Born to be wild 3D : plus familial que sauvage

Posté par MpM, le 12 octobre 2011

L'histoire : A Bornéo, le Dr. Biruté Mary Galdikas recueille des bébés orangs-outangs orphelins dans un centre spécialisé où ils sont élevés puis lentement réhabitués à la vie sauvage, afin de retourner dans leur habitat naturel. A plusieurs milliers de kilomètres de là, dans la savane kényane, le Dr. Dame Daphne Sheldrick effectue le même travail de sauvetage auprès de jeunes éléphanteaux dont les parents ont été tués par les braconniers.

Notre avis : En choisissant un format volontairement court et spectaculaire (l'Imax permet une image dix fois plus grande que le 35mm traditionnel), les réalisateurs Drew Fellman et David Lickley ont choisi de raconter l'histoire édifiante de Biruté Galdikas et Daphne Sheldrick comme un conte de fées moderne. Exit tout ce qui pourrait choquer un public familial (la réalité sanglante du braconnage, les horreurs de la déforestation, l'avenir incertain des animaux relâchés qui risquent de devenir à leur tour la proie des braconniers...), et place à des bébés animaux forcément adorables, dont tout est fait pour souligner la similitude avec l'être humain.

De ce fait, on est mi enthousiaste, mi frustré par ce documentaire certes pédagogique mais surtout assez biaisé. Enthousiaste, parce que le destin des animaux que l'on suit est touchant. Il faut voir les gardiens s'affairer autour d'eux, tentant de reconstituer toutes les conditions de la vie sauvage. A Bornéo, de jeunes femmes portent des bébés orangs-outangs sur leur dos et les emmènent ainsi d'un endroit à un autre. Au Kenya, les jeunes hommes qui s'occupent des éléphants dorment avec eux pour les rassurer, et enduisent leurs larges oreilles de crème solaire. Pour le spectateur, l'anthropomorphisme est inévitable.

La frustration vient du fait qu'en ciblant les plus jeunes spectateurs, le film fait l'impasse sur les réalités quotidiennes du combat des deux femmes pour faire reconnaître les droits de leurs protégés. On aimerait en savoir plus sur la manière dont les animaux s'acclimatent à leur cohabitation avec l'homme et surtout sur leur retour à la vie sauvage. Le film évite également le sujet des conditions de vie réelle dans la foret indonésienne et dans la savane kényane, et ne dit mot des actions concrètes menées parallèlement au recueillement des orphelins. Alors que Born to be wild aurait pu être l'occasion rêvée pour sensibiliser le public (notamment sur le scandale des plantations de palmiers qui déforestent lentement mais sûrement toutes les surfaces boisées de la planète, pour produire notamment une huile jugée dangereuse pour la santé), il donne l'impression de manipuler son sujet de manière à n'en garder que le rêve et la magie.

C'est donc au spectateur lui-même de mettre à profit cette expérience visuelle et humaine pour se poser les bonnes questions et entamer une réflexion pédagogique sur le rôle de chacun dans le véritable drame vécu par les éléphants, les orang-outangs et tant d'autres espèces menacées. Pour que le formidable combat mené par les deux héroïnes du film puisse un jour s'arrêter de lui-même, faute d'animaux menacés.

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Born to be wild de Drew Fellman et David Lickley
Sortie le 12 octobre 2011
En exclusivité à La Géode

Océanosaures 3D, voyage au temps des dinosaures à la Géode

Posté par elodie, le 1 février 2011

un prognathodon

L'histoire : Alors qu’elle visite un “paleoquarium”, Julie, une jeune étudiante, fait la rencontre d’un personnage aussi étrange qu’érudit. Celui-ci va lui décrire l’évolution de la vie sur Terre et lui faire découvrir les reptiles marins qui peuplaient les mers 200 millions d’années, à l’âge du Mésozoïque.
Ce film fait découvrir l’Elasmosaurus et son cou de 7 mètres, l’Ophthalmosaurus et son œil géant, le gigantesque Shonisaurus et ses 21 mètres de longueur mais aussi deux des plus impressionnants prédateurs marins de cette époque : le Liopleurodon et le Mosasaure.
Au cours de cette visite, des scientifiques spécialistes des reptiles marins interviennent de manière inattendue et imagée,pour expliquer
aux spectateurs les spécificités de ces Dinosaures marins.

Notre avis : Cinq années de travail  ont été nécessaires pour réaliser ce documentaire de 40 minutes. Un travail qui porte ses fruits puisque
Océanosaure 3D, en plus d'être le premier film documentaire français en 3D, est un très bon support éducatif, et un film divertissant.

