Charles de Gaulle et Yvonne de Gaulle en héros de cinéma

Posté par vincy, le 2 juillet 2019

Un biopic politique en France. Gabriel Le Bomin (Les fragments d'Antonin, Insoupçonnable, Nos patriotes) tourne depuis le 27 juin Libres, drame historique au budget conséquent (11,6M€ selon Le Film Français). Lambert Wilson et Isabelle Carré incarnent respectivement Charles et Yvonne de Gaulle.

L'histoire commence en juin 1940, quand la France perd la guerre face à l'Allemagne nazie. Alors en plein commandement en zone de conflit, Charles de Gaulle est convoqué pour devenir sous-secrétaire d'Etat à la Guerre. Le 9 juin il rencontre Winston Churchill. Le lendemain il quitte Paris, passe par Orléans et Tours, cherche une solution franco-britannique. Mai le 17 juin, le Maréchal Pétain prend la présidence du Conseil et De Gaulle quitte la France, avant que le nouveau gouvernement ne soit nommé. Il part à Londres, où il y fera son fameux appel du 18 juin, contre l'avis du gouvernement britannique. Neuf jours plus tard, Winston Churchill le reconnaîtra quand même comme chef des Français libres.
Pendant ce temps, depuis Colombey-les-deux-églises, la discrète et bigote Yvonne de Gaulle prend la route pour rejoindre la mère de son époux et se mêle à l'exode avec leurs trois enfants. Elle se dirige vers la Bretagne avant de partir à son tour l'Angleterre, sans savoir que son mari s'y trouve déjà.

De Gaulle oublié par le cinéma

Produit par Vertigo (La vérité su je mens! les débuts) et Les films de la Baleine, distribué par SND (filiale RTL-M6), le film se tourne dans les Hauts-de-France, en Bretagne, en Ile-de-France et à Londres.

C'est la première fois qu'une véritable fiction romanesque s'empare du Général de Gaulle, même si celui-ci a souvent été incarné à la télévision, notamment par Pierre Vernier (Adieu de Gaulle, adieu, téléfilm de 2008, avec Catherine Arditi en Yvonne), Michel Vuillermoz (téléfilm L'appel du 18 juin, 2010, avec Judith Henry en Yvonne), Patrick Chesnais (la docu-fiction Je vous ai compris, avec de nouveau Catherine Arditi dans le rôle d'Yvonne), et surtout Bernard Farcy dans Le Grand Charles, téléfilm de Bernard Stora (2005), où Danièle Lebrun était Yvonne de Gaulle.

La sortie de Libres est prévue au premier trimestre 2020.

Daily Cannes: la soirée folle avec Nicole, Catherine, Juliette, Isabelle, Sandrine…

Posté par cynthia, le 22 mai 2017

deneuve kiberlain binoche wilson beart sallette deladonchamps huppert bouchez © vincy thomas / ecran noir

Qui a dit que les lundis étaient synonymes de ras le bol? À Cannes, pas de coup de mou, surtout quand les stars se déplacent en nombre et procurent de l'émotion.

Nicole Kidman la star du lundi

La journée débute par une pléiade de jolies femmes: Nicole Kidman, Elisabeth Moss, Jane Campion et Gwendoline Christie (oui fan de Games of thrones vous pouvez vous exciter) sont venues présenter la mini-série Top of the lake: China girl (disponible sur youtube à petit prix).

Racontant l'étrange sauvetage d'une jeune Asiatique enceinte qui tente de mettre fin à ses jours dans un lac, Jane Campion revient sur le devant de la scène avec un casting quatre étoiles.

Kidman sur petit écran ce n'est pourtant pas la première fois puisqu'elle a brillé aux côtés de Reese Whiterspoon et Shailene Woodley dans la mini-série HBO Big Little Lies. L'Australienne revient à domicile avec son talent inné tout en dominant le grand écran et le red carpet cannois. Deux films en compétition, un autre hors-compétition: c'est le grand come-back de l'Australienne.

