Venise 2011 : Darren Aronofsky, président du jury

Posté par vincy, le 27 avril 2011

La 68e Mostra de Venise livrera sa compétition à un jury présidé par le cinéaste américain Darren Aronfsky. Le réalisateur est un habitué : il avait présenté Black Swan, son plus gros succès à ce jour, l'an dernier au Festival et y avait remporté le Lion d'or pour The Wrestler en 2007. Il était aussi venu en 2006 pour lancé son film de science-fiction The Fountain.

Aronofsky succède à Quentin Tarantino (2010) et Ang Lee (2009.

Cannes 2011 : le jury de la Cinéfondation et des courts métrages

Posté par vincy, le 20 avril 2011

Le Jury de la Cinéfondation et des courts métrages, on le sait depuis février, est présidé par Michel Gondry. Aujourd'hui, le réalisateur sait qu'il sera accompagné de l'actrice et productrice française Julie Gayet (membre du jury Un certain regard en 2009), la réalisatrice et productrice autrichienne Jessica Hausner (primé par la Cinéfondation en 1999, sélectionné deux fois à Un certain regard), le réalisateur roumain Corneliu Porumboiu (2e prix de la Cinéfondation en 2004, caméra d'or en 2006, prix Fipresci avec un film sélectionné à Un certain regarde en 2009) et le réalisateur portugais João Pedro Rodrigues (sélectionné à la Quinzaine en 2005, à Un certain regard en 2009).

Le jury devra choisir parmi les seize films de fins d’études de la Sélection Cinéfondation : les trois premiers Prix, dotés chacun de 15 000€, 11 250€ et 7 500€. Les prix seront remis le 20 mai. Ils devront aussi désigner la Palme d’or parmi les 9 courts métrages, qui sera remise lors de la cérémonie de Clôture, dimanche 22 mai.

Cannes 2011 : tous les cinémas en un seul jury pour la compétition

Posté par vincy, le 19 avril 2011

Jude Law, Uma Thurman, Olivier Assayas, Mahamat Saleh Haroun, Johnny To, Martina Gusman, Nansun Shi et Linn Ullmann entoureront Robert de Niro pour former le jury de la Compétition officielle du 64e Festival de Cannes.

C'est résolument un jury très glamour, et, comparé à l'an dernier, beaucoup plus féminin. Avec tous les continents représentés (si l'on excepte l'Océanie), c'est aussi un jury cosmopolite.

Jude Law est venu récemment pour un film en compétition (My blueberry nights de Wong Kar-wai en 2007) et un film hors compétition (The imaginarium of Docteur Parnassus de Terry Gilliam en 2009). Il est aussi l'égérie de la marque de luxe Dior. L'Oréal va apprécier.

Uma Thurman est plutôt Givenchy et Alfa Roméo. Elle ne s'appellera pas Giuletta sur la Croisette car le monopole est réservé à Renault (elle aura au moins l'excuse de ne pas connaître ses chansons). Grande habituée de la Croisette, elle est venue pour Mad Dog and Glory (avec Robert De Niro, tiens tiens) en 1993, puis en 1994 pour Pulp Fiction, en 2000 pour La coupe d'or et Vatel, et en 2004 pour Kill Bill volume 2.

Olivier Assayas a défrayé la chronique cannoise l'an dernier avec son Carlos, pas sélectionné puis choisi hors-compétition, avant de glaner des prix dans le monde entier. Il fut membre du jury des courts métrages en 2008 et a présenté son premier film à Cannes en 1983 (Laisse inachevé à Tokyo). On l'a revu comme réalisateur avec L'eau froide, Irma Vep, Les destinées sentimentales, Demonlover, Clean, Boarding Gate et un segment de Paris je t'aime. Il est aussi venu comme scénariste de deux films d'André Téchiné (Rendez-vous et Le lieu du crime).

Le tchadien Mahamat Saleh Haroun a marqué les esprits l'an dernier avec Un homme qui crie, prix du jury. Le chinois Johnnie To est un fidèle des années 2000 avec deux films en compétition (Election, Vengeance) et trois hors compétition (Breaking News, Election 2, Triangle).

Martina Gusman, actrice ET productrice, en plus d'être la muse et la compagne de Pablo Trapero, a frôlé le prix d'interprétation en 2008 avec Leonera et a séduit l'an dernier avec son rôle d'infirmière idéaliste dans Carancho.

