Posté par vincy, le 5 septembre 2009

Sylvie Testud est l'une des comédiennes que l'on verra le plus dont les prochains mois. Cette "rentrée" commençait par la présentation en compétition officielle à Venise du film Lourdes (le nom de la ville pieuse, pas de la fille de Madonna), de Jessica Hausner. Mais Venise n'est pas encore au point en projection numérique puisque la première projection de presse a pris une heure de retard. Pour une fois le couac n'était pas socio-politique (l'ouverture avait subit les aléas de manifestations contre la politique gouvernementale et les critiques vis-à-vis du film choisi, financé par Berlusconi).
Le projecteur numérique de la salle Perla a refusé de démarrer. Et comme les esprits s'échauffent vite dans les grands festivals, surtout chez les Latins, il a fallu l'intervention de Marco Müller, le directeur de la Mostra. Lourdes, qui raconte l'histoire d'une femme paralysée et miraculée lors d'un voyage de pèlerinage, a donc été présenté devant une salle à moitié vide. Le film rassemble aussi Léa Seydoux et Bruno Todeschini.
Après Venise, Testud sera sur les planches du Théâtre Edouard-VII à Paris, dans "Sentiments provisoires", avec Pierre Arditi et François Berléand.
Sur les écrans, Sylvie Testud sera à l'affiche de Mumu les petites pattes (avec Marielle et de Caunes), Rose et Nina, Je m'appelle hmmm..., premier film d'Agnès B., Gamines, d'après le roman de la comédienne, et surtout Lucky Luke, en Calamity Jane. Elle vient de tourner La Rafle, de Roselyne Bosch.
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Posté par vincy, le 28 novembre 2008
Hier, 32 comédiens et comédiennes ont été choisis par le Comité Espoirs de l'Académie des César (l'ensemble des directeurs de casting). Ils ne seront plus que 10 lors de l'annonce des nominations dans les catégories meilleur espoir féminin et meilleur espoir masculin. La Cinéma Academy version institutionnelle. Une liste indicative, incitative mais non exclusive.
Côté filles, le choix sera rude. Entre les valeurs déjà affirmées (Mélanie Bernier, Marilou Berry, Louise Bourgoin, Déborah François (photo), Fanny Valette), les révélations portées par les médias (Léa Seydoux, Salomé Stévenin) et les actrices issues de films populaires ou remarqués (Judith Chemla, Anaïs Demoustier, Adélaïde Leroux), malin qui pourra deviner le choix des votants. Généralement, il y a un mix assez équilibré entre les forces en présence.
Côté garçons, les connus coexistent avec les inconnus. Dans la première catégorie, Julien Baumgartner, Emile Berling, Marc-André Grondin (photo), Adrien Jolivet, Grégoire Leprince-Ringuet ont de nombreux atouts pour eux : une actualité riche en tournages et films déjà sortis, une notoriété réelle (fils de ça peut aider), et même des films vus (La belle personne) ou très vu (Le premier jour du reste de ta vie). Mais parmi les inconnus, certains peuvent tirer leur épingle du jeu, comme Ralph Amoussou ou Laurent Capelluto. Jouer dans un bon film ne nuit jamais...
Pour le César du Meilleur Espoir Féminin 2009
Nora ARNEZEDER dans Faubourg 36
Leïla BEKHTI dans Des poupées et des anges
Mélanie BERNIER dans Passe Passe
Marilou BERRY dans Vilaine
Olympe BORVAL dans Le chant des mariées
Louise BOURGOIN dans La fille de Monaco
Lizzie BROCHERÉ dans Le chant des mariées
Judith CHEMLA dans Versailles
Anaïs DEMOUSTIER dans Les grandes personnes
Déborah FRANÇOIS dans Le premier jour du reste de ta vie
Juliette LAMBOLEY dans 15 ans et demi
Adélaïde LEROUX dans Home
Clémentine POIDATZ dans La frontière de l’aube
Léa SEYDOUX dans La belle personne
Salomé STÉVENIN dans Comme une étoile dans la nuit
Fanny VALETTE dans Sur ta joue ennemie
Pour le César du Meilleur Espoir Masculin 2009
Ralph AMOUSSOU dans Aide-toi le ciel t’aidera
Julien BAUMGARTNER dans Le plaisir de chanter
Emile BERLING dans Les hauts murs
Laurent CAPELLUTO dans Un conte de Noël
Esteban CARJAVAL ALEGRIA dans La belle personne
François CIVIL dans Soit je meurs, soit je vais mieux
Arthur DUPONT dans Nos 18 ans
Théo FRILET dans Nés en 68
Nicolas GIRAUD dans Comme une étoile dans la nuit
Guillaume GOUIX dans Les hauts murs
Marc-André GRONDIN dans Le premier jour du reste de ta vie
Adrien JOLIVET dans La très très grande entreprise
Grégoire LEPRINCE-RINGUET dans La belle personne
Pio MARMAÏ dans Le premier jour du reste de ta vie
Yannick RENIER dans Nés en 68
Guillaume VERDIER dans L’été indien
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Posté par vincy, le 4 octobre 2008
Il a la légitimité pour lui. Le 23e festival international du film francophone de Namur ne se laisse pas abattre par l'arrivée tonitruante et médiatique de son rival d'Angoulême.
