Steven Soderbergh enrôle Rooney Mara

Posté par vincy, le 31 janvier 2012

Certains s'inquiétaient de l'absence de projet de la jeune comédienne vedette de Millénium, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes. Nominée à l'Oscar de la meilleure actrice, Mara a sans doute attendu que le film soit un succès international (200 millions de $ dans le monde) pour négocier et mieux choisir.

Steven Soderbergh l'a enrôlée pour être l'interprète principal de son prochain film, Side Effects. Elle remplace Blake Lively. Soderbergh avait déjà engagé Channing Tatum, Jude Law et Catherine Zeta-Jones. Le film raconte l'histoire d'une femme dépressive très dépendante aux médicaments qui appréhende la sortie prochaine de prison de son époux.

Ce sera le premier film de l'actrice depuis la fin du tournage du David Fincher. Rooney Mara a refusé plusieurs propositions, dont le film de Kathryn Bigelow autour de Ben Laden (finalement, Jessica Chastain l'a accepté). Elle s'est aussi engagée sur les deux suites de Millénium. Elle tournera, entre temps, Lawless, de Terrence Malick, avec Ryan Gosling et Christian Bale.

Steven Soderbergh est beaucoup plus présent sur les écrans. Après Contagion à l'automne 2011 (135 millions de $ de recettes dans le monde) et Haywire qui vient de sortir en Amérique du nord (sans rencontrer un gros succès), le réalisateur s'apprête à sortir Magic Mike cet été (avec Channing Tatum) et prépare pour la chaîne de TV HBO le biopic sur Liberace, Behind the Candelabra (avec Matt Damon et Michael Douglas).

Tom Hanks dans le prochain film de l’oscarisée Kathryn Bigelow

Posté par vincy, le 2 décembre 2010

Un Oscar ça peut tout changer. Kathryn Bigelow se sent pousser des ailes : elle engage une star et s'engage dans un film controversé, et politique.

La réalisatrice de Démineurs (mais aussi de Point Break) a enrôlé Tom Hanks dans sa nouvelle aventure, Triple Frontier. Cette triple frontière c'est celle entre le Brésil, le Paraguay et l'Argentine, lieu soupçonné d'être un centre de financement du terrorisme. L'Argentine et le Paraguay ont déjà indiqué qu'ils ne collaborerait pas à la production, qui doit se mettre en place au début du printemps 2011.

Des organisations professionnelles du tourisme de Foz de Iguaçu, l'une des deux villes qui partagent les richesses touristiques provenant des célèbres chutes d'Iguazu (il y en a 275), ont émis des plaintes, craignant que le tournage porte atteinte à l'image de la région.

Mais cette triple frontière est aussi une région cosmopolite considérée comme un important point de contrebande de marchandise et, selon les rapports du gouvernement des Etats-Unis, comme un centre de financement des groupes terroristes islamistes, ce que les pays concernés démentent.

Une importante communauté d'origine arabe est installée dans la région, notamment à Ciudad del Este au Paraguay.

La région a accueillit plus de 250 000 touristes en 2009.

8 personnalités du cinéma dans les 100 leaders de l’année de Time Magazine

Posté par vincy, le 7 mai 2010

Chaque année, Time Magazine présente sa liste des 100 leaders qui comptent, tous domaines confondus. On note que l'hebdomadaire américain a retenu huit personnalités du cinéma, pour des raisons diverses. Là où ce classement est intéressant c'est dans sa justification. Les portraits sont tous écrits par des personnalités les connaissant.

Un chinois et un sud-africain se sont glissés dans les personnalités les plus influentes de 2010.

Ben Stiller (catégorie : Héros), acteur, producteur, réalisateur, est ainsi dépeint par son partenaire de la franchise Mon beau père, mes parents et moi, Robert de Niro. lien direct.

Jet Li (catégorie : Héros), acteur, a été élu pour ses actions humanitaires et décrit par la styliste Donatella Versace. lien direct.