Autre productrice, et autre venue de Hong Kong, Nansun Shi, née Shi Nan-sun est la femme d'un autre grand cinéaste, Tsui Hark, dont elle a produit le film Detective Dee, demain en salles. On lui doit des films comme Once upon a time in China. Elle est associée et cofondatrice de la société de production de Tsui Hark, Film Workshop. Elle a trente ans de métiers et a contribué à l'émergence du cinéma de Hong Kong aujourd'hui célébré dans tous les festivals.

Finissons avec Linn Ullmann, norvégienne, fille de Ingmar Bergman, Palme des Palmes en 1997, et de Liv Ullmann, ex Présidente de jury cannois. Journaliste, critique littéraire, elle est aussi écrivaine. Actes Sud a publié en septembre dernier Je suis un ange venu du nord, son quatrième roman, après Miséricorde, Vertiges et Avant que tu ne t'endormes (tous trois chez Plon).

Cannes 2011 : Bong Joon-ho et Lee Chang-dong, deux Coréens président de jury

Posté par vincy, le 8 avril 2011

Deux cinéastes coréens présideront un jury cette année à Cannes. Une consécration pour ce cinéma désormais incontournable dans les festivals et dans les salles.

Bong Joon-ho présidera le jury de la Caméra d'or, chargé d'élire le meilleur premier film toutes sélections confondues. Le réalisateur de Memories of Murder, The Host (Quinzaine des réalisateurs) et Mother (Un certain regard) succède à Gael Garcia Bernal.

Lee Chang-dong va inaugurer une fonction : président du jury pour le Grand prix Nespresso de la Semaine de la critique. La sélection parallèle, qui fête ses 50 ans cette année, se dote cette année d'un jury, une première, de quatre critiques, en plus du réalisateur. Habituellement, les journalistes accrédités votent pour le meilleur film.

Lee Chang-dong est un habitué du festival. Ses deux récents films, en compétition, ont été distingués : Secret Sunshine par un Prix d'interprétation féminine en 2007, et Poetry par le Prix du scénario en 2010.

Le jury court-métrage de la Semaine de la critique sera quant à lui présidé par  le réalisateur Jerzy Skolimowski qui décernera le prix découverte Kodak du court métrage. le cinéaste polonais est actuellement à l'affiche avec Essential Killing, présenté à Venise l'an dernier. Il a remporté le prix du scénario au Festival de Cannes en 1982 avec Travail au noir et le Grand prix du jury en 1978 avec Le cri du sorcier.

Vesoul 2011 : le jury international

Posté par MpM, le 9 février 2011

jury

Le jury international est arrivée à Vesoul, prêt à découvrir les neuf longs métrages qui sont en compétition pour le Cyclo d'or 2011. De gauche à droite sur notre photo, on reconnaît Darina Al Joundi (réalisatrice, actrice et scénariste libanaise), Lee Myung-se (réalisateur coréen et président du jury), Roshane Saidnattar (réalisatrice cambodgienne) et Mojtaba Mirtahmasb (réalisateur iranien).

C'est le long métrage Wang Liang’s Ideal du Chinois Gao Xiongjie qui ouvrira les hostilités lors de la séance officielle de ce soir. Le palmarès sera annoncé lors de la soirée de clôture le 15 février prochain.

Crédit photo : Michel Mollaret

Berlin 2011 : un jury féminin présidé par Isabella Rossellini

Posté par MpM, le 26 janvier 2011

C'est un jury majoritairement féminin qui décernera cette année le 61e Ours d'Or.

Sous la houlette de l'actrice Isabella Rossellini, la productrice australienne Jan Chapman, l'actrice allemande Nina Hoss et la costumière britannique Sandy Powell seront en effet aux premières loges pour distinguer le meilleur film de la compétition. A leurs côtés, la superstar bollywoodienne Aamir Khan et le cinéaste canadien Guy Maddin ne seront pas en reste.

Seul le réalisateur Jafar Panahi, membre de droit de ce jury, risque de lui faire faux bond, en raison de sa condamnation à une peine de six ans de prison et vingt années d'interdiction de travailler ou quitter le territoire pour avoir voulu réaliser un film sur l'opposition au régime iranien. Le festival de Berlin a tenu à lui garder une place libre dans son plus prestigieux jury (comme l'avait fait Cannes en mai 2010) afin de "manifester son soutien au cinéaste dans son combat pour la liberté".