En effet, après être venue représenter avec Elle Fanning, How to talk to girls at parties l'actrice est venue aux côtés de Colin Farrell pour le nouveau film de Yorgos Lanthimos (The lobster), Mise à mort du cerf sacré.
"Le film a un côté hypnotique" confie Nicole Kidman à la conférence de presse.

Elle sera de retour demain sur les marches pour le nouveau Sofia Coppola (Les Proies). Et ce n'est pas sa séquence émotion sur le tapis rouge qui va nous faire changer d'avis. Moment émouvant, Nicole Kidman n'a pu retenir ses larmes.

L'hommage à Téchiné

Autre événement ce lundi soir: la brochette de stars françaises sur les marches. Catherine Deneuve, Juliette Binoche, Isabelle Huppert et Sandrine Kiberlain sont arrivées ensemble lors de la montée du Lanthimos pour se diriger ensuite dans la grande salle voisine, le Théâtre Debussy. A leurs côtés, un générique de rêve: Lambert Wilson, Elodie Bouchez, Emmanuelle Béart. Dans les rangs derrière: Nicole Garcia, Claude Lelouch, Michel Hazanavicius et Bérénice Bejo, John Cameron Mitchell, Gilles Jacob... Toutes ces personnalités venaient assister à l'hommage à André Téchiné, accompagné de l'avant-première de son dernier films, Nos folles années, où Céline Sallette et Pierre Deladonchamps forment un couple fusionnel singulier. L'hommage a eu lieu en trois temps. Thierry Frémaux avec un court discours présentant les vedettes présentes ; un montage "50 ans de cinéma, 50 ans de passion" où se croisaient tous les films du réalisateur (montage très bien fait et très touchant, par ailleurs) ; le discours d'André Téchiné. Il l'a commencé en rendant lui-même un hommage à son amie, sa muse, celle qui l'a suivi dans pas moins de sept films, Catherine Deneuve. Réellement émue, l'actrice ne retnait pas ses larmes après avoir vivement participé à la standing ovation, perchée sur ses talons en plexiglas. Sandrine Kiberlain à ses côtés lui tenait la main. En s'éclipsant avant la projection, Juliette Binoche lui a lancé un "à bientôt". A la fin de la projection, John Cameron Mitchell, en pantalon zébré ultra-moulant, a joué les midinettes en lui murmurant un "I love you". C'est aussi ça Cannes: une histoire de passion pour le cinéma (Téchiné y a fait naître Binoche et Wilson avec Rendez-vous) et un festival où les stars sont des fans comme les autres.

Le tweet du jour
Le tweet qui a retenu notre attention est celui de @ViggySimmons relatant la perfection de Nicole Kidman... On est tellement d'accord!

En 2016, le cinéma français toujours addict à ses comédies

Posté par vincy, le 4 janvier 2017

C'est incontestable: le cinéma français n'aurait pas atteint sa part de marché de 34% et des poussières sans les comédies françaises. Le genre reste le plus populaire auprès des spectateurs, malgré les critiques souvent médiocres (à juste titre), malgré les recettes pas forcément à la hauteur, malgré les stéréotypes (une vision un peu réac de la France à quelques excceptions près) des plus gros succès.

Et le phénomène n'est pas réservé qu'aux salles de cinéma. En vidéo à la demande, les seuls films français véritablement plébiscités sont des comédies (Camping 3, Retour chez ma mère, Un homme à la hauteur sont les seuls à avoir dominé le top ces derniers mois). A la télévision, parmi les 100 meilleures audiences de l'année, sept étaient des films avec dans l'ordre Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu (10,8 millions de téléspectateurs), Les Tuche (8,8 millions), Eyjafjallajokull (7,6 millions), Les visiteurs (7,5 millions), Supercondriaque (6,7 millions) en tête devant La Reine des Neige et Avatar. Soit deux films avec Christian Clavier et deux avec Dany Boon, définitivement les rois de la comédie. Et deux films dont la suite est sortie en 2017 dans les salles.