L'originalité vient du fait que pour une fois, il n'est pas question de T-rex ou autres dinosaures terrestres mais des plus méconnus reptiles marins. Les deux français Pascal Vuong et Ronan Chapalain ont donc réussi un coup de maître avec ce pionnier de l'"edutainement"  vendu et diffusé dans une quinzaine de pays (pour le moment). Même si l'on s'y connait peu en préhistoire ou en paléontologie, ce documentaire nous fait voyager à travers le temps de l'apparition de la vie sur Terre jusqu'à l'extinction des dinosaures... et l'apparition des hommes.

Le film ne se contente pas d'aligner les images 3D qui ici sont totalement justifiées : on se rend compte de la taille des monstres marins (à un  moment on entre dans la gueule de l'un deux)... Autre magnifique séquence, très poétique : lorsqu'un squelette de Rhomaleosaurus prend vie et se détache du mur du  National History Museum à Londres ou  il était attaché... Un clin d'oeil à la franchise  La nuit au musée ?

L'histoire de ces dinosaures marins s'articule autour d'une jeune étudiante en paléontologie qui découvre ces monstres des mers. C'est le regard pédagogique du film, élément essentiel pour les productions diffusées à la Géode, qui est reliée à la Cité des Sciences et de l'Industrie.  Et pour rendre ce documentaire encore plus éducatif, les deux cinéastes ont recueilli les explications de nombreux scientifiques et les ont portées à l'écran. Ainsi l'oeuvre a été réalisée en étroite collaboration avec le Muséum National d’Histoire Naturelle, avec comme consultante Dr Nathalie Bardet (CNRS) et d'autres spécialistes à travers le monde (tous incarnés par des acteurs dans le film, et l'un par un squelette humain ! ), cautions scientifiques imparables.

Enfin, en plus de la paléontologie, Pascal Vuong et Renan Chapalain racontent aussi comment les scientifiques du XIXème siècle - et surtout Cuvier - ont découvert l'histoire des dinosaures (et océanosaures) et ainsi de faire comprendre aux hommes qu'avant l'être humain, il y avait eu une vie
sur terre, grâce à l'étude de fossiles. Un vrai bouillon de culture et d'histoire que petits comme grands apprécieront.

Lors de l'avant-première, Pascal  Vuong avait confié que la devise de Jules Verne "Instruire et Divertir" était devenue celle de l'équipe de N3D Land Productions. Mission accomplie ! D'ailleurs,  le  nom  de N3D Land Productions est un hommage au harponneur de 20 000 lieues sous les  mers.
Un voyage dans le temps qui sort de l'ordinaire, avec des effets spéciaux à couper le souffle.

Le voyage extraordinaire de Samy à La Géode : plus court, mais plus grand

Posté par vincy, le 17 novembre 2010

1 252 000 spectateurs. Le voyage extraordinaire de Samy, sorti en août, a trouvé son public, notamment en province. Une belle réussite pour le premier dessin animé en 3D de la production française. La Géode va le reprogrammer pour les fêtes, dans une version courte de 40 minutes. C'est d'ailleurs à La Géode, que le réalisateur du film, Ben Stassen, avait brillé lors des multiples cérémonies de prix du Festival de La Géode. Il avait déjà proposé une version courte de son précédent film, Fly Me to The Moon, spécifiquement pour la salle.

Dès le 18 décembre, deux fois par jour (13h30 et 15h30), le film sera projeté en relief.

« Retour de Flamme 3D » à la Géode

Posté par Claire Fayau, le 31 mai 2010

La Géode a  25 ans . Pour fêter ce quart de siècle,  le 28 mai dernier, Serge Bromberg a concocté un  "Retour de  flamme" - "Ciné concert" 3D. Serge Bromberg (récemment césarisé pour son travail sur  L'Enfer de Clouzot), l'Indiana Jones des vieilles bobines, la mémoire du cinéma , qui va nous parler de la  3D ? Son truc  à lui , ce ne serait pas plutôt la collection de films muet en noir et blanc? La 3D, c'est pas un procédé moderne ?

Ce qu'on ignore, et que Bromberg a brillamment rappelé lors de la  soirée, c'est que des films en relief, il y en a eu dès le début du cinéma !  Louis Lumière a par exemple filmé l’entrée d’un train en gare en 3D!

