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Leonardo DiCaprio dans la peau de Leonardo Da Vinci ?

Posté par vincy, le 12 février 2018

leonardo dicaprio

Leonardo DiCaprio, à défaut de tourner, continue de s'approprier des livres en vue d'adaptation, ou des scripts en vue d'être développés. Dernière en date, la biographie de Leonard de Vinci par Walter Isaacson. Paramount, qui avait gagné les enchères sur les droits de cet essai, a engagé John Logan (scénariste de The Aviator, avec DiCaprio,  Skyfall, Spectre, Gladiator et Hugo Cabret) pour écrire la version cinématographique.

Leonardo DiCaprio incarnerait le génie et artiste de la Renaissance. Il est d'ores et déjà producteur du film puisque sa société Appian Way a un deal avec Paramount.

Pour l'instant, la star n'a qu'un seul tournage en vue, celui du prochain film de Quentin Tarantino qui se tournera cet été. John Logan a prévu de rendre le scénario pour l'automne. Il est aussi annoncé dans trois autres films: The Black Hand, Killers of the Flower Moon et Roosevelt.

Rappelons pour l'anecdote que Leo s'appelle ainsi parce qu'il a frappé le ventre de sa mère la première fois quand celle-ci admirait une toile du maître dans un musée en Italie.

Parue l'an dernier aux Etats-Unis, la biographie de Walter Isaacson, toujours inédite en France, détaille évidemment le travail du peintre comme celui du savant, mais aussi sa passion pour le théâtre, son homosexualité, son hérésie religieuse, son végétarisme. Isaacson avait notamment écrit la biographie sur Steve Jobs qui a servi au scénario du film de Danny Boyle.

4 questions à Brian Selznick, auteur et scénariste du Musée des merveilles

Posté par vincy, le 15 novembre 2017

Présenté en compétition à Cannes, Le Musée des merveilles (Wonderstruck) est l'adaptation du roman jeunesse éponyme de Brian Selznick (paru chez Bayard jeunesse), l'auteur de Hugo Cabret.

Au sommet du Palais, sur la terrasse du Mouton-Cadet Wine Bar, sous un soleil tapant du mois de mai, nous avions rencontré l'auteur et scénariste du film. Car pour la première fois, il a écrit pour le cinéma. L'homme ne fait pas son âge, tout juste quinquagénaire, a le physique californien, la parole aisée, la séduction facile. Professionnel et sympathique, élégant et souriant, l'écrivain et primo-scénariste répond à nos questions.

Ecran Noir: quand avez-vous eu l'idée d'adapter votre roman Le musée des merveilles?
Brian Selznick: Après la cérémonie des Oscars de 2012, quand Hugo Cabret était nommé, Sandy Powell, la costumière de Hugo, est venue à San Diego, chez nous, et m’a fait rencontré le scénariste du film John Logan. Sandy travaille pour Martin Scorsese et pour Todd Haynes, c'est elle qui a fait les costumes de Carol. Ce soir-là, John Logan m'a lancé l'idée d'adapter mon livre, et il m'a d'ailleurs accompagné durant tout le processus. Quand j’ai revu Sandy Powell, elle était avec Todd Haynes. Ils étaient à Chicago, pour une exposition sur David Bowie. Todd y présentait son film Velvet Goldmine. Il a immédiatement connecté avec l'histoire. Ça lui parlait personnellement. Il a du coup annulé et retardé des projets sur lesquels il s’était engagé juste après Carol.

Ecran Noir: En tant qu'auteur et scénariste, avez-vous du faire des choix , des sacrifices?
Brian Selznick: C’est très fidèle au livre mais le producteur m’avait prévenu qu’à cause du budget, il fallait trouver des moyens pour contourner les problèmes. Un scénario doit avancer. Ainsi la semaine au musée, dans le livre, devient un seule nuit dans l’établissement, dans le film. La séquence où Rose donne la lettre à Ben, où elle lui raconte son histoire, aurait du être filmée avec des décors, des acteurs, comme une vraie longue séquence de flashbacks. Pour palier à ça, Todd Haynes a repris l’idée du Diorama, qui fait écho à Babydolls son premier film, avec des marionnettes qui résument les situations. Franchement, je trouve que c’est une idée brillante.

