Posté par vincy, le 28 janvier 2011
Sortie multiplateformes le 18 mars au Royaume Uni pour Route Irish, le nouveau film de Ken Loach, ajouté au dernier moment en compétition officielle au dernier festival de Cannes.
Les Britanniques pourront voir le film dans une salle de cinéma, sur une chaîne de télévision payante (Sky Anytime, Sky Movies Box Office), durant deux semaines, et sur deux canaux de Vidéo à la demande, Curzon on Demand et FilmFlex.
L'objectif est de toucher le public le plus large possible durant les premières semaines d'exploitation. Cela aura certainement un impact sur le box office cinéma du film. Mais face à des blockbusters américains, le film, sans palmarès ni stars, avait peu de chance de rivaliser. La semaine du 18 mars, en Grande Bretagne, sont prévus en salles : le Woody Allen (Vous allez rencontrer...), Benda Bilili, The Eagle (un péplum à gros effets de Kevin Macdonald), Limitless (avec Bradley Cooper et Robert de Niro) et The Lincoln Lawyer (avec Matthew McConaughey et Marisa Tomei).
Pour les chaînes de télévision et les canaux de VOD, c'est un beau coup marketing : leurs abonnés et clients ont ainsi l'impression d'être privilégiés.
Mais, on insiste, découvrir un film sur grand écran ou sur petit écran, ce n'est pas la même chose...
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Posté par vincy, le 20 mai 2010
Ken Loach filme rarement des ébats amoureux. On peut comprendre pourquoi en regardant son dernier film, Route Irish. Fergus a tout partagé avec son ami d'enfance, Frankie, sauf sa femme, Rachel. Mais après la mort de Frankie, Fergus et Rachel semblent irrésistiblement attirés l'un par l'autre, malgré les tensions entre eux et un deuil qui les ronge.
Un soir, Fergus embrasse soudainement Rachel qui ne se débat pas. Se sentant coupable, l'homme demande à la jeune femme de le gifler. "Plus fort". Elle répète le geste. "Plus fort." Encore. Puis une vraie baffe. "Frappe-moi." Elle n'ose pas. Le poing s'arrête à quelques centimètres du visage de Fergus. Il lui mord le poignet. Elle lui balance un bon crochet du droit. la lèvre saigner. En réaction, l'homme arrache le chemisier de la femme, l'embrasse fougueusement...Et s'interrompt.
Là où il y a de la gène, y a pas de plaisir.
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Posté par vincy, le 10 mai 2010
Depuis vendredi, la rumeur évoquait un ajout de dernière minute dans la compétition cannoise. Les festivaliers espéraient un film américain. Et c'est en fait un film britannique de Ken Loach qui s'ajoute à la liste. Route Irish rejoint ainsi Another Year de Mike Leigh (et Tamara Drewe de Stephen Frears, hors-compétition) dans le contingent d'un cinéma anglais décidément très en forme. C'est la première fois que les trois grands cinéastes de l'île sont présents simultanément dans un grand festival.
Ken Loach rejoint aussi Mike Leigh et Abbas Kiarostami dans la liste des "déjà palmés" de la Compétition. A l'origine, selon des sources internes, il avait décliné l'invitation du Festival pour présenter son film cette année, un an après Looking for Eric. Il aurait donc changé d'avis. Mais est-ce un événement tant le réalisateur est un habitué de la Croisette?
Route Irish raconte l'histoire de deux anciens soldats amoureux de la même femme et qui doivent aller en Irak pour y travailler. Entre Liverpool et Bagdad, Loach explore les conséquences de cette guerre qui n'en finit pas.Le film serait aussi doté de séquences d'action, genre assez rare pour le cinéaste.Cependant, il insiste : le film est davantage porté sur les êtres humains et les répercussions psychologiques qu'entraînent la guerre sur leurs comportements.
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Posté par vincy, le 29 décembre 2009











Les 12 incontournables 2009 :
Nous avons privilégié les films qui ont procuré un vrai plaisir de cinéphage avec du sens, de la profondeur, un regard sur l'humain ou notre époque.