Quant à Georges Méliès , tel Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, il fit de la 3D  à son insu. En effet , il utilisait deux caméras afin de filmer de filmer en double ses œuvres ; une version étant expédiée à son frère pour diffusion aux Etats-Unis (parce qu'il s'était fait piraté ses films aux USA); l'autre restant en Europe... Et l'équipe de Serge Bromberg nous offrit en première mondiale trois œuvres de Méliès en  3D  .

Dans ce panorama, divers procédés de  3D  nous sont expliqués avec pédagogie, la preuve en images.

Les film se succèdent , les époques défilent : Murder in  3D (en anaglyphes) ,  trois expérimentations russes  dans les années 60 (" Parade of Attraction" 1, 2 et 3), des dessins animés (Working for peanuts, une production Disney  avec Donald , Tic et Tac)  Walt Disney, Motor Rhythmn( film d'animation où  une Chrysler  se construit toute seule , comme par magie ) et enfin le court -métrage Pixar de 1989  : Frick  Frack (La vie d’un bonhomme de neige enfermé dans une boule à neige)...

Un événement unique, et un beau cadeau d'anniversaire à la Géode et aux amoureux du cinéma.

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Pour en savoir plus sur les ciné-concert "Retour de flammes", cliquez  ici: Lobster Films

Sur la programmation spéciale  25 ans de la Géode : Site internet de La Géode

The Age of Stupid : science-frictions

Posté par Claire Fayau, le 22 septembre 2009

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Synopsis : 2055, un homme seul en haut d'une tour s'installe devant son ordinateur relié à l'ensemble des archives vidéo du monde. Face au monde dévasté qui l'entoure, il se pose la question suivante : pourquoi n'avons nous pas réagi lorsqu'il était encore temps ? Pour y répondre, il ouvre les archives de 2008.

Notre avis : Le genre a le vent en poupe : voici un documentaire écolo-moraliste. Celui-ci fait preuve d'anticipation : quel temps fera -t il en 2055 ?

L'originalité vient du fait que le seul acteur du film Pete Postlethwaite (Au nom du Père , Jurassic Park...) joue un archiviste vivant seul dans le monde dévasté de 2055, et qui regarde de vieux films datant de 2008 (les documentaires tournés entre 2004 et 2008 ) en se demandant pourquoi nous n'avons pas pu empêcher le changement climatique tant que nous le pouvions .

Une bonne idée pour faire prendre au plus grand nombre le sens des réalités. Le problème est que ce film qui a pris 4 années de la vie du réalisateur est un grand fourre-tout mélangeant la politique et l'économie avec différents styles de images (documentaire, fiction et courtes séquences d'animation)...Tout cela est confus au final.

Après avoir bien culpabilisé le spectateur, on nous dit qu'il n'est évidemment pas trop tard. Calculer l'empreinte carbone du film ne suiffra pas à le rendre plus attachant ni moins maladroit.

Le film a été projeté à New York hier soir, dans une tente installée dans Manhattan, en présence notamment l'ex-secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, à la veille d'un sommet de l'ONU sur le climat qui réunira une centaine de chefs d'Etat et de gouvernement. La projection et le débat qui suivra seront retransmis en direct dans plus de 400 cinémas aux Etats-Unis.

Mardi, le film, qui a été traduit en 32 langues par des bénévoles, sera projeté dans plus de 60 pays , dans des lieux extrêmement divers: de la Géode à Paris, à une projection gratuite sur une immense toile tendue en bord de mer sur l'archipel de Vanuatu, dans le Pacifique Sud.

Moi, Van Gogh, Grand Prix du jury du festival de la Géode

Posté par vincy, le 3 février 2009

Le 13e Festival de la Géode vient de se conclure, avec au compteur, 25 000 spectateurs durant les deux semaines de la manifestation.

Le Grand prix du jury (Pierre Lescure, Stéphane Peyron, Marie-Pierre Aulas, Gilles Legrand, Bruno Bucher, Jean-Hervé Madec, Didier Noirot, Thomas Favel) a été remis à Moi, Van Gogh, film français de François Bertrand. Le film, avec Jacques Gamblin dans le rôle du peintre, sort le 25 mars à La Géode. Une mention spéciale a été attribuée à Kheops 3D.

Le public a préféré primer Le grand voyage d'Ibn Battûta - De Tanger à La Mecque, film canadien de Bruce Neibaur.

Les jeunes ont craqué pour Fly Me To The Moon 3D, sorti en octobre dernier et toujours diffusé à La Géode. Un prix Gulli ma Planète a été décerné à Dauphins et Baleines 3D, immense succès aux Etats Unis, qui devrait sortir en France d'ici quelques mois.