Le festival belge, qui s'est tenu du 26 septembre au 3 octobre, a présenté 140 films. Des invités comme Karin Viard, Sergi Lopez, Fabrice Luchini, François Bégaudeau, Roschdy Zem, Claire Simon, Nicole Garcia, Karim Dridi ont fait un (dé)tour par la Sambre & Meuse. Le jury était présidé par l'un des plus grands cinéastes africains, Abderrahmane Sissako.
Le palmarès a d'abord honoré Isabelle Huppert, avec un Bayard d'honneur. L'actrice était venue présenter Home, où elle partage l'affiche avec Olivier Gourmet.
Le Bayard d'or du meilleur film a été remis au documentaire franco-brésilien Puisque nous sommes nés, de Jean-Pierre Duret et Andréa Santana. Le Québécois Guillaume Vigneault (meilleur scénario, Tout est parfait), les Françaises Agnès Godard (meilleure photographie, Home) et Léa Seydoux (meilleure actrice, La belle personne), le Marocain Mohamed Majd (meilleur acteur, En attendant Pasolini) complètent le palmarès.
Notons que le film français L'apprenti, réalisé par Samuel Collardey, a reçu un Prix spécial du jury et le Prix de la meilleure première oeuvre. Tout est parfait, du Québécois Yves-Christian Fournier, a aussi été récompensé d'un prix Nouvelles Technologies.
Le public et les jeunes ont préféré le film algérien de Lyes Salem, Mascarades.
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Posté par MpM, le 28 juin 2008

Tout est parti de l’une de ces sorties populistes dont Nicolas Sarkozy a le secret. Alors président de l’UMP et futur candidat à la présidentielle, il se moque du "sadique ou de l’imbécile" qui a mis La princesse de Clèves au concours d’attaché d’administration, ironisant sur l’intérêt que ce roman poussiéreux et vieillot pourrait bien avoir pour la guichetière de la poste. Comme bien d'autres, Christophe Honoré s’en émeut, et réfléchit aux résonances que ce livre du 17e siècle trouve justement dans notre société. Aussi, lorsque la productrice Florence Dormoy lui parle de son désir de produire pour Arte un film autour de ce célèbre récit de Madame de Lafayette, c’est pour lui l’occasion d’apporter un démenti à cette négation de l’importance et de l’utilité des œuvres culturelles même les plus anciennes. Très vite, le réalisateur et son coscénariste Gilles Taurand décident d’ancrer le récit dans notre époque et de lui donner pour cadre un lycée parisien. "L’adolescence va bien à La princesse de Clèves", souligne le réalisateur.
Le résultat, un long métrage d’1 h 30 intitulé La belle personne, sera diffusé sur Arte le 12 septembre prochain, avant de connaître une exploitation en salles. Il réunit un casting d’envergure (Louis Garrel est le Duc de Nemours, Grégoire Leprince-Ringuet le prince, Léa Seydoux la princesse, et l’on retrouve dans de petits rôles Clotilde Hesme et Chiara Mastroianni) et donne une étonnante actualité à l’intrigue de Madame de Lafayette. Car lorsque l’on mêle adolescence et amour, tout est toujours exacerbé, même les secrets les plus insignifiants et les trahisons les plus minimes. Aussi comprend-on les émotions extrêmes qui bouleversent les personnages et les poussent parfois à des actes irréparables. Seule Junie, que Lea Seydoux interprète avec une apathie affectée, reste malheureusement opaque et distante, princesse si soucieuse de contenir ses sentiments qu’elle n’expose rien aux yeux du spectateur. Mais l’essentiel est là, et le pari du réalisateur semble pleinement rempli. Petit détail chicissime et raison supplémentaire pour attendre avec impatience la diffusion du film : quand on se tue dans cette Belle personne, c'est en fredonnant du Alex Beaupain.
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