Décès du comédien et metteur en scène Maurice Bénichou (1943-2019)

Posté par vincy, le 17 juin 2019

Maurice Bénichou est mort à l'âge de 76 ans samedi dernier. Second-rôle qui aura joué dans une quarantaine de pièces et une cinquantaine de films, il était né le 23 janvier 1943 à Tlemcen, en Algérie (à l'époque française).

Son personnage le plus connu reste celui de Dominique Bretodeau dans Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, personnage nostalgique de son enfance qui se souvient par des objets de son bonheur passé. Cette sensibilité et cet humanisme transpiraient dans la plupart des rôles qu'il avait endossé.

On l'a également vu dans Un éléphant ça trompe énormément d'Yves Robert, en valet dans L'Animal de Claude Zidi, ou encore dans Les Routes du sud de Joseph Losey, La Vocation suspendue de Raoul Ruiz, I... comme Icare d'Henri Verneuil, Qu'est-ce qui fait courir David ? d'Élie Chouraqui, Le Mahâbhârata de Peter Brook, La Petite Apocalypse de Costa-Gavras...

Cette diversité des styles a été le marqueur de sa carrière puisqu'on le croise ensuite dans Les Patriotes d'Éric Rochant, Code inconnu, Le Temps du loup et Caché de Michael Haneke, Drôle de Félix d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau, C'est le bouquet ! de Jeanne Labrune, Paris de Cédric Klapisch, Le Grand Alibi de Pascal Bonitzer, Si tu meurs, je te tue de Hiner Saleem, en avocat Vergès dans Omar m'a tuer de Roschdy Zem...

Il fut aussi la voix du rabbin dans la version animée du Chat du Rabbin de Joann Sfar. Comédien sur les planches (Brecht, Brook, Ibsen, Tchekhov, Goldoni, Shakespeare...) et metteur en scène (de pièces de Jean-Claude Grumberg, David Mamet), son amour du métier était souvent loin de l'image que le public avait de lui. Il a été nommé une fois au Molière pour la mise en scène d'Une absence et aux César du meilleur acteur dans un second rôle pour Caché.

Cabourg 2016 : un 30ème anniversaire forcément romantique

Posté par kristofy, le 31 mai 2016

Le Festival du film de Cabourg prépare la 30ème édition de ses Journées Romantiques, avec son rendez-vous sur la plage normande et dans les salles de cinéma du 8 au 12 juin. Un anniversaire qui sera l’occasion de revoir et de fêter les succès de deux grands films romantiques : les 50 ans de Un homme et une femme avec Claude Lelouch et les 15 ans de Le fabuleux destin d’Amélie Poulain avec son co-scénariste Guillaume Laurent, et d’autres invités surprises…

Les films qui seront en compétition pour un Swan d’or rassemblent deux films découverts à Cannes Diamond Island de Davy Chou et La danseuse de Stéphanie di Giusto, ainsi que A Serious Game de Pernilla August, Departure d’Andrew Steggall, Tanna de Bentley Dean et Martin Butler, Un otoño sin Berlin de Lara Izagirre et Ziannia Flower de Tom Shu-Yu Lin.

Le jury sera présidé par Emmanuelle Béart, entourée des actrices Loubna Abidar et Julia Roy, des comédiens Pierre Rochefort et JoeyStarr, des cinéastes Samuel Benchetrit et Céline Sciamma et de l’écrivain Éric Reinhardt; un autre jury jeunesse de lycéens sera guidé par Alice Isaaz (Elle) et Rod Paradot (César du meilleur espoir pour La tête haute). Une belle sélection de courts-métrages sera elle soumise au regard d’un jury court présidé par Pierre Schoeller, en compagnie de Frédérique Bel, Diane Rouxel, Karidja Touré, Marianna Basler, Michel Feller, et Jean-Baptiste Maunier.