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Festival de la Géode actualité du 13 janvier 2009

Le festival de La Géode met en relief les films 3D

Posté par vincy, le 13 janvier 2009

geode dauphins baleinesAprès deux éditions décevantes, le Festival de La Géode était condamner à changer, ou mourir. Le format IMAX ne suffisait plus : le faible nombre de productions contraignait les sléectionneurs et un ou deux films monopolisaient les prix  au fil des années.

Pour cette 13e édition, du 14 janvier au 1er février, le festival a décidé de tout remettre à plat. La communication est plus lisible et la programmation, à la fois plus ambitieuse et plus palpitante. Soit 13 programmes dont 7 en 3D relief et 6 en format IMAX. Cela en fait le premier festival du genre à mettre autant l'accent sur le film en relief, considéré par tous les professionnels du secteur comme l'avenir du divertissement grand public. James Cameron, qui réalise actuellement Avatar dans ce format, l'a annoncé au récent Salon de l'ételectronique de Las Vegas : "Ne vous y trompez pas, le 3D n'est plus un gadget."

Certes, les investissements sont coûteux (projecteurs, salles...). En France, moins d'une centaine de salles sont équipées. Cela n'a pas empêché Fly Me to The Moon, en sélection, uniquement diffusé en 3D d'attirer 215 000 spectateurs en France. Un hit "IMAX" comme Géants des profondeurs, a séduit, en 10 mois et dans la seule salle de La Géode, plus de 127 000 spectateurs. Dinosaures en 22 mois a capté 215 000 spectateurs.

Avec cette sélection, on ira à 180° dans Les Alpes, au Grand Canyon, dans Les grands lacs américains ou faire Le grand voyage d'Ibn Battuta (de Tanger à la Mecque). Toutes ces productions sont récentes, certaines venant à peine de sortir aux Etats-Unis. On peut ajouter l'avant-première de Moi, Van Gogh, avec Jacques Gamblin dans le rôle du peintre, et qui sera à La Géode en exclusivité le 25 mars prochain.

La 3D relief sera l'occasion de découvrir Dauphins et Baleines, raconté par Charlotte Rampling (Darryl Hannah dans la version originale). Sorti il y a un peu moins d'un an aux USA, le film a déjà cumulé 5 millions de dollars au box office américain ; au total, il a enchanté un million et demi de spectateurs dans le monde. Il devrait être diffusé en France au premier semestre.

Sinon, au choix, vous pourrez vous faire croquer par des monstres du Jurassique dans Dinosaures.... vivants ou découvir le secret des momies dans Egypte 3D.Une expérience de réalité virtuelle créée par Dassault systèmes complètera la sélection avec un programme interactif intitulé Kheops 3D.

La Géode proposera aussi des films 3D relief hors compétition comme Sun 3D ou Champlain retracé. Et surtout, il ne faudra pas manquer le concert de U2 3D, diffusé en 2007 à Cannes.

Enfin, après une tentative ratée le 20 décembre à cause d'un dysfonctionnement de vidéoprojecteur, La Géode essaiera de nouveau de retransmettre un opéra, "Orphée et Eurydice", en direct le 24 janvier.

Le jury sera présidé par Pierre Lescure. Trois prix sont en jeu : Le prix du jury, le prix du public et le prix des jeunes. Chaque année, le Festival accueille environ 30 000 curieux de nouvelles images.

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Informations pratiques : lageode.fr

« Fly me to the Moon » conduit les MK2 à accélérer leur passage au 3D

Posté par vincy, le 25 octobre 2008

Fly me to the Moon sort sur les écrans mercredi 29 octobre, en pleines vacances scolaires. Un long métrage d'animation qui bénéficiera d'une sortie nationale. Cependant pour le voir en 3D, il faudra choisir une salle équipée pour pouvoir regarder un film en 3D relief. Lors de la diffusion de Voyage au centre de la terre cet été (voir actualité du 31 juillet), le film avait été contraint de se contenter de 140 salles en France pour être vu dans son format 3D.

Fly me to the moon ne vise qu'une cinquantaine de salles, exclusivement en 3D. Contrairement à l'adaptation de Jules Verne, il n'y aura pas de compromis avec des salles en 2D. CGR, Kinepolis et Cap'Cinema font partie des réseaux retenus pour la diffusion. C'est MK2, distributeur du film, qui investit le plus dans le format avec six nouvelles salles équipées dans quatre de ses cinémas. Le réseau espère rééditer le phénomène de Voyage au centre de la terre, qui avait attiré un tiers des spectateurs parisiens dans les salles équipées en numérique et en relief.

