6 événements de la rentrée à ne pas rater: Goscinny, Astérix et le cinéma

Posté par vincy, le 16 août 2017

Exposition Goscinny et le cinéma
4 octobre 2017 - 4 mars 2018
Cinémathèque française (Paris)

On devine déjà que cette expo pluridisciplinaire sera un carto(o)n. Pour les 40 ans de la disparition du plus génial des scénaristes de BD français, la Cinémathèque a décidé de relier 9e art et 7e art. Et en bonus, le 19 octobre, un nouvel Astérix (Astérix et la Transitalique) va inonder les librairies du monde entier (5 millions d'exemplaires prévus pour le premier tirage international).

"Je crois qu’il faut écrire pour la bande-dessinée comme il faut écrire pour le cinéma" expliquait René Goscinny. Pas étonnant qu'Astérix, Lucky Luke, Le Petit Nicolas aient connu d'immenses succès dans les salles, une fois adapté. Pas surprenant non plus que le cinéma soit souvent invité sous forme de clins d'œil ou de références explicites dans les cases de ses BD. Avec tout Lucky Luke John Ford n'est jamais loin et avec Astérix et Obélix on a une version bien gauloise de Laurel et Hardy, etc...

Outre l'expo très attendue, la Cinémathèque proposera un cycle de films: Lucky Luke et le Western, Cléopâtre vue par le cinéma, Le Viager, seul scénario écrit pour le cinéma par l'auteur, les adaptations de ses BD pour le jeune public... Des ateliers, des conférences (dont un dialogue avec Alain Chabat) et même une exposition au Musée d'art et d'histoire du judaïsme"René Goscinny - Au-delà du rire", qui débutera le 27 septembre et portera sur un regard plus "politique" de son œuvre.

Enfin, le catalogue comprendra des essais sur l'art de la parodie des genres les plus populaires (burlesque, péplum, western) et des focus sous forme de fiches pour les films les plus importants, des entretiens inédits avec Albert Uderzo, Alain Chabat et Patrice Leconte, un texte sur l'histoire des Studio Idefix et un éclairage sur la fabrication d'un dessin animé. En bonus, le livre réunit pour la première fois les BD scénarisées par Goscinny et dessinées par ses amis du magazine Pilote sur le thème du cinéma, soit Jean Giraud, Alexis, North et Mulatier.

Le Petit Nicolas prend ses vacances à Noirmoutier

Posté par vincy, le 22 juin 2013

Le petit Nicolas ne prend pas de vacances : pour pouvoir sortir le 9 juillet 2014, tout le monde travaille cet été. Le tournage de la suite, Les vacances du petit Nicolas, a débuté cette semaine à Noirmoutuer.

Laurent Tirard est toujours aux manettes. Valérie Lemercier, Kad Merad, François-Xavier Demaison et Daniel Prévost ont une fois de plus répondu à l'appel. Bernadette Lafont (dans le rôle de la mémé), Francis Perrin et Bouli Lanners se sont ajoutés à la bande. Et Maxime Godart (désormais trop vieux à 15 ans) s'est fait remplacé par Mathéo Boisselier dans le rôle principal du garnement. Il a triomphé des dizaines de gamins qui se sont présentés durant les séances de casting (800 au total).

Le livre de Goscinny et Sempé a été adapté par le cinéaste, Grégoire Vigneron (collaborateur fidèle de tous les films de Tirard) et, plus étrangement, Jaco Van Dormael (Toto le héros). L'histoire s'installe à l'Hôtel Beau-Rivage où naîtra une romance entre Nicolas et la belle Isabelle.

L'enjeu est de taille : le premier film avait séduit 5,7 millions de Français. Et les ventes des livres avaient amplement relancées...

Cannes 2013 : les télex du marché (6) : James Franco & Wim Wenders, Le petit Nicolas, l’incroyable casting d’Audrey Dana, Dev Patel

Posté par vincy, le 22 mai 2013

Tabernacle! James Franco sera la star du prochain film (en 3D) de Wim Wenders, Every Thing Will Be Fine.  Le tournage commencera en août au Québec. Sarah Polley pourrait faire partie du générique.