Ecran Noir: Entre Scorsese et Haynes, ce sont deux styles très opposés. Comment avez-vous perçu cette différence?
Brian Selznick: Martin Scorsese avait changé l’intention du livre Hugo Cabret, qui était un hommage au cinéma à travers un livre. Il en a fait un hommage au livre avec le cinéma. Il a juste utilisé mes dessins pour faire le storyboard. Sur ce film, je n’étais qu’observateur, un observateur privilégié. Tout y était à grande échelle. Un énorme studio réunissait chaque métier, qui disposait chacun de sa propre pièce. Il y avait un accessoiriste pour reproduire une boite d’allumettes française, une équipe de recherche, les costumiers, les décorateurs. Chez Todd Haynes, tout était sur un même étage avec un atelier de costumes qui se replissait chaque jour, les services de la production, le directeur artistique. Et cette fois-ci j’étais sur le tournage. Je pouvais m'impliquer davantage.

Ecran Noir: puisque nous sommes dans les différences, le film repose sur une différence majeure, que certains voient comme un handicap, la surdité. Pourquoi ce sujet?
Brian Selznick: Tout s’est déclenché quand j’ai vu un documentaire sur les malentendants, Through Deaf Eyes, diffusé sur PBS. C'est à partir de là que j'ai trouvé la matière de mon livre. Mais, concernant la surdité, vous avez raison : il faut parler de différence et pas de handicap. En tant qu’homosexuel, je me suis retrouvé dans leur situation. Comme quelqu’un qui veut être peintre dans une famille de médecin ou un Juif se marie avec une goy. Moi j’étais un enfant différent, dans une famille hétérosexuelle. J’ai découvert qu’il y avait d’autres gens comme moi quand je suis arrivé à New York, puis j’ai découvert la culture queer après la fac. Je ne savais pas que Boy George ou Village People étaient gays. J'étais comme un sourd au milieu de personnes entendantes. Chez les malentendants tout est visuel. Tous les messages passent par les yeux, y compris la langue des signes. Mais l’important c’est comment on vit en étant différent. Todd Haynes s’est toujours intéressé à ça. Certes, il est queer, mais ses films ne parlent pas que de ça. Il a cette sensibilité qui se traduit très bien, par exemple, quand il filme la rencontre de Ben et Jaimie. Il y a une connexion. Une amitié immédiate. Ils se reconnaissent. Et il sait filmer ça. Et puis, pour la partie muette, il y avait des acteurs sourds. C’était important de les intégrer à ce film. Au total, on parlait six langues sur le tournage : anglais, espagnole, langue écrite, langue des signes… C'est ce qui le rend universel, à mon avis.

Sam Mendes reprend les commandes de James Bond

Posté par vincy, le 11 juillet 2013

sam mendes daniel craig skyfall james bond

Finalement, après de longues négociations, Sam Mendes reprendra bien du service auprès de Eon productions. Le réalisateur de Skyfall, plus gros succès de la franchise James Bond depuis les légendaires films avec Sean Connery, sera derrière la caméra pour le 24e épisode (officiel) de la série. Il entre ainsi dans le club des cinéastes qui auront mis en scène 007 deux fois ou plus (ils étaient 5 jusque là).

Daniel Craig sera toujours l'espion de sa majesté, pour la quatrième fois. Le scénario est écrit par John Logan, déjà auteur de Skyfall (mais aussi de Lincoln).

Skyfall a rapporté 1,1 milliard de $ dans le monde. Pas de raison de changer une équipe qui gagne.

