Posté par vincy, le 6 décembre 2009
Uma Thurman chez Givenchy, Jude Law chez Dior ou Vincent Cassel chez Yves Saint-Laurent : c'est assez classique de voir une star de cinéma devenir le promoteur d'un parfum. L'Oréal et autres faiseurs de cosmétiques se payent même le luxe d'un casting mondialisé.
Lancôme, filiale de l'Oréal d'ailleurs, a souvent utilisé ce procédé pour lancer des lignes de produits de beauté (on se souvient tous d'Isabella Rossellini vantant le charme sucré de Trésor). Lancôme exploite actuellement les visages de Kate Winslet, Anne Hathaway, Juliette Binoche et Clive Owen.
Désormais, elle s'offre (our un prix confidentiel mais certainement très élevé) Julia Roberts comme ambassadrice "globale" de l'ensemble de la maison, c'est-à-dire de toute les marques. Roberts, qui sera hiérachiquement au dessus de tous les autres, agira comme un porte-parole du groupe.
Les qualificatifs employés par la société sont évidemment des superlatifs : "femme emblématique de son temps", talent exceptionnel et convictions bien trempées", "sublime". Et riche : elle gagne entre 10 et 13 millions d'euros par films.
On ignore pour l'instant comment sera traduit ce nouveau "poste" et la durée du contrat. En attendant on retrouvera Julia Roberts sur les grands écrans dans Valentine's Day, prévu dans toutes les salles en février prochain.
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Posté par vincy, le 4 février 2009
Dans les coulisses, il y a Cécile Togni, styliste (Lancel) et DJ des Putafranges. L'autre DJ du groupe est la chroniqueuse musique (c'est un métier?) Tania Bruna-Rosso (Canal +). Elles ont initié un album étrange. Un coup marketing intriguant. D'autant que le groupe rock qui rochestrera l'ensemble est mené à la baguette par Bertrand Burgalat, compositeur de la musique des Nuits fauves mais aussi producteur et arrangeurs d'artistes comme Alain Chamfort, Philippe Katerine, Supergrass, Alizée, Christophe Willem et Valérie Lemercier.
Pour elle il a composé les musiques de Quadrille et Palais Royal! mais aussi son célèbre "Goûte mes frites", en 1996. Là il l'accompagnera sur "Par amour, par pitié", reprise de Sylvie Vartan. Car l'album "Madame Aime..." qui paraîtra au printemps est une rencontre entre des chansons de variété et des actrices variées.
Elles reprendront essentiellement des pop songs des années 80. Nombreuses ont celles qui ont déjàa chanté dans un film ou enreigistré un album. Juliette Binoche ("L'homme de sa vie", Diane Dufresne), Isabelle Huppert ("Comme un garçon", Sylvie Vartan, bis), Emmanuelle Béart ("Les parfums de sa vie", Art Mengo), Sylvie Testud ("La fièvre dans le sang", Alain Chamfort), Virginie Ledoyen ("L'amour à la plage", Niagara), Isabelle Carré ("Confidence pour confidence", Jean Schultheis). La compilation devrait aussi accueillir Clotilde Courau, Mélanie Laurent, Nathalie Baye, Cécile Cassel, Joanna Preiss et Emma de Caunes. Sa version d'"Histoires d'A" des Rita Mitsouko sera le premier single, en vente le 30 mars.
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Posté par vincy, le 21 novembre 2008
C'est une rupture. Un renouvellement des générations. Les César ont décidé de confier la Présidence de la prochaine cérémonie à l'actrice et chanteuse Charlotte Gainsbourg. Elle sera chargée d'ouvrir la soirée et de remettre le César du meilleur film.
Cette nomination est un bouleversement des habitudes. Jusqu'en 1997, durant 22 ans, les César offraient le "poste" à des figures éminentes, vénérables, honorables même du cinéma. De Gabin à Girardot, seul Gérard Depardieu en 1994 était né après la seconde guerre mondiale. Il avait 46 ans à l'époque. En 1983, Catherine Deneuve, du haut de ses 50 ans faisait même figure de "jeunette". Les César à l'époque préféraient ouvrir la Présidence à des étrangers : Orson Welles, Gene Kelly, Sean Connery, Milos Forman, Peter Ustinov, Kirk Douglas, Sophia Loren et Marcello Mastroianni. Celui-ci, en 1993, fut le dernier Président étranger.
En 1998, une première rupture eut lieu avec Juliette Binoche, légitimée par son Oscar. 34 ans à l'époque, toujours détentrice du record, elle était la première Présidente née après 1950 ! Un saut générationnel était en cours avec les nominations de Isabelle Huppert (1999), Daniel Auteuil (2001), Isabelle Adjani (2005) et Carole Bouquet (2006). Mais tous avaient dépassé les 50 ans.
C'est donc la première fois depuis dix ans qu'une trentenaire présidera la soirée. C'est aussi la première fois que la Présidente est née après 1970 (Charlotte Gainsbourg est née en 1971). Comme Binoche, l'actrice tourne dans plusieurs pays (USA, Italie, Royaume Uni...) et touche à plusieurs arts. Elle a reçu le César du meilleur espoir féminin en 1985 (L'effrontée) puis le César du meilleur second rôle féminin en 2000 (La bûche). Elle a aussi été nommée trois fois aux César de la meilleur actrice : La petite voleuse en 1989, Love etc... en 1996, Prête-moi ta main en 2007.
Les 34e César auront lieu le 27 février 2009.
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Posté par MpM, le 15 septembre 2008