Exceptionnellement, la géode abandonne aussi les programmes de moins d'une heure, pour projeter le film dès sa sortie nationale. La salle rend ainsi hommage au cinéaste Ben Stassen, réalisateur du film, mais aussi l'un des auteurs les plus prolifiques du format IMAX. La Géode va d'ailleurs plus loin puisque la salle proposera le film en version IMAX et une attraction unique en 3D dynamique. Dans cette attraction de 40 minutes, Fly me to the moon, réduit et en VO, propose aux spectateurs le procédé Cinaxe où le public bouge avec les héros du film. Ce simulateur reproduit les mouvements et les accélérations ressenties à l'écran.

Le franchissement d'une nouvelle frontière?

La 3D, nouvelle recette miracle du ciné?

Posté par vincy, le 31 juillet 2008

cinema3d.jpgLe succès de Voyage au centre de la terre, d'Eric Brevig, est de bon augure. Lors de sa première semaine d'exploitation en France, près de 28% de ses entrées ont été enregistrées dans les salles qui le diffusaient en relief. Aux Etats-Unis la proportion était de 57% ! Evidemment, ce n'est pas nouveau : on pourrait ajouter les succès continus des films en 3D à la Géode. Géants des profondeurs et Dinosaures, qui, chacun, ont attiré plus de 60 000 spectateurs dans une seule salle. Mais avec 33 copies et 87 000 spectateurs en une semaine, l'adaptation de Jules Verne fait entrer le 3D dans le cinéma de masse.

Techniquement c'est au point. Cinématographiquement, on en est à l'exploration, l'invention d'une grammaire nouvelle. Brevig a eu l'intelligence de ne pas succomber à la profusion des effets habituels en se concentrant sur une mise en scène classique, en jouant notamment sur l'arrière plan. De Spielberg et Jackson (Tintin) à Cameron (Avatar), tous vont s'y mettre à Hollywood. La plupart des premiers projets à éclore sont des films d'animation (L'âge de glace 3, Monstres contre Aliens, Cars 2, Coraline...). Mais dès le début 2009, on pourra souvent frissonner d'horreur ou sursauter en 3D : The Dark Country, de Thomas Jane, My Bloody Valentine, de Patrick Lussier, Piranha, d'Alexandre Aja. Le 24 juillet 2009, dans un an, la 3D débarquera définitivement dans l'ère des blockbusters avec G-Force, de Hoyt Yeatman, avec Nicolas Cage, Penélope Cruz et Steve Buscemi dans les rôles principaux.
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Les salles de cinéma face au foot…

Posté par vincy, le 9 juin 2008

C'est connu : le Mondial ou l'Euro de foot et les Jeux Olympiques ont un impact non négligeable sur la fréquentation des salles de cinéma. De plus en plus d'exploitants américains réfléchissent à des programmations événementielles, comme des concerts en 3D ou des matchs sportifs, en lieu et place de films traditionnels. Le ticket pour accéder à une salle de cinéma est toujours moins cher qu'un billet pour aller voir un artiste ou une équipe dans un stade.

En France, La Géode s'est dotée d'outils pour proposer des diffusions spéciales et en direct. Il faudra bien ça pour concurrence l'arrivée d'un multiplexe dans la Cité des Sciences et de l'Industrie.

Pour l'Euro 2008 cette année, comme à l'époque du Mondial 2006, les amateurs de ballon rond pourront suivre les matchs en direct dans l'une des 27 salles de cinéma du réseau Ciel Ecran. Le tout sans publicité pendant les pauses et avec un fort appui marketing (partenariat média, opérations commerciales...).

Pourquoi pas. Cependant, à quand un film événement diffusé au Stade de France? Et pourquoi ne pas en profiter pour projeter des bandes annonces, des courts métrages durant les pauses publicitaires? On reste perplexe face à ce type de mélange des genres. L'exploitant se banalise en se diversifiant. Le cinéma n'est quand même pas un produit comme les autres. La salle de cinéma est plus proche du temple culturel (et cultuel) que d'un lieu de loisir modulable. Le film n'est pas un banal flux d'images parmi d'autres. Et puis, soyons honnêtes, rien ne vaut de voir un match dans un troquet en bas de chez soi, avec les tables installées n'importe comment, les verres à disposition, le bruit et les cris... Au moins il y a une atmosphère, un partage. De l'humanité.