Posté par Benjamin, le 10 juin 2010
75 films américains muets datant des années 10 et 20 viennent d’être découverts en Nouvelle-Zélande avec, parmi eux un film de John Ford que l'on croyait perdu à jamais, datant de 1927. Voilà une nouvelle qui a de quoi mettre en ébullition la planète cinéma tant cette découverte est importante et va permettre aux cinéphiles du monde entier de visionner des merveilles de l’époque du muet jusqu’alors inédite.
La restauration des films devrait dans un premier temps se faire par la New Zealand Film Archive et la National Film Preservation Foundation lors des trois prochaines années. Le tout en partenariat avec plusieurs organismes américains comme l’Academy of Motion Picture Arts & Sciences ou l’UCLA Film and Television Archive. Les studios Sony Pictures et 20th Century Fox participent également au projet.
La New Zealand Film Archive a d’ailleurs donné un nom à l’ensemble des 75 films : « a time capsule of American film production in the 1910s and 1920s » (un voyage dans la production cinématographique américain des années 10 et 20) qui comprend aussi bien des fictions que des documentaires, des westerns que des films d’actualités (qui étaient diffusés avant ou entre deux films à l’époque pour donner au spectateur les informations du monde entier).
Ainsi, dans cette collection, on peut dénicher par exemple un documentaire produit par « Henry Ford and Son » intitulé Fordson Tractors qui se charge donc de faire la promotion de tracteurs.
Mais les plus grandes trouvailles sont ailleurs. Comme cette comédie de et avec Mabel Normand, grande actrice burlesque du muet qui travailla notamment avec Buster Keaton ou Charles Chaplin. Le film a pour titre Won in a Closet et date de 1923.
Ensuite, a été découvert un film de George Méliès, l’un des pères du cinéma, celui qui a créé le cinéma dans sa forme divertissante avec par exemple son Voyage sur la lune. Film de 1911, Billy and his Pal est un western tourné à San Antonio (qui savait que Méliès avait fait des westerns ?!?) avec pour acteur principal un certain Francis Ford, qui n’est autre que… le frère de John Ford !
Enfin, le trésor de cette découverte incroyable est le film de John Ford, Upstream. Il a été produit par la Fox en 1927 et raconte l’histoire d’amour entre un homme qui rêve de devenir acteur et une femme qui se produit dans un spectacle de lancé de couteaux. Il devrait être présenté en septembre dans une version restaurée.
Il n’est cependant pas étonnant de retrouver des films de réalisateurs comme John Ford tant leur filmographie est imposante (plus de 150 films réalisés) et tant la production de l’époque était massive.
Cette découverte est tout de même capitale car il faut savoir qu’aujourd’hui, seule 15% des productions américaines de cette époque reste en notre possession. Une infime partie...
Et s’ils ont une telle importance c’est parce qu’ils permettent d’en savoir plus sur l’époque du cinéma muet, sur le développement des techniques cinématographiques et le mode de fabrication des films. Autant d’éléments qui sont primordiaux pour bien comprendre les racines du 7e art. Et enrichir nos mémoires.
Il faut alors que les cinémathèques, les différentes fondations cinématographiques et que les particuliers fouillent leurs caves, réserves et autres greniers à la recherche de ces trésors : notre savoir sur le cinéma muet est loin d’être complet.
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Posté par Benjamin, le 28 février 2010
Du 10 mars au 31 août prochain, le Mémorial de la Shoah propose une exposition intitulée « Filmer les camps ». Une exposition qui se focalisera notamment sur les travaux, sur les images de trois grands cinéastes américains, George Stevens (réalisateur des comédies musicales avec Fred Astaire et Ginger Rogers), Samuel Fuller (réalisateur de polars nerveux et sociétales, en photo) et John Ford qu’il est inutile de présenter. Trois hommes qui ont porté leurs caméras sur les différents théâtres d’opération de la Seconde Guerre mondiale : l’Afrique du Nord, le débarquement de Normandie, la bataille du Midway (où John Ford perdit son œil) et bien entendu, les camps de travail et de concentration (ceux de Dachau et de Falkenau notamment).
