GLAAD Media Awards 2019 : Love, Simon, The Favourite et Pose parmi les nommés

Posté par wyzman, le 25 janvier 2019
Les 30e nominations pour les GLAAD Media Awards sont arrivées !

Une belle année

C'est aujourd'hui que la star de l'incontournable série Pose, Mj Rodriguez, et l'acteur de Superstore, Nico Santos, ont annoncé les noms et titres des 151 programmes et personnalités nommés. Et cette année, encore l'Alliance gay et lesbienne contre la diffamation (GLAAD) n'a pas déçu. En effet, la cérémonie annuelle qui rend hommage aux médias pour leurs représentations justes et intégrales des personnes LGBTQ est allée puiser dans des programmes populaires (Love, Simon, Modern Family, Drag Race) et certains bien plus confidentiels (Schitt's Creek, When the Beat Drops).

Seule véritable surprise, l'absence de Bohemian Rhapsody dans la catégorie meilleur film (à sortie nationale). Comme annoncé hier par Variety, le film s'est vu privé de nomination en raison des nouvelles accusations soulevées par The Atlantic dans ce que l'on appellera poliment "l'affaire Bryan Singer" — soit des témoignages portant sur plusieurs décennies concernant des violences sexuelles et des comportements moralement et légalement condamnables. Ce qui n'a pas empêché le film porté par Rami Malek de décrocher 5 nominations aux prochains Oscars cette semaine.

Les deux cérémonies des GLAAD Media Awards — qui permettent de financer les travaux de la GLAAD sur la visibilité et l’acceptation des personnes LGBTQ — se dérouleront à Los Angeles le jeudi 28 mars au Beverly Hilton puis à New York le samedi 4 mai au Hilton Midtown.

MEILLEUR FILM

Blockers
Crazy Rich Asians
Deadpool 2
The Girl in the Spider's Web
Love, Simon

MEILLEUR FILM (SORTIE LIMITÉE)

1985
Boy Erased
Can You Ever Forgive Me?
Disobedience
The Favourite
Hearts Beat Loud
A Kid Like Jake
The Miseducation of Cameron Post
Saturday Church

We the Animals

MEILLEURE SERIE COMIQUE

Brooklyn Nine-Nine
Crazy Ex-Girlfriend
Dear White People
Modern Family
One Day at a Time
Schitt's Creek
Superstore
This Close
Vida
Will & Grace

MEILLEURE SERIE DRAMATIQUE

Billions
Black Lightning
Grey's Anatomy
The Handmaid's Tale
Instinct
Pose
Shadowhunters
Star
Supergirl
Wynonna Earp

MEILLEURE SERIE (en langue espagnole)

Elite (Netflix)
Mi familia perfecta (Telemundo)
Mi marido tiene más familia (Univision)
Papá a toda madre (Univision)

MEILLEUR EPISODE (de série sans personnage LGBTQ récurrent)

"King in the North," Fresh Off the Boat
"Prom," Fuller House
"Service," Law & Order: Special Victims Unit
"She," The Good Doctor
"Someplace Other Than Here," The Guest Book

MEILLEUR TÉLÉFILM OU MINI-SÉRIE

American Horror Story: Apocalypse
The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story
Life-Size 2
Sense8
A Very English Scandal

MEILLEUR DOCUMENTAIRE

Believer
Call Her Ganda
My House
Quiet Heroes
When the Beat Drops

MEILLEURE COUVERTURE PAR UN MAGAZINE

Billboard
Ebony
Entertainment Weekly
GQ
Variety

MEILLEUR PROGRAMME DE TELE-REALITE

American Idol
I Am Jazz
Love & Hip Hop
Queer Eye
RuPaul's Drag Race

PRIX SPECIAL

Nanette (Netflix)
TransMilitary (Logo)

2018 dans le rétro: des films LGBT plus ou moins marquants

Posté par wyzman, le 31 décembre 2018

Malgré de multiples polémiques (Scarlett Johansson renonce à incarner un personnage trans dans Rub & Tug, Jack Whitewall jouera un personnage gay dans le Jungle Cruise de Disney), 2018 aura été une grande année pour le cinéma LGBT.

Explicitement ou implicitement queer, les films qui suivent sont autant de preuves que la diversité sexuelle des personnages peut être synonyme de succès commercial. A moins qu’il ne soit encore et toujours question de personnages gays — et blancs ?

Des films importants

Sans surprise, Call Me By Your Name est le film queer qui aura le plus marqué les esprits cette année. Portée par Timothée Chalamet et Armie Hammer, adapté pour le grand écran par Luca Guadagnino, cette histoire d’amour et d’éveil sexuel était le Moonlight de 2018. Pour rappel, le film est reparti de la dernière cérémonie des Oscars avec le prix du meilleur scénario adapté pour James Ivory.

De son côté, Love, Simon aura marqué les esprits et les livres d’histoire en étant le premier teen movie d’un grand studio américain centré sur un personnage homosexuel. Sa bande originale nous a autant enthousiasmé que l’interprétation tout en finesse de l’acteur principal, Nick Robinson.

Mario de Marcel Gisler était peut-être le film LGBT le plus important de cette année. En mettant en scène une histoire d’amour gay entre deux joueurs de football professionnel, le réalisateur suisse a réussi son pari : nous émouvoir. A l’instar du Bohemian Rhapsody de Bryan Singer. Malgré des perturbations survenues sur le tournage entre le réalisateur et l’acteur phare de ce biopic du groupe Queen, Rami Malek s’y donne corps et âme. Une nomination aux Oscars semble de plus en plus évidente !