L'histoire : Dan est le prototype même du veuf inconsolable qui a reporté toute son affection, et même toute son attention, sur ses trois filles qu’il surprotège. Plein de principes stricts, il est persuadé de ne jamais retrouver l’amour. Jusqu’au jour où il croise Marie, dont il tombe follement amoureux. Hélas, une femme aussi parfaite ne pouvait pas être célibataire…
Critique : Et encore une comédie romantique américaine où un homme et une femme tout ce qu’il y a de plus WASP ont moins de deux heures pour s’apercevoir qu’ils sont fait l’un pour l’autre. Histoire d’offrir un peu d’originalité (c’est quasiment le seul effort en ce sens du scénario), le coup de foudre réciproque et fulgurant a lieu dès les premières minutes, mais il faut aux personnages tout le reste du film pour parvenir à vivre leur amour au grand jour. Rien de très innovant, donc, même si les spectateurs les plus "fleur bleue" se laisseront séduire par le style rafraîchissant et léger, un peu "indy", de Peter Hedges (Pieces of April, Pour un garçon ).
Le réalisateur mélange en effet gags premier degré (des pancakes brûlés, une machine à laver bruyante), situations rocambolesques (un rendez-vous secret dans la salle de bains se transforme en véritable torture à l’eau bouillante), moments d’émotion (quand le jeune veuf évoque son épouse décédée ou quand il voit celle qu’il aime dans les bras d’un autre), et dialogues plus ou moins savoureux, pour obtenir un film qui soit à la fois familial, romantique et drôle. Dommage pour lui, la majeure partie de l’intrigue repose sur des quiproquos extrêmement téléphonés qui gâchent une partie de l’effet de surprise et, du même coup, de plaisir. Quand on devine exactement là où le film essaye de nous emmener, le voyage semble plus long et moins exotique…
Côté casting, les acteurs s’en sortent bien : Steve Carell parvient à être touchant sans en faire des tonnes et Juliette Binoche est crédible en belle-fille idéale. Les autres, trop nombreux, souffrent d’être à peine esquissés, figurants sans importance dans le décor. Même la peinture peu amène que fait Peter Hedges de la sacro-sainte famille (envahissante, encombrante, étouffante et dénuée de tact) ne va pas très loin dans la dérision, s’achevant immanquablement sur une note positive (tout le monde est formidable et uni et c’est seulement au sein de la cellule familiale qu’on peut s’épanouir et trouver le bonheur). On ne plaisante pas avec certaines institutions… D’ailleurs, (attention, spoiler), le petit ami trompé s’avère finalement être un affreux coureur de jupons, afin de sauver la morale sans doute. Voilà ce qui arrive quand on s’adresse à un public que l’on souhaite le plus large possible...
Au milieu de la très vaste offre de comédies romantiques américaines, ce Coup de foudre à Rhodes Island ne sort donc pas suffisamment du lot pour faire date. Seuls les spectateurs très indulgents, ou les néophytes en la matière, pourront peut-être en apprécier l’intention. A moins que, tout simplement, vous n'ayez envie d'une soirée romantique où le happy end est de rigueur...
Claire et MpM.
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Posté par vincy, le 18 mars 2008

7 films réalisés. Un autre qui ne sera jamais tourné. 11 films produits, dont Michael Clayton. Anthony Minghella vient de mourir à l'âge de 54 ans. Lauréat de nombreux prix, d'Avoriaz (Truly Madly Deeply) aux Bafta (9 nominations, 3 récompenses), il a surtout décroché l'Oscar du meilleur réalisateur, parmi les 9 statuettes de son film Le patient anglais. Cette épopée romantique, dramatique et historique l'avait conduit à écrire de grandes fresques. En 1999, il livre Le talentueux Monsieur Ripley, avec Matt Damon et Jude Law, thriller homo-refoulé, et en 2003, il réitère avec Retour à Cold Mountain, sorte d'Odyssée durant la Guerre de Sécession, avec Nicole Kidman et Jude Law. Le dernier film sorti, Par effraction, réunit Jude Law et Juliette Binoche. Ecran Noir l'avait rencontré à cette occasion.


Le cinéaste aimait filmer les tourments de la passion, les contradictions humaines, les amours impossibles sous la pression de la société. L'image toujours léchée, les plans fluides et lisses, il incarnait l'hériter de David Lean, même s'il manquait souvent l'absolutisme de l'histoire qui rendait les oeuvres de Lean atemporelles.
Son fils Max est comédien, sa fille Hannah est assistante de production. Son dernier bébé, The No.1 Ladies Detective Agency, tourné en Afrique australe (40 millions de $ de budget, aucune vedette), est une série TV adaptée d'une collection de huit romans. Le pilote est normalement diffusé sur la BBC à Pâques.
Il était aussi le président de l'Institut du film britannique.
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