Holidays! Le petit Nicolas, fort de son succès en salles en 2009 (5,5 millions d'entrées), aura une suite, Le petit Nicolas en vacances. Laurent Tirard sera toujours derrière la caméra et le film devrait sortir en juillet 2014.

Dana's Eleven. La comédienne Audrey Dana passe à la mise en scène. French Woman sera une comédie féminine racontant le destin croisé de 11 femmes. Et attention au casting : Vanessa Paradis, Isabelle Adjani, Laetitia Casta, Alice Taglioni, Marina Hands, Sylvie Testud, Géraldine Nakache, Julie Ferrier, Mélanie Doutey, Alice Bellaïdi (et Dana elle-même) formeront le casting. Le tournage débute mi juin à Paris.

Nombres premiers. Dev Patel, la vedette de Slumdog Millionaire, jouera dans The Man who Knew Infinity, biopic du légendaire mathématicien indien Srinivasa Ramanujan, d'après la biographie de Robert Kanigel. Le film sera scénarisé et réalisé par Matthew Brown.

Bilan 2010 – Polanski en tête des films exportés

Posté par vincy, le 24 janvier 2011

Malgré de très belles performances, le cinéma français (qui inclue les coproductions internationales entrées totales dans ce bilan) qui représentent 15% des ) est en recul sur les marchés internationaux. On pourrait se réjouir, malgré tout, que les films "made in France" aient attiré 57,2 millions d'entrées dans le monde (67, 2 millions l'an dernier) et rapporté plus de 330 millions d'euros (20 millions d'euros en moins par rapport à 2009). Cela signifie que près de 130 millions de spectateurs ont vu un film français cette année. Pas si mal, mais encore une fois, la baisse (-17,9% pour les entrées, -6% pour les recettes) est inquiétante. D'autant qu'il y avait quelques poids lourds (Polanski, Besson), des films cités dans différents palmarès locaux, des adaptations de best-sellers internationaux...

Seul rayon de lumière : les films en langue française représentent pour la première fois en dix ans plus de la moitié des entrées (soit 55,2%).

Des marchés dynamiques et des contre-performances

Les films français ont particulièrement été séduisant en Italie (+142%), aux USA pour les films en français (+36%) - même si dans ces deux pays on est loin des niveaux d'antan - en Russie (+42%), en Espagne (+30%), au Royaume Uni (+79%), aux Pays-Bas (+51%) et au Japon (+25%). Gros bémol en Allemagne (-30%) et en Chine (-43%). Aux USA, la chute des films français, toutes langues confondues, est de 45%, ce qui est imputé à l'énorme succès de Taken en 2009.

Géographiquement, l'Europe occidentale reste la locomotive de l'exportation des films français avec 38,9% des entrées, devant l'Amérique du Nord (27,5%), l'Asie (15%), l'Europe Centrale et Orientale (8,1%), l'Amérique Latine (6,3%), l'Océanie (2,2%) et l'Afrique (2%). Côté pays, les USA demeure toujours le marché leader avec 13,07 millions d'entrées, devant l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, le Japon, la Russie, le Royaume Uni, la Chine et la Belgique.

Polanski, Besson, Perrin affichent de bons chiffres partout dans le monde

3 leaders incontestables ont dominé les entrées en salles à l'international. The Ghost-Writer (6,57 millions d'entrées dans 27 pays), Luc Besson (6,56 millions d'entrées pour From Paris With Love et 3,19 millions d'entrées pour Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec) et le documentaire Océans (6,52 millions d'entrées dans seulement 14 territoires).

Loin derrière, on peut souligner les succès de certains films très différents : Le concert (1,8 million), Solomon Kane (1,7 million), Le Petit Nicolas (1,2 million et un total sur deux ans de 2 millions), le documentaire Bébés (1,1 million), Arthur et la vengeance de Malthazard, Un prophète (qui a fait autant en France que dans le monde avec 1,1 million de spectateurs internationaux sur deux ans), L'immortel, Le Hérisson, L'Arnacoeur (750 000 entrées dans le monde), Micmacs à tire-larigot, Des hommes et des Dieux (600 000 entrées dans le monde).