Au box office, 2016 aura fait la part belle aux marques américaines (Disney, Marvel, Star Wars, Harry Potter, DC Comics) mais le cinéma français a pu compter sur Jean-Paul Rouve, Franck Dubosc, Alexandra Lamy, Dany Boon, Christian Clavier, Jean Dujardin, Omar Sy... On prend les mêmes et on recommence.

Les Tuche 2 (4,6M d'entrées), Camping 3 (3,2M), Radin! (2,9M), Retour chez ma mère (2,2M), Les Visiteurs 3: la révolution (2,2M), le plus mélo Demain tout commence (2,1M), Brice 3 (1,9M), Pattaya (1,9M), le tendre La vache (1,3M), Papa ou maman 2 (1,2M), La folle histoire de Max et Léon (1,2M) et Adopte un veuf (1,1M) ont clairement dominé le cinéma hexagonal. Seuls quelques drames ont réussit à surnager: Les saisons, L'odyssée, Médecin de campagne et Chocolat (Sy et Lambert Wilson sont les seuls acteurs français à avoir eu deux films au dessus du million de spectateur).

On notera la forte présence des vedettes cathodiques, nées de la télé, ou issues des one-man show. On remarquera, en second rôle, la belle popularité des vétérans (Brasseur, Balasko, Dussollier). On soulignera la prépondérance des suites (5 parmi les millionnaires). Bien sûr on peut aussi voir le verre à moitié vide: Camping, Les visiteurs, Brice ou encore Papa ou maman ont attiré beaucoup moins de spectateurs que leurs prédécesseurs et n'ont pas forcément recouvert leurs budgets ; ou le verre à moitié plein avec l'émergence d'une nouvelle génération (Gastambide, le Palmashow, le duo Lacheau/Boudali ...).

Mais ce qu'on veut retenir c'est bien la frilosité des producteurs. Evidemment, elle est gagnante puisque ces films ont attiré le public dans les salles, bien plus que les comédies indépendantes ou des films dits du "milieu" signés par des réalisateurs primés dans les palmarès ou reconnus depuis des lustres. Mais il est quand même difficile de voir dans ces films autre chose qu'une vision un peu caricaturale et même formatée du rire, voulant reproduire l'humour des De Funès, des Charlots, ou du Splendid.

Au moins Pattaya s'essaie au vrai délire à l'Américaine (gross-comedy), en flirtant avec quelques tabous faisant rougir le politiquement correct. Et La Vache réussit à être à la fois tendre et poétique tout en étant émouvant et drôle. Pour le reste, on préfèrera la famille dynamité de Papa ou maman 2 ou le style anglo-saxon plein de bons sentiments de Demain tout commence (remake déguisé de Trois hommes et un couffin) et, allez, la beauferie crasse des Tuche qui au moins revisite le navet (à gros budget certes) en l'assumant (Rouve is the new Darry Cowl?). Ces films ont en commun de faire rire en n'utilisant pas "l'autre" ou "le socialement inférieur" comme bouc-émissaire.

Formules éprouvées et érpouvantes

On préfère ça à des formules toutes faites où les femmes, les homos, les non-blancs, les immigrés sont prétextes à des blagues douteuses de la part de héros se protégeant derrière leur ridicule ou leur ringardisme.  Car on peut ajouter Un homme à la hauteur, Ma famille t'adore déjà, Joséphine s'arrondit, Tamara etc... Différent, petit ou gros, il faut savoir s'adapter pour être adopté. On pourra toujours rétorquer que l'autre doit faire le reste du chemin (accepter le petit ou le gros), c'est quand même le prétexte pour faire rire (quand ça fait rire). Au moins avec Pattaya, on ne prend aucun gant, ce qui normalise tout de suite les personnages même "différents", dont un nain et une femme en surpoids. Alors qu'avec Bienvenue à Marly-Gomont on préfère rassurer sur la différence en opposant "ploucs" forcément pas si racistes, mais un peu quand même, et "bons étrangers" forcément intégrables s'ils sont utiles (à ce titre lire le décryptage de Cyprien Caddeo dans Le vent se lève).