La cinéaste Kathryn Bigelow (catégorie : Artistes) était un choix logique après sa moisson d'Oscars. Hommage d'Oliver Stone. lien direct.

Phénomène Twilight oblige, l'acteur Robert Pattinson (catégorie : Artistes) a reçu les louanges du scénariste-réalisateur Chris Weitz. lien direct.

Addict à Twitter, le comédien Ashton Kutcher (catégorie : Artistes) est retenu dans cette liste sélective, avec un texte de Sean "Diddy" Combs. lien direct.

Neil Blomkamp (catégorie : Artistes), scénariste et réalisateur, a reçu les honneurs de Ridley Scott. lien direct.

La comédienne et productrice Sandra Bullock (catégorie : Artistes) a vécu sa plus belle année et sa partenaire dans La proposition, Betty White le lui rend bien. lien direct.

James Cameron (catégorie : artistes), forcément là, est peut-être un mutant, comme le suggère Sigourney Weaver. lien direct.

Oscars : les français font parler d’eux

Posté par vincy, le 6 mars 2010

La semaine du compte-à-rebours a commencé en trombe pour les Oscars. Démineurs, qui part favori pour l'Oscar du meilleur film et l'Oscar du meilleur réalisateur (qui serait pour la première fois de l'Histoire de la cérémonie une réalisatrice), a fait l'objet d'une violente controverse. L'un de ses producteurs, le Français Nicolas Chartier, sera interdit d'Oscars. Il garde sa nomination mais ne foulera pas le tapis rouge.

Il a en effet enfreint le règlement de l'Académie en adressant un courriel (maladroit) aux votants, les exhortant à préféré un film indépendant à "un long métrage à 500 millions de $". Pourtant, selon des sources bien informées, ce courriel aura eu peu d'impact. Il semblerait que ce soit plié en faveur de Démineurs. Il restait un quart des bulletins de vote à recevoir lorsque l'affaire a éclaté.Les votes sont clos depuis mardi après midi.

L'Académie a été sévère. Elle n'a pas vraiment tenu compte du mea culpa du producteur. Il aurait du savoir que les candidats ne doivent pas émettre une opinion négative ou désobligeante sur les films en compétition.

French Touch

Si Chartier ne montera pas sur scène, il risque, si le film gagne, d'être l'un des français heureux de la soirée. Le cinéma hexagonal est la vedette américaine de cette course aux Oscars. Un prophète (film en langue étrangère) et Le Ruban Blanc (co-production française dans la même catégorie) ne sont pas favoris face au film argentin, El secreto de sus ojos. Deux courts-métrages - French roast (Fabrice Joubert) et Logorama  (Alaux, de Crecy et Houplain)vont devoir affronter les multi-oscarisés Wallace et Gromit.

Coco avant Chanel est sélectionné pour ses costumes, une semaine après son César dans cette catégorie.  Déjà deux fois nommé, Bruno Delbonnel est en lice pour la meilleure photo (Harry Potter 6). Alexandre Desplats en est lui aussi à sa troisième nomination pour sa musique de Fantastic Mr. Fox. La production franco-irlandaise Brendan et le Secret de Kells concourt pour le prix du meilleur film d'animation qui devrait être emporté haut la main par Là-haut.

Enfin côté chanson, Marion Cotillard est indirectement nommée pour "Take it All" dans Nine et a pour rival "Loin de Paname" (Faubourg 36).

Une soirée qui pourrait s'avérer décevante pour l'audimat

On s'attend à peu de surprises, cependant. Christoph Waltz, Mo'Nique, Sandra Bullock et Jeff Bridges devraient gagner le prix d'interprétation, chacun dans leur catégorie.  Démineurs (film), Kathryn Bigelow (réalisateur), Là haut (animation), In the Air (adaptation) paraissent incontournables.

Résultat dans la nuit de dimanche à lundi.