L’influence des sélections cannoises

En dépit d’une édition 2018 encore marquée par « l’affaire Netflix », le festival de Cannes a su ravir ses fidèles par la diversité des histoires racontées au travers de ses multiples sélections. En sélection officielle, Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré aurait pu faire des ravages s’il n’avait pas été présenté un an seulement après l’implacable 120 battements par minute. Côté séances de minuit, c’est Whitney de Kevin MacDonald qui aura ravi la critique. Cet excellent biopic nous aura permis de découvrir la face cachée de la plus grande diva du 20e siècle, une femme agressée sexuellement dans sa jeunesse et qui a passé toute sa vie d’adulte à cacher son penchant pour les femmes…

Mais c’est sans doute de Girl de Lukas Dont que l’on se souviendra le plus longtemps. Lauréat de la Caméra d’or, du Prix FIPRESCI et de la Queen Palm, ce drame belgo-hollandais raconte l’histoire d’une adolescente et danseuse classique de de 15 ans née malgré elle dans un corps de garçon. Plus prévisible, Rafiki de Wanuri Kahiu aura eu le mérite de mettre en lumière l’hypocrisie teintée d’homophobie des autorités kenyanes.

De son côté, la Quinzaine des réalisateurs n’a pas démérité. Gaspar Noé était de retour avec Climax. Lauréat de l’Art Cinema Award, son nouveau bébé raconte comment une soirée entre vogueurs tourne au massacre à l’overdose. Bourré de personnages queer, Climax aura surpris, choqué, ravi, impressionné la Croisette. Au choix. Enfin, impossible de ne pas mentionner le drame romantique de Arantxa Echevarria, Carmen et Lola. Cette histoire d’amour entre deux gitanes était un must-see.

Si le psychédélique Diamantino nous a fait mourir de rire, force est de reconnaître que Sauvage de Camille Vidal-Naquet nous aura mis dans tous nos états. Son interprétation pleine de vigueur et d’honnêteté le place déjà parmi les meilleurs de sa génération. C’est peu dire !

Netflix, héros de la contre-programmation

N’en déplaise à certains producteurs et distributeurs, le géant du streaming est aujourd’hui un acteur majeur dans la diffusion de films LGBT. Netflix s’est ainsi démarqué ce printemps en proposant à ses abonnés Les Bums de plage et Alex Strangelove. Le premier, réalisé par Eliza Hittman et récompensé à Sundance 2017, s’intéresse à un adolescent de Brooklyn (Harris Dickinson) qui tente de compartimenter son temps entre ses amis paumés, sa petite amie suspicieuse et les hommes qu’il rencontre via Internet et avec lesquels il aime avoir des rapports sexuels.

Le second, beaucoup plus léger, s’est retrouvé sur le service de streaming quelques semaines avant la sortie de Love, Simon et raconte une histoire similaire. Persuadé qu’il va finir sa vie avec une femme, Alex se met à questionner sa sexualité après avoir rencontré Elliot, un jeune homme ouvertement homosexuel.

Les grands oubliés

Par chance, cette année, seuls trois films pourtant fort intéressants n’ont pas su trouver leur public. Il y a d’abord eu Désobéissance de Sebastian Lelio et qui raconte les péripéties d’une jeune femme juive-orthodoxe qui avoue à sa meilleure amie la nature de ses sentiments à son égard. Puis vient Come As You Are de Desiree Akhavan. Bien que porté par Chloë Grace Moretz, Sasha Lane et Forrest Goodluck, le drame américain centré sur un établissement spécialisé dans les thérapies de conversion n’a fait qu’accentuer l’attente mondiale autour de Boy Erased, le nouveau film de Joel Edgerton avec Lucas Hedges, Nicole Kidman, Russell Crowe, Xavier Dolan et Troye Sivan au casting.

Enfin, nous refermons cette liste quasi exhaustive des films LGBT qui ont fait 2018 avec The Happy Prince de Rupert Everett. Le biopic qui présente les dernières heures de l’écrivain Oscar Wilde (incarné Rupert Everett) est passé complètement inaperçu mais pourrait se rattraper lors des prochaines grandes cérémonies de remises de prix.

2018 en 40 films (2/4): En guerre, Chris the Swiss, L’île aux chiens, La route sauvage, Senses et Love Simon!

Posté par MpM, le 26 décembre 2018

Coup de coeur : Chris The Swiss d'Anja Kofmel
Pour les amateurs de cinéma hybride, entre enquête policière et portrait intime.

Coup de coeur : En guerre de Stéphane Brizé
Pour continuer la lutte sociale jusque devant un écran de cinéma.

Senses de Ryusuke Hamaguchi
Pour ceux qui aiment les sagas intimistes et l'autopsie frontale du tumulte des sentiments.

La route sauvage d'Andrew Haigh
Pour découvrir un jeune acteur prometteur (Charlie Plummer) et s'élancer avec lui dans un récit initiatique du décidément talentueux Andrew Haigh.

The Cured de David Freyne
Pour ceux qui attendent 28 mois plus tard : l'épidémie pourrait être sous contrôle, mais...

Chasseuse de géants (I Kill Giants) de Anders Walter
Pour ceux qui ont encore des yeux d'enfant et pas encore un cœur de pierre : la fabuleuse mignonnerie de l'année.

L'île aux chiens de Wes Anderson
Pour l'inventivité et le délire au service d'une fable "orwellienne" qui a du chien...

Have a nice day de Liu Jian
Pour une vision vitriolée de la société chinoise contemporaine.

Love, Simon de Greg Berlanti
Pour celles et ceux qui ont toujours rêvé de voir une comédie romantique centrée sur un personnage LGBTQ.