Le système a beau atteindre ses limites depuis des années, il fonctionne encore, à la stupéfaction des critiques. La honte nous étreint parfois à la vue de tant de malaise et de gène. D'ailleurs, certains distributeurs ne montrent plus ces grosses comédies à la presse. Et même le public a boudé Les naufragés, Ils sont partout, Tout schuss... Car il y a des gros flops, malgré casting, blietzkrieg médiatique, campagne marketing nationale...

Pourtant, il y a eu d'assez bonnes comédies en France, qui osent des variations un peu plus originales ou au moins différentes dans le style comme dans le récit. On pense à Rosalie Blum, touchant, Tout pour être heureux, romantique, Ma Loute, fortement dérangé, Five, très frais, La loi de la jungle assez délirant en son genre, ou le bancal mais charmant Vicky. Et bien sûr la meilleure d'entre elle: Victoria. Ce qui ne signifie pas victoire pour un genre qui va devoir se réinventer avant de nous lasser complètement.

Festival Lumière: Toujours surprenante, Catherine Deneuve dédie son prix « à tous les agriculteurs de France »

Posté par Morgane, le 17 octobre 2016

catherine deneuve prix lumiere 2016 © ecran noir / morgane postaire

Déjà sept jours passés au Festival Lumière et on se retrouve vendredi soir pour la traditionnelle soirée de Remise du Prix qui a lieu, comme chaque année, à l'amphithéâtre de la Cité Internationale. Arrivent alors pour le photo call Gustave Kervern, Pierre Lescure, Ludivine Sagnier, Gilbert Melki, Julie Depardieu, Jean-Paul Rouve, Park Chan-wook, Jerry Schatzberg, Eric Lartigau, Michel Hazanavicius, Marisa Paredes, Vincent Lindon, Roman Polanski, Bertrand Tavernier, Rod Paradot, Benoit Magimel, Emmanuelle Bercot, Quentin Tarantino, Lambert Wilson, Chiara Mastroianni et bien d'autres encore. Puis sous un tonnerre d'applaudissements et le crépitement des flashs, Catherine Deneuve fait son entrée sur la célèbre musique des Parapluies de Cherbourg.

Tout le monde s'installe, la grande dame (elle déteste qu'on l'appelle comme ça) de la soirée aux côtés de sa fille Chiara et de Roman Polanski, pas loin de Vincent Lindon et juste derrière Tarantino et Lambert Wilson. Bien entourée elle peut se laisser aller, alors qu'on le sait: Catherine D n'a jamais été très à l'aise avec les hommages.

catherine deneuve thierry fremauxThierry Frémaux monte sur scène pour "remettre un prix mais surtout célébrer quelqu'un que nous aimons!" Remerciements aux partenaires, aux cinéastes, acteurs et actrices venus de loin. A l'AFP plus tôt dans la semaine, le chef d'orchestre du festival avait expliqué ce que Deneuve avait apporté au cinéma: "Elle a montré que la liberté ne doit jamais se négocier. Sa liberté personnelle et artistique est immense. Sans jamais user du moindre artifice médiatique, elle est parvenue à affirmer une personnalité et une conduite, pour une carrière en tous points exemplaire. Elle a réinventé la condition de femme et redéfini les codes liés au star-system."

Les hommages et les cadeaux s'enchaînent. Thierry Frémaux lit un texte d'Arnaud Desplechin (Conte de Noël), retenu par le tournage de son prochain film. La plus internationale des lyonnaise Nathalie Dessay qui dit "quand j'étais petite je voulais faire Catherine Deneuve comme métier et ce soir j'en ai l'occasion" avant d'entonner une chanson des Parapluies de Cherbourg. Lambert Wilson, son partenaire dans Palais Royal!, s'empare également le micro pour chanter et se déhancher sur deux chansons des Demoiselles de Rochefort. Quentin Tarantino prend également la parole et se souvient. Il se souvient de Cannes 1994 lorsqu'il a reçu la Palme d'Or pour Pulp Fiction et que Catherine Deneuve était vice-présidente du jury. Bertrand Tavernier lui rend également un très bel hommage érudit et plein de poésie. Un haïku.