Cabourg c'est aussi l'occasion de découvrir des films en avant-première, et ils seront nombreux : A Man Called Ove de Hannes Holm, Dans les forêts de Sibérie de Safy Nebbou, Deux nuit jusqu’au matin de Mikko Kuparinen, L’effet aquatique de Sólveig Anspach (qui était à Cannes), Florence Foster Jenkins de Stephen Frears, Gelo de Luis et Gonçalo Galvão Teles, La jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach, La loi de la jungle d’Antonin Peretjako, Lee & Cindy C. de Stany Crets, Le secret des banquises de Marie Madinier, Les étoiles restantes de Loïc Paillard, Ma révolution de Ramzi ben Sliman, Sur quel pied danser de Paul Calori et Kostia Testut, Tout de suite maintenant de Pascal Bonitzer et Un jour mon prince viendra de Flavia Coste, et enfin le très attendu Love & Friendship de Whit Stillman, avec Kate Beckinsale.

Par ailleurs la ville de Cabourg, autant attachée au romantisme de son festival de cinéma qu’à l’écrivain Marcel Proust qui y a séjourné durant plusieurs années, va inaugurer un «Méridien de l’amour», un tracé symbolique avec 104 langues des États du monde pour déclarer son amour : une promenade qui sera inaugurée le 8 juin en compagnie de différents personnalités ayant déjà été juré lors de précédentes éditions : Ariane Ascaride, Catherine Corsini, Sam Karmann, Pascal Bonitzer, Virginie Ledoyen, Yann Samuell, Gilles Taurand, et Juliette Binoche présidente du jury 2015.

Les années précédentes les différents jurys ont mis en lumière des films tels que Somers Town de Shane Meadows, Air Doll de Kore-eda Hirokazu, La guerre est déclarée de Valérie Donzelli, Laurence Anyways de Xavier Dolan, Grand Central de Rebecca Zlotowski, Le Temps de l'aventure de Jérôme Bonnell, Pas son genre de Lucas Belvaux, Caprice d'Emmanuel Mouret… Et les talents les plus romantiques sont venus y recevoir un prix : Guillaume Canet, Patrick Bruel, Benoît Poelvoorde, Jean Dujardin, Jérémie Renier, Pierre Niney, Benoît Magimel, Vincent Rottiers, Raphaël Personnaz, Félix Moati, Kévin Azaïs; Marion Cotillard, Lætitia Casta, Émilie Dequenne, Marina Hands, Isabelle Carré, Léa Seydoux, Emmanuelle Devos, Anaïs Demoustier, Clémence Poésy, Anne Marivin, Leïla Bekhti, SoKo, Joséphine Japy, Catherine Deneuve et même Zhang Ziyi !

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30e Festival de Cabourg
Du 8 au 12 juin.
Renseignements sur le site de la manifestation

BIFFF 2014 : Hollywood et le cinéma français selon Jean-Pierre Jeunet

Posté par kristofy, le 20 avril 2014

jean pierre jeunet © ecran noirJean-Pierre Jeunet a une étagère qui reçoit un nouveau César presque chaque décennie : 1981, César du meilleur court-métrage d'animation pour Le Manège (coréalisé avec Marc Caro), 1991, César du meilleur court-métrage de fiction pour Foutaises, 1992, César de la meilleure première œuvre et César du meilleur scénario original pour Delicatessen (avec Marc Caro), 2002, César du meilleur film et César du meilleur réalisateur pour Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain... Mais, au delà de ce palmarès officiel, sa filmographie reste un univers où le fantastique et l'enfance voisinent, lui conférant un style singulier au même titre qu'un Tim Burton.

Jean-Pierre Jeunet a été invité à donner une "master-class" au BIFFF cette année. À partir d'objet piochés dans une malle comme autant de symboles à ses films (un nain de jardin, un roman, un œuf...), il a évoqué autant son parcours que divers aspects de son métier pendant 2 heures devant une salle comble.

Les acteurs

J'ai l'amour des tronches et des rôles de composition, ce qui explique d'ailleurs pourquoi Dominique Pinon est dans tout mes films. Audrey Tautou est l'actrice parfaite comme Dominique Pinon est l'acteur parfait. Helena Bonham Carter est super aussi. Mon premier rendez-vous avec Jodie Foster pour lui proposer le rôle dans Un long dimanche de fiançailles, c'était au café des 2 Moulins où j'ai tourné Amélie Poulain, des touristes étaient là pour prendre des photos du café et ils ont demandé à Jodie de s'écarter sans la reconnaître !