Les Oscars, anecdotes bizarres et Marion Cotillard…

Posté par vincy, le 2 février 2010

82e cérémonie des Oscars

Elle n'est pas nommé pour sa prestation dans Nine (et pourtant, même si le film ne nous a pas emballé, elle est l'une de celles qui s'en sort le mieux), pourtant supérieure à celle de Meryl Streep (qu'on adore, mais quand même, sa "Julia" est loin d'être subtile). Cependant Marion Cotillard pourrait être sur la scène du Kodak Theater le 7 mars si l'Académie continue de proposer en direct les interprètes des cinq meilleures chansons nommées. Car, outre les huit techniciens ou artistes français sélectionnés dans différentes catégories, Marion Cotillard y est présente grâce à la seule chanson de Nine retenue : "Take it All". Morceau "enragé" autour d'un strip désespéré, où Cotillard se met presqu'à nue. Vous pouvez écouter le morceau sur notre juke box Jiwa.

Et sinon que retenir. Meryl Streep, donc, bat son propre record avec 16 nominations. Avec elle, Clooney, Freeman, Cruz, et Mirren sont les seuls à en avoir obtenu un (ou deux pour Streep). Sur les vingt acteurs nommés, douze le sont pour la première fois.

Kathryn Bigelow est la quatrième femme à être nommée à la meilleure réalisation, et la deuxième Américaine, après Sofia Coppola en 2004 pour Lost in Translation. Sinon on répertorie l'Italienne Lina Wertmüller (Seven Beauties, 1977) et la Néo-Zélandaise Jane Campion (The Piano, 1994).

Le ruban blanc est le neuvième film en noir et blanc nommé dans la catégorie meilleure photographie depuis 1967, quand les Oscars ont cessé de séparer noir et blanc et couleur. Le plus récent en date fut Good Night, and Good Luck en 2006.

C'est la seizième nomination pour l'Allemagne. Loin derrière les 37 nominations de la France, détenteur du record. Si Un prophète gagne, le cinéma français égalera le cinéma italien avec treize statuettes. Le cinéma français est représenté à travers huit nominations, battu par les néo-zélandais (neuf) et les Canadiens (rien que James Cameron et Jason Reitman...).

21 films ont reçu plus de deux nominations.

Enfin Là-haut a bénéficié de l'ouverture à dix nominations dans la catégorie meilleur film pour être le deuxième film d'animation à être choisi parmi les meilleurs tous genres confondus, après La belle et la bête en 1992.

Notons surtout qu'hormis Avatar, In the Air et The Blind Side, aucun des films n'a été vu en salles ou dans les festivals lors de la saison des Oscars (novembre-décembre). La plupart des meilleurs films est même sortie entre juin et octobre. Push a même reçu ses prix à Sundance en janvier. Autant dire qu'à l'exception de certains territoires intrenationaux, l'Oscar du meilleur film aura peu d'impact sur le box office, mais un peu plus en VOD et DVD.

Oscars : le match entre James Cameron et Kathryn Bigelow, son ex, est ouvert

Posté par vincy, le 31 janvier 2010

Coup sur coup, deux Guildes très influente, celle des producteurs et celle des réalisateurs, ont préféré, comme de nombreux critiques américains en décembre, récompenser Kathryn Bigelow et ses Démineurs à James Cameron et ses Avatars.

Or, si les palmarès des acteurs sont cohérents depuis plusieurs semaines, et laissent peu de doute pour les Oscars, le match Cameron-Bigelow tourne à la guerre des Rose entre les lobbyistes des deux studios. A cela s'ajoute une rivalité factice (purement médiatique) entre ex.  L'un a déjà eu l'Oscar, l'autre pas. Les Oscars sont aussi jugés assez misogynes, ce serait une manière de se "rattraper" en la récompensant.

Etat des lieux.

D'un côté Goliath, Avatar : ses 2 milliards de $ de recettes, ses deux Golden Globes (film et réalisateur), ses 8 nominations aux British Awards, et  l'aura d'un déjà oscarisé, James Cameron.