_______________________

Le jury

Isabella Rossellini (Italie)
Présidente

Jafar Panahi (Iran)
Jan Chapman (Australie)
Nina Hoss (Allemagne)
Aamir Khan (Inde)
Guy Maddin (Canada)
Sandy Powell (Grande Bretagne)

Venise 2010 : le jury de la compétition officielle

Posté par MpM, le 27 juillet 2010

On connait désormais la composition du jury présidé par Quentin Tarantino lors de cette 67e édition de la Mostra de Venise. Pour accompagner le plus cinéphile des cinéastes,  pas moins de 4 réalisateurs-scénaristes venus d'horizons relativement différents, une actrice et un compositeur.

De quoi s'attendre à un palmarès forcément exigeant, ouvert sur les nouveaux langages cinématographiques et attentif à une certaine filiation avec l'Histoire du cinéma. Du moins sur le papier...

Jury 2010

Quentin Tarantino (USA), président du jury vénitien à peine six ans après celui de Cannes. Ce réalisateur cinéphile (cinéphage ?) est connu pour son cinéma violent, brillant et ultra-référencé (Reservoir dogs, Kill Bill, Jackie Brown... et Pulp fiction, Palme d'or 1994). Curieusement, il n'a jamais été en compétition à Venise.

Guillermo Arriaga (Mexique), écrivain, scénariste (21 grammes, Babel...) et réalisateur qui a présenté son premier film sur le Lido en 2008 (The burning plain) ;

Ingeborga Dapkunaite (Lituanie), comédienne de théâtre et de cinéma, qui a brillé dans des oeuvres russes (Soleil trompeur) comme hollywoodiennes (Mission : Impossible)  ou même françaises (L'Affaire Farewell) ;

Arnaud Desplechin (France), réalisateur et scénariste habitué de Venise où il a présenté Rois et Reine en 2004 et L'Aimée en 2007 ;

Danny Elfman (USA), compositeur quasiment attitré de Tim Burton et à qui l'on doit également la bande originale de quantités de blockbusters (Mission : impossible 1, Men in black 1 et 2, Spider-Man 1, 2 et 3...)

Luca Guadagnino (Italie), réalisatrice et scénariste dont le dernier film, Io sono l’amore, a été présenté à Venise section Horizons en 2009 avant de faire le tour des festivals internationaux ;

- Gabriele Salvatores (Italie), réalisateur et scénariste qui a reçu un Oscar en 1991 pour Mediterraneo et a connu un énorme succès avec son dernier film, Happy Family.

Cannes 2010 : enfin une lettre de Jafar Panahi !

Posté par Sabrina, le 18 mai 2010

Dès mercredi 12 mai 2010, lors de la cérémonie d'ouverture de ce 63e Festival de Cannes, Tim Burton rendait hommage à Jafar Panahi, lui consacrant un fauteuil vide parmi ceux des membre du Jury.

Emprisonné dans son pays à la prison d'Evin (Téhéran) pour avoir préparé un film sur la réélection contestée du Président Mahmoud Ahmadinejad, le cinéaste iranien Jafar Panahi a réussi à faire parvenir un message à l'attention, notamment, du Festival de Cannes, de Gilles Jacob, de Bernard Kouchner ainsi que de notre ministère de la Culture et de la Communication. Message que l'on pouvait entendre du haut des marches, dès le samedi 15 mai, minutieusement lu par Frédéric Mittérand entouré, entre autres, d'Armin Arefi, journaliste et auteur franco-iranien ainsi que d'Abbas Bakhtiari, directeur du centre culturel Pouya, à Paris.

L'idée même de cette missive a été instiguée par Agnès Varda et Bertrand Tavernier. Bernard Henry-Levy, appuyé par toute la famille Panahi a, quant à lui, aidé à faire sortir le message du réalisateur de la prison d'Evin.

Rappelons que Jafar Panahi est l'un des cinéaste iraniens les plus éminents et connus à l'étranger. Il appartient à ce qu'on appelle désormais la "nouvelle vague iranienne". Ancien assistant d'Abbas Kiarostami (lequel montera bientôt les marches avec Copie conforme, en lice pour cette Palme d'Or 2010, ndlr), on lui doit, entre autres, Le ballon blanc(Caméra d'Or, Cannes 1995), Le Cercle (Lion d'Or, Mostra de Venise 2000), L'or pourpre (Prix du Jury - Sélection Un certain Regard, Cannes 2003) ou encore, plus récemment, Hors-jeu (Ours d'argent, Berlin 2006).