"Elle est le cinéma"

Mais la déclaration d'amour la plus émouvante est venue de la bouche et des yeux de Vincent Lindon qu'elle vient. Dans cette lettre, les mots sont magiques et quelques-uns nous restent en mémoire... "elle est toujours en mouvement. Elle incarne le cinéma, elle est le cinéma... On a toujours l'impression que vous sortez d'un film pour sauter dans un autre. Vous sortez des Parapluies de Cherbourg pour prendre le Dernier Métro et les stations défilent, Belle de Jour... et le conducteur de la rame est Jacques Demy... Gérard Depardieu a dit que Catherine Deneuve était l'homme qu'il aurait aimé être." Et ce voisin de la Place Saint-Sulpice où elle habite se rappelle: "Elle parle à toute allure comme s'il fallait se débarrasser au plus vite (...) les autres ont l'air un peu figé à côté, enfin pas tous, pas Gérard, pas Marcello", ajoutant, "Mademoiselle Deneuve vous êtes un peu plus qu'une femme (...) vous êtes tellement touchante, tellement originale, tellement rassurante."

Il évoque également l'amour de Catherine Deneuve pour l'horticulture car "rentrer à Paris sans une petite plante ça ne s'appelle pas voyager." Catherine Deneuve c'est "mettre de la vie partout, même là où il n'y en a pas... Votre vie passe avant le cinéma et c'est pour ça qu'au cinéma vous passez avant tout le monde."

"C'est assez bouleversant"

Sur scène Roman Polanski la serre dans ses bras avec un simple "Je t'aime" (plus de 50 ans nous sépare de leur film Répulsion) avant de lui remettre le 8ème Prix Lumière. Catherine Deneuve, quant à elle, est "ravie d'être ici" mais on sent qu'elle ne veut pas s'éterniser dans "cette situation exceptionnelle". "C'est assez bouleversant pour moi d'être ici ce soir, je vous remercie de m'avoir choisie, car après tout c'est un peu arbitraire de choisir une actrice." Et de finir ainsi: "dans tous les films que j'ai choisi de montrer à Lyon, il y a un film de Raymond Depardon qui s'appelle Profils paysans et je dédie ce soir ce prix que j'ai reçu à tous les agriculteurs de France." Iconoclaste, as usual. C'est sans doute le secret de sa longévité (60 ans depuis son premier film): une audace et une curiosité inégalées.

Quant au mot de la fin, c'est Tarantino qui le prononce, "Vive le Cinéma et vive la Catherine Deneuve!".

Clap de fin pour « Telle mère, telle fille » avec Juliette Binoche et Camille Cottin

Posté par vincy, le 7 août 2016

camille cottin juliette binoche

Juliette Binoche a clamé avec insistance son envie de refaire de la comédie en France. Son vœu a été exaucé. Elle a terminé vendredi le tournage de Telle mère, telle fille, aux côtés de Camille Cottin qui incarne sa progéniture.

Réalisé par Noémie Saglio, co-réalisatrice de Toute première fois et de Connasse, princesse des cœurs, le film a été co-écrit par la cinéaste et Agathe Pastorino. La comédie suit une mère et sa fille, complètement opposées, tombant enceintes simultanément.

Au côtés des deux comédiennes, on retrouvera Lambert Wilson, Catherine Jacob, Jean-Luc Bideau, Charlie Dupont et Michael Dichter. Distribué par la Gaumont, le film doit sortir au premier semestre 2017.

Camille Cottin sera prochainement à l'affiche de Cigarettes et chocolat chaud, avec Gustave Kervern (14 décembre), Iris, avec Romain Duris et Charlotte le Bon (2 novembre) et Allied, avec Brad Pitt et Marion Cotillard (23 novembre).

Juliette Binoche, récemment fantasque dans Ma Loute, présentera Polina, danser sa vie à Venise en septembre, et sera aux côtés de Scarlett Johansson dans Ghost in the Shell, prévu fin mars 2017 dans les salles.