La passion du cinéma

J'ai toujours eu l'envie de faire des films avant l'envie de voir des films. À des jeunes étudiants, je demande si ils ont envie de faire metteur en scène ou d'être metteur en scène, ce n'est pas pareil. L'essentiel c'est la joie de faire. Un des premiers chocs au cinéma ça a été Il était une fois dans l'ouest que j'ai dû voir à 17 ans, j'ai vu Orange Mécanique 14 fois. Mon film préféré c'est Quai des brumes de Prévert et Carné. Quand La Cité des enfants perdus a fait l'ouverture du festival de Cannes, on s'est fait descendre par les critiques. En France on lèche, on lâche, on lynche.

Alien 4

Le premier jour de tournage sur le plateau, on entend la traditionnelle annonce 'camera rolling' et puis rien, la caméra était en panne, c'est comme un symbole de ce tournage. J'ai par exemple entendu d'un "executive" du studio « fais un beau plan sur trois, ça suffira »... Maintenant les américains aiment bien le détester parce que trop arty, trop sensuel, pas assez de violence. Eux, quand il y a des centaines de coups de feu, il n'y a pas de problème, mais apercevoir un téton de femme ça leur fait peur. La version director's cut, c'est juste un truc de commerce pour ressortir le film une fois de plus en dvd: ma version c'est celle qui était au cinéma. Mathieu Kassovitz m'a fait un un jour ce compliment « on dirait un film de Jeunet mais avec des aliens dedans ».

Les relations avec les Américains

Après Alien 4, le studio de la Fox s'est montré intéressé par produire Amélie Poulain puis leur service marketing à dit non. Ils ont beaucoup regretté ensuite. On m'a proposé de faire Harry Potter 5 mais ce n'était pas très intéressant parce que tout était déjà en place, et puis j'étais sur le projet de L'Odyssée de Pi: j'ai écrit une vraie adaptation du roman avec mon co-scénariste Guillaume Laurant, ainsi que tout le storyboard. Ça aurait coûté 85 millions de dollars mais la Fox ne voulait mettre que 70 millions de budget. Et c'était aussi trop tôt pour que la technologie produise des images de synthèse de la qualité qu'il fallait, on a attendu plusieurs années. Trois ans plus tard, ils ont finalement mis un budget de plus de 100 millions de dollars et c'est Ang Lee qui l'a fait. On m'a aussi proposé à un moment Stoker que j'ai refusé, je ne regrette pas, Park Chan-Wook l'a fait et je n'ai pas trouvé ça terrible.

L'Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet va être distribué par à Harvey Weinstein qui va vouloir couper le montage, comme pour Grace de Monaco de Olivier Dahan et Snowpiercer de Bong Joon-ho : ça va faire scandale (lire nos actualités du 18 octobre 2013 et du 25 août 2013). Il a déjà fait le coup, il y a 22 ans avec Delicatessen.

Le test-screening : le studio appelle ça le 'focus group' mais les réalisateurs appellent ça le 'fuckers group', personnellement je fais un test-screening juste pour vérifier que telle ou telle scène est bien comprise mais le final-cut ça reste à moi.

Le cinéma français aujourd'hui

Depuis quelques temps il y a une sorte de retour à la 'nouvelle nouvelle vague' où on revient au réalisme, je n'aime pas ça. Delicatessen a pu ouvrir une porte à des gens comme Mathieu Kassovitz et à Jan Kounen, mais depuis ? J'aimerai être foutu dehors à coup de pompes pour des nouveaux réalisateurs, mais je ne vois pas vraiment de relève du cinéma français. Le cinéma français c'est 90% de laideur, on ne s'intéresse qu'aux acteurs et pas à l'image...

jean pierre jeunet helena bonham carter

Amélie Poulain : and now, the musical!

