Venise 2016: « Réparer les vivants » de Katell Quillévéré en section Orizzonti

Posté par vincy, le 28 juillet 2016

La 73e édition du Festival de Venise, du 31 août au 10 septembre, a dévoilé sa sélection officielle, soit la compétition, la section hors-compétition, et l'équivalent d'Un Certain regard, la section Orizzonti (Horizons).

Tarde para la ira de Raul Arévalo - premier film espagnol de l'acteur de La Isla Minima
King of the Belgians de Peter Brosens et Jessica Woodworth - Altiplano avait fait sensation en 2009 à la Semaine de la critique à Cannes
Laavor et Hakim de Rama Burshtein - son premier film Le cœur a ses raison avec remporté 9 prix aux César israéliens et le prix d'interprétation féminine à Venise en 2012
Liberami de Federica Di Giacomo - documentaire
Koca Dünya (Big Big World) de Reha Erdem- auteur des films Kosmos et Jîn qui ont fait le tour des festivals.
Gukoroku de Kei Ishikawa - premier film japonais
Maudite Poutine de Karl Lemieux - premier film québécois
Sao Jorge de Marco Martins - 11 ans après son dernier long métrage Alice, trois fois primé au Festival de Mar del Plata
Dawson City : Frozen Time de Bill Morrison - documentaire
Réparer les vivants de Katell Quillévéré - adaptation du best seller de Maylis de Kerangal par la réalisatrice de Un poison violent et Suzanne
White Sun de Deepak Rauniyar - le cinéaste népalais revient quatre ans après Highway, en sélection à Berlin
Malaria de Parviz Shahbazi - Darband en 2013 avait sélectionné au Festival du film asiatique de Deauville
Kékszakàllu de Gaston Solnicki - Papirosen avait été remarqué à Locarno en 2011
Home de Fien Troch - Récompensé par le prix du meilleur film flamand aux Magritte en 2014 avec Kid
Die Einsiedler de Ronny Trocker - premier film allemand
Il piu grande sogno de Michele Vannucci - premier film italien
Boys in the Trees de Nicholas Verso - premier film australien d'un cinéaste réputé dans le cinéma "queer"
Ku qian (Bitter Money) de Bing Wang - le retour du cinéaste des Trois sœurs du Yunnan, en compétition à Venise en 2010 et Grand prix de la section Orizzonti en 2012

Dark Night de Tim Sutton - Hors compétiton (séance spéciale). Son précédent film avait été en sélection à Karlovy Vary.

Katell Quillévéré va tourner l’adaptation de « Réparer les vivants »

Posté par vincy, le 28 août 2015

Tahar Rahim, Dominique Blanc, Emmanuelle Seigner, Kool Shen (ex-NTM, Abus de faiblesse de Catherine Breillat) et Anne Dorval (Mommy) formeront le casting de l'adaptation du roman de Maylis de Kerangal, Réparer les vivants. Le film sera réalisé par Katell Quillévéré (Un poison violent, Suzanne). Le tournage commencera le 23 septembre dans la région du Havre.

Réparer les vivants a été publié début 2014 et s'est vendu à plus de 250000 exemplaires (y compris en format poche). Il a reçu de nombreux prix (Prix étudiants France Culture-Télérama, Grand prix RTL-Lire, prix Orange du Livre, prix Relay et prix Paris Diderot-Esprits libres).

Le livre commence avec un accident de voiture dans le pays de Caux en Normandie. Simon, 19 ans, l'un des trois passagers, blessé à la tête, est déclaré en état de mort cérébrale. On vit ainsi ses dernières heures. Les lésions sont irréversibles. Ses parents ont autorisé le don d'organes et le roman suit le parcours de la transplantation de son coeur, qui doit être greffer à Paris sur une quinquagénaire, Claire.

Coécrit par la réalisatrice et Gilles Taurand, le film sera coproduit par Les Films Pelléas et Les Films du Bélier. Le roman a déjà fait l'objet d'une adaptation au théâtre, présentée au Festival d'Avignon en juillet, avec Emmanuel Noblet, seul en scène et auteur de la pièce.