Cannes 2015 : Catherine Deneuve, Julianne Moore, Benjamin Millepied lancent les festivités

Posté par kristofy, le 13 mai 2015

© LJ

Le 68e Festival de Cannes est officiellement lancé avec, devant le parterre de stars mondiales, un film français à l’honneur : La tête haute d'Emmanuelle Bercot.

Lambert Wilson qui avait été maître de cérémonie l’année dernière retrouve pour la deuxième fois dans ce rôle, son speech en français avec des "slices" d'anglais est tout aussi classe (tout comme son costume queue de pie). Une nouvelle fois, il n’est pas resté figé derrière un micro, s'octroyant un moment au milieu du public. L’année dernière, il avait fait valser Nicole Kidman, et cette année il a demandé à tous de fermer les yeux sur un souvenir de cinéma.

"Cannes est une femme !" L’actrice de cinéma est le symbole de "l’amour au cinéma". Et le cinéma met en lumière la femme, une petite allusion politique à propos de certains endroits du monde où la femme est brimée ou pire encore. Dans son discours, Lambert Wilson réfute d’ailleurs l’expression "cinéma de femme", tout en saluant la réalisatrice Emmanuelle Bercot qui en fait la démonstration en ouverture.

"Est-ce que ça fait mal l’amour ?" La question de François Truffaut dans le film La sirène du Mississipi sera l’allusion pour que toute la salle témoigne à Catherine Deneuve son amour avec des applaudissements.

Avant la présentation du jury emmené par les présidents Ethan et Joel Coen, une scénographie autour du film La Sortie l'usine Lumière à Lyon avec la musique de Vertigo (Sueurs froides) et une chorégraphie de Benjamin Millepied, mari de Natalie Portman, soit un tableau de 5 minutes avec 17 danseurs.

C’est une femme qui dira enfin la traditionnelle formule "Je déclare le festival ouvert" : Julianne Moore était présente pour cette conclusion (et recevoir en même temps son prix d’interprétation que le jury de l’année dernière lui avait attribué pour Maps to the stars de David Cronenberg).

Une phrase en particulier fera rimer et résonner à la fois cinéma et actualité : "Lorsque la liberté aura déserté le monde, il restera toujours un ou une cinéaste pour en rêver."

Jérôme Salle embarque Lambert Wilson, Pierre Niney et Audrey Tautou dans L’Odyssée

Posté par vincy, le 28 mars 2015

Un tweet et ça repart. Jérôme Salle a confirmé que L'Odyssée se tournerait bien. Son film d'aventures sur le Commandant Cousteau et son fils semblait en fin d'année dernière avoir un peu de plomb dans l'aile. Au point que Pierre Niney, pourtant attaché au projet très en amont, n'osait plus le mentionner dans ses projets.

Alors qu'une affiche teaser avait été dévoilée lors du dernier Marché du film à Cannes, en décembre, les rumeurs allaient bon train sur le financement du film. En fait, le souci semblait être davantage un problème de casting. Adrien Brody puis Romain Duris avaient été approchés pour incarner le Commandant (et explorateur) Jacques-Yves Cousteau.

Finalement, ce sera Lambert Wilson. Son fils, Philippe, mort tragiquement dans un accident d'hydravion en 1979, sera interprété par Pierre Niney. Et Audrey Tautou complète le casting. Juste avant L'Odyssée, Tautou et Niney doivent tourner, ensemble, La Promesse de l'aube (lire notre actualité du 19 mars).

L'Odyssée devrait être un film d’aventures sur les explorations de Cousteau et les rapports entre le Commandant et son fils Philippe.

Le tournage est prévu pour cet automne.

Jérôme Salle, réalisateur d'Anthony Zimmer et des deux Largo Winch, avait réalisé en 2013 son premier film anglophone, Zulu, qui avait clôturé le Festival de Cannes.

Cannes 2014 : une ouverture sous le signe de la mémoire

Posté par kristofy, le 14 mai 2014

Kidman WIlson ouverture Cannes 2014

Le 67e Festival de Cannes a été officiellement lancé ce mercredi avec beaucoup de glamour hollywoodien grâce à Nicole Kidman et Tim Roth et aussi un peu d’exception culturelle française puisque Grace de Monaco est réalisé par Olivier Dahan, qui a dû batailler pour imposer la version de son montage.