Posté par vincy, le 24 août 2013

audrey tautou mathieu kassovitz jamel debbouze amélie poulainJean-Pierre Jeunet a cédé les droits de son film Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain pour qu'il soit adapté en comédie musicale à Broadway, afin de soutenir l'association Mécénat Chirurgie Cardiaque.

Qu'on ne se trompe pas : il le fait à contre-coeur. Sur RTL, il a affirmé : "J'ai absolument horreur des comédies musicales et je hais Broadway. Je considère que c'est l'incarnation même de la ringardise". "J'ai résisté pendant longtemps, j'ai refusé toutes les propositions et puis une dizaine d'années après, c'est un peu la crise. Je soutiens une association qui s'appelle Mécénat Chirurgie Cardiaque. Il faut 10 000 euros pour sauver un enfant, j'ai déjà participé à sauver une bonne douzaine d'enfants et là je me dis qu'il y a peut-être une opportunité d'en sauver d'autres". A vot' bon coeur!

"J'ai donc fait taire mes petits problèmes de conscience, ça me dégoûte profondément cette comédie musicale, je peux vous dire je n'irai pas le voir, je ne veux pas en entendre parler, je n'écouterai pas ce qu'ils font mais si ça doit rapporter de l'argent eh bien peut-être que je pourrais sauver quelques vies... donc c'est uniquement pour ça que j'ai accepté", a dit Jean-Pierre Jeunet.

Le compositeur américain Dan Messe (Twelfth Night pour Shakespeare in the Park, membre du groupe Hem) a été chargé d'adapter le film pour Broadway. C'est d'ailleurs lui qui a annoncé le projet sur sa page Facebook. Le dramaturge Craig Lucas (The Light in the Piazza, Prelude to a Kiss, et la comédie musicale australienne King Kong) et le compositeur Nathan Tysen (pour les paroles) collaboreront avec lui. La mise en scène devrait être confiée à Pam MacKinnon (Qui a peur de Virginia Woolf?), selon Playbill, qui songe à travailler avec la troupe Pilbolus pour les chorégraphies, connue pour ses danses très athlétiques.

Quatre fois césarisé, Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain avait séduit 8,6 millions de Français ; il avait surtout connu un succès mondial avec 173 millions de $ de recettes et cinq nominations aux Oscars.

Intouchables représentera la France aux Oscars

Posté par vincy, le 18 septembre 2012

La Commission chargée de la sélection du film représentant la France pour l’attribution de l’Oscar du meilleur film étranger lors de la prochaine cérémonie des Oscars a choisi Intouchables d'Eric Toledano et Olivier Nakache, nous indique un communiqué du CNC aujourd'hui.

Le film répond aux deux critères de sélection définis par l'Académie des Oscars, qu'il doit être sorti entre le 1er octobre 2011 et le 30 septembre 2012 et que le contrôle artistique du film doit être exercé par des personnes du pays présentant le film.

Les membres de le la Commission cette année était deux membres de droit, le Président de l’Avance sur recettes Paul Otchakovsky-Laurens, le Délégué général du Festival de Cannes Thierry Frémaux et 5 personnalités qualifiées désignées par la Ministre de la culture et de la communication : Bérénice Béjo (actrice, nommée à l'Oscar du meilleur second-rôle cette année), Sylvain Chomet (réalisateur, déjà nommé à l'Oscar du meilleur film d'animation), Didier Lavergne (Oscar du meilleur maquilleur pour La Môme), Abdel Raouf Dafri (scénariste de Mesrine) et Carole Scotta (productrice, Haut et Court).

Intouchables, actuellement 33e du box office ce week-end aux USA, est le plus gros succès à l'étranger pour un film français, depuis 1994 (voir actualité du 10 septembre). Il a rapporté 364 millions de $ dans le monde. En Amérique du nord (hors Québec), le film a rapporté 9 millions de $, soit la 27e recette la plus importante pour un film en langue étrangère (très loin derrière La cage aux folles, record de fréquentation, et Amélie Poulain, record de recettes). La Môme et le Pacte des loups ont également rapporté un peu plus en leur temps. Cependant, le film, distribué par The Weinstein Company, comme The Artist, a réussit à rentré dans le Top 100 des recettes de l'année. C'est aussi le film en langue étrangère ayant le plus rapporté depuis le premier volet de Millénium, version scandinave, en mars 2010.