Cette exposition, bien qu’elle porte sur une période de l’Histoire tristement célèbre, est une occasion de s’interroger sur le rôle du cinéma dans l’Histoire et sur l’importance de l’Histoire dans notre société. Un débat, une réflexion qui peut être relancée également avec la sortie prochaine de La rafle, film français avec Jean Reno et Gad Elmaleh qui retrace lesépisodes qui ont conduit des français judaïques du stade du Vel’ d’Hiv’ aux camps de concentration, à l’heure où le débat sur l’identité nationale est au cœur de l’actualité. Un film de fiction qui refait « vivre » un tragique évènement de notre Histoire (l’occasion de confronter – si on le désire - le rôle des fictions et des documentaires lorsqu’il s’agit de toucher à l’Histoire, tout en écartant les films comme 10 000 d’Emmerich qui place les pyramides en 10 000 av. J.C…)
Que peut alors apporter le cinéma à l’Histoire ? Quel pouvoir ont ces images qu’ils nous livrent ? A-t-il un rôle à jouer dans l’Histoire ?
Il ne faut pas perdre de vue que ces images témoignent également d’une évolution majeure. En effet, avec la Seconde Guerre mondiale, ce sont avec les soldats de nombreuses caméras qui débarquent sur les différents lieux du conflit et qui suivent les combats au plus près du danger. Certes, la télévision n’est pas encore là pour reléguer massivement les images aux citoyens comme ce sera le cas avec le Vietnam, mais c’est ici le cinéma qui se pose en acteur du conflit avec des hommes qui risquent leur vie pour capturer des images précieuses. Des images d’autant plus importantes que la Seconde Guerre mondiale est un véritable cap dans l’Histoire de l’humanité où l’horreur a atteint un pic relégué par les témoignages des survivants et des images qui mettent devant le fait accompli les plus sceptiques.
Une exposition, un rendez-vous donc qui semble incontournable au Mémorial de la Shoah parce que ces images (pour la plupart inédites !) témoignent d’un pan unique de notre Histoire. Des films qui maintiennent intact la mémoire qui est certainement notre bien le plus précieux pour avancer…
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Site internet et informations sur le Mémorial de la Shoah
17 rue Geoffroy l’Asnier, 75004 Paris
FILMER LES CAMPS, JOHN FORD, SAMUEL FULLER, GEORGE STEVENS
De Hollywood à Nuremberg, exposition du 10 mars au 31 août 2010
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Posté par vincy, le 1 juillet 2008
Le genre est particulier. Il naît avec John Ford et John Wayne (La chevauchée fantastique, 1939, 9e), atteint son summum avec John Ford et John Wayne (La prisonnière du désert, 1956, 1e), et meurt avec Clint Eastwood (et Gene Hackman) avec Unforgiven (1992, 4e). Si John Wayne place trois de ses films dans le top 10 (il faut ajouter Red River, 1948, 5e, film de Howard Hawks avec Montgomery Clift), le genre était assez ouverts aux belles gueules et grands gaillards. Gary Cooper (Le train sifflera trois fois, 2e), William Holden (La horde sauvage, 6e), Robert Redford et Paul Newman (Butch Cassidy and The Sundance Kid, 7e), Warren Beatty (McCabe & Mrs Miller, 8e). Derrière la caméra on retrouve Altman, Pekinpah, Roy Hill…
Car le western fut cinématographiquement plus riche à la fin des années 60. Paradoxe du classement qui a voulu mettre le duo Ford / Wayne, en guise de symbole, en haut de la liste, c’est Le train sifflera trois fois qui cumule les lauriers depuis dix ans dans les classements de l’AFI. Et si l’étrange Shane est préféré à Danse avec les Loups, on notera surtout qu’un western sans Natalie Wood, Grace Kelly ou Jean Arthur, c’est un peu moins intéressant. Un seul film met une femme en premier rôle, Cat Ballou (1965, 10e). Avec Jane Fonda. Ironiquement, son père, Henry Fonda, a vu tous ses Westerns passer à la trappe
Notre avis : Toutes les stars ont eu droit à un grand Western. Mais ce genre appartient à John Wayne, emblème masculin du Grand Ouest filmé par John Ford.
Prochain épisode : les films sportifs boxent en première catégorie
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