Katell Quillévéré a reçu le Prix Jean Vigo pour Un Poison Violent et a été nommée au César du meilleur scénario pour Suzanne.  Ce film avait valu un César de la meilleure actrice dans un second-rôle pour Adèle Haenel et un Valois de la meilleure actrice à Sara Forestier au festival d'Angoulême.

Cannes 2015: Ronit Elkabetz, présidente du jury de la Semaine de la Critique

Posté par vincy, le 24 mars 2015

La comédienne et réalisatrice israélienne Ronit Elkabetz présidera le jury de la 54e Semaine de la Critique à Cannes (14-22 mai).

Révélée dans Mon trésor de Keren Yedaya présenté à la Semaine de la Critique et lauréat de la Caméra d’or 2004, Ronit Elkabetz a travaillé avec Amos Gitai, André Téchiné, Fanny Ardant, Pascal Elbé, Brigitte Sy, Dover Kosashvili, Eran Merav, Eran Korikin... Elle a reçu plusieurs prix d'interprétation (notamment pour Mariage tardif et La visite de la Fanfare). En tant que réalisatrice elle est revenue en Ouverture de la Semaine de la Critique 2008 avec le deuxième volet de sa trilogie, Les Sept Jours, trois ans après son premier film Prendre femme, primé à Venise. Son troisième long métrage, Gett, le Procès de Viviane Amsalem, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs l'an dernier, lui a valu une nomination aux Golden Globes 2 015 dans la catégorie Meilleur film étranger et une citation parmi les meilleurs films étrangers au National Board of Review Awards .

Pour son jury, Ronit Elkabetz sera entourée de quatre personnalités internationales, chacune représentative des métiers du cinéma : Katell Quillévéré (cinéaste), Peter Suschitzky (directeur de la photographie), Andréa Picard (programmatrice au Festival International du Film de Toronto) et Boyd van Hoeij (journaliste). Ils remettront trois prix : le Grand Prix Nespresso et le Prix Révélation France 4 pour les longs métrages et le Prix Découverte Sony CineAlta pour les courts métrages.

Cabourg 2014 : Rencontre avec Paul Hamy, lauréat du Prix « premiers rendez-vous »

Posté par kristofy, le 20 juin 2014

Paul HamyPour soutenir l’émergence de jeunes talents cinématographiques, le Festival de Cabourg a créé en 2008 le Prix "premiers rendez-vous" : il récompense la première apparition d’une actrice ou d’un acteur dans un rôle de premier plan. Les lauréats précédents comptent Emile Berling, Jérémie Duvall  ou François Civil. Cette année, la récompense est allée à Paul Hamy pour Suzanne de Katel Quillévéré :

EcranNoir : A la cérémonie des Césars, le film Suzanne a eu des nominations pour presque tout le casting : Sara Forestier, Adèle Haenel, François Damiens, et vous. Comment la réalisatrice est-elle parvenue à tous vous diriger vers le haut ?
Paul Hamy : Toutes ces nominations, c’est nous qui avons été mis en valeur grâce à Katel Quillévéré. C’est son écriture, c’est sa sensibilité. Avec son langage, elle nous a tous guidés. Tourner avec Katel a été une expérience formidable, elle m’a donné une voix et une humanité à puiser dans le personnage. Il y avait beaucoup de sens à éveiller pour jouer, comme la compassion et l’empathie. Quand tu débutes comme moi, avoir déjà ce genre de reconnaissance du métier c’est un encouragement incroyable.

EN : Ce Prix "premiers rendez-vous" du Festival de Cabourg reconnaît un talent qu’on veut retrouver, est-ce que ça vous conforte dans votre envie de continuer comme acteur devant une caméra de cinéma ?
Paul Hamy : J’ai déjà beaucoup de propositions depuis quelques temps. Je rencontre des gens avec qui je m’entends bien, je vois que c’est vraiment un métier que j’aime et que j’y ai ma place. Avoir ce prix à Cabourg, c’est aussi découvrir cette partie-là du cinéma, le côté festival avec les différentes familles comédiens, réalisateurs, chef op’, musiciens... C’est des gens que j’aimais bien déjà qui sont là à Cabourg, j’ai rencontré des gens avec qui j’ai des affinités. C’est un festival qui est tourné vers le romantisme, c’est agréable.