Etreintes brisées (Almodovar)
The Wrestler (Aronofsky)
Un prophète (Audiard)
Slumdog Millionaire (Boyle)
Avatar (Cameron)
Gran Torino (Eastwood)
Welcome (Lioret)
Looking for Eric (Loach)
Les noces rebelles (Mendes)
Le temps qu'il reste (Suleiman)
Inglourious Basterds (Tarantino)
(500) jours ensemble (Webb)
Nos coups de coeur persos :
- Marie Pauline, la festivalière : Hotel Woodstock
- Geoffroy, l'eclectique : Still Walking
- Morgane, la spécialiste de l'animation : Mary & Max
- Kristofy, dans le genre : District 9
- Claire, l'oeil grand public : Bienvenue à Zombieland
- Benoit, l'écume de la nouvelle vague : Les derniers jours du monde
- Benjamin, le cinéma d'avant : Fellini et 8 et demi (reprise)
- Petsss, toujours un temps d'avance : Moon (sortie prévue en 2010)
- et Vincy-le-canadien, qui cherche désespérément des nouveaux talents : J'ai tué ma mère
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Posté par vincy, le 22 décembre 2009

L'Europe est la grande puissance dominatrice du palmarès cannois. Seulement deux films venus des Etats-Unis. Les Dardenne ont ajouté une deuxième Palme à leur filmographie. Von Trier, Moretti, Loach et Haneke, grands habitués de la Croisette et vétérans du 7e art d'auteur, ont conquis la récompense suprême, à force de sélections. Une prime à la classe... Finalement seuls le roumain Mungiu et le français Cantet font figure de révélation issue d'une nouveau genre de cinéma, entre documentaire et réalité, ce que représentent aussi très bien les deux Palmes américaines de Van Sant et Moore.
Côté public, il est intéressant de constater la suprématie d'un documentaire devant deux films français (mais un francophone) et une comédie musicale au casting international. Les quatre seuls millionaires. Notons que sans Palme, aucun de ces films n'auraient atteint de tels scores. 300 000 spectateurs pour un film roumain ou les presque 600 000 pour une oeuvre austère en noir et blanc, c'est, dans le contexte de cette fin de décennie, inespéré.
Voici les palmes avec leur box office français entre parenthèses.
2000 : Dancer in the dark (1 120 100)
2001 : La chambre du fils (598 437)
2002 : Le pianiste (1 400 000)
2003 : Elephant (616 771)
2004 : Fahrenheit 9/11 (1 979 186)
2005 : L’enfant (310 720)
2006 : Le vent se lève (876 370)
2007 : 4 jours, 3 semaines et 2 jours (297 558)
2008 : Entre les murs (1 500 677)
2009 : Le ruban blanc (550 000, encore en exploitation)
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Posté par vincy, le 13 décembre 2009
12 décembre, au coeur de l'Allemagne industrielle, les Oscars européens, appelés European Film Awards, ont été décernés dans la plus grande discrétion. Michael haneke en sort grand gagnant. Il avait déjà emporté le trophée en 2005, avec Caché. Son Ruban blanc remporte les trois récompenses les plus convoitées : film, réalisateur, scénario. Il ne laisse au Prophète d'Audiard que l'intérprétation masculine et un prix d'excellence pour le son. Avec les honneurs pour Loach et Huppert, on aurait pu se croire dans une filiale du Festival de Cannes.
Le public, sans surprise, a voté poru Slumdog Millionaire. Aussi coloré et vif, contemporain et musical que Le Ruban blanc est en noir et blanc, contemplatif, historien et philosophique.
Le Ruban blanc : meilleur film ; meilleur réalisateur (Michael Haneke) ; meilleur scénario
Un prophète : meilleur acteur (Tahar Rahim) ; prix d'excellence pour le son
The Reader : meilleure actrice (Kate Winslet)
Slumdog Millionaire : Prix du public ; Meilleure photographie (ex-aequo)
Antichrist : Meilleure photographie (ex-aequo)
Etreintes brisées : Meilleure compositeur musical (Alberto Iglesias)
Katalin Varga : Prix de la découverte
Mia et le Migou : Meilleur film d'animation
Poste Restante : meilleur court-métrage
The Sounds of Insects - Record of a Mummy : prix ARTE du meilleur documentaire
Tatarak : prix FIPRESCI de la critique
Prix pour l'ensemble d'une carrière : Ken Loach
Prix pour la contribution européenne au cinéma mondial : Isabelle Huppert
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Posté par vincy, le 28 mai 2009
Le Time du 4 mai évoque le passage réussi d’Eric Cantona, des terrains de football aux toiles du grand écran. Producteur et acteur de Looking For Eric, le plus récent film de Ken Loach, l’artiste, selon le journal britannique, est désormais respecté par l’élite culturelle française, après avoir été longuement méprisé.