_____________________

Lettre du cinéaste iranien

" Mes chers amis, veuillez accepter mes chaleureuses salutations depuis la cellule étroite et sombre de la prison d’Evin. C’est à l’occasion de la visite des membres de ma famille, que j’ai été informé de vos précieux efforts lors de la première journée d’inauguration du 63ème festival mondial de Cannes. C’est depuis cette prison, que je salue votre honneur et votre humanité. Je remercie tout particulièrement M. Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture, M. Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères et M. Gilles Jacob pour tous les efforts qu’ils fournissent en vue de ma libération.


Votre voix est à l’unisson avec celles de ma femme, de mes enfants et de tous mes compatriotes qui me parviennent de l’extérieur des murs de la prison et qui œuvrent pour ma liberté. Mais n’oublions pas qu’ici des milliers de prisonniers sans défense n’ont pas même une seule personne pour relayer leur détresse. Ils n’ont, tout comme moi, commis le moindre crime. Et mon sang n’est pas plus important que le leur. Je peux vous assurer que je ne signerai aucune confession forcée malgré les menaces. Je suis innocent. Je n’ai réalisé aucun film contre le Régime iranien.

C’est avec amour que je vis ces instants, en pensant à tous mes amis membres du Jury, les réalisateurs et tous les participants au festival de Cannes qui aperçoivent mon nom sur un siège vide. Avec l’espoir d’un meilleur lendemain,"

Jafar Panahi

Jafar Panahi, membre du jury cannois … et ce n’est pas que pour la forme.

Posté par MpM, le 15 avril 2010

jafar_panahi.jpgLors de la conférence de presse du 63e Festival de Cannes, Gilles Jacob a annoncé que le réalisateur iranien Jafar Panahi était invité à se joindre au jury présidé par Tim Burton. "Ce n'est pas qu'une invitation pour la forme" a-t-il déclaré. Une manière élégante de faire pression sur le régime de Téhéran en montrant que le Festival n'abandonnerait pas celui qu'il avait révélé en 1995 avec le Ballon blanc (Caméra d'or).

Jafar Panahi est en effet détenu depuis le 1er mars dernier à la prison d'Evin (voir notre actualité sur le blog). Le ministre iranien de la Culture a confirmé mercredi qu'il avait été arrêté pour avoir préparé un film "hostile" au régime.  "Ce metteur en scène préparait un film contre le régime portant sur les évènements post-électoraux", a-t-il précisé, faisant allusion aux différentes manifestations d'opposition ayant suivi la réélection du président Ahmadinejad . C'est la première fois qu'un responsable officiel s'explique sur la détention du réalisateur.

Avec cette invitation, c'est donc une sorte de bras de fer diplomatique qu'a entamé le Festival de Cannes. De tout temps, le festival le plus célèbre de la planète a pris le parti des artistes opprimés, n'hésitant jamais à sélectionner un film touché par la censure de son pays comme c'était encore le cas en 2009 avec Lou Ye et Nuit d'ivresse printanière.

Gilles Jacob a d'ailleurs souligné l'importance du combat de Jafar Panahi, "un symbole pour la liberté des artistes". Début 2010, d'autres festivals, parmi lesquels Berlin et Vesoul, avaient manifesté leur soutien au cinéaste mais ce dernier, privé de son passeport, n'avait pu se déplacer. La notoriété planétaire du Festival de Cannes fera-t-elle la différence ? Le durcissement du régime iranien opéré ces derniers mois n'invite pas à l'optimisme, mais au moins l'initiative du Festival de Cannes permet-elle d'affirmer haut et fort que le monde n'oublie pas Jafar Panahi.

Cannes 2010 : les jurys

Posté par MpM, le 15 avril 2010

Compétition officielle
Tim Burton (réalisateur, USA, président)
Alberto Barbera (directeur du Musée national du Cinéma, Italie)
Kate Beckinsale (actrice, Grande Bretagne)
Emmanuel Carrere (écrivain, scénariste, réalisateur, France)
Benicio del Toro (acteur, Porto Rico)
Victor Erice (réalisateur, Espagne)
Shekhar Kapur (réalisateur, acteur, producteur, Inde)
Giovanna Mezzogiorno (actrice, Italie)

Cinefondation
Atom Egoyan (président, Canada)
Emmanuelle Devos (actrice, France)
Dinara Droukarova (actrice, Russie)
Carlos Diegues (réalisateur, Brésil)
Marc Recha (réalisateur, Espagne)

Caméra d' or
Gael Garcia Bernal (acteur, réalisateur, producteur, Mexique, président)

Un certain regard
Claire Denis (réalisatrice, France, présidente)