Sur la scène du grand théâtre Lumière, Lambert Wilson a semblé très à l’aise dans son rôle de maître de cérémonie, se montrant polyglotte, malicieux, charmeur, et solennel : « Quel bonheur, quelle émotion, quel privilège, devant l’assistance la plus prestigieuse. Du premier au dernier rang : je vous dis bravo, vous êtes mes héros ». Il a ainsi autant salué les anonymes qui rêvent peut-être d’être devant ou derrière une caméra que des figures emblématiques du cinéma français que sont Henri Langlois (créateur de la Cinémathèque française) et Alain Resnais.

« Ne sommes-nous pas en train de perdre un peu la mémoire du cinéma ? Comme si l’évolution technique l’amenait à périmer son passé, alors qu’on n'a jamais été autant abreuvé de contenus ? Notre mission est que le cinéma, et les œuvres d’art en général, ne puissent jamais disparaitre (à part deux ou trois comédies que j’ai tournées au début de ma carrière). » Sous l’apparence anodine d’une question simple qui émaille un discours, c’est une thématique essentielle qui a été discrètement mise en avant. Le cinéma doit relever les défis de la restauration des œuvres, de la transmission des films les plus divers en provenance des autres pays, de la découverte sur grand-écran dans une salle de cinéma plutôt que sur le petit écran d’un ordinateur… Il s’agit de missions que le Festival de Cannes s’attache à poursuivre depuis des années sous l’impulsion commune de Gilles Jacob et de Thierry Frémaux avec notamment les sélections Cannes Classics et Cinéfondation.

L’exercice périlleux de la présentation d’une cérémonie d’ouverture a été brillamment  assuré par Lambert Wilson sous le signe d’une certaine complicité. Il est descendu de scène pour aller au milieu de la salle et inviter Nicole Kidman à danser quelques pas de salsa avec lui, et il a lancé la traditionnelle chanson Happy Birthday pour les anniversaires de Tim Roth et de Sofia Coppola. C’est le réalisateur Alfonso Cuarón (qui vient d’être oscarisé pour Gravity)  et la comédienne Chiara Mastroianni (dont le père est en photo sur l’affiche du Festival) qui ont déclaré le festival ouvert.

Le passage du discours qu'on va se répéter chaque jour jusqu’à la cérémonie de clôture sera : « Place au miracle ! »

Le Champs-Élysées Film Festival dévoile ses films

Posté par cynthia, le 1 mai 2012

C'est en face de l'arc de Triomphe et au milieu des bulles de Champagne et des amuses bouches que Sophie Dulac, la présidente du festival du cinéma des Champs-Élysées, a présenté les grandes lignes de cette nouvelle manifestation qui se tiendra du 6 au 12 juin prochain sur la plus célèbre avenue parisienne (voir aussi notre article du 23 octobre 2011).

Ne se voulant pas juste un énième festival parisien, le Champs-Élysées Film Festival entend mettre le cinéma à l'honneur et en faire profiter cinéphiles et amateurs du septième art avec des films français et américains indépendants qui brilleront le temps d'une semaine au travers d'avant-premières, de compétitions et de rencontres avec des professionnels du métier. Avec en outre, pourquoi pas, l'objectif de démontrer le temps d'une séance que le cinéma, c'est bien plus que du divertissement !

Sous la présidence de l'acteur Lambert Wilson, cette première édition propose ainsi une cinquantaine de films et une centaine de séances. Au programme, une compétition de dix longs métrages issus du cinéma américain indépendant (Bernie de Richard Linklater, Keep the lights on de Ira Sachs...), une sélection de courts  qui concourent pour le Prix du Public (Hurlement d'un poisson, Little Spoon...),  des avants-premières françaises (Wrong de Quentin Dupieux, Quand je serai petit de Jean-Paul Rouve...) et américaines (My Soul to take de Wes Craven, After Life d’Agnieszka Wojtow...), la venue d'Harvey Weinstein, célèbre producteur américain, en invité d'honneur, une soirée spéciale en présence de l'acteur Donald Sutherland et enfin un panorama de films internationaux concourant pour l'Oscar du meilleur film étranger (Bullhead, Dans ses yeux...).