Le film sortira au Royaume Uni le 23 octobre 2015 et aux USA le 6 novembre 2015. D'ici là, Mendes pourra tenir tous ses engagements (notamment les pièces de théâtre qu'il a prévu de mettre en scène). Il vient de fêter la première, le 25 juin, de Charlie et la Chocolaterie, au Theatre Royal de Londres.

Colin Firth et Michael Fassbender, l’éditeur et son génie

Posté par vincy, le 9 novembre 2012

Colin Firth et Michael Fassbender tourneront début 2014 Genius, un film réalisé par Michael Grandage, légende du théâtre britannique, et scénarisé par John Logan (Lincoln, Skyfall, Hugo Cabret, Sweeney Todd, Gladiator...).

Il s'agit de l'adaptation de Max Perkins : Editor of Genius, d'A. Scott Berg, paru en 1978.  Le film sera fidèle au livre, qui se concentrait sur la relation entre l'éditeur Max Perkins (Firth) et l'un des talents qu'il a découvert, Thomas Wolfe (Fassbender). Une liaison littéraire tumultueuse où Perkins fut un éditeur impitoyable malgré le génie de l'auteur. Ils se séparèrent professionnellement après un conflit éthique sur son troisième roman ; mais Perkins et Wolfe restèrent de très proches amis, au point que l'écrivain fit de son "découvreur" son exécuteur testamentaire.

Perkins fut aussi l'éditeur d'Hemingway et Fitzgerald. Le géant (1m99) Thomas Wolfe a peu écrit, mort prématurément à l'âge de 38 ans en 1938.  Il a cependant influencé des auteurs comme Jack Kerouac et tous ceux de la Beat generation, Ray Bradbury ou Philip Roth. Certains de ses romans ont été adaptés à la télévision.

Scorsese s’initie à la 3D avec un film familial…

Posté par vincy, le 16 avril 2010

l invention de hugo cabretMartin Scorsese va débuter le tournage à Paris de L'invention de Hugo Cabret, de Brian Selznick, paru en 2007. Le livre (533 pages !) avait reçu de prestigieuses distinctions. Ce best-seller de la littérature jeunesse, un roman illustré, sera l'occasion pour le réalisateur de faire ses premiers pas dans le cinéma familial.A l'origine, Chris Wedge (L'âge de glace) devait le réaliser.

Il s'agit de l'histoire d'Hugo Cabret, mort dans l'incendie d'une gare de train où il travaillait en tant qu'horloger. Le jour où il disparaît, Hugo se cache et continue son travail de réglage d'horloges. Il répare l'automate de son père, persuadé qu'il va lui délivrer un important message. Hugo a pour compagnon cet automate et un oncle alcoolique qui l'héberge. Le scénario est écrit par John Logan, à qui l'on doit The Aviator, Gladiator et Sweeney Todd.

Co-produit avec Johnny Depp, Scorsese tournera le film en prises de vues réelles à Londres mais aussi à Paris. Après Allen et Nolan, grâce au crédit d'impôts dont bénéficie les productions étrangères, le cinéaste a été tenté par la Ville-Lumière. Les extérieurs seront tous tournés dans la capitale française et Scorsese a déclaré qu'il voulait s'inspirer de l'oeuvre de Georges Méliès.

A cela le cinéaste s'ajoute un nouveau défi en tournant le film... en 3D!

Ralph Fiennes passe à la réalisation

Posté par vincy, le 26 mai 2009

Le comédien Ralph Fiennes, révélé par La liste de Schindler et incarnant Voldemort dans Harry Potter, va faire ses débuts derrière la caméra avec Coriolanus. Fiennes incarnera le personnage principal. Il a aussi enrôlé William Hurt, Vanessa Redgrave et la toute jeune Jessica Chastain pour cette adaptation d'une pièce Shakespearienne. Le scénario a été écrit par John Logan (à qui l'on doit The Aviator). Les décors de la Rome Antique seront reconstitués en Serbie pour un tournage début 2010 et une sortie en salles l'hiver suivant.