EN : L’année dernière à Cabourg étaient venues Catherine Deneuve et Emmanelle Bercot pour Elle s’en va où d’ailleurs vous avez un rôle que l’on a beaucoup remarqué. C’est comment de débuter au cinéma en commençant par jouer avec Catherine Deneuve nue dans son lit ?
Paul Hamy : C’est le meilleur départ, c’est un kick, c’est comme un décollage de fusée. Ce film Elle s’en va c’était mon premier tournage, et deux ou trois semaines après je tournais Suzanne. C’est incroyable de commencer avec comme partenaire Catherine Deneuve. Comme c’est une femme géniale, c’est incroyable de la rencontrer, ça donne du recul sur ce que c’est d’être acteur et d’être aussi un être humain et une personne. Catherine Deneuve, c’est quelqu’un qui est charmant, adorable, et qui discute avec son cœur. Elle n’est pas du tout quelqu’un qui prend de la distance avec les autres partenaires du fait de son statut de star, elle sait gérer ça, sur le plateau elle est très ouverte et elle donne.

EN : Quel genre de rôle rêveriez-vous de faire ?
Paul Hamy : Plein. Tous. Je suis partant pour un film d’action bourrin, j’aime bien les combats et les trucs physiques.

EN : Dans quels films on pourra vous revoir prochainement ?
Paul Hamy : J’ai un rôle dans le nouveau film de Maïwenn, c’est un rôle secondaire dans le scénario mais en fait je ne sais pas vraiment l’importance qu’il aura dans le film selon le montage qui sera fait. Je suis sur le tournage du prochain film de Diastème, pour un petit rôle. J’ai d’autres tournages déjà prévus pour la fin d’année et aussi début de l’année prochaine, des films différents vont se suivre.

Le palmarès très hétéroclite de la SACD

Posté par vincy, le 17 juin 2014

prix sacd 2014Parmi la multitude de prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) décernés hier soir, le cinéma a été particulièrement choyé. Le Grand prix est revenu au scénariste (mais aussi écrivain et acteur) Jean-Claude Carrière (Viva Maria!, Belle de jour, La piscine, Le retour de Martin Guerre, Cyrano de Bergerac, Birth, Le ruban blanc), tandis que le Prix Européen a couronné les frères Dardenne dont leur dernier film, Deux jours une nuit est actuellement à l'affiche.

Le Prix Cinéma a été attribué au réalisateur de Mon âme par toi guérie, François Dupeyron. le Prix Nouveau Talent Cinéma a été décerné à la réalisatrice de Suzanne, Katell Quillévéré. Deux auteurs qui ne touchent pas forcément le grand public mais qui séduisent par leur singularité, film après film.

Le Prix Suzanne-Bianchetti, qui récompense un espoir du cinéma français a été remis à la jeune Adèle Haenel, vedette de Suzanne justement, mais aussi du prochain André Téchiné, L'homme que l'on aimait trop et du film acclamé à Cannes de Thomas Cailley, Les combattants. Elle est également attendue chez Catherine Corsini avec La belle saison.

Le Prix de l'animation a logiquement récompensé les auteurs de Minuscule, succès public cet hiver dans les salles, Hélène Giraud et Thomas Szabo. Le Prix Nouveau Talent animation est revenu à Augusto Zanovello et Jean-Charles Finck pour le court-métrage Lettres de femmes, Prix du public à Annecy l'an dernier et nommé au César du meilleur court métrage d'animation en février.

Muriel Robin a été consacrée avec un Prix de l'Humour pour son excellent spectacle Robin revient, tsoin, tsoin.

Enfin les médailles Beaumarchais ont honoré, entre autres, Gisèle Casadesus, qui vient de fêter ses 100 ans et trois commissaires européens qui quittent leur fonction, la chypriote Androulla Vassiliou (culture), Michel Barnier (marché intérieur) et Antonio Tajani (industries).

Le palmarès intégral en 24 prix

22e Festival du Film de Vendôme : Filmez, jeunesse !

Posté par MpM, le 6 novembre 2013

vendôme 2013Si l'on a toujours hâte de voir le nouveau film d'un auteur que l'on admire, quoi de plus excitant que de découvrir un jeune cinéaste inconnu dont le style et le propos tranchent sur la production contemporaine ?