Elle s'appelait Sarah bat un record aux Pays-Bas

On remarque aussi la belle continuité du Ruban Blanc (917 000 entrées, soit 1,46 million de spectateurs en dehors de la France depuis sa Palme d'or). Et surtout la belle performance d'Elle s'appelait Sarah avec 487 000 entrées sur 3 territoires, dont 425 000 fans rien qu'aux Pays-Bas, soit un record historique puisque le film a battu le premier Astérix et Amélie Poulain. Au pays des tulipes, Tatiana de Rosnay, auteure du livre homonyme, est l'écrivain étrangère la plus vendue en librairie.

On peut aussi se féliciter des 420 000 entrées pour Gainsbourg (vie héroïque), des 282 000 entrées pour Copie conforme et du bon débit de la carrière internationale de Potiche avec déjà 320 000 entrées dans 6 pays.

Créer un star-système pérenne et persévérer dans la diversification de l'offre

Le cinéma français est le cinéma européen qui s'exporte le mieux, devant le cinéma espagnol, si l'on excepte le cinéma britannique, souvent aidé par les studios américains. Mais pour conserver sa place, il doit persévérer dans cet équilibre entre productions internationales en langue anglaise et films d'auteurs destinés aux grands festivals. Il est intéressant de voir que la littérature est devenue un vecteur de succès : un best-seller (L'élégance du Hérisson, Elle s'appelait Sarah, Le petit Nicolas) transforme souvent l'essai au cinéma.

Alors qu'Unifrance, l'organisme chargé de la promotion du cinéma français dans le monde, va changer de Président, les enjeux et défis ne manquent pas dans un monde cinéphile en mutation : le cinéma français doit moins dépendre des gros marchés occidentaux et continuer d'offrir un panel varié alliant du thriller à l'animation en passant par la comédie romantique, tout en continuant à miser sur ses vedettes internationales ou son patrimoine universel.

Bilan 2010 – Avatar domine le marché vidéo

Posté par vincy, le 23 janvier 2011

Avatar domine les meilleures ventes de DVD et de Blu-Ray en 2010. Logique. Le film aux 14,6 millions d'entrées a vendu 2,4 millions de "disques".

Derrière, Twilight classe deux de ses chapitres, et la meilleure vente de film français (la seule du Top 10) est Le petit Nicolas.

Le film d'Eastwood, Gran Torino, est une jolie surprise : un film d'auteur, certes grand succès public, qui dépasse un Disney... Quant à Inception, il est en début de carrière, et arrive déjà dans les meilleures ventes.

Au total, le marché est resté stable avec une hausse de 0,1% par rapport à l'an dernier en recettes et une hausse de 1% en volume. Soit 95 millions d'unités vendues 1,38 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Le Blu-Ray représente 13% de parts de marché.

Par ailleurs la vidéo à la demande connaît une croissance de 40% (135 millions d'euros).

9 films se sont classés parmi les 10 meilleures ventes de "galettes" cette année. Seule l'humoriste Florence Foresti est parvenue à rivaliser avec les productions cinématographiques.

1 - Avatar
2 - Twilight chapitre 2 : Tentation
3 - 2012
4 -Le Petit Nicolas
5 - Twilight chapitre 3 : Hésitation
6 - Michael Jackson's This is it
7 - Gran Torino
8 - La Princesse et la grenouille
9 - Inception

Jacques Audiard, Trophée de la personnalité de l’année

Posté par vincy, le 2 février 2010

Le Film Français a remis ses 17e Trophées annuels. Ils récompensent les champions du box office mais aussi, après vote du jury, des équipes et des personnalités de l'audiovisuel. Enfin les lecteurs du magazine professionnel élisent la personnalité de l'année, tous secteurs et métiers confondus.

Cette année, le Grand prix du jury du Festival de Cannes et favori des César, Jacques Audiard, l'a emporté. Depuis mai, Un prophète a conquis professionnels, public (1,2 millions de spectateurs), critiques. le film a très bien démarré au Royaume Uni et il vient d'être cité à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. Il devance Stéphane Célérier (Mars distribution) et Marie-Christine Desandré (exploitante de salles de cinéma).

Sinon on retrouve dans la liste le Trophée des trophées (Avatar), le Trophée du Film français (Le petit Nicolas), le Trophée du premier film (Coco) et le Trophée de l'oeuvre européenne (Slumdog Millionaire).