Intouchables, film français le plus vu dans le monde depuis 1994…

Posté par vincy, le 10 septembre 2012


Le fabuleux destin d'Amélie Poulain a été détrôné par Intouchables, qui détient désormais le record historique du film français le plus vu à l'étranger. Selon Unifrance, le film d'Olivier Nakache et Eric Toledano a été vu par 23,1 millions de spectateurs dans le monde.

Record qu'il faut atténuer. En effet, contacté par Ecran Noir, l'organisme Unifrance précise qu'il "collecte les résultats en salles de films français depuis 1994. Toutefois un grand nombre de résultats relatifs à des titres sortis à la fin des années 1980 et au début des années 1990 a été récupéré."

Ainsi La Cage aux folles, plus gros succès en fréquentation aux Etats-Unis et d'autres films populaires comme ceux avec Belmondo, Delon, Pierre Richard ne peuvent être pris en compte. Matthieu Thibaudault, responsable des données économiques, convient qu'Unifrance est "dans l'incapacité de comparer les résultats de ce film avec les vieux De Funès à l'échelle mondiale tout comme Emmanuelle par exemple qui rassembla des millions de spectateurs étrangers en salles."

Cela n'enlève rien au "fabuleux" destin d'Intouchables. D'autant que le parcours n'est pas fini : le film doit encore sortir dans des marchés majeurs comme le Royaume Uni (21 septembre), l'Australie (25 octobre) ou la Scandinavie (novembre). Il vient de sortir au Japon. Au Mexique, le film a déjà séduit 55 000 spectateurs durant sa première semaine. En Argentine, le film a attiré plus de 90 000 cinéphiles en deux semaines. Aux Etats-Unis, le film continue d'engranger des entrées et s'approche du million. Au total le film a récolté 190 millions de $ de recettes dans le monde (bien plus que ses recettes françaises estimées à 166  millions de $).

Dans certains pays il a cartonné : en Allemagne, avec 8,6 millions de spectateurs, il est le film le plus vu de l'année ; en Espagne (2,5 millions de spectateurs), il est également le film le plus populaire toutes nationalités confondues ; en Italie (2,47 millions de spectateurs), il se situe à la 4e place annuelle ; en Corée du sud ((1,7 million de spectateurs), le film se classe 20e (et premier qui ne soit ni coréen ni américain). Intouchables est aussi le film français le plus vu aux Pays-Bas et en Autriche. Enfin, au Québec, la comédie a rapporté 2,8 millions de CAN$.

Le DG de TF1 Droits Audiovisuels sur le départ?

Posté par vincy, le 9 juillet 2011

Patrick Binet, ancien président de TF1 International devenu directeur général de TF1 Droits Audiovisuels, serait sur le point de quitter son poste, selon la Correspondance de la presse datée du vendredi 8 juillet.

Il est considéré parmi les personnalités les plus influentes de la profession, toujours en quête de l'adaptation qui pourrait faire un carton, grand amoureux des Arts (spectacle vivant, littérature, cinéma, arts plastiques...). Après le triomphe d'Amélie Poulain qu'il avait vendu dans le monde entier, Binet avait été débauché de son poste de P-DG d'UGC international par TF1 en 2002. TF1 voulait redynamiser son portefeuille de cinéma. C'est à Patrick Binet que l'on doit le montage financier et la sortie de La Môme. Sous sa direction, TF1 s'est rapprochée d'UGC après la perte du contrat de distribution avec Miramax (TFM).

Ce départ pourrait-être la première conséquence de la lourde condamnation qu'a subit TF1 D.A. cette semaine (voir notre actualité du 6 juillet) concernant le dernier film de Spike Lee. A cela s'ajoute une autre condamnation, personnelle, en 2010, pour une affaire de moeurs survenue en 2008 et qui avait défrayé la chronique.