Pourtant, ce n’est pas ça qui me surprend le plus. Que Cantona soit désormais un « héros en son pays » importe peu. Les Français aime les outsiders, les excentriques, les anticonformistes. Il est un peu tout ça. En fait, le Time souligne en creux que la France n’a jamais aimé Cantona le footballeur, contrairement aux Anglais, qui, eux, se soucient peu de sa carrière artistique. Mais que l’on soit supporteur du Manchester United ou fan du comédien, tous devraient s’entendre sur son rôle dans Looking for Eric. Il y est à la fois l’incarnation de son mythe sportif et le personnage fictif, imaginaire même, d’un homme désœuvré. Ce double jeu est un double je. Cantona l’acteur tend un miroir à Eric le King.
Ce ne sont pas seulement les Français qui redécouvrent Cantona à travers un film de Ken Loach, cinéaste chéri du public hexagonal. Le transfert sportif est devenu cinématographique. Une icône « frenchy » dans un film typiquement « british ». Malgré la francophobie présumée chez les britanniques, Cantona est une star pour les habitants de Manchester. Preuve qu’on peut dépasser les préjugés, pas seulement culturels mais aussi humains, à travers l’art : celui de faire une passe, de marquer un but, ou de s’imiter avec talent.
Car au-delà de ça, la comédie de Ken Loach est le prototype même de l’entente cordiale entre la France et la Grande-Bretagne. Un hymne à la solidarité profondément européen, avant d’être gauchiste. Le fait que l’anglais Loach mette en lumière le français Cantona est l’exemple parfait d’une collaboration créative transfrontalière : ils sont tous les deux producteurs du film, et ont l’un pour l’autre une admiration sincère.
Looking for Eric démontre bien que les étiquettes, et notamment les nationalités, n’ont plus d’importance. Loach réussit surtout le tour de force d’abattre les cloisons entre les classes sociales des deux côtés de la Manche. Si bien que les couches populaires de Manchester et les élites culturelles françaises se retrouvent à aimer le même film, en communion. Il a d’ailleurs reçu le prix du jury œcuménique à Cannes.
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Posté par vincy, le 18 mai 2009
"Le foot est un jeu. Le cinéma est un jeu. La vie est un grand jeu. Et moi j'aime jouer. Rire de moi-même. C'est une arme."
- Eric Cantona, star prolixe et généreuse de la conférence de presse du Ken Loach, Looking for Eric.
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Posté par MpM, le 27 février 2009
Berlin terminé, les Oscars décernés… pour s’occuper, la profession n’a plus qu’à lorgner du côté de Cannes et des films qui, s’ils étaient prêts à temps, pourraient faire sensation sur le tapis rouge. La liste est longue et parfois fantasque, mais certains noms reviennent avec une vraie constance. Sûrement de quoi amuser Thierry Frémaux qui, comme chaque année, va au cours des deux mois qui viennent découvrir au fil des articles de journaux ce qu’il est censé aimer ou détester.

Aux réalisateurs français déjà cités (voir notre article du 18 janvier), se sont peu à peu ajoutés l’incontournable Bruno Dumont (Hadewijch), Marina de Van (Ne te retourne pas, déjà pressenti en 2008) et Gaspar Noe (Soudain le vide), trois réalisateurs susceptibles de susciter une vraie bonne polémique comme la Croisette en est friande. Dans un genre très différent, certains parlent du documentaire de Nicolas Hulot, The titanic Syndrome tandis qu'en outsiders, on voit bien Stéphane Brizé (Mademoiselle Chambon, adapté d'un roman de Eric Holder) ainsi qu' Albert Pereira Lazaro et son complice Emmanuel Klotz pour le film d'animation Les lascars.