Les jurys ont élu Mario Tommasini pour le Trophée de l'exploitant (Pathé et Gaumont à Rouen), préféré à Sylvain Pichon (Méliès Saint-Etienne) et Guillaume Dufour (MK2 Bibliothèque).

Philippe Lioret et Christophe Rossignon ont reçu le Trophée du duo cinéma (Welcome) et Riad Sattouf et Anne-Dominique Toussaint le Trophée du duo révélation (Les beaux gosses).

Tous les chemins mènent à Astérix, n’est-il pas?

Posté par vincy, le 2 février 2010

Le groupe a récemment pris la majorité des parts des éditions Albert-René, dans la douleur, devenant ainsi le principal décideur pour les droits d'Astérix, la bande dessinée française la plus lucrative dans le monde. Et à peine quelques mois après cette emprise sur le patrimoine du Gaulois, on note un changement majeur : ce ne sera plus La Petite Reine, la société de production de feu Claude Berri, qui sera en charge de la suite des aventures d'Astérix au cinéma.

En effet, après le désistement d'Europacorp (Luc Besson), Hachette a laissé en concurrence La Petite Reine, désormais gérée par le fils de berri, Thomas Langmann, co-réalisateur du troisième épisode cinématographique, et Fidélité productions, qui vient de signer le plus gros succès français de l'année, Le Petit Nicolas.

Fidélité a gagné la compétition avec un projet rassurant. Car la saga Astérix n'a pas été de tout repos au cinéma. Quand Claude Berri décide de sauter le pas, sous la pression de son fils fan de la BD, il confie la réalisation à Claude Zidi. Avec 9 millions de spectateurs, Astérix et Obélix contre César séduit en France, mais aussi, grâce à un casting européen, à l'international. Hélas, les médiocres effets spéciaux et le scénario ennuyeux ne persuadent pas beaucoup de critiques. Berri pense alors confier le prochain épisode au Splendid, qui cherche alors à se réunir. C'était avant Les Bronzés 3. Ils commencent l'écriture de l'adptation d'Astérix en Hispanie, mais Uderzo, à la lecture du script, rejette le projet. berri change de fusil d'épaule et demande à Chabat une autre version. L'ex-Nul opte pour Astérix et Cléopâtre, à sa sauce. Malgré ses défauts, le film est à la fois le plus gros succès de la série, l'un des plus importants triomphes au box office de ces trente dernières années, et reçoit des critiques plutôt favorables. 14,5 millions de spectateurs plus tard, Berri lance une autre suite. Elle sera co-réalisée par Langman et Frédéric Forestier. Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques change d'acteur pour le héros gaulois, embauche Poelvoorde et Delon, coûte 78 millions d'euros et se "plante" à 6,8 millions de spectateurs. Pas un échec mais une sérieuse déception quia certainement pesé dans la décision d'Hachette.

Résultat des courses, Astérix 4 change d'équipe. Après avoir adapté Goscinny pour Le Petit Nicolas, Fidélité et Laurent Tirard s'attaquent à un autre monument de Goscinny, Astérix chez les Bretons. On attend encore de voir qui interprétera les villageois bretons, et quand le tournage débutera.

Pourquoi un César du box office?

Posté par vincy, le 7 octobre 2009

Les César, comme les Oscars, ne veulent pas se couper du public. Les Oscars ont bouleversé leurs règles cette année : de cinq nominations, nous passerons à dix, permettant d'accueillir sur le tapis rouge les stars de (bons) blockbusters. Les César ne semblent pas se remettre de la polémique autour de Bienvenue chez les Ch'tis où Dany Boon lançait l'idée d'un César de la meilleure comédie (voir actualité du 10 février 2009). Ineptie puisque des comédies sont souvent citées et même récompensées dans les catégories artistiques, y compris dans celle du meilleur film. Les César, comme toutes les récompenses, ne sont pas là pour plaire mais pour distinguer.