Les 10 films de la sélection officielle, en lice pour le Prix du Public, sont :

Blank City de Céline Danhier
Documentaire

Bernie de Richard Linklater
Avec Jack Black , Shirley Maclaine, Matthew McConaughey

Jesus Henry Christ de Denis Lee
Avec Toni Colette, Jason Spevack, Michael Sheen

Keep the lights on de Ira Sachs
Avec Thure Lindhardt, Zachary Booth, Marilyn Neimark

Luv de Sheldon Candis
Avec Common, Michael Rainey Jr, Dennis Haysbert

Marina Abramovic : the artist is present de Matthew Akers
Documentaire
Avec Marina Abramovic, Ulay et Kalus Biesenbach

Not waving but drowning de Devyn Waitt
Avec Vanessa Ray, Megan Guinan, Lynn Cohen

Peace, love et misunderstanding de Bruce Berresford
Avec Jane Fonda, Catherine Keener, Elizabeth Olsen

Tabloïd d’Errol Morris
Documentaire

The perfect family de Anne Renton
Avec Kathleen Turner, Emily Deschanel, Jason Ritter

Tous seront présentés en VOST. Et pour la coquette somme de 35 euros, les spectateurs pourront obtenir le pass du festival et pourquoi pas le temps d'une semaine vivre un Cannes aux Champs-Elysées.

_______________

Plus d'informations sur le site du Festival

Au bonheur de Pennac : un roman adapté et un scénario bientôt sur les écrans

Posté par vincy, le 9 avril 2012

Daniel Pennac n'a pas forcément une écriture facile à transposer au cinéma. L'écrivain à succès, ancien cancre, a un style singulier qui ne se prête pas forcément à un scénario de film. Cependant ses polars un brin loufoques ont des trames très cinématographiques.

Jusque là quatre de ses livres ont été portés sur le petit écran (La fée carabine, Bartleby le scribe) et le grand (L'oeil du loup, en court métrage, et Messieurs les enfants, de Pierre Boutron, avec Pierre Arditi, Catherine Jacob et François Morel).

Et cette année, Pennac devient à la mode. Un de ses livres est enfin en cours d'adaptation et un autre qu'il a écrit s'apprête à sortir en salles.

En tournage depuis le 16 février, et jusqu'en mai, Au bonheur des ogres est réalisé par Nicolas Bary (Les enfants de Timpelbach). Raphaël Personnaz sera Benjamin Mallaussène, héros de la saga de l'écrivain. Au bonheur des ogres est le premier livre de la série commencée en 1985 et achevée en 1999 avec un total de six romans aussi drôles que palpitants. Personnaz est accompagnée de Bérénice Béjo, récente césarisée pour The Artist, Guillaume de Tonquedec, Emir Kusturica, Mélanie Bernier et Thierry Neuvic.

Le film coproduit pour 11,8 millions d'euros par Pathé, France 2 Cinéma, Bidibul productions, Chapter 2 et Nexus Factory a été co-écrit par Jérôme Fanster, Serge Frydman et Nicolas Bary. Il devrait sortir en 2013.

Avant cela, nous devrions découvrir l'adaptation d'Ernest & Celestine, la série d'albums jeunesse de la défunte Gabrielle Vincent (23 tomes), avec Ernest le gros ours et Célestine la petite souris. Daniel Pennac a écrit le scénario de ce film d'animation prévu en salles le 5 décembre 2012. Réalisé par les auteurs du déjanté Panique au village, Stéphane Aubier, Vincent Patar et Benjamin Renner, avec les voix de Lambert Wilson et Dominique Maurin dans les rôles principaux, Ernest & Celestine a été produit par l'équipe des Triplettes de Belleville (Les Armateurs, Mélusine Productions, Le Parti Productions et StudioCanal) pour 9,6 millions d'euros.