Déjà venus, Tony Gatlif (Liberté), Alain Resnais (Les herbes folles) et Cédric Kahn (Les regrets) pourraient enfin faire également partie des prétendants présentés aux sélectionneurs du Festival. On l'a compris, le choix final risque d'être particulièrement complexe... d'autant que, traditionnellement, seuls trois ou quatre films français figurent en compétition. Même avec la possibilité d'un "repêchage" en "séance spéciale" ou dans le cadre de la section "Un certain regard", la majorité des longs métrages envisagés ne fera pas le voyage, et cela indépendamment de toute considération artistique.
Almodovar, Loach, Von Trier, Mungiu...
Il ne faut pas croire que la sélection s'annonce plus facile dans le reste de l'Europe. Même parmi les "fidèles", voire les déjà palmés, un tri drastique va s'imposer. De Pedro Almodovar (Los abrazios rotos, avec Peneloppe Cruz) dont on ne compte plus les tentatives de remporter la Palme à Ken Loach (Looking for Eric, sur et avec Eric Cantonna) qui l'a reçue en 2006, ils sont tous prêts : Lars von Trier (Antichrist avec Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg), Fatih Atkin (Soul kitchen, une comédie avec Morritz Bleibtreu), Michael Haneke (Le ruban blanc), Cristian Mungiu (Palme d’or 2007 pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours qui revient avec Tales from the golden age, sur la Roumanie communiste), Marco Belloccio (Vincere), Bela Tarr (The Turin horse), Andreas Arnold (Fish tank), Danis Tanovic (Triage)...
Toutefois, la surprise pourrait aussi venir de ceux qui n'ont jamais connu les honneurs de la compétition ou même du Festival : l'Italien Michele Placido (Il grande sogno), l'Autrichienne Jessica Hausner (Lourdes), l'Islandais Dagur Kari (The good heart), l'Allemand Matthias Glasner (This is love, sur la prostitution enfantine en Thaïlande) ou encore le film d'animation nordique, Metropia, dirigé par Tarik Saleh.
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A suivre : les films nord-américains attendus sur la Croisette
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Posté par vincy, le 13 février 2009
Les 4es Rencontres internationales du cinéma de Patrimoine, qui se déroulent à Vincennes (à côté de Paris), ont séduit 10 000 spectateurs du 29 janvier au 2 février. C'est 4 000 cinéphiles de plus que l'an dernier.
Le Palmarès a honoré douze personnalités, en remettant les prix Henri-Langlois:
- Les cinéastes européens Ken Loach, invité d'honneur cette année, et Théo Angelopoulos, dont le dernier film vient d'être présent à la 59e Berlinale. Loach a rappelé "l'importance de la mobilisation et de la défense du cinéma européen."
- Les comédiens Anouk Aimée et Michel Bouquet qui a confié que c'était grâce à Henri Langlois s'il a "pu comprendre ce qu'était le vrai, le grand cinéma." Au moins aucun animateur de télévision ne lui a fait l'offense de lui dire qu'il avait l'âge de rester à la plage... Aimée a remercié les "grands cinéastes" qu'elle avait eu la chance de rencontrer. Justement un Henri Langlois d'honneur a été remis à l'un d'entre eux, Claude Lelouch.
- les autres Henri Langlois d'honneur ont été remis à l'inusable Agnès Varda et au compositeur Claude Bolling.
Trois nouveaux prix ont prolongé le palmarès.
Le prix Henri-Langois de l'écriture pour l'auteure Yasmina Reza et le réalisateur Didier Martini, le prix H-L Européen pour le cinéaste ulkrainien Oles Yanchuk (Famine 33) et le prix H-L Révélation qui a récompensé Maïwenn Le Besco, elle aussi, issue de la galaxie Lelouch. Ce prix est destiné à primer une comédienne ou un comédien passé derrière la caméra.
L'ARP avait reçu plus tôt un prix spécial. Un trophée Coup de coeur a été décerné à Ronit et Schlomi Elkabetz, réalisateurs israéliens, pour leur film Les 7 Jours, présenté à la semaine de la critique à Cannes en 2008. La directrice de la cinémathèque du Brésil, Olga Futemma, complète cette longue distribution de "forces vives" et de talents qui oeuvrent pour que le cinéma du passé reste bien présent.
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