film qui a récolté le plus de recettes en Amérique du nord en 2013, et les deux premiers épisodes de la série ont déjà rapporté 1,55 milliard de $ dans le monde.

Plus fort que l'éclosion d'une actrice très talentueuse, révélée dans Winter's Bone en 2010, ce qui épate tant dans la trajectoire de Jennifer Lawrence c'est sa success story digne d'un conte de fée hollywoodien, alliant les films d'auteurs et les succès publics : 5 de ses films ont passé la barre des 100 millions de $.

Succès à grande vitesse

Lauréate à 18 ans du prix Marcello-Mastroianni à la Mostra de Venise pour Loin de la terre brûlée de Guillermo Arriga, nommée à 20 ans à l'Oscar de la meilleure actrice pour Winter's bone de Debra Granik (elle le loupe face à Natalie Portman dans Black Swan), elle fait partie d'une génération d'actrices qui ont rapidement gagné en influence : au point que Dior l'a choisie pour succéder à Mila Kunis et Marion Cotillard pour être l'égérie de l'un de ses parfums.

En moins de deux ans, entre la sortie de X-men the first class, celle du premier volet de Hunger Games et le succès plus surprenant de Happiness Therapy (de David O'Russell), Jennifer a mis les critiques, l'industrie et le public à ses pieds. Elle gagne l'Oscar de la meilleure actrice à 22 ans, ce qui en fait l'une des plus jeunes comédiennes primées par l'Académie.

Elle obtient sa troisième nomination à l'Oscar - cette fois en tant que meilleure actrice dans un second rôle -) pour avec American Bluff(toujours de David O'Russell) pour confirmer son aura comme son talent dramatique. «La fille du feu» devient alors l'actrice la plus jeune à avoir déjà reçu trois citations aux Oscars, renvoyant aux archives la détentrice du record, Teresa Wright (nominée une fois en 1942 et deux fois en 1943 à l'âge de 24 ans). Mais les votants ont préféré cette année la novice Lupita Nyong'o (12 years of a slave).

jennifer lawrence lupita nyong'o oscars 2014Insultes et dérision

En Amérique, le succès est rarement méprisé. Elle est louangée et le bashing lui a été un temps épargné. Qui pourrait détester une fille comme elle? Que ce soit en portant des robes trop serrés ou en se cassant (souvent) la figure aux cérémonies, elle n'hésite pas à se moquer d'elle-même.

Pourtant, elle se fait souvent insulter sur les réseaux sociaux et critiquer pour son manque de sérieux sur les plateaux télés. Lawrence renvoie la balle : elle hait Twitter (ce qui lui vaut quelques tweets de geeks pas très sympas) et l'émission de TV Fashion Police (qui critique ses formes et sa boulimie). Qui le lui rendent bien.
Si elle attire la haine des "fashionistas" et autres dictateurs du bon goût, c'est parce qu'elle revendique ses jolies formes en affirmant qu'elle ne peut pas ''bosser l'estomac vide''. Elle est passée par le McDo avant les Oscars et le dernier Festival de Cannes. D'un naturel joyeux et espiègle, elle n'hésite pas à se jouer d'elle-même et de jouer avec les autres (comme cette photo avec Lupura Nyong'o où elle tente de lui chipper l'Oscar).
C'est ainsi qu'elle taquine Liam Hemsworth sur sa rupture d'avec Miley Cyrus (ce qui a mis en rage les fans de la chanteuse), chatouille Josh Hutcherson à la première londonienne de Hunger Games: l'embrasement, n'hésite pas à parler de ces problèmes gastriques liés au stress sur un plateau télé et se casse la figure aux Oscars sans perdre le sourire.

Cela lui amène plus de fans que de jaloux. Jack Nicholson lui a fait la cour, Marion Cotillard se revendique fan et Bradley Cooper l'a présentée à Leonardo DiCaprio qui voulait la rencontrer (sans doute pour savoir comment on pouvait gagner un Oscar sans avoir à perdre 20 kilos).

12 Years a Slave triomphe aux Independent Spirit Awards

Posté par vincy, le 2 mars 2014

A la veille des Oscars, 12 Years a Slave a quasiment tout raflé aux Independent Spirit Awards. Film, Réalisateur, second-rôle féminin, scénario, image : on voit là un avant-signe de ce que pourrait être la cérémonie des Oscars.

Pour une fois, les Spirit Awards ont été assez consensuels, répétant les palmarès des critiques, des Golden Globes et des différentes guildes : Blanchett, McConaughey et Leto font là encore figures de favoris pour les Oscars.

On notera que La vie d'Adèle, qui n'est pas oscarisable, a été récompensé par le prix du meilleur film étranger. Trois autres films cannois ont été honorés : Fruitvale Station, Mud et Nebraska.

Palmarès

Meilleur film: 12 Years a Slave
Meilleur réalisateur: Steve McQueen (12 Years a Slave)
Meilleur acteur: Matthew McConaughey (Dallas Buyers Club)
Meilleure actrice: Cate Blanchett (Blue Jasmine)
Meilleur second rôle masculin: Jared Leto (Dallas Buyers Club)
Meilleur second rôle féminin: Lupita Nyong’o (12 Years a Slave)
Meilleur documentaire: 20 Feet From Stardom
Meilleur scénario: John Ridley (12 Years a Slave)
Meilleure image: Sean Bobbitt (12 Years a Slave)
Prix John Cassavetes: This Is Martin Bonner
Meilleur film étranger: La vie d'Adèle
Prix Robert Altman: Mud
Meilleur premier film: Fruitvale Station
Meilleur premier scénario: Bob Nelson (Nebraska)
Meilleur producteurs: Toby Halbrooks et James M. Johnston
Meilleur montage: Nat Sanders (Short Term 12)

Screen Actors Guild Awards : et les favoris pour les Oscars sont…

Posté par vincy, le 19 janvier 2014

La cérémonie des Screen Actors Guild Awards a remis ses prix hier soir. Par son poids - le nombre de votants - elle donne un bon un indicateur sur les futurs vainqueurs possibles aux prochains Oscars, le 2 mars.

Sans surprise, le duo de Dallas Buyers Club, Matthew McConaughey et Jared Leto, a remporté respectivement le prix du meilleur acteur et du meilleur second-rôle masculin. De même l'archi-favorite Cate Blanchett a été consacrée meilleure actrice pour son personnage dans Blue Jasmine.

En revanche, pour le prix du meilleur second-rôle féminin, tout le monde attendait Jennifer Lawrence, récompensée par de nombreux critiques, palmarès et même le Golden Globe l'a semaine dernière. Or c'est Lupita Nyong'o pour son rôle dans 12 Years a Slave qui a été primée. Il semble que ce soit la seule catégorie où la course reste ouverte.

Jennifer Lawrence ne repart pas bredouille puisque le casting d'American Bluff a été sacralisé par le prestigieux prix du meilleur casting, l'équivalent d'un prix du meilleur film : Amy Adams, Christian Bale, Louis C.K., Bradley Cooper, Paul Herman, Jack Huston, Jennifer Lawrence, Alessandro Nivola, Michael Pena, Jeremy Renner, Elisabeth Röhm et Shea Whigham ont ainsi été distingués tous ensemble.