De l'autre David, Démineurs : 16 millions de $ de recettes dans le monde, une image de revenante pour celle qui fut la seule femme à réaliser de bons films d'action dans les années 90, 7 nominations aux British Awards et meilleur film et meilleur réalisateur selon les critiques de New York, Los Angeles, Chicago. Sans oublier une flopée de prix mineurs au festival de Venise.

Deux conceptions du cinéma d'action, deux modèles économiques différents, deux visions du 7e art. Les deux ex - qui sont amis selon les journaux bien informés - se retrouveront certainement aux Oscars. La compétition séduira sans doute les journaux "people". Le résultat, lui, sera révélateur de ce que les professionnels hollywoodiens veulent afficher comme programme. On a déjà vu de nombreux favoris s'éclipser en faveur du film le plus spectaculaire et consensuel.

Mais là, la course à l'Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur dépasse les deux personnalités de Cameron et Bigelow et même les sujets politiques (le pacifisme en toile de fond) des deux oeuvres. Non il s'agit de savoir si on récompense l'ambition d'un Cameron et la folie de la Fox de l'avoir accompagné dans ce projet. Ou si l'on préfère l'aventure indépendante de Summit Entertainment, qui a épaté Hollywood avec sa saga Twilight, en plus d'avoir conquis le coeur des critiques américains avec Démineurs.

Dans tous les cas, disons-le, ce serait une année mineure.

The Wrestler met le Lido KO

Posté par MpM, le 5 septembre 2008

The WrestlerDernier film américain à être présenté en compétition, The Wrestler de Darren Aronofsky fait la démonstration du savoir-faire outre-atlantique quand il s’agit de raconter des histoires intéressantes, rythmées et humaines. On se rend compte à sa vision, et au plaisir qu’on y prend, du déficit de narration dont a souffert cette compétition. Il est vrai que même les compatriotes d’Aronofsky ont déçu avec des histoires inabouties ou des variations un peu vaines autour de sujets forts mais mal exploités. Vegas d’Amir Naderi suit le délitement d’une famille à travers la destruction systématique de son jardin : une fois l’histoire engagée, on se lasse de voir sur chaque plan le personnage principal en train de creuser. Rachel getting married de Jonathan Demme aborde le thème de la culpabilité en réunissant une famille meurtrie le temps d’une fête familiale : il y a tellement de scènes de danse ou de banquet nuptial que le cœur de l’intrigue est complètement noyé. Enfin, The hurt locker de Kathryn Bigelow nous emmène sur les pas d’un démineur en Irak, juxtaposant simplement cinq ou six opérations d’intervention censées donner un aperçu de la réalité du terrain… mais surtout sans prendre parti ni donner de point de vue clair (hormis le peu compromettant "la guerre est une drogue").

Du coup, The Wrestler n’est certes pas le meilleur film d’Aronofsky, ni ce qui se fait de plus novateur ou profond, mais force est de constater qu’il est presque réussi de bout en bout : interprétation sensible (Mickey Rourke impeccable, étonnamment touchant), rebondissements structurés, petites touches d’humour, combats spectaculaires sans être trashs, gestion pudique de l’émotion, etc. Malgré le classicisme absolu du sujet (au cheminement relativement prévisible) et de la réalisation (qui souffre d’une petite baisse de rythme dans la dernière partie), on se laisse emporter par ce portrait d’une ancienne gloire du catch sur le retour en forme de mélo flamboyant. Parce que le réalisateur ne force jamais ni le trait ni l’émotion, et surtout ne témoigne d’aucune ambition auteuriste disproportionnée, le film s’avère même pratiquement ce que l’on a vu de plus convaincant depuis le début du festival. Sur le Lido, la question qui brûle désormais toutes les lèvres est de savoir si le jury choisira de récompenser globalement le film ou uniquement la prestation de Mickey Rourke. A moins qu’il ne s’agisse d’un doublé...