Mais la remise en question est trop forte : quête d'audimat pour les télés, avidité de récompenses pour les talents, volonté de se réconcilier avec le garnd public... L'Académie des César veut mettre à l'honneur le cinéma de divertissement. Selon la confidence d'Alain Rocca, trésorier de l'Académie, au journal belge Le Soir, il s'agirait du César du box office (que remettrait... Dany Boon). 7 nominations dont on ne connaît les critères : classement du box office ? sélection parmi les plus populaires ? Et quid si un film d'auteur reconnu est en plus un divertissement champion du box office?

Franchement, l'intérêt est avant tout opportuniste. On est loin de la philosophie qualitative qui anime ce type de Cérémonies. Cependant ce genre de prix existe ailleurs. Au Canada, il y a une récompensé spécifique pour le film natioanl qui a séduit le plus de spectateurs. Le gagnant est connu d'avance mais permet de féliciter les producteurs.

 Cette année, à date, nous aurons donc - peut-être - parmi les nommés : LOL, Coco, OSS 117 Rio ne répond plus, Neuilly sa mère, Safari, De l'autre côté du lit et Le Petit Nicolas. De tous, Ecran Noir n'a vraiment aimé que OSS 117.

Le Petit Nicolas et moi et moi…

Posté par vincy, le 6 octobre 2009

Dimanche soir, Le Petit Nicolas avait séduit 986 306 spectateurs durant 5 jours d'exploitation dans 571 salles. Un excellent score, qui va le propulser aux côtés de OSS 117 et Coco. Le million était donc franchi lundi dans la journée. Et le budget de 222 millions d'euros pourrait être amorti par la simple distribution cinématographique du film. Une suite est contractuellement envisagée.

Neuilly sa mère! : c’est de la balle!* ( *c’est super !)

Posté par Claire Fayau, le 10 août 2009

blog_neuilly.jpg"- Ma chambre, tu l'aimes ou tu la quittes!"

L'histoire: Sami Benboudaoud, quatorze ans, vivait heureux avec ses copains dans sa cité de Chalon-sur-Saône. Un jour hélas, le destin l’arrache à son paradis et le propulse dans l’enfer de… Neuilly-sur-Seine ! Là, il est confié à sa tante Djamila, une jeune et belle avocate qui a épousé Stanislas de Chazelle, héritier d’une vieille famille française, un peu rigide sur les bonnes manières.
Notre avis : Neuilly sa mère ! traite avec humour du choc des cultures, avec du coeur et sans rancœur.  Le réalisateur  Gabriel Julien-Laferrière et le producteur  Djamel  Bensalah préfèrent rire des différences et inégalités sociales que d'en pleurer. Louable intention qui fonctionne plutôt bien. On sait qu'il aura un happy end pour Sami, gosse presque trop sympathique.

Alors bien sûr le trait est exagéré : la banlieue est montrée à distance. Elle est plus rose que morose. Il y a de la drogue et un dealer, mais il est gentilment maté par une maman du quartier. Ce qui laisse le temps aux enfants de créer des "nervous breakdowns" à leurs profs et de s'amuser dans les cages d'escaliers.

Le casting prestigieux remplit très bien la véritable mission du film, faire (sou)rire : Rachida Brakni qui change de registre, le stricte Denis Podalydès et la fofolle Valérie Lemercier dans leurs emplois de prédilection,   Josiane Balasko en  maîtresse d'école adepte du "travailler plus pour réussir plus!", Armelle en professeur gaffeuse mais sensible, Olivier Baroux, François Xavier-Demaison, Elie Semoun, Michel Galabru, Éric et Ramzy en cameo. Il ne manque plus que Kad Merad et Le petit Nicolas était d'époque : beur. Car il y a plus de Sempé et Goscinny dans ce Neuilly sa mère! que dans l'adaptation à venir du Petit Nicolas...

Ce sont les acteurs qui tiennent le film, et les répliques qu'ils se balancent avec un plaisir et un  humour évidents. Le parallèle avec La vie est un long fleuve tranquille est inévitable , mais Neuilly sa  mère!

Mais, ici, la sociologie est pastichée, caricaturée alors que la satire politique est la partie la plus réussie du script. Dans la lignée du film Le ciel, les oiseaux... ta mère!, Les lascars et Les beaux gossesNeuilly, sa mère! n'a rien de révolutionnaire mais à l'avantage de fédérerparisiens, banlieusards et provinciaux dans un "Tous ensemble" paradoxalement sarkozyste.