Depuis plus de vingt ans, le festival de Vendôme offre une véritable tribune à cette jeune création cinématographique européenne en lui consacrant un festival ambitieux et résolument tourné vers tous les publics : les lycéens qui programment une section consacrée à la thématique "tomber amoureux d'un fantôme" ; les plus jeunes (voire les tout-petits) qui profitent de la sélection "jeune public". ; les adultes qui se passionnent pour les premiers films, courts ou longs...

Durant cette semaine de festival, du 6 au 13 décembre, il y en aura en effet pour tous les goûts : une compétition de courts métrages français, un focus sur le cinéma italien, une rétrospective autour du réalisateur Sébastien Betbeder, un panorama de premiers et deuxièmes longs métrages européens, des documentaires, une sélection de films d'animation, un coup de projecteur sur la technique du mash-up...

Tant de belles choses parmi lesquelles il sera difficile  de choisir ! Heureusement, Ecran Noir est là pour mettre en avant cinq moments à ne surtout pas louper, en toute subjectivité :

- le film d'ouverture, Final cut : ladies and gentlemen de Gyorgy Palfi, un film de montage qui réunit des extraits de plus de 450 films. A voir pour sa portée universelle, sa déclaration d'amour au cinéma, et surtout son travail virtuose de montage.

- Méliès, cabaret magique : un spectacle complet mêlant conte, théâtre, cinéma, magie et musique pour raconter Georges Méliès et ses innombrables inventions. Parce qu'on ne rappellera jamais assez l'apport du génie Méliès au cinéma mondial.

- Avant que de tout perdre de Xavier Legrand : ce court métrage en compétition, à mi-chemin entre la chronique sociale et le thriller haletant, fait battre plus vite le cœur du spectateur. Un exemple brillant de la force d'évocation du court métrage.

- Suzanne de Katell Quillévéré : un long métrage qui suit le destin d'une jeune femme au fort caractère incarnée par Sara Forestier et qui pousse l'art du récit syncopé à son plus haut niveau.

- Mille lectures d'hiver, une ciné-lecture animée par l'écrivain Olivia Rosenthal autour de son recueil Ils ne sont pour rien dans mes larmes, dans laquelle elle répond à la question « quel film a changé votre vie ? ». Parce qu'à défaut de changer le monde, le cinéma peut parfois changer les êtres ?

Rendez-vous dès le 6 décembre à Vendôme pour en faire l'expérience.

« Le nom des gens » remporte le 22e Grand Prix du meilleur scénariste

Posté par MpM, le 27 novembre 2008

Pour sa 22e édition, le Grand Prix du meilleur scénariste a été attribué à Michel Leclerc et Baya Kasmi pour Le Nom des gens, une comédie sur les apparences trompeuses. Ce prix récompense traditionnellement un scénario de long métrage écrit par un auteur n’ayant pas eu plus de trois scénarios portés à l’écran. Il consiste en l’achat des droits du scénario pour une mise en onde par France culture et en l’attribution d’une dotation de la chaîne ARTE.

Le jury, présidé par Anne Parillaud et composé de professionnels du cinéma et des médias, remettait également le Prix Arlequin ouvert aux auteurs de moins de 28 ans et récompensant un scénario de long-métrage au stade de l’écriture. C’est Stéphane Cazes qui l’a emporté avec Le Sens de nos peines, l’histoire d’une jeune femme élevant son premier enfant en prison. Deux prix spéciaux ont été attribués dans chaque catégorie : à Karin Albou pour Je l’aimerais jusqu’à la fin de sa mort (une adaptation de La douleur de Marguerite Duras) en section Grand prix et à Katell Quillévéré pour Un poison violent en section junior.

On pourra découvrir dimanche 30 novembre à 20h la réalisation radiophonique de Noces Ephémères de Reza Serkanian, prix spécial du jury 2007, réalisé par Myron Meerson pour France culture. Quant aux lauréats 2008, on leur souhaite la même carrière qu'à Séraphine de Martin Provost, L'emploi du temps de Laurent Cantet ou encore Va, vis et deviens de Radu Mihaileanu, tous trois récompensés au stade de l'écriture par le prix